716 résultats pour "philo NON VIOLENCE"
-
Les contes de fées contiennent-ils une vérité ?
Bruno Bettelheim 1977 Les ontes de fées contiennent-ils une vérité? ~ Les contes de fées expriment des émotions enfantines inconscientes et montrent des manières de les surmonter. Les contes de fées, comme les mythes et les fables, ne sont que des récits imaginaires qui s'éloignent de la réalité. 49
-
Arthur SCHOPENHAUER (1788-1860)
Avec la mort, la vie s'éteint, mais non avec elle le principe de la vie qui se manifestait en elle... On se souvient de Socrate qui, au moment de boire la ciguë, ne craint point la mort qu'il assimile à une libération. Philosopher, ne cesse-t-il de répéter, c'est apprendre à mourir. Socrate est prêt, il s'est préparé depuis longtemps. C'est que, comme le souligne Platon, dans le Phédon, on peut espérer en l'immortalité de l'âme puisqu'elle ressemble aux Idées qui sont indubitablement immortelle...
-
Pour comprendre une oeuvre d'art faut-il la replacer dans son époque ?
Hippolyte Taine 1882 uvre d'art, népoque? cmz, Toute production artistique est influencée par l'esprit et les mœurs de l'époque à laquelle elle appartient. C9 Le sens véritable de la création artistique est contenu dans l'œuvre elle-même. L'art est en dehors de l'histoire.
-
« L'idée de cause et d'effet est dérivée de l'expérience qui, nous présentant certains objets constamment unis, produit en nous une telle habitude de les envisager dans cette relation, que nous ne pouvons plus sans nous faire sensiblement violence les en
Aux yeux de Hume la notion de causalité est très énigmatique parce qu'au nom de ce principe de causalité, nous affirmons à tout moment plus que nous ne voyons, nous ne cessons de dépasser l'expérience immédiate. Par exemple, au nom du principe de causalité (les mêmes causes produisent les mêmes effets, or l'échauffement est la cause de l'ébullition) je dis que l'eau que je viens de mettre sur le feu va bouillir ; je prévois l'ébullition de cette eau, je tire donc « d'un objet une conclusion qui...
-
La médecine repose-t-elle sur l'observation ?
Lamé elle su pose-tation? ~C'est en observant la nature qu'on peut l'aider. La nature, dit Hippocrate, est le médecin de la maladie. Le médecin ne peut pas se contenter d'observer. La médecine doit dominer la maladie en ayant recours à l'expérimentation. C9
-
Commentez cette pensée de Louis Jouvet qui s'applique non seulement au métier de comédien, mais à tous les métiers : « Un métier est une façon de vivre. Ce ne sont pas les recettes du métier qui importent le plus, mais l'attitude, l'esprit pour le pratiq
Commentez cette pensée de Louis Jouvet qui s'applique non seulement au métier de comédien, mais à tous les métiers : « Un métier est une façon de vivre. Ce ne sont pas les recettes du métier qui importent le plus, mais l'attitude, l'esprit pour le pratiquer. On choisit un métier pour s'accomplir ». Eléments pour l'introduction Louis Jouvet (1887-1951) s'est distingué comme acteur (vous avez certainement vu plusieurs de ses films), metteur en scène et directeur de théâtre ; il a aussi été un gra...
-
— Commenter et discuter cette idée de Kant : « Assurer son propre bonheur est un devoir (au moins indirect); car le fait de ne pas être content de son état, de vivre pressé de nombreux soucis et au milieu de besoins non satisfaits pourrait devenir, a
Le texte proposé ne répond pas au problème classique : le bonheur est-il la fin générale de la conduite (problème résolu affirmativement par les eudémonistes et les utilitaristes). Kant prend pour base l'idée qu'il y a une notion de devoir, entièrement originale, et en laquelle se résume toute la morale. Mais il demande si le bonheur n'est pas une condition de l'exercice des devoirs et par là, indirectement objet de devoir. La discussion doit être faite d'abord d'un examen des conditions de l'ho...
-
NIETZSCHE: ILLUSION VITALE
"La vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités." NIETZSCHE Selon Nietzsche, l'illusion ne résulte pas seulement des rapports sociaux : elle est une nécessité de la vie, de notre condition d'êtres biologiques. Les animaux sont eux aussi victimes de leurres, qui jouent le rôle de stimuli. Les hommes ont par nature besoin de croire en des "non-vérités", faute de quoi la vie leur serait insupportable. Nietzsche, en fin psychologue, souligne à la fois le désir d...
-
-
Commenter ce texte de Poincaré : « La foi du savant ne ressemble pas à celle que les orthodoxes puisent dans le besoin de certitude. Il ne faut pas croire que l'amour de la vérité se confonde avec l'amour de la certitude [...]; non, la foi du savant ress
Commenter ce texte de Poincaré : « La foi du savant ne ressemble pas à celle que les orthodoxes puisent dans le besoin de certitude. Il ne faut pas croire que l'amour de la vérité se confonde avec l'amour de la certitude [...]; non, la foi du savant ressemblerait plutôt à la foi inquiète de l'hérétique, à celle qui cherche toujours et qui n'est jamais satisfaite.» INTRODUCTION Les étonnants progrès réalisés par la science moderne dès le milieu du XIXe siècle ont engendré de grands espoirs. En én...
-
KANT: la nature et les moyens
PRESENTATION DE "FONDEMENTS DE LA METAPHYSIQUE DES MOEURS" DE KANT Dans ce premier grand ouvrage consacré à la morale, Kant (1724-1804) se donne pour tâche « la recherche et l'établissement du principe suprême de la moralité » (Préface). Son objectif n'est pas seulement spéculatif mais surtout pratique : il est nécessaire de trouver le critère permettant à chacun d'apprécier clairement la valeur morale de ses actions, car la moralité est sujette à corruption, souvent confondue avec le calcu...
-
Fiches de révision Bac Terminale HLP
Philo Révisions Chapitre 4 - Histoire et violence I - C’est quoi la violence ? Définition : - Aggression physique jusqu’au crime - Violence verbale - Violence symbolique ou systémique : persuasion d’un groupe de leur propre infériorité + légimité des traitements infligés - Utilisation de la force ou d’un pouvoir pour contraindre, dominer, faire souffrir ou tuer II - Que nous apprend H sur violence ? A) Freud - Considérations actuelles sur la guerre et la mort, Freud (1915) C...
-
Popper: La falsification
Quelle valeur accorder à la notion de vérification expérimental ? Popper, critiquant l'induction, refuse non seulement l'idée que les théories se construisent à partir d'observables « purs », mais aussi l'idée qu'elles se vérifient par des observations. Son argument est que les énoncés scientifiques sont universels : ce sont des lois qui s'énoncent sous la forme « tous... sont ». Or, les observations susceptibles de les vérifier se décrivent sous forme d'énoncés particuliers (il s'est produ...
- Gaston Bachelard
-
ARISTOTE et la tragédie
Le plaisir que procure la tragédie est spécifique. Aristote le définit ainsi : « [...] la tragédie est l'imitation d'une action de caractère élevé et complète, d'une certaine étendue, dans un langage relevé d'assaisonnements d'une espèce particulière suivant les diverses parties, imitation qui est faite par des personnages en action et non au moyen d'un récit, et qui, suscitant pitié et crainte, opère la purgation propre à pareilles émotions.» Assaisonnement du langage désigne la proportion vari...
-
FREUD et l'interdit du meurtre (Malaise dans la civilisation)
Si la culture a établi le commandement de ne pas tuer le voisin que l'on hait, qui nous fait obstacle et dont on convoite les biens, cela fut manifestement dans l'intérêt de la vie en commun des hommes qui, autrement, serait impraticable. Car le meurtrier attirerait sur lui la vengeance des proches de la victime du meurtre et la sourde envie des autres, qui intérieurement se sentent enclins à un tel acte de violence. Il ne jouerait donc pas longtemps de sa vengeance ou de son butin, il aur...
- David HUME
-
-
Aristote
PRESENTATION DE L' "ETHIQUE A NICOMAQUE" DE ARISTOTE Au regard de la tripartition du savoir classique dans l'Antiquité (logique, physique et éthique), l'Éthique à Nicomaque constitue l'oeuvre la plus aboutie de la partie éthique. En délimitant le champ des affaires humaines par exclusion de la nature et du divin, elle constitue le premier effort pour penser l'action humaine de manière immanente et autonome et lui reconnaître ainsi une positivité ontologique. Aristote (384-322 av. J.-C.) y opère...
-
Blaise PASCAL
" Rien ne nous plaît que les combats, mais non pas la victoire." PASCAL « Rien ne nous plaît que les combats, mais non pas la victoire » appartient à la partie des Pensées consacrée à la « misère de l'homme sans Dieu », et plus précisément aux passages qui décrivent la condition humaine sous le signe du divertissement. Pascal (1623-1662) y analyse l'agitation humaine, signe de notre faiblesse. La partie des Pensées consacrée à la misère de l'homme sans Dieu tente de montrer à quel point la condi...
-
Descartes: les conditions de la connaissance vraie
Introduction La règle 3 énonce l'un des points de départ fondamentaux de la méthode telle que la conçoit Descartes. Dans une recherche scientifique il ne faut pas tenir compte de ce que pensent les autres, les anciens, mais uniquement de ce que l'on connait avec évidence. Ce point de départ est donc révolutionnaire en ce sens qu'il refuse tout argument d'autorité, rompant avec la scolastique médiévale qui recevait comme convenable les arguments de la forme « Aritoteles dixit... », « Aristote a d...
-
Gabriel Marcel
Gabriel Marcel 1889-1973 Né et mort à Paris. " Existentialisme chrétien ", tel est le nom sous lequel la pensée de Gabriel Marcel est le plus souvent désignée. Désignation sans doute trompeuse puisqu'il s'agit d'une démarche qui avant tout refuse de se laisser réduire à un système et qui d'ailleurs, de plus en plus, s'oppose à l'existentialisme sartrien. On comprendrait mieux la pensée de Gabriel Marcel en y cherchant une philosophie de l'incarnation, une philosophie du dialogue et finalement et...
-
En quoi les Fables de La Fontaine que vous avez lues et étudiées sont-elles des fables ?
La Fontaine a tant renouvelé le genre de la fable qu'il est impossible d'en donner une définition unique. Si certaines fables sont de véritables fables, d'autres sont modifiées pour devenir une forme ouverte propre à toutes les adaptations. I. Des fables véritables Le poète respecte la définition ésopique de l'apologue et s'y conforme fréquemment. La définition ésopique Depuis les origines, la fable se compose de deux parties inégales : le «corps », qui est le récit; et l'«âme» qui est la mora...
-
STUART MILL
Introduction P our expliquer ce texte de M ill, extrait de l’introduction à De la liberté, on partira de ce qu’on pourrait peut-être appeler le point aveugle du texte, à partir duquel ses enjeux s’expliciteront. En effet, comment légitimer la contrainte, c’est-à-dire le fait d’agir, individuellement ou collectivement, pour empêcher autrui d’agir, dès lors que l’on postule comme fondement de la théorie politique la liberté d’agir, c’est-à-dire le droit souverain de ne pas être contraint ? C ’est...
-
NIETZSCHE: Les convictions n'ont pas de place dans la science.
Dégagez l'intérêt philosophique de ce texte à partir de son étude ordonnée. "Dans la science, les convictions n'ont pas droit de cité, voilà ce que l'on dit à juste titre : ce n'est que lorsqu'elles se décident à s'abaisser modestement au niveau d'une hypothèse, à adopter le point de vue provisoire d'un essai expérimental, que l'on peut leur accorder l'accès et même une certaine valeur à l'intérieur du domaine de la connaissance — avec cette restriction toutefois, de rester sous la surveillance...
-
Platon
PLATON : LE DÉSIR PEUT ÊTRE PHILOSOPHIQUE Tout désir n'est pas mauvais. Aux désirs immoraux, on peut opposer d'autres désirs. Ne peut-on découvrir, dans l'âme, un désir de savoir, de connaître la vérité et la sagesse ? Platon, au coeur du désir amoureux, met en évidence l'inquiétude d'un désir qui, s'il est bien compris, doit animer toute recherche réellement philosophique. « - Nul dieu ne philosophe, ni ne désire devenir savant (ils le sont tous) et quelqu'un de savant ne philosophe pas ; les...
-
-
Epicure et la tripartition des désirs de l'homme
Maintenant, il faut parvenir à penser que, parmi les désirs, certains sont naturels, d'autres sont vains. Parmi les désirs naturels, certains sont nécessaires, d'autres simplement naturels. Parmi les désirs nécessaires, les uns le sont pour le bonheur, d'autres pour le calme du corps, d'autres enfin simplement pour le fait de vivre. En effet, une vision claire de ces différents désirs permet à chaque fois de choisir ou de refuser quelque chose, en fonction de ce qu'il contribue ou non à la...
-
STUART MILL: L'objet de cet essai...
Introduction P our expliquer ce texte de M ill, extrait de l'introduction à De la liberté , on partira de ce qu'on pourrait peut-être appeler le point aveugle du texte, à partir duquel ses enjeux s'expliciteront. En effet, comment légitimer la c ontrainte, c'es t-à-dire le fait d'agir, individuellement ou collectivement, pour empêcher autrui d'agir, dès lors que l'on postule c omme fondement de la théorie politique la liberté d'agir, c 'est-à-dire le droit souverain de ne pas être contraint ? C...
-
ROUSSEAU: On ne commença pas par raisonner, mais par sentir...
"On ne commença pas par raisonner, mais par sentir. On prétend que les hommes inventèrent la parole pour exprimer leurs besoins ; cette opinion me paraît insoutenable. L'effet naturel des premiers besoins fut d'écarter les hommes et non de les rapprocher. Il le fallait ainsi pour que l'espèce vînt à s'étendre, et que la terre se peuplât promptement ; sans quoi le genre humain se fût entassé dans un coin du monde, et tout le reste fût demeuré désert. De cela seul il suit que l'origine des langues...
-
HOBBES
Nous pouvons trouver dans la nature humaine trois causes principales de querelles : premièrement, la rivalité; deuxièmement, la méfiance; troisièmement, la fierté. La première de ces choses fait prendre l'offensive aux hommes en vue de leur profit. La seconde, en vue de leur sécurité. La troisième en vue de leur réputation. Dans le premier cas, ils usent de la violence pour se rendre maîtres de la personne d'autres hommes, de leurs femmes, de leurs enfants, de leurs biens. Dans le second cas, po...
-
NIETZSCHE: Morale et moral
Dans ce texte Nietzsche avance sa conception de la morale, prenant le contre-pied de toute une tradition philosophique rapportant la morale et la vertu à un Bien en soi, en effet Nietzsche nous livre ici l'idée d'une morale naturalisée, c'est-à-dire identifiée au mouvement de sa propre histoire. L'étude de la morale et des mœurs devient dans ce texte l'étude des traditions et de la manière de s'y conformer ou non. Dans un premier moment Nietzsche définit les termes cruciaux mis en jeu dans la...
-
Faut-il faire la paix à tout prix ?
Définition des termes du sujet: Faut-il ?: est une question qui peut se poser à deux niveaux : • la nécessité (physique / matérielle / naturelle / économique / psychologique / sociale), c'est-à-dire la contrainte des choses. • l'obligation morale, le devoir. Doit-on ? PAIX: Absence de conflit armé entre des nations, des États, des groupes humains. Par extension, concorde, entente. éléments de réflexion • Prendre en compte certains thèmes de réflexion concernant le sujet donné en Amérique du Sud...
-
LOCKE
Bien compris, le droit consiste moins à restreindre un agent libre et intelligent qu'à le guider au mieux de ses intérêts et il ne commande qu'en vue du bien commun de ceux qui lui sont soumis. S'ils pouvaient vivre plus heureux sans lui, le droit disparaîtrait de lui-même, comme objet inutile; ce n'est pas séquestrer quelqu'un que de lui rendre inaccessible les marécages et les précipices. Quoiqu'on s'y trompe souvent, le droit n'a pas pour fin d'abolir la liberté ni de l'entraver, mais de la c...
-
Lévinas
" Je pense plutôt que l’accès au visage est d’emblée éthique. C’est lorsque vous voyez un nez, des yeux, un front, un menton, et que vous pouvez les décrire, que vous vous tournez vers autrui comme vers un objet. La meilleure manière de rencontrer autrui, c’est de ne pas même remarquer la couleur de ses yeux ! Quand on observe la couleur des yeux, on n’est pas en relation sociale avec autrui. La relation avec le visage peut certes être dominée par la perception, mais ce qui est spécifiquement vi...
-
-
Lévinas
"Je pense plutôt que l'accès au visage est d'emblée éthique. C'est lorsque vous voyez un nez, des yeux, un front, un menton, et que vous pouvez les décrire, que vous vous tournez vers autrui comme vers un objet. La meilleure manière de rencontrer autrui, c'est de ne pas même remarquer la couleur de ses yeux! Quand on observe la couleur des yeux, on n'est pas en relation sociale avec autrui. La relation avec le visage peut certes être dominée par la perception, mais ce qui est spécifiquement visa...
-
Platon: La condamnation de l'art
Thème 90 Platon: La condamnation de l'art La philosophie de l'art commence avec Platon par une condamnation. Il faut renvoyer les poètes hors des murs de la Cité. Socrate rejette les discours écrits pour privilégier la parole, et la peinture n'est tenue que pour une imitation dégradée et inférieure d'une réalité par ailleurs déjà imitée des Idées. Par ailleurs, poésie, peinture et musique ne sont pas sensées exprimer la beauté. Si l'art est condamnable, c'est qu'il est fondé sur la mimê...
-
Platon: Eros philosophe
PLATON : LE DÉSIR PEUT ÊTRE PHILOSOPHIQUE Tout désir n'est pas mauvais. Aux désirs immoraux, on peut opposer d'autres désirs. Ne peut-on découvrir, dans l'âme, un désir de savoir, de connaître la vérité et la sagesse ? Platon, au coeur du désir amoureux, met en évidence l'inquiétude d'un désir qui, s'il est bien compris, doit animer toute recherche réellement philosophique. « - Nul dieu ne philosophe, ni ne désire devenir savant (ils le sont tous) et quelqu'un de savant ne philosophe pas ; les...
-
PLATON: De la nécessaire obéissance aux lois
Texte Les hommes doivent nécessairement établir des lois et vivre selon des lois, sous peine de ne différer en aucun point des bêtes les plus totalement sauvages. La raison en est qu'aucune nature d'homme ne naît assez douée pour à la fois savoir ce qui est le plus profitable à la vie humaine en cité et, le sachant, pouvoir toujours et vouloir toujours faire ce qui est le meilleur.// La première vérité difficile à connaître est, en effet, que l'art politique véritable ne doit pas se soucier du b...
-
SAINT AUGUSTIN ET DIEU
Commentaire de texte (saint Augustin) Ce texte de saint Augustin mélange, comme cela arrive fréquemment chez l'auteur, confession et réflexions philosophiques. Carthage, la ville dont il nous parle ici est dotée dans son oeuvre de toute une valeur symbolique. C'est avant tout l'endroit où il fera ses études, certes, avant de prendre poste auprès de Romanius. Mais c'est surtout comme non-chrétien qu'il habitera cette ville puisqu'il n'est pas, alors, encore converti au christinianisme (il ne...
-
MARX et La force de travail
Commentaire d'un texte de Marx : Introduction : - Thème (ce dont il est question) : Il s'agit ici du travail de l'ouvrier comme moyen de subsistance, et de la manière dont il s'y rapporte. - Problème (ce qui fait question) : Marx pose la question de savoir si le travail dénature ou non l'homme. Autrement dit, quel effet cela a-t-il sur l'ouvrier le fait de produire quelque chose pour un tiers, sans en profiter – l'ouvrier est dépossédé de son ouvrage? - Thèse (proposition philosophique défendue...
-
L'État doit-il susciter notre méfiance ?
L'État ne se confond pas avec la société, il en est la L colonne vertébrale, le principe d'organisation, il dispose d'institutions et d'organes politiques, administratifs, juridiques, etc. Il exerce le pouvoir législatif, exécutif et judiciaire, le gouvernement le représente et il détient le monopole de la violence légitime par son droit de sanction pénale. L'État possède une autorité souveraine qu'il exerce sur l'ensemble d'un peuple et d'un territoire déterminés. Si, à l'origine, il s'est cons...
-
Jean-Paul SARTRE et la honte
Je viens de faire un geste maladroit ou vulgaire : ce geste colle à moi, je ne le juge ni le blâme, je le vis simplement [...]. Mais voici tout à coup que je lève la tête : quelqu'un était là et m'a vu. Je réalise tout à coup toute la vulgarité de mon geste et j'ai honte. [...] Or autrui est le médiateur indispensable entre moi et moi-même : j'ai honte de moi tel que j'apparais à autrui. Et, par l'apparition même d'autrui, je suis mis en mesure de porter un jugement sur moi-même comme sur un obj...
-
-
Vous expliquerez, discuterez et commenterez ce jugement de Sainte-Beuve sur Carmen : Je viens de lire Carmen de Mérimée, c'est bien, mais sec, dur, sans développement ; c'est une Manon Lescaut plus poivrée et à l'espagnole. Quand Mérimée atteint son effe
Vous expliquerez, discuterez et commenterez ce jugement de Sainte-Beuve sur Carmen : Je viens de lire Carmen de Mérimée, c'est bien, mais sec, dur, sans développement ; c'est une Manon Lescaut plus poivrée et à l'espagnole. Quand Mérimée atteint son effet, c'est par un coup si brusque, si court, que cela a toujours l'air d'une attrape... Le style de Mérimée a un tour qui n'est qu'à lui; mais ce n'est pas du grand art ni du vrai naturel. Le vrai naturel est autrement large et libre que cela. La...
-
Kasimir Malevitch
Kasimir Malevitch 1878-1935 Peintre et théoricien russe né à Kiev et mort à Leningrad. Il marque de son empreinte l'histoire des arts plastiques en Occident. Son Carré noir (1915) s'est érigé pendant de longues années en barrière conceptuelle pour la compréhension de l'art moderne, mais son oeuvre, non exempte d'une dimension tragique, commence seulement à être redécouverte. Malevitch naît dans une famille polonaise déportée en Ukraine après une insurrection contre l'occupation russe. Son enfanc...
-
Platon
"Il est, décidément, indispensable aux hommes de se donner des lois et de vivre conformément à ces lois ; autrement, il n'y a aucune différence entre eux et les animaux qui, sous tous les rapports, sont les plus sauvages. Et voici quelle en est la raison : il y a absolument pas d'homme qui naisse avec une aptitude naturelle, aussi bien à discerner par la pensée ce qui est avantageux pour l'humanité en vue de l'organisation politique, que, une fois cela discerné, à posséder constamment la possibi...
-
L'Etat est-il le cimetière pour les libertés individuelles ?
Introduction : L'Etat est en effet une structure juridique, puisqu'il se définit comme un Pouvoir doté d'organes politiques et administratifs ainsi que d'un appareil répressif, comme une autorité souveraine détenue par la Société et s'exerçant sur l'ensemble d'un seule et d'un territoire déterminé. Quelle est la fonction de l'Etat ? Il permet d'échapper à l'instabilité et aux luttes. Facteur d'ordre, de régulation et de stabilité dans la dynamique sociale et politique. L'Etat est un instrum...
-
Un monde libre est-il un monde juste ?
La justice désigne ce qui est conforme au droit. Or le droit peut s'entendre de deux façon 1) le droit naturel, qui renvoie à des lois inscrites dans la nature même des choses 2) le droit positif, qui renvoie aux lois qui ont été instituées dans une société particulière. Dans les deux cas la loi désigne une obligation, mais une obligation à laquelle l'homme a le pouvoir de se soustraire (on peut choisir de voler alors que la loi morale ou celle d'un pays donné l'interdisent). Dans cette persp...
-
La puissance de l'Etat est-elle condition de l'harmonie sociale ?
copyright - devoir-de-philosophie.com PREMIERE CORRECTION Définition des termes du sujet Le terme « puissance » peut s'entendre dans deux sens : une puissance est en effet ou bien un pouvoir, ou bien un potentiel. Dans le cadre politique du sujet, c'est le premier de ces deux sens qui semble le plus pertinent. L'Etat est l'ensemble des institutions présidant au fonctionnement d'une communauté politique donnée. Vivre dans un Etat, c'est donc être soumis à ces institutions et y participer ; cet Et...
-
Aimer problématique et références
Aimer : Enjeux et références Aimer et/VS éthique : Mesure démesure I- Aimer est souffrance): un mal (Aveuglement et Platon : Le Banquet « L’amour est aveugle. » Existe-t-il plaisir plus grand ou plus vif que l'amour physique ? Non, pas plus qu'il n'existe plaisir plus déraisonnable. «Il existe en chacun de nous une espèce de désir terrible, sauvage et déréglée» Schopenhauer : « L’amour, c’est l’ennemi.» Anatole France : " L'amour ne fleurit que dans la douleur. " Le ja...
-
Qu'est-ce qu'un mot ?
Qu'est-ce qu'un mot ? Le langage est un produit de la vie en société ayant pour fin la communication. C'est un système de signes qui sont utilisés intentionnellement par un sujet et qui se traduisent dans différentes langues réelles. Le langage est donc éminemment humain : une abeille n'utilise pas intentionnellement son code, elle l'effectue d'instinct, comme un programme. Et pour toutes les abeilles, il n'y a qu'un seul code, une seule et même "danse" signifiante. Leur réseau de signes est na...
-
-
cours sur l'art
B. Quelle est la finalité de l’Art ? Nous traiterons les problématiques suivantes : les points communs et les différences avec la technique. -Suffit-il de maîtriser une technique pour faire l’art ? Une œuvre est-elle un objet technique comme les autres ? Le processus de création en art est-il semblable à la production technique ? L’artiste est-il un technicien comme les autres ? -A quoi sert l’art ? Quels sont les buts de l’art ? -Qu’est-ce que le beau ? L’art a-t-il toujours pour finalit...
-
Les formes de l'Etat.
Les formes de l'Etat. Déjà la discussion sur les origines de la souveraineté, c'est-à-dire sur les sources et les justifications de l'autorité de l'État, nous engageait dans la discussion des formes de l'État. Les doctrines politiques sont des philosophies de la souveraineté et de la forme de l'État, débouchant sur l'action politique, c'est-à-dire sur le militantisme (recrutement, organisation de l'action, structuration du parti) en vue d'opérer un changement historique de l'Etat ou de maintenir...