2597 résultats pour "commentaires philo 11 homme"
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Y a-t-il un sens à parler chez l'homme d'acte inhumain?
[Il y a certaines valeurs culturelles et morales qui définissent l'humanité. Les actes qui ne les respectent pas peuvent être qualifiés d'inhumains, comme est inhumaine toute attitude qui tend à nier autrui.] L'être humain ne peut pas rester indifférent à autrui «Je suis responsable d'autrui sans attendre la réciproque, dût-il m'en coûter la vie», écrit Emmanuel Lévinas, dans Éthique et infini. Est humain celui qui ne traite pas son prochain comme une chose, comme une bête, mais comme son sembla...
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L'inconscient permet-il autant que la conscience de définir l'homme ?
Problématique: Ce sujet vous interroge sur la possibilité de délimiter et caractériser la nature humaine, possibilité qui constitue le véritable problème soulevé par la question posée. L'ensemble, en partie au moins inconnaissable, des faits psychiques qui échappent à la conscience (l'inconscient) permet-il d'atteindre les caractères essentiels de la nature humaine, et ce de manière aussi efficace et complète que peut le faire la capacité que possède l'homme de se connaître lui-même, de saisir i...
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L'idée d'inconscient introduit elle la fatalité dans la vie de l homme?
Problématique: Bien distinguer fatalité et déterminisme: la fatalité serait un déterminisme impossible à détecter et à surmonter. La question est donc de savoir si la connaissance de l'existence de l'inconscient suffit pour atteindre le contraire de la fatalité, l'autonomie et donc la liberté. Que le moi ne soit plus, selon le mot de Freud, « maître en sa propre maison » n'est-ce pas là réintroduire l'idée d'un fatum, d'un destin, dans la vie de l'homme ? Si l'homme est dominé par des forces qui...
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Faut-il juger les hommes sur leurs possibilités, leurs intentions ou leurs actes
Faut-il juger les hommes sur leurs possibilités, leurs intentions ou leurs actes ? Introduction. — « Ne jugez pas », nous dit l'Évangile. Mais, inutile de le dire, même limitée au domaine des relations humaines, cette interdiction ne saurait être absolue. Bien souvent, en effet, l'homme a, non seulement le droit, mais encore le devoir de juger les actions de certains de ses semblables sinon ses semblables eux-mêmes. C'est le cas du juge, du professeur et de l'examinateur, du chef du personnel et...
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Pourquoi l'homme se définit-il par la conscience ?
La conscience, une donnée immédiate de la conscience. On ne peut pas se représenter la conscience, car cette « chose » n'est pas un objet, quelque chose qui se montre, jeté devant soi. Pourtant, imaginer, percevoir, distinguer, réfléchir, juger, agir, etc., sont des actes qui ne prennent de sens que dans la mesure où ils sont présents à la conscience, éclairés par cette « chose ». Je vis, et cette conscience d'être vivant est le premier savoir irréfutable qui caractérise mon humanité et me rend...
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Commentaire composé du passage de la mort d’Emma Bovary
Commentaire composé du passage de la mort d’Emma Bovary Texte Cependant elle n’était plus aussi pâle, et son visage avait une expression de sérénité, comme si le sacrement l’eût guérie. Le prêtre ne manqua point d’en faire l’observation ; il expliqua, même à Bovary que le Seigneur, quelquefois, prolongeait l’existence des personnes lorsqu’il le jugeait convenable pour leur salut ; et Charles se rappela un jour où, ainsi près de mourir, elle avait reçu la communion. — Il ne fallait peu...
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Berkeley: le libre et entier usage de la raison.
PRESENTATION DE LA "LETTRE A MENECEE" D'EPICURE La Lettre à Ménécée est l'un des rares écrits qui nous restent de l'oeuvre immense d'Épicure (vers 341-270 av. J.C.), que nous connaissons surtout à travers son disciple Lucrèce. Le projet du fondateur de l'École du Jardin, à une époque où la Grèce traverse une grave crise politique, économique et sociale, est de fonder une sagesse sur une physique matérialiste. Souvent mal compris et caricaturé, Épicure ne cessera d'inspirer les philosophes athées...
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Commentaire de Texte Le sourcil
Commentaire de texte « le sourcil », Maurice Scève Humaniste Français, Maurice Scève écrit « le sourcil » au XVIe siècle (1536). Ce poème est un blason, un court poème consacré à l’éloge d’une partie du corps de la bien-aimée. Maurice Scève fait ainsi le portrait de la femme dans la description du sourcil. La versification est présente dans ce poème, en effet, il se compose de 32 vers et de rimes plates. Malgré que le poème soit traduit en français moderne, les rimes sont toujours présen...
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Dans quelle mesure le langage est-il un moyen de maîtrise et de domination ?
• N'y aurait-il pas lieu de distinguer avec soin ce qui peut relever de la maîtrise et ce qui peut relever de la domination. • Remarquer qu'il ne s'agit pas de savoir si le langage est un moyen de maîtrise et de domination, mais dans quelle mesure on peut le dire. • Dans la mesure (à préciser) où le langage intervient dans la mise en œuvre de la pensée abstraite et que celle-ci est un moyen de maîtrise et de domination de la nature, dans quelle mesure peut-on dire que le langage est un moyen de...
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L'homme est-il prisonnier du temps ?
Tandis que l'espace est réversible (je peux aller de Cherbourg à Paris et de Paris à Cherbourg), le temps est irréversible, ne peut être parcouru que dans une direction. Ici je ne peux pas revenir en arrière, je ne peux pas revivre l'année précédente ; je ne cesse au contraire de m'en éloigner, le souvenir même que j'en ai évolue et se transfigure. Le temps emporte tout sans retour, il m'empêche de fixer quoi que ce soit. Héraclite, sensible au changements perpétuel de l'univers (« on ne se baig...
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Est-ce parce qu'ils sont ignorants que les hommes ont des croyances ?
Analyse du sujet : La forme du sujet (question fermée) invite à y répondre par « oui » ou par « non » avec toutes les précisions qui s'imposent Il fait intervenir les notions d'ignorance et de croyance et nous interroge sur le lien qui les unit : la croyance est-elle le corollaire de l'ignorance ? La croyance peut être définie comme l'adhésion à une idée, par exemple : la croyance en l'existence de Dieu, en l'efficacité du modèle social européen, en la possibilité d'une mathématique universelle...
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Pour être heureux, suffit-il d'avoir de l'argent ?
L'homme, au cours de sa vie, recherche à atteindre le bonheur de différentes façons, par exemple à travers le matérialisme ou l'argent. L'argent devient donc un moyen et non une fin en soir, puisque la fin visée est le bonheur. En fait, le bonheur se définit comme un état de complète satisfaction. Mais l'argent, bien monétaire, apporte-t-il vraiment le bonheur ? Pour vivre, nous avons besoin d'argent, que ce soit pour manger, dormir ou s'amuser. C'est donc un moyen nécessaire pour satisfaire ses...
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FREUD: les actes manqués et les rêves
On nous conteste de tous côtés le droit d'admettre un psychique inconscient et de travailler scientifiquement avec cette hypothèse. Nous pouvons répondre à cela que l'hypothèse de l'inconscient est nécessaire et légitime, et que nous possédons de multiples preuves de l'existence de l'inconscient. Elle est nécessaire, parce que les données de la conscience sont extrêmement lacunaires ; aussi bien chez l'homme sain que chez le malade, et il se produit fréquemment des actes psychiques qui, po...
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Commentaire la cloche fêlée
Commentaire « la cloche fêlée » Introduc on : Ce sonnet irrégulier déploie a travers la métaphore de la cloche une allégorie de la créa on ar s que et de l’échec de ce e créa on, ce qui est donc la cause du spleen pour le poète. Derrière ce e allégorie de l’hiver, saison dévolue au spleen et a la sou rance qui symbolise explicitement l’âme, c’est une confession de l’impuissance créatrice . Le texte présente trois mouvement : • une espèce de rêverie in me devant le feu ce qui pourrait nous...
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l'homme est-il le même en des temps différents ?
Définition des termes du sujet: TEMPS: Milieu indéfini et homogène, analogue à l'espace, dans lequel se déroulent les événements. Temps objectif: Mouvement continu et irréversible (« flèche du temps ») par lequel le présent rejoint le passé. Temps subjectif: Sentiment intérieur de la temporalité, telle qu'elle est vécue par le sujet (synonyme : durée). Introduction: Le temps nous fait sans cesse changer. Je ne suis déjà plus celui que j'étais il y a un instant. Qu'y a-t-il de commun entre l'enfa...
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L'oubli peut-il être utile à l'homme ?
Les hommes, parfois se plaignent, de manquer de mémoire, de ne pas parvenir à se souvenir. Quelquefois, aussi, ils se plaignent de ne pas pouvoir oublier, d'être obsédés et comme rongés par leurs souvenirs. La mémoire paraît parfois de la plus grande « utilité », surtout quand elle a des défaillances. En d'autres circonstances, c'est l'oubli qui rendrait service. Le passé remémoré est une richesse intellectuelle, ou bien un handicap. N'y a-t-il pas là quelque obscurité ? Chacun, en réalité, voud...
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doit-on défendre la liberté économique ?
Doit la liber dre ique? ~Il existe un principe d 'autorégulation des échanges. La vie économique n'a pas à supporter l'intervention de l'État. La liberté économique crée peut-être des richesses, mais c 'est aux dépens de la justice et de la dignité de l'homme. 48
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L’expérience: cours de philo
L’expérience L’expérience est une des trois catégories qui permettent d’organiser l’étude de la vie mentale humaine, avec l’action et la pensée. I : Définition et problèmes Les définitions sont tirées du Dictionnaire de la philosophie et des sciences humaines de L. M Morfaux Au sens psychologique : Acceptation immédiate du réel, soit par l’intuition sensible (données des sens : expérience externe), soit par l’intuition psychologique (données de la conscience : expérience interne)....
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Baruch SPINOZA
"Si dans une Cité les sujets ne prennent pas les armes parce qu'ils sont sous l'empire de la terreur, on doit dire, non que la paix y règne, mais plutôt que la guerre n'y règne pas. La paix en effet n'est pas la simple absence de guerre, elle est une vertu qui a son origine dans la force d'âme car l'obéissance est une volonté constante de faire ce qui, suivant le droit de la Cité, doit être fait. Une Cité [...] où la paix est un effet de l'inertie des sujets conduits comme un troupeau et formés...
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KANT: théologie et morale
« La religion, qui est fondée simplement sur la théologie, ne saurait contenir quelque chose de moral. On n'y aura d'autres sentiments que celui de la crainte, d'une part, et l'espoir de la récompense de l'autre, ce qui ne produira qu'un culte superstitieux. Il faut donc que la moralité précède et que la théologie la suive, et c'est là ce qui s'appelle la religion. La loi considérée en nous s'appelle la conscience. La conscience est proprement l'application de nos actions à cette loi. Les...
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PEUT-ON ETRE JUSTE TOUT EN RECHERCHANT SON PROPRE INTERET ?
La justice consiste à la fois dans une institution et dans une disposition morale qui visent au respect du droit, ainsi que dans une volonté d'équité, c'est-à-dire d'accorder à chacun ce qui lui est dû, et d'égalité, qui est d'appliquer la même loi et les mêmes peines à chacun sans discrimination. Se demander si l'on peut être juste tout en recherchant son propre intérêt amène à s e poser une double question. En effet, on peut penser qu'être juste tout en recherchant son propre intérêt signif...
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Pour Montaigne « la vraie éducation doit être la conquête de la vraie liberté ». Pensez-vous que cette formule de Pierre Moreau résume bien la pédagogie de Montaigne ?
Pour Montaigne « la vraie éducation doit être la conquête de la vraie liberté ». Pensez-vous que cette formule de Pierre Moreau résume bien la pédagogie de Montaigne ? INTRODUCTION La principale préoccupation de Montaigne, tout au long des Essais, est la conquête d'une liberté qu'il considère comme le secret de la sagesse et du bonheur : c'est donc un souci qui doit normalement se retrouver au premier plan dans les passages consacrés à l'« Institution des Enfants ». Telle semble bien être l'opin...
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Baruch SPINOZA
La fin dernière de l'État n'est pas la domination ; ce n'est pas pour tenir l'homme par la crainte et faire qu'il appartienne à un autre que l'État est institué; au contraire c'est pour libérer l'individu de la crainte, pour qu'il vive autant que possible en sécurité, c'est-à-dire conserve, aussi bien qu'il se pourra, sans dommage pour autrui, son droit naturel d'exister et d'agir. Non, je le répète, la fin de l'État n'est pas de faire passer les hommes de la condition d'êtres raisonnables à cel...
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Nietzsche et le libre arbitre
"En contemplant une chute d'eau, nous croyons voir dans les innombrables ondulations, serpentements, brisements des vagues, liberté de la volonté et caprice ; mais tout est nécessité, chaque mouvement peut se calculer mathématiquement. Il en est de même pour les actions humaines ; on devrait pouvoir calculer d'avance chaque action, si l'on était omniscient, et de même chaque progrès de la connaissance, chaque erreur, chaque méchanceté. L'homme agissant lui-même est, il est vrai, dans l'illusion...
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Platon vs Calliclès: Qu'est-ce qu'une vie bonne ?
Comment un homme pourrait-il être heureux, s'il est esclave de quelqu'un ? Voici ce qui est beau et juste suivant la nature [...]. Pour bien vivre, il faut laisser prendre à ses passions tout l'accroissement possible, au lieu de les réprimer et, quand elles ont atteint toute leur force, être capable de leur donner satisfaction par son courage et son intelligence et de remplir tous les désirs à mesure qu'ils éclosent. Mais cela n'est pas à la portée du vulgaire. De là vient qu'il décrie les gens...
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David HUME
HUME : LE VRAI POUVOIR C'EST L'OPINION Dans son Discours de la servitude volontaire, Etienne de La Boétie, l'ami de Montaigne, demandait pourquoi un nombre infini d'hommes obéissent à un seul, non seulement lui obéissent mais le servent. En effet, observait-il, il suffirait qu'ils décidassent de ne plus le servir pour être aussitôt libres. C'est pourquoi l'on peut penser avec Hume que le pouvoir des chefs repose davantage sur l'opinion que sur la force. « Rien ne paraît plus surprenant à ceux q...
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Aristote: Sujet, morale et politique
En menant une existence relâchée les hommes sont personnellement responsables d'être devenus eux-mêmes relâchés, ou d'être devenus injustes ou intempérants, dans le premier cas en agissant avec perfidie et dans le second en passant leur vie à boire ou à commettre des excès analogues. En effet, c'est par l'exercice des actions particulières qu'ils acquièrent un caractère du même genre qu'elles. On peut s'en rendre compte en observant ceux qui s'entraînent en vue d'une compétition ou d'une activit...
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Un critique contemporain définit l'esprit du XVIIIe siècle en ces termes: "Il fallait édifier une politique sans droit divin, une religion sans mystère, une morale sans dogme." Dans quelle mesure et avec quelles nuances ce jugement se trouve-t-il vérifié
Introduction Quand on considère l'œuvre du XVIIIe siècle dans son ensemble, elle apparaît comme diverse, contradictoire, voire chaotique. Il semble presque impossible de lui trouver une unité, autrement dit de définir l'esprit du « siècle philosophique ». N'y aurait-il pas moyen, en se plaçant à la source créatrice de ses exigences intellectuelles, de saisir cette unité, cet esprit dans une volonté de reconstruire les valeurs humaines, sans jamais les rattacher à quelque chose qui les dépasserai...
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Aristote
"Il ne peut exister de communauté de rapport entre deux médecins; en revanche, la chose est possible entre un médecin et un laboureur, et, d'une façon générale, entre gens différents et de situation dissemblable. Toutefois, il est indispensable, auparavant de les rendre égaux. Aussi faut-il que toutes choses soient en quelque façon comparables, quand on veut les échanger. C'est pourquoi on a recours à la monnaie, qui est, pour ainsi dire, un intermédiaire. Elle mesure tout, la valeur supérieure...
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HUME et l'identité personnelle ?
Demande d'échange de corrigé de De oliveira Thomas ([email protected]). Sujet déposé : Commentaire d'un texte de Hume, tiré du "Traité sur la nature humaine" : Pour ma part, quand je pénètre le plus intimement dans ce que j'appelle moi, je bute toujours sur une perception particulière ou sur une autre, de chaud ou de froid, de lumière ou d'ombre, d'amour ou de haine, de douleur ou de plaisir. Je ne peux jamais me saisir, moi, en aucun moment sans une perception et je ne peux rien observe...
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MACHIAVEL: voie du bien et voie du mal
PRESENTATION DU "PRINCE" DE MACHIAVEL Machiavel (1469-1527) est conseillé politique de la ville de Florence, à une époque où elle est menacée par des crises intérieures, mais aussi par les royaumes voisins. Ces derniers n'hésitent pas à s'allier à la France et à l'Espagne pour affronter Florence, se pliant ainsi à la convoitise des deux grandes puissances étrangères. C'est pour éviter ce genre de crise et d'assujettissement que Machiavel écrit Le Prince qui soulève quelques paradoxes : dédic...
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La diffusion croissante des resultats scientifiques et techniques rend-elle l'homme plus rationnel ? (ou Les progrès de la technique sont-ils nécessairement des progrès de la raison ?)
Analyse du sujet : Le sujet renvoie implicitement à l'idée de progrès. La question pose sur la réalité du progrès : le fait qu'il y ait un progrès scientifique et technique implique-t-il qu'il y ait un progrès humain ? La réponse à cette question n'est pas évidente, car, faute d'instruments de mesure, il est impossible de savoir si nous sommes plus heureux aujourd'hui que nos ancêtres l'étaient. Cette diffusion des résultats scientifiques et techniques implique par exemple le changement de l'ord...
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Qu'est-ce qu'un Etat de droit ?
Un État de droit est celui qui non seulement limite le pouvoir par la loi, ce qui par conséquent l'oblige, mais encore qui traite les hommes comme des sujets de droit et non comme des individus privés; ce qui l'intéresse autrement dit chez les hommes, ce sont toutes les catégories qui les unissent comme citoyens en puissance ou en acte (écolier, contribuable, électeur), et non pas les opinions ou les choix qui les singularisent au risque de les diviser comme individus. La neutralité de l'Etat es...
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Quelle est la part du social dans la vie psychologique ?
Quelle est la part du social dans la vie psychologique ? Auguste Comte a dit que l'individu séparé de la société est une abstraction ; la société est en effet le milieu naturel de l'homme, et il est devenu banal de rappeler la formule d'Aristote : « l'homme est un animal social », mais cette formule garde tout son sens et vaut pour tous les moments et toutes les manifestations de notre vie. Il est cependant assez difficile de discerner ce qui en nous est purement individuel et à partir de quel p...
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Comte: Intelligence et politique
On ne doit pas, sans doute, exagérer l'influence de l'intelligence sur la conduite des hommes. Mais certainement, la force de la démonstration a une importance très supérieure à celle qu'on lui a supposée jusqu'ici. L'histoire de l'esprit humain prouve que cette force a souvent déterminé, à elle seule, des changements dans lesquels elle avait à lutter contre les plus grandes forces humaines réunies. Pour n'en citer que l'exemple le plus remarquable, c'est la seule puissance des démonstrations po...
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Russell: La valeur de la philosophie
Russell La valeur de la philosophie doit en réalité surtout résider dans son caractère incertain même. // Celui qui n'a aucune teinture de philosophie traverse l'existence, prisonnier de préjugés dérivés du sens commun, des croyances habituelles à son temps ou à son pays et de convictions qui ont grandi en lui sans la coopération ni le consentement de la raison. Pour un tel individu, le monde tend à devenir défini, fini, évident ; les objets ordinaires ne font pas naître de questions et les pos...
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Faut-il préférer la liberté au bonheur ?
Pascal Bruckner 2000 Faut-il préf ~ rer la liber é au b nheur? ~Le bonheur est devenu une exigence tyrannique. Il faut lui préférer la liberté de suivre ses humeurs. La liberté est vaine si elle ne sert pas à nous rendre heureux. Le bonheur est la fin ultime de l'homme. 48
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Platon
L'imposture de la rhétorique Contrairement au dialogue philosophique, la rhétorique n'a pas pour but la recherche en commun de la vérité : son seul but est de conquérir le pouvoir par la parole. Le rhéteur cherche à manipuler son auditoire grâce à une technique de persuasion basée sur l'imposture et la flatterie. Par ses belles paroles, il parvient à « paraître, face à un public d'ignorants, plus savant que les savants eux-mêmes » (459c), alors qu'il n'en sait pas plus sur le sujet que ceux à qu...
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Faut-il vivre comme si chaque jour devait être le dernier ?
Introduction : Depuis l'Antiquité, le bonheur est le but suprême à atteindre et, au fil des siècles, l'homme n'a cessé de lui courir après. Toute sa vie jusqu'au dernier jour, avant la mort il attend et cherche inlassablement le bonheur parfait, c'està-dire un état de satisfaction durable. Pour être heureux, l'homme doit réaliser ses désirs les plus grands pour atteindre un plaisir qui s‘éternisera dans le temps et qui pourra être assimilé au bonheur. La grande question que l'on peut se p...
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Alain
Qu'est-ce qu'un inconscient ? C'est un homme qui ne se pose pas de question. Celui qui agit avec vitesse et sûreté ne se pose pas de question ; il n'en a pas le temps. Celui qui suit son désir ou son impulsion sans s'examiner soi-même n'a point non plus occasion de parler, comme Ulysse, à son propre coeur, ni de dire Moi, ni de penser Moi. En sorte que, faute d'examen moral, il manque aussi de cet examen contemplatif qui fait qu'on dit : « Je sais ce que je sais ; je sais ce que je désire ; je s...
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FREUD et l'étude du refoulé dans la vie psychique
Aussi longtemps que nous avions à nous consacrer à l'étude du refoulé dans la vie psychique, nous n'éprouvions pas le besoin de partager l'anxiété de ceux qui se préoccupaient de savoir où nous avions laissé ce qu'il y a de supérieur en l'homme. Maintenant que nous nous risquons à l'analyse du moi, nous pouvons répondre à tous ceux qui, ébranlés dans leur conscience éthique, se sont récriés qu'il doit pourtant y avoir dans l'homme un être supérieur : certainement, et voici cet être supérie...
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DESCARTES: Me proposant de traiter ici de la lumière
" Me proposant de traiter ici de la lumière, la première chose dont je veux vous avertir est qu'il peut y avoir de la différence entre le sentiment que nous en avons, c'est-à-dire l'idée qui s'en forme en notre imagination par l'entremise de nos yeux, et ce qui est dans les objets qui produit en nous ce sentiment, c'est-à-dire ce qui est dans la flamme ou dans le Soleil, qui s'appelle du nom de Lumière. Car encore que chacun se persuade communément que les idées que nous avons en notre pen...
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MACHIAVEL: Un prince bien avisé
PRESENTATION DU "PRINCE" DE MACHIAVEL M a c h i a v e l ( 1 4 6 9 - 1 5 2 7 ) e s t c o n s eillé politique de la ville de Florence, à une époque où elle est menacée par des crises intérieures, mais aussi par les royaumes voisins. C es derniers n'hésitent pas à s'allier à l a France et à l ' E s p ag n e pour affronter Florence, se pliant ainsi à la convoitise des deux grandes puissances étrangères. C 'est pour éviter ce genre de crise et d'assujettissement que M achiavel écrit Le P rince qu...
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Auguste COMTE
On ne doit pas, sans doute, exagérer l'influence de l'intelligence sur la conduite des hommes. Mais, certainement, la force de la démonstration a une importance très supérieure à celle qu'on lui a supposée jusqu'ici. U histoire de l'esprit humain prouve que cette force a souvent déterminé, à elle seule, des changements dans lesquels elle avait à lutter contre les plus grandes forces humaines réunies. Pour n'en citer que l'exemple le plus remarquable, c'est la seule puissance des démonstrations p...
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L'oeuvre d'art a-t-elle quelque chose à nous dire ?
L'oeuvre d'art a-t-elle quelque chose à nous dire ? L'art désignait autrefois aussi bien le travail de l'artisan que la création de l'artiste. Depuis, ils se sont différenciés par leur fonction : l'artisan produit un objet d'une utilité définie, tandis que l'artiste crée un objet beau, une œuvre d'art. La beauté et la contemplation de cette beauté sont donc les finalités de l'œuvre d'art, mais sont-elles les seules ? Si oui, nous serions en droit d'affirmer qu'une œuvre d'art ne nous apprend ri...
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Expliquez et discutez la pensée suivante d'un grand mathématicien : « Il ne faut pas dire : la science est utile parce qu'elle nous permet de construire des machines; mais : les machines sont utiles parce qu'elles nous permettent de faire la science. » C
Expliquez et discutez la pensée suivante d'un grand mathématicien : « Il ne faut pas dire : la science est utile parce qu'elle nous permet de construire des machines; mais : les machines sont utiles parce qu'elles nous permettent de faire la science. » Cette affirmation vous paraît-elle répondre à tous les problèmes que soulève le rapport de la science et de la technique ? Introduction. — Il y a une liaison étroite entre la science, dont le but est de connaître et de comprendre, et la technique,...
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Spinoza et la liberté
Pour parvenir à garder un autre individu en sa puissance, on peut avoir recours à différents procédés. On peut l'avoir immobilisé par des liens, on peut lui avoir enlevé ses armes et toutes possibilités de se défendre ou de s'enfuir. On peut aussi lui avoir inspiré une crainte extrême ou se l'être attaché par des bienfaits, au point qu'il préfère exécuter les consignes de son maître que les siennes propres, et vivre au gré de son maître qu'au sien propre. Lorsqu'on impose sa puissance de la prem...
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La Vérité (cours complet de philosophie)
Séquence n°5 – La vérité Depuis Thomas d’Aquin au XIIIe siècle, tout le monde semble s’accorder pour définir la vérité comme correspondance ou adéquation entre ce qui est conçu par l’intelligence/l’esprit et la réalité. En d’autres termes, la proposition « Il pleut » est vraie si et seulement s’il pleut dans les faits. Cette définition comporte une conséquence importante : la vérité serait une propriété du langage et non du réel. « Vrai » et « faux » sont donc des qualificatifs qui s’appl...
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- « Ces formidables bastions que l'organisation sociale a élevés pour se protéger contre les vieux instincts de liberté [...] ont réussi à faire se retourner tous les instincts de l'homme sauvage, libre et vagabond - contre l'homme lui-même. » Nietzsche, L
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David HUME
« Dans toutes les créatures qui ne font pas des autres leurs proies et que de violentes passions n'agitent pas, se manifeste un remarquable désir de compagnie, qui les associe les unes aux autres. Ce désir est encore plus manifeste chez l'homme ; celui-ci est la créature de l'univers qui a le désir le plus ardent d'une société, et il y est adapté par les avantages les plus nombreux. Nous ne pouvons former aucun désir qui ne se réfère pas à la société. La parfaite solitude est peut-être la plus g...