Catégorie : Philosophie
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Faut-il être juste par devoir ou par intérêt ?
Introduction La notion de justice est l'un des fondements de notre civilisation. Nous savons tous, de manière plus ou moins claire, ce que signifie être juste. Cette expression désigne la conformité à un droit, qu'il soit naturel (la loi de la nature), moral ou positif (institutionnel et usuel). L'action juste peut, en outre, reposer distinctement sur des principes juridiques, moraux ou religieux. La philosophie relève alors une problématique : qu'est-ce qui fonde et légitime mon action juste ?...
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Pourqoi la misere est-elle plus particilierement innacceptable quand elle touche les enfants ?
ANALYSE ET PROBLEMATISATION DU SUJET. Le sujet interroge une vision morale qui est portée sur la misère, et plus particulièrement sur la misère des enfants. Est donc interrogé à la fois ce qui subjectivement nous pousse à avoir une réaction morale forte face à la misère des enfants et objectivement ce qui rend la misère des enfants « inacceptable ». Se pose alors le problème de savoir si c'est purement subjectivement que cette misère nous apparaît condamnable ou si cette attitude a un fondement...
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L'inconscient n'est-il qu'un moindre degré de conscience ?
Le problème de la conscience est au centre des interrogations sur l'homme et plus particulièrement sur les mécanismes psychiques qui le constituent et qui font de lui un être unique. Il s'agit, alors de se demander ce qu'est cette faculté humaine si particulière que l'on nomme conscience. Littéralement, la conscience désigne la faculté de percevoir les choses présentes dans le monde dont lui-même, c'est à dire sa propre existence ou ses états émotionnels. Des lors, la conscience est, comme le so...
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Peut-on faire confiance aux medias ?
Analyse. · Ce sujet est un sujet actuel : il pose une question plutôt courante de l'époque, questionnant sur al validité pratique des informations issues des médias. Tout d'abord, nous devrons tenter de définir ce que nous entendons par média : o Les médias sont l'ensemble des moyens de communication qui servent à transmettre et à diffuser des informations ou des œuvres. Presse, radio, télévision, ordinateurs, internet, tous sont des médias. · Ce qui apparaît, en premier, au terme de cette c...
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Qu'est-ce qu'une société démocratique ?
Le xxe siècle a hérité d'un modèle démocratique libéral, tirant son origine des révolutions américaine et française et dont les traits essentiels s'étaient progressivement affirmés au cours du siècle précédent. Ce modèle repose sur deux idées essentielles. D'une part, le principe démocratique, qui suppose que la source de tout pouvoir, le fondement de toute autorité résident dans la collectivité des citoyens : il n'y a de pouvoir légitime qu'émanant du peuple ; et il n'y a de contrainte acceptab...
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Faut-il redouter la loi ?
Définition des termes du sujet: Faut-il ?: est une question qui peut se poser à deux niveaux : • la nécessité (physique / matérielle / naturelle / économique / psychologique / sociale), c'est-à-dire la contrainte des choses. • l'obligation morale, le devoir. Doit-on ? LOI (n. f.) 1. — (Juridique) Prescription promulguée par l'autorité souveraine d'un pays et dont la transgression est poursuivie ; synonyme de loi positive ; par analogie, lois divines : décrets supposés émaner de la volonté divine...
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Quels sont les traits de la morale de Platon qui ont le plus contribué à sa gloire ?
Quels sont les traits de la morale de Platon qui ont le plus contribué à sa gloire ? A. — On peut ramener à quatre les principaux traits de la morale de Platon : — a) la critique du plaisir; — b) la doctrine de l'union de la sensibilité et de la raison ; — c) la théorie de l'imitation de Dieu; — d) la théorie du bonheur. 1° Critique du plaisir. — Dans le Philèbe, Platon montre que k plaisir n'est pas le bien et qu'il ne saurait servir de base à la science de la vie. a) Le plaisir n'est pas le bi...
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Faut-il avoir peur de l'avenir ?
Vocabulaire: AVENIR: Le temps à venir, le futur, cette partie du temps qui n'est pas encore. OBJET (n. m., étym. : latin ob-jectum : ce qui est placé devant ; chose). 1. — Tout ce qui est présenté par la perception, avec un caractère stable et indépendant du sujet (objet externe) ; pour la phénoménologie, l'objet est déterminé par la visée de la conscience (cf. sens 3). 2. — Tout ce qui se présente à un sujet, s'offre à la pensée, et qui est distinct de l'acte de représentation ou du sentiment (...
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Le commerce et la morale sont-ils compatibles ?
Sujet : le commerce et la morale sont ils compatibles ? Analyse. · · · · · · Le sujet ici présent nous confronte à deux notions : celle de commerce et celle de morale. Or, de façon immédiate, nous pouvons penser que si la morale est un concept philosophique, le commerce ne l'est pas. Le commerce consiste en l'échange de biens et de services entre hommes. Cet échange peux se concrétiser par : o Un troc : un échange de biens, par exemples, estimés de valeur égale. o Une vente, un échange d'un...
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Que recouvre la notion d'événement en histoire ?
L'événement est, selon Cicéron, ce qui arrive selon le temps, les devoirs et les nécessités » (De finibus). En tant que fait, il est donc le résultat de l'enchaînement d'autres faits à partir desquels on peut en rendre raison. Ces faits présentent une unité temporelle. Un événement est donc un fait dans la série des faits dont l'unité est celle d'une coupe temporelle. Si le temps est une continuité, toute coupe dans le temps suppose la différenciation et la comparaison de deux états de fait. Un...
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Un corps n'est-il qu'un objet ?
Discussion : Il semble évident que la place du corps dans la philosophie occidentale a toujours été soit inexistante soit péjorative. Il s'agissait effectivement pour les Grecs de démontrer que le corps n'était rien sans l'âme et qu'il n'était qu'un obstacle dans la recherche de la vérité. Le corps était donc l'objet de l'âme. Cependant, on s'aperçoit avec la psychanalyse, qu'il existe bel et bien une pensée du corps. Par conséquent, si le corps pense il n'est plus objet. Suggestion de plan : Pr...
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L'action requiert-elle décision d'un sujet ?
Introduction : 1/ Commençons par une analyse des termes du sujet : - L'Action peut être définie comme un effet de la volonté (en ce sens, un effet sans volonté n'est pas une action). L'action comprise en ce sens est ce qui permet de faire ce qu'on veut, et par la même, d'être libre. L'action semble donc impliquer une soumission du corps à l'âme (et c'est en ce sens qu'elle serait libre). En ce sens, l'action serait à opposer à la passion : dans ce cas, c'est semble t-il le corps qui commande, et...
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Quelles leçons pouvons-nous tirer de nos expériences ?
INTRODUCTION On a coutume d'opposer la théorie à la pratique ou plus précisément encore le théoricien au praticien. Il y a, en effet, deux manières de connaître dont l'une consiste en de pures spéculations tandis que l'autre repose sur l'expérience. Aux yeux du sens commun ce second type de connaissance serait même supérieur au premier; il semble que la notion même de théorie enferme toujours quelque incertitude et que l'expérience seule soit capable d'infirmer ou de confirmer nos idées. Aussi p...
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Qu'est-ce qu'un être vivant ?
THÈMES DE RÉFLEXION • Peut-on dire, en première analyse, qu' « un être vivant » est ce qui relève du « vivant », de la « matière vivante »? — Si l'on tente de définir l'opposition entre l'inanimé et le vivant au niveau de la matière, que peut-on constater ? — D'abord qu'au niveau des constituants, rien ne semble différencier la matière vivante et la matière inerte. (La matière vivante est un complexe physico-chimique comprenant du carbone, de l'oxygène, de l'azote, de l'hydrogène et des sels.) —...
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L'expression l'erreur est humaine signifie-t-elle une excuse, une constatation, une condamnation ?
Une formulation assez originale d'un sujet classique sur la vérité et l'erreur. Celle-ci est-elle une composante intrinsèque de la condition humaine, et l'homme peut-il lutter contre elle ? Cherchez à bien caractériser chacune des attitudes philosophique ( ou pratiques) qui se dessinent derrière les trois interprétations. Dans le cas de la condamnation, examinez bien ce qui est condamné et au nom de quoi. Remarques préliminaires sur la formulation de la question. Il s'agit ici d'évaluer le...
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Analyse picturale et philosophique de La Joconde ou Mona Lisa par Léonard de Vinci
Analyse picturale et philosophique de "La Joconde ou Mona Lisa" par Léonard de Vinci (1503/1506) Histoire L'identité du modèle reste un mystère. Il pourrait s'agir de Lisa Gherardini, l'épouse du banquier florentin Francesco del Giocondo. La jeune femme est représentée à mi-corps, tournée de trois-quarts vers le spectateur, le bras gauche en appui sur l'accoudoir d'un siège. Selon l'attitude de bienséance de l'époque, elle pose la main droite sur la main gauche au niveau de la ceinture...
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L'anarchisme de Michel BAKOUNINE
Théoricien mais aussi homme d'action, le Russe Michel Bakounine reste encore l'un des révolutionnaires les plus appréciés des anarchistes. Il est aussi celui qui personnalise l'opposition aux communistes. Bakounine sur tous les fronts Mikhaïl Alexandrovitch Bakounine est né le 18 mai 1814 en Russie. Fils de famille noble, ce grand gaillard - une force de la nature - quitte l'armée en 1835 et se rend à Berlin en 1840. Il y fréquente des intellectuels et des révolutionnaires et devient un anarchis...
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Y a-t-il une morale ou des morales ?
Y a-t-il une morale ou des morales ? Toute tentative de définition de la morale aboutit à poser ce problème préliminaire et c'est le premier problème que rencontre la réflexion philosophique, la première question qui agite l'esprit des adolescents lorsque leur discernement critique commence le procès des valeurs admises. D'une part en effet nous constatons que la morale, c'est-à-dire l'ensemble des règles et des valeurs qui s'imposent à la conduite humaine, varie selon les groupes, les milieux,...
- Pour être tolérant, c'est-à-dire pour respecter le jugement d'autrui, faut-il nécessairement être indifférent ou douter de tout ?
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L'homme prenant conscience de ce qui le détermine renonce-t-il à devenir libre ?
Introduction : Leibniz dit que l'aiguille d'une boussole qui aurait une conscience croirait qu'elle se déplace librement parce qu'elle ignorerait les forces magnétiques qui la meuvent. L'homme est une partie de la nature et, en tant que tel, il est soumis à des lois. D'autre part, le monde proprement huamin de la société et de la civilisation a lui-même ses propres lois. La liberté est le sentiment que nous avons de causer par nous-mêmes nos propres actes. Ce sentiment n'est-il qu'une illusion ?...