2597 résultats pour "commentaires philo 11 homme"
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Expliquer cette phrase de Claude Lévi-Strauss: "Le barbare, c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie".
PHILOSOPHIE Expliquer cette phrase de Claude Lévi-Strauss: "Le barbare, c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie". L'idée de barbarie est une opinion, un préjugé, une croyance et non une réflexion. Le véritable barbare c’est celui qui n’a pas compris que tous les hommes ont une culture. Ce préjugé rejetent des peuples trop différents hors de la culture. Ce préjugé considère que ce ne sont pas des cultures. Le préjugé serait de penser que ces peuples seraient restés des homme à l’é...
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David HUME
De quoi, alors, pouvons-nous bien discuter ici ? Si le bon sens et le courage, la tempérance et l'application, la sagesse et le savoir forment, de l'aveu général, une part considérable du mérite personnel, si un homme qui possède ces qualités est à la fois mieux satisfait de lui et mieux désigné à la bienveillance, à l'estime et aux services des autres qu'un homme qui en serait totalement dépourvu, si, en un mot, sont semblables les sentiments causés par ces dons et par les vertus sociales, exis...
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Avons-nous besoin d'illusions ?
Demande d'échange de corrigé de L Maud ([email protected]). Sujet déposé : Avons-nous besoin d'illusions ? « Je ne crois que ce que je vois », ce dicton généralement attribué à l'apôtre Thomas permet d'éclairer en partir la nature de l'illusion car en effet, les impressions sensorielles sont très souvent source d'illusions car ce qui est visible n'est pas toujours réel et de même ce qui est invisible n'est pas forcément irréel. A insi, ce qui apparaît comme une évidence peut se révéle...
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Hegel et la liberté
Thème 3957 Hegel et la liberté On dit volontiers : mon vouloir a été déterminé par ces mobiles, circonstances, excitations et impulsions. La formule implique d'emblée que je me sois ici comporté de façon passive. Mais, en vérité, mon comportement n'a pas été seulement passif ; il a été actif aussi, et de façon essentielle, car c'est mon vouloir qui a assumé telles circonstances à titre de mobiles, qui les fait valoir comme mobiles. Il n'est ici aucune place pour la relation de causalité. Les cir...
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David HUME
Il semble, à première vue, que de tous les animaux qui peuplent le globe terrestre, il n’y en ait pas un à l’égard duquel la nature ait usé de plus de cruauté qu’envers l’homme: elle l’a accablé de besoins et de nécessités innombrables et l’a doté de moyens insuffisants pour y subvenir. Chez les autres créatures, ces deux éléments se compensent l’un l’autre. Si nous regardons le lion en tant qu’animal carnivore et vorace, nous aurons tôt fait de découvrir qu’il est très nécessiteux; mais si nous...
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La religion n'est-elle qu'une consolation infantilisante ?
Introduction La religion est l'ensemble des discours, des représentations et des pratiques émanant d'une révélation donnée qui a pour fonction de relier l'ici bas et l'au-delà, le visible et l'invisible. Une consolation est l'opération par laquelle on compense la perte d'un objet par un autre approximativement équivalent : par exemple, la perte de la peluche est compensée par un tour de manège pour l'enfant malheureux. Si ce qui est infantile Est-ce est propre à l'enfance, ce qui est infantilisa...
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Bergson et le langage
D'où viennent les idées qui s'échangent ? Quelle est la portée des mots ? Il ne faut pas croire que la vie sociale soit une habitude acquise et transmise. L'homme est organisé pour la cité comme la fourmi pour la fourmilière, avec cette différence pourtant que la fourmi possède les moyens tout faits d'atteindre le but, tandis que nous apportons ce qu'il faut pour les réinventer et par conséquent pour en varier la forme. Chaque mot de notre langue a donc beau être conventionnel, le langage n'est...
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Arendt: travail et asservissement à la nécessité
Introduction Depuis les premières revendications syndicales au xixe siècle, une société se dessine. Son état d'esprit est particulièrement saillant dans les démocraties occidentales. Les progrès techniques ont permis d'espérer sans cesse une libération prochaine: l'exemption du labeur, la possibilité de vivre sa vie sans contrainte et ainsi qu'on l'entend. Mais, en même temps, pendant que la revendication du droit au loisir se fait de plus en plus entendre, pendant que le temps de loisir es...
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HOBBES
«La seule façon d'ériger un tel pouvoir commun, apte à défendre les gens de l'attaque des étrangers, et des torts qu'ils pourraient se faire les uns aux autres, et ainsi à les protéger de telle sorte que par leur industrie et par les productions de la terre, ils puissent se nourrir et vivre satisfaits, c'est de confier tout leur pouvoir et toute leur force à un seul homme, ou à une seule assemblée, qui puisse réduire toutes leurs volontés, par la règle de la majorité, en une seule volonté. [...]...
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La liberté se prouve plus qu'elle ne s'éprouve ?
Introduction : ‡ Bien définir les termes du sujet : - « Liberté » : le plus généralement, elle consiste dans le fait de pouvoir se mouvoir sans contraintes, de juger et agir en pleine conscience. C'est le pouvoir de se déterminer rationnellement sans y être contraint par une force extérieure. - « Se prouve » : prouver, c'est faire apparaître ou reconnaître quelque chose comme vrai, réel, certain, au moyen de preuves. C'est démontrer. - « S'éprouve » : Terme qui peut avoir plusieurs sens, c'est e...
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De quelle liberté l'art témoigne-t-il ?
• Remarquez que le sujet affirme implicitement que l'art témoigne d'une liberté — qu'il s'agit de préciser. • Remarquez aussi que la question pourrait bien véhiculer une philosophie implicite de l'art : si l'on définit l'art à la façon de Platon et d'Aristote comme « imitation de la nature » la question ne se pose peut-être plus. • Peut-on parler de l'art (au singulier)? • L'art comme puissance de libération à l'égard du principe d'individuation. Cf. Nietzsche : Naissance de la tragédie : « Tran...
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En menant une existence relâchée: Aristote
PRESENTATION DE L' "ETHIQUE A NICOMAQUE" DE ARISTOTE Au regard de la tripartition du savoir classique dans l'Antiquité (logique, physique et éthique), l'Éthique à Nicomaque constitue l'oeuvre la plus aboutie de la partie éthique. En délimitant le champ des affaires humaines par exclusion de la nature et du divin, elle constitue le premier effort pour penser l'action humaine de manière immanente et autonome et lui reconnaître ainsi une positivité ontologique. Aristote (384-322 av. J.-C.) y...
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Expliquez, et s'il y a lieu discutez, cette pensée de Jean Guéhenno : «On ne juge jamais mieux qu'à vingt ans l'univers : on l'aime tel qu'il devrait être. Toute la sagesse, après, est à maintenir vivant en soi un tel amour. » (Journal d'un homme de quar
Sujet : Expliquez, et s'il y a lieu discutez, cette pensée de Jean Guéhenno : «On ne juge jamais mieux qu'à vingt ans l'univers : on l'aime tel qu'il devrait être. Toute la sagesse, après, est à maintenir vivant en soi un tel amour. » (Journal d'un homme de quarante ans.) A notre époque la société est régie par les adultes. Les lois sont constituées, votées par eux ; les pays gouvernés par eux. Tout est dirigé par ce que l'on appelle « l'expérience et la sagesse ». Mais peut-on être sûr que la v...
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Le despotisme est-il encore possible dans le monde moderne ?
SUJET TRAITÉ Pour qui la regarde d'un œil critique, l'Histoire un peu ancienne ressemble beaucoup au Macbett de Ionesco : un despote règne sur un pays, vite renversé et remplacé par un ambitieux qui se montre rapidement plus méchant, plus cruel et plus despotique que lui; quand celui-ci est enfin renversé à son tour et non sans peine, son successeur qu'on espérait bon annonce qu'il mettra toute son énergie à se montrer encore plus méchant, plus cruel et plus despotique que le tyran qu'il vient d...
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KANT
"Considérons les hommes tendant à réaliser leurs aspirations : ils ne suivent pas simplement leurs instincts comme les animaux ; ils n'agissent pas non plus cependant comme des citoyens raisonnables du monde selon un plan déterminé dans ses grandes lignes. Aussi une histoire ordonnée (comme par exemple celle des abeilles ou des castors) ne semble pas possible en ce qui les concerne. On ne peut se défendre d'une certaine humeur, quand on regarde la présentation de leurs faits et gestes sur la gra...
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Nietzsche
Il me semble de plus en plus que le philosophe, étant nécessairement l'homme de demain ou d'après-demain, s'est de tout temps trouvé en contradiction avec le présent; il a toujours eu pour ennemi l'idéal du jour. Tous ces extraordinaires pionniers de l'humanité qu'on appelle des philosophes et qui eux-mêmes ont rarement cru être les amis de la sagesse mais plutôt des fous déplaisants et de dangereuses énigmes, se sont toujours assigné une tâche dure, involontaire, inéluctable, mais dont ils ont...
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Bergson: Doit-on contrôler le progrès technique ?
L'idée de la liberté dans le travail paraît problématique, puisque celui-ci semble l'activité imposée par excellence, celle qu'on ne décide pas, ou dont on ne décide que dans des bornes très précises qu'il ne nous revient pas de fixer. Toutefois, c'est par le travail que l'homme se rend maître de la nature, qu'il s'agisse de son environnement extérieur ou de sa propre nature humaine. Par son travail, l'homme produit des objets, et d'abord des outils qui lui permettent de transformer le monde et...
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La religion doit-elle refuser les idées modernes ?
Intégrism e La religion doit-elle refu· ser les idées modernes? ~ La parole de Dieu est sacrée. Il faut lui être aveuglément fidèle. La foi se fonde sur une stricte observance. ~ La religion ne peut pas nier les progrès de la raison. L'intelligence est un don divin que l'homme doit cultiver.
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Chapitre 4 de "Matière et Mémoire" de Bergson
Demande d'échange de corrigé de Badreddine Marie ([email protected]). Sujet déposé : Que percevons-nous réellement ? Dans son extrait du chapitre 4 de "matière et mémoire " Bergson aborde le thème de la perception. Il tente d'expliquer comment ce que nous percevons des objets n'est pas nécessairement ce que l'objet est réellement, ainsi il cherche à démontrer que nous ne percevons jamais l'essence de l'objet, ou l'objet en soi puisque nous n'arrivons pas à séparer l'objet de son entourag...
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Qu'est-ce qui dévoile, selon la Boétie, l'énigme de la servitude volontaire ?
Les mêmes réflexions ont inspiré la poésie de La Boétie et son essai politique. En témoignent ces vers de jeunesse : « Même les bœufs sous le poids du joug geignent, et les oiseaux dans la cage se plaignent. » On connaît la relation privilégiée qu'entretenait La Boétie avec Montaigne. Dans un Essai consacré à l'amitié, Montaigne rend hommage à La Boétie, auquel il reprit d'ailleurs l'essentiel de ses théories politiques. Autant que les tyrans, La Boétie dénonce la résignation des peuples à vivre...
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DESCARTES : devenir possesseur de la Nature
(...) Sitôt que j'ai eu acquis quelques notions générales touchant la physique, et que, commençant à les éprouver en diverses difficultés particulières, j'ai remarqué jusques où elles peuvent conduire, et combien elles diffèrent des principes dont on s'est servi jusqu'à présent, j'ai cru que je ne pouvais les tenir cachées sans pécher grandement contre la loi qui nous oblige à procurer, autant qu'il est en nous, le bien général de tous les hommes. Car elles m'ont fait voir qu'il est possibl...
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DESCARTES: Mais sitôt que j'ai eu acquis quelques notions générales...
(...) Sitôt que j'ai eu acquis quelques notions générales touchant la physique, et que, commençant à les éprouver en diverses difficultés particulières, j'ai remarqué jusques où elles peuvent conduire, et combien elles diffèrent des principes dont on s'est servi jusqu'à présent, j'ai cru que je ne pouvais les tenir cachées sans pécher grandement contre la loi qui nous oblige à procurer, autant qu'il est en nous, le bien général de tous les hommes. Car elles m'ont fait voir qu'il est possible de...
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DESCARTES: Sitot que j'ai eu acquis quelques notions generales touchant la physique
(...) Sitôt que j'ai eu acquis quelques notions générales touchant la physique, et que, commençant à les éprouver en diverses difficultés particulières, j'ai remarqué jusques où elles peuvent conduire, et combien elles diffèrent des principes dont on s'est servi jusqu'à présent, j'ai cru que je ne pouvais les tenir cachées sans pécher grandement contre la loi qui nous oblige à procurer, autant qu'il est en nous, le bien général de tous les hommes. Car elles m'ont fait voir qu'il est possible de...
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Alain
Commentaire d'un texte de Alain Il semble bien difficile d'évacuer cette question qui, depuis l'origine, hante les hommes comme aucune autre. Elle ne tient pourtant qu'à un mot, qui travaille jusqu'à notre propre cœur, et qui pourtant ne peut s'assurer des réponses qu'on lui propose: Pourquoi? Cette simple interrogation semble presque se perdre immédiatement dans l'immensité du cosmos, au point que l'homme parfois fausse le jeu, et présente un réponse en attendant la véritable, celle qui ne semb...
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KANT
"La paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent qu'un si grand nombre d'hommes, après que la nature les a depuis longtemps affranchis d'une direction étrangère (naturaliter maiorennes) (1), demeurent pourtant leur vie durant volontiers mineurs ; et qu'il soit si facile à d'autres de se poser comme leurs tuteurs. Il est si confortable d'être mineur. Si j'ai un livre qui a de l'entendement à ma place, un pasteur qui a de la conscience à ma place, un médecin qui juge à ma place de mon régi...
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Arthur SCHOPENHAUER (1788-1860)
L'histoire est pour l'espèce humaine ce que la raison est pour l'individu. Grâce à sa raison, l'homme n'est pas renfermé comme l'animal dans les limites étroites du présent visible; il connaît encore le passé infiniment plus étendu, source du présent qui s'y rattache : c'est cette connaissance seule qui lui procure une intelligence plus nette du présent et lui permet même de formuler des inductions pour l'avenir'. L'animal, au contraire, dont la connaissance sans réflexion est bornée à l'intuiti...
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La culture nous permet-elle d'être libre ?
Analyse du sujet : Sujet portant sur deux notions qu'il faut absolument traiter en même temps ; il ne s'agit pas de « saucissonner » le sujet en définissant d'abord la culture puis la liberté et en dernière partie traiter enfin le sujet. On a l'habitude d'opposer nature et culture. En effet, la culture est ce qui relève d'un travail, d'un artifice ; c'est ce qui met en valeur selon l'étymologie du mot. A culture, rapportée à l'homme, est également synonyme de civilisation. C'est un ensemble de n...
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Alain
"Un sage, qui cultive son jardin et ne parle guère, se vante d'avoir fait tenir toute la doctrine de l'action en deux chapitres dont chacun n'a qu'un mot. Premier chapitre, continuer, deuxième chapitre, commencer. L'ordre, qui étonne, fait presque toute l'idée [...]. Continuer, c'est le seul moyen de changer. Quand l'idée vous vient de changer, c'est signe que le métier commence à entrer et à piquer, au lieu de caresser. C'est le moment rugueux; c'est l'épreuve de l'homme. Un métier qui n'est pa...
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Alain
ALAIN : TOUTE CONSCIENCE EST IMPLICITEMENT MORALE Le langage commun ne distingue pas entre la "conscience psychologique" et la "conscience morale". Il faut lui donner raison, nous dit Alain, car « la conscience est toujours implicitement morale ». En effet, la conscience « suppose réflexion et division », opposition entre soi et soi, soi et le monde : elle enveloppe toujours un refus et un jugement, et par là elle est toujours « doute » et « scrupule ». « Les animaux, autant que l'on peut devi...
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Platon, L'apologie de Socrate, paragraphe XXa
Introduction Pour comprendre ce texte, il fallait être attentif au paragraphe 19 où Socrate met une objection populaire : a-t-il eu raison de se livrer à des actes qui était visiblement risqué ? N'était-il pas plus sage de craindre la mort et de s'abstenir. Socrate a répondu au contraire que la mort ne doit jamais être pris en considération quand il faut choisir entre le bien et le mal : dans notre texte il va essayer de montrer que craindre la mort n'a jamais sage. Plan Partie un : phrase un...
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Le devoir est-il une loi de la raison ?
«Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres.» Parole de Jésus-Christ, Évangile selon saint jean, (Ier siècle ap. J.C.). • La notion de devoir nous renvoie à celle de commandement: il y a devoir parce que quelqu'un nous ordonne quelque chose. La religion, quelle qu'elle soit, énon...
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ROUSSEAU: L'éducation d'Emile
PRESENTATION DE L'OUVRAGE "EMILE OU DE L'EDUCATION" DE ROUSSEAU: L'Émile est un livre inclassable, qui emprunte aussi bien aux genres du traité, de l'essai que de la fiction romanesque et même de la confession. Pour Rousseau (1712-1778), l'éducation' est une notion si complexe qu'on ne peut en faire la théorie systématique, ni la réduire à une collection de préceptes. Publié simultanément au C ontrat social, l'Émile apparaît comme son nécessaire contrepoint dans la mesure où il ne cherche p a s...
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Descartes: La technique met-elle la nature au service de l'humain ?
L'idée de la liberté dans le travail paraît problématique, puisque celui-ci semble l'activité imposée par excellence, celle qu'on ne décide pas, ou dont on ne décide que dans des bornes très précises qu'il ne nous revient pas de fixer. Toutefois, c'est par le travail que l'homme se rend maître de la nature, qu'il s'agisse de son environnement extérieur ou de sa propre nature humaine. Par son travail, l'homme produit des objets, et d'abord des outils qui lui permettent de transformer le monde et...
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Vigny écrit dans le Journal d'un poète : « J'aime peu la comédie, qui tient toujours plus ou moins de la charge et de la bouffonnerie ». Il précise plus loin sa pensée en disant : « Je sais apprécier la charge dans la comédie, mais elle me répugne parce
Vigny écrit dans le Journal d'un poète : « J'aime peu la comédie, qui tient toujours plus ou moins de la charge et de la bouffonnerie ». Il précise plus loin sa pensée en disant : « Je sais apprécier la charge dans la comédie, mais elle me répugne parce que, dans tous les arts, elle enlaidit et appauvrit l'espèce humaine et, comme homme, elle m'humilie ». Qu'en pensez-vous ? La comédie, dans le sens d e cette pièce de théâtre qui représente de façon plaisante les caractères et les mœurs des homm...
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Montaigne: Peut-on se fier à la raison ?
ontaigne: La participation que nous avons à la connaissance de la vérité, quelle qu'elle soit, ce n'est pas par nos propres forces que nous l'avons acquise. Dieu nous a assez appris cela par les témoins qu'il a choisis du vulgaire, simples et ignorants, pour nous instruire de ses admirables secrets : notre foi, ce n'est pas notre acquêt', c'est un pur présent de la libéralité d'autrui. Ce n'est pas par discours ou par notre entendement que nous avons reçu notre religion, c'est par autorité et pa...
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Épicurisme et hédonisme
PRESENTATION DE LA "LETTRE A MENECEE" D'EPICURE La Lettre à Ménécée est l'un des rares écrits qui nous restent de l'oeuvre immense d'Épicure (vers 341-270 av. J.C.), que nous connaissons surtout à travers son disciple Lucrèce. Le projet du fondateur de l'École du Jardin, à une époque où la Grèce traverse une grave crise politique, économique et sociale, est de fonder une sagesse sur une physique matérialiste. Souvent mal compris et caricaturé, Épicure ne cessera d'inspirer les philosophes ath...
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Rousseau: liberté et droit
Renoncer à sa liberté c'est renoncer à sa qualité d'homme, aux droits de l'humanité, même à ses devoirs. Il n'y a nul dédommagement possible pour quiconque renonce à tout. Une telle renonciation est incompatible avec la nature de l'homme, et c'est ôter toute moralité à ses actions que d'ôter toute liberté à sa volonté. Enfin c'est une convention vaine et contradictoire de stipuler (*) d'une part une autorité absolue et de l'autre une obéissance sans bornes. N'est-il pas clair qu'on n'est engagé...
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MACHIAVEL: une contrée sans digue et sans aucun rempart
Relever les procédés d'argumentation 1. Identifiez les deux étapes du raisonnement de Machiavel dans ce fragment du Prince. 2. Réfléchissez aux sens du mot «fortune». Puis précisez en quel sens ce mot est pris ici par Machiavel. 3. «Je juge que s'il peut être vrai». Commentez cette entrée en matière: quel est le statut exact des propos que ces mots introduisent? 4. Quel est le procédé employé par Machiavel pour exposer sa thèse, dans la suite du texte, et pour convaincre le lecteur? Mont...
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KANT: Etat, bienveillance et despotisme.
1 - Les fondements de la liberté pour Kant sont justifiés par les postulats de sa philosophie. M ais Kant veut placer le problème de la liberté au niveau de l'humanité et non seulement en morale universelle, mais aussi en morale pratique. Les deux livres des C ritiques concernent, de la même manière, la raison pure et la raison pratique. Il faut trouver quelque chose d'aussi solide que les scientifiques de Newton. Les lois de la nature sont celles de l'esprit et ce n'est pas l'esprit qui gravite...
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Baruch SPINOZA
Sujet 2118 La superstition est-elle déraisonnable ? PRESENTATION DU "TRAITE THEOLOGICO-POLITIQUE" DE SPINOZA Dans la deuxième moitié du xviie siècle, le durcissement des sectes religieuses fait planer l'ombre de l'intolérance sur la ville d'Amsterdam, jusqu'alors réputée pour sa libéralité. La situation réveille les consciences philosophiques : Spinoza (1632-1677) abandonne provisoirement l'Éthique pour défendre la liberté de pensée. Il montre que foi et raison sont dissociées, « l'une et l'aut...
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Emmanuel Kant: La liberté fait-elle
peur ?
"La paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent qu'un si grand nombre d'hommes, après que la nature les a affranchis depuis longtemps d'une direction étrangère, restent cependant volontiers leur vie durant, mineurs et qu'il soit si facile à d'autres de se poser en tuteurs des premiers. Il est si aisé d'être mineur ! Si j'ai un livre qui me tient lieu d'entendement, un directeur qui me tient lieu de conscience, un médecin qui décide pour moi de mon régime, etc., je n'ai vraiment pas beso...
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DESCARTES et la maîtrise de la Nature
Sitôt que j'ai eu acquis quelques notions générales touchant la physique, et que, commençant à les éprouver en diverses difficultés particulières, j'ai remarqué jusques où elles diffèrent des principes dont on s'est servi jusqu'à présent, j'ai cru que je ne pouvais les tenir cachées sans pécher grandement contre la loi qui nous oblige à procurer autant qu'il est en nous le bien général de tous les hommes. Car elles m'ont fait voir qu'il est possible de parvenir à des connaissances qui soient...
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Epicure: la pensée de la mort
"Familiarise-toi avec l'idée que la mort n'est rien pour nous, car tout bien et tout mal résident dans la sensation; or la mort est la privation complète de cette dernière. Cette connaissance certaine que la mort n'est rien pour nous a pour conséquence que nous apprécions mieux les joies que nous offre la vie éphémère, parce qu'elle n'y ajoute pas une durée illimitée mais nous ôte au contraire le désir d'immortalité. En effet, il n'y a plus d'effroi dans la vie pour celui qui a réellement co...
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Par opposition à la science, à l'activité sociale, à l'esthétique, la philosophie ne vous apparaît-elle pas comme narcissisme stérile, barricadée dans un solipsisme qui prend ses désirs pour des réalités et aboutissant tout au plus à une oeuvre littérair
Par opposition à la science, à l'activité sociale, à l'esthétique, la philosophie ne vous apparaît-elle pas comme narcissisme stérile, barricadée dans un solipsisme qui prend ses désirs pour des réalités et aboutissant tout au plus à une oeuvre littéraire, donc esthétique, perdue parmi les autres ? INTRO: "La raison humaine, remarque Kant, a cette destinée singulière dans une partie de ses connaissance d'être accablée de certaines questions qu'elle ne saurait éviter". Dès qu'il a pensé, l'homme...
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Bergson
"Qui ne voit que la cohésion sociale est due, en grande partie, à la nécessité pour une société de se défendre contre d'autres, et que c'est d'abord contre tous les autres hommes qu'on aime les hommes avec lesquels on vit ? Tel est l'instinct primitif. Il est encore là, heureusement dissimulé sous les apports de la civilisation; mais aujourd'hui encore nous aimons naturellement et directement nos parents et nos concitoyens, tandis que l'amour de l'humanité est indirect et acquis. A ceux-là nous...
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Platon
PRESENTATION DU "MENON" DE PLATON Le dialogue du M énon met en scène Socrate, M énon, qui se réclame du Sophiste Gorgias, un esclave et A nytos, qui, historiquement, fut l'un de ceux qui condamna Socrate à mort. On a ainsi un affrontement entre la philosophie, la sophistique vénale et versatile, et la puissance politique autour de la question centrale : la vertu s'enseigne-t-elle ? L'aporie du dialogue tendrait à montrer l'impuissance de la philosophie face aux arrogances du pouvoir. Mais la fig...
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Épictète: Faut-il raisonner pour
être libre ?
Epictète: [...] L'homme de bien soumet sa volonté à l'administrateur de l'univers comme les bons citoyens soumettent la leur à la loi de la cité. Mais celui qui s'instruit doit venir à la leçon du maître avec cette pensée : « Comment pourrais-je suivre en tout les dieux ? Comment pourrais-je être content du gouvernement des dieux ? Comment pourrais-je devenir libre ? Car l'homme libre, c'est celui à qui tout advient selon sa volonté, celui à qui personne ne peut faire obstacle. Quoi ? La liberté...
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KANT: une histoire conforme à un plan déterminé de la nature.
"Considérons les hommes tendant à réaliser leurs aspirations : ils ne suivent pas simplement leurs instincts comme les animaux ; ils n'agissent pas non plus cependant comme des citoyens raisonnables du monde selon un plan déterminé dans ses grandes lignes. Aussi une histoire ordonnée (comme par exemple celle des abeilles ou des castors) ne semble pas possible en ce qui les concerne. On ne peut se défendre d'une certaine humeur, quand on regarde la présentation de leurs faits et gestes sur l...
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POLITIQUE ET ÉDUCATION CHEZ ROUSSEAU
POLITIQUE ET ÉDUCATION Tout individu étant un membre vivant du corps social, une société saine suppose des hommes sains. Comment façonner les êtres vraiment libres dont ne saurait se passer une véritable république? C'est pour répondre à cette question que Rousseau construisit son système d'éducation. Cet autre dessein fut également mûri pendant de longues années. Dès le temps où Rousseau était précepteur chez M. de Mably, il avait composé un petit ouvrage pédagogique : Projet pour l'éducation d...
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Nietzsche: La nature du travail philosophique
Il me semble de plus en plus que le philosophe, étant nécessairement l'homme de demain ou d'après-demain, s'est de tout temps trouvé en contradiction avec le présent; il a toujours eu pour ennemi l'idéal du jour. Tous ces extraordinaires pionniers de l'humanité qu'on appelle des philosophes et qui eux-mêmes ont rarement cru être les amis de la sagesse mais plutôt des fous déplaisants et de dangereuses énigmes, se sont toujours assigné une tâche dure, involontaire, inéluctable, mais dont ils ont...