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L'anarchisme de Michel BAKOUNINE

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Il considÃsre que la religion a eu le mérite de participer à l'humanisation de l'espÃsce. Mais il pense surtout qu'il est grand temps de mettre un terme à ce qu'il appelle « l'esclavage divin ». Quant à l'Ã?tat, il l'accuse de tous les maux de la terre. Pour ce penseur, il n'y a pas d'autre solution que de supprimer l'Ã?tat. Bakounine défend bien entendu la liberté individuelle, à condition que celle-ci ne soit pas incompatible avec la société. Pour lui, liberté et solidarité vont de pair. « Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m entourent hommes ou femmes, sont également libres. » Il s'oppose à Marx Cette exigence sociale rapproche plus Bakounine de certains socialistes que des anarchistes individualistes. D'ailleurs, il défendra une conception du collectivisme proche de celle des communistes. Pour lui, les moyens de production, la terre, les instruments de travail doivent devenir propriété collective de la société.

« Théoricien mais aussi homme d'action, le Russe Michel Bakounine reste encore l'un des révolutionnaires les plus appréciés des anarchistes.

Il est aussi celui qui personnalise l'opposition aux communistes. Bakounine sur tous les fronts Mikhaïl Alexandrovitch Bakounine est né le 18 mai 1814 en Russie.

Fils de famille noble, ce grand gaillard - une force de la nature - quitte l'armée en 1835 et se rend à Berlin en 1840.

Il y fréquente des intellectuels et des révolutionnaires et devient un anarchiste convaincu.

En 1849, il participe à des mouvements insurrectionnels à Prague et à Dresde : arrêté, condamné à mort, il est finalement livré en mai 1851 à la Russie, qui le déporte en Sibérie, d'où il réussit à s'évader en 1861.

Il entreprend un long périple via le Japon et les États-Unis avant de revenir en Europe, où il renoue des contacts avec les milieux révolutionnaires.

En 1868, il entre dans l'Association internationale des travailleurs, organisation mieux connue sous le nom de 1re Internationale, tout en fondant luimême l'Alliance internationale de la démocratie socialiste.

En 1872, il est exclu de la Ire Internationale par Marx et les représentants du socialisme autoritaire.

Fatigué par l'action politique, malade et endetté, Bakounine meurt le 1er juillet 1876 à Berne. La liberté sans distinction Bakounine sera certainement le plus athée de tous les anarchistes.

Il se déclarera même « l'ennemi personnel de Dieu ».

Il considère que la religion a eu le mérite de participer à l'humanisation de l'espèce.

Mais il pense surtout qu'il est grand temps de mettre un terme à ce qu'il appelle « l'esclavage divin ».

Quant à l'État, il l'accuse de tous les maux de la terre.

Pour ce penseur, il n'y a pas d'autre solution que de supprimer l'État.

Bakounine défend bien entendu la liberté individuelle, à condition que celle-ci ne soit pas incompatible avec la société.

Pour lui, liberté et solidarité vont de pair.

« Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m entourent hommes ou femmes, sont également libres.

» Il s'oppose à Marx Cette exigence sociale rapproche plus Bakounine de certains socialistes que des anarchistes individualistes. D'ailleurs, il défendra une conception du collectivisme proche de celle des communistes.

Pour lui, les moyens de production, la terre, les instruments de travail doivent devenir propriété collective de la société.

Mais, à la grande différence des communistes, il considère que la société doit s'organiser sur la base d'un accord librement consenti par tous et non pas sous les ordres d'une puissance supérieure.

C'est tout l'objet du différend qui opposera Bakounine et Marx.

L'anarchiste reprochait au communiste sa conception de la société fondée sur la mise en place d'un pouvoir autoritaire.

Les historiens noteront souvent que, dans son opposition à Marx, Bakounine a fait preuve d'une grande clairvoyance, comprenant que la dictature prolétarienne aboutirait inévitablement à la mise en place d'un État puissant et autoritaire. Sa théorie du fédéralisme Dans la lignée de Proudhon, mais avec sa touche personnelle, Bakounine défendra le principe du fédéralisme, tant sur le plan politique qu'économique.

Il proposera que les différentes entités de la société (communes, régions ou encore associations ouvrières) soient liées entre elles tout en restant indépendantes dans leurs décisions.

L'objectif étant de refuser absolument la création d'un quelconque pouvoir centralisé.. »

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