Catégorie : Philosophie
-
Etre juste est-ce répondre à la loi ?
Analyse. · Nous avons ici à faire à un sujet portant sur la définition de deux termes : justice et loi .en fait, il nous est ici demander si les deux termes sont toujours en accord ou non, si leur correspondance est d'évidence ou non. §Pour commencer, nous devrons donc dire ce que nous savons sur chacun d'eux : o La justice est considérée dans l'histoire de la pensée comme ce qui est conforme à la norme, ou à l'idéal auquel la norme doit se référée. Dans la pensée moderne, la notion de justice...
-
Le respect ?
Le respect est la perception d'une espèce de « distance » entre moi et autrui. Cette distance (qui est déjà dans l'expression « tenir en respect ») peut être le signe d'un recul devant la force brutale, une reconnaissance de la supériorité physique ; elle peut être sociale, et marquer une distance hiérarchique (dans ce cas le personnage respecté apparaît investi d'une autorité sociale supérieure : c'est le cas des différences de grades dans l'armée et des « marques extérieures de respect » des s...
-
Si l'histoire ne se répéte pas , à quoi bon connaitre le passé ?
L'histoire désigne la transformation dans le temps des sociétés humaines, par une succession d'événements et d'états. Par essence, l'histoire est un processus contingent et unique qui par conséquent, contrairement aux objets des sciences de la nature, ne se répète pas à l'identique, car les circonstances d'un événement et ses acteurs sont des entités singulières. Contrairement à ce qui se passe pour les sciences de la nature, on ne peut donc dire que l'un des buts de la connaissance historique s...
-
Peut-on dire que la science manipule les choses et renonce à les habiter ?
Peut-on dire que "la science manipule les choses et renonce à les habiter"? La notion de science est une notion très large, on peut en effet parle de science expérimentale, de science formelle ou de science humaine. L'étymologie même du mot n'éclaire pas énormément puisque science dérive de scienta, découlant du verbe scire "savoir". La science est donc un savoir, mais un savoir particulier. Il se caractérise par l'universalité et par une méthode d'élaboration reposant sur des critères précis de...
-
Puis-je désirer avoir l'embarras du choix ?
Demande d'échange de corrigé de pietro gaelle ([email protected]). Sujet déposé : Puis-je désirer avoir l\'embarras du choix ? Nous vivons dans une société de consommation, voir même de consommation de masse de puis les années 1950 (avec les 30 Glorieuses) ou avoir l'embarras du choix est pour tout individus vivant dans notre société tout à fait normal.En effet qui est celui qui en faisant ses courses ne c'est jamais demandait s'il allait plutôt acheter ce produit ou bien celui la !...
-
De tout ce que je suis ou ce que je possède,que puis-je considérer comme véritablement à moi ?
Définitions: MOI (n. m.) 1. — Désigne le sujet en tant qu'il se pense lui-même. 2. — Idée que se fait de lui-même un individu quelconque. 3. — (Psychan.) Instance de la seconde topique freudienne (opposé au ça et au surmoi), le moi (das Ich) dépend des revendications du ça et des impératifs du surmoi ; il apparaît comme un facteur de liaison des processus psychiques et représente le pôle défensif de la personnalité. Il me semble évident qu'ayant une dignité, je ne puisse appartenir à personne. M...
-
Pouvons-nous connaître sans raisonner ?
Analyse du sujet: La raison est une faculté cognitive propre à l'homme qui lui permet d'avoir une relation particulière vis à vis de son environnement. Raisonner, c'est établir des liens, des relations entre les termes du raisonnement selon des principes logiques; raisonner connote une activité de l'esprit qui prend un certain temps. Il faut pour comprendre le sujet définir également ce qu'est "connaître" et s'il existe une seule façon de connaître. La connaissance du monde par la raison, c'est-...
-
Expliquez cette assertion d'Aristote : Il n'y a pas de science du particulier : il n'y a de science que du général ?
Expliquer cette assertion d'Aristote : Il n'y a pas de science du particulier : il n'y a de science que du général. A. — La connaissance du particulier est forcément, pour nous, inadéquate à son objet : il nous est, en effet, impossible de connaître tous les cas possibles, passés, présents, futurs, car leur nombre est indéfini; impossible aussi de connaître à fond, d'épuiser la compréhension d'un seul individu, parce que cette compréhension est pour ainsi dire illimitée. C'est pourquoi l'individ...
-
-
Mes yeux me trompent-ils ?
Corrigé envoyé par : Nom Jexou E-mail : [email protected] CORRECTION DE DISSERTATION autour du sujet suivant : « Mes yeux me trompent-ils ?» Introduction : Il est de tradition philosophique de douter des données visuelles : Platon nous enseigne, dans son « mythe de la Caverne » que les prisonniers se leurrent en ne voyant que les ombres de marionnettes sur la paroi d'une grotte ; Descartes nous invite à douter des données des sens en les relativisant par ceux du rêve. Cependant, les...
-
Toute preuve de la liberté donne-t-elle raison au déterminisme ?
a) Etat de la question. — 1) Aspects psychologique, moral, métaphysique du problème de la liberté ; 2) distinction entre fatalisme et déterminisme ; 3) ambiguïté des preuves de la liberté : par exemple, Kant et la troisième antinomie; Bergson : « toute démonstration de la liberté donne raison au déterminisme » (thèse apparemment inverse de celle que l'on doit analyser). b) Point de vue de la thèse à examiner. — 1) Il n'est question que de la liberté de l'homme ; 2) liberté s'oppose ici à servitu...
-
Loi sociale et loi morale ?
Loi sociale et loi morale. Il y a une obligation issue de la loi sociale, ou plus précisément de la loi de l'État dont nous sommes membres ou du groupe plus restreint auquel nous avons donné adhésion. Nous n'étudierons pas ici les rapports entre la loi sociale et la loi morale (cf. ci-dessous. Droit positif et droit naturel), mais seulement le rapport des deux types d'obligations qui en sont issues. Sous sa forme positive, la loi sociale, qui s'étend depuis les lois constitutionnelles de l'État...
-
La morale peut- elle etre athée ?
[Introduction] Dans la Bible, les lois, qu'elles soient morales ou de simples règles de droit, indiquent aux hommes leur devoir. Elles déterminent ce qu'ils peuvent faire et ce qui leur est défendu. C'est Dieu lui-même qui les conçoit et les donne aux hommes par l'intermédiaire des prophètes, scellant ainsi pour longtemps le sort de la morale à celui de la religion. Pour autant, peut-on aller jusqu'à conclure que toute morale est nécessairement religieuse ? Pour répondre à cette question, nous a...
-
La morale d'Aristote ?
1° Exposé de l'eudémonisme rationnel. - Avec une méthode différente, Aristote aboutit à une conclusion analogue à celle de Platon. Pour lui aussi le bien d'un être, sa fin. c'est la réalisation de son essence, c'est son acte propre, et dans cette perfection de sa nature, il trouve son bonheur, car le plaisir est l'achèvement de l'acte. Or, le propre de l'homme, c'est la raison ; s'a vertu, son bonheur se trouveront donc dans une vie raisonnable. Voici en quoi consiste, d'après Aristote, cette vi...
-
COMMENT ET POURQUOI PENSONS-NOUS L'ABSOLU ?
I. Position de la question. — Réalité de l'idée de l'absolu. Or l'expérience ne donne pas toute faite cette idée. D'autre part, l'idée de l'absolu suppose avant elle l'expérience. La question est donc de savoir comment et par quel travail propre de notre esprit cette idée peut être dégagée de l'expérience. Il y a ici deux questions à résoudre : 1° Comment, c'est-à-dire par quel procédé concevons-nous l'absolu ? 2° Pourquoi, c'est-à-dire pour quelle raison sommes-nous portés à concevoir l'absolu...
-
Les hommes n'échangent-ils que ce dont ils ont besoin ?
Analyse de la question 1. Repérer les concepts de la question. L'échange / le besoin / l'humanité. La restriction « que ce dont ils ont besoin » nous invite à envisager une autre finalité de l'échange. 2. Rechercher d'autres concepts associés ou opposés à ceux du sujet. « L'échange » : le lien social, les relations, la parole, le commerce. « Le besoin » : la nécessité vitale, le corps, la nature, l'intérêt, l'utilité, la vie économique Distinct de: le désir, la jouissance, les besoins spirituels...
-
Peut-on réduire la morale aux moeurs ?
Peut-on réduire la morale aux mœurs ? La complexité d'une telle question réside évidemment dans la définition des termes « morale » et « mœurs ». C ar si la morale apparaît comme une notion éminemment philosophique, il semble que les mœurs renvoient davantage à des questions d'ordre sociologique ou anthropologique. Néanmoins, si la question d'une réduction de la morale aux mœurs se pose, c'est qu'une confusion repose sur l'acceptation de ces termes. Il apparaît donc nécessaire , dans un premier...
-
-
Le bonheur est-il l'absence de malheur ?
VOCABULAIRE: Malheur: Situation pénible, triste, douloureuse OU mauvaise chance, sort funeste. BONHEUR: De bon et heur (terme dérivé du latin augurium, présage, chance). État de complète satisfaction de tous les penchants humains. • Le bonheur se distingue du plaisir et de la joie, qui sont des émotions éphémères et toujours liées à un objet particulier. • Dans les morales eudémonistes, le bonheur est la fin de l'action humaine. Pour Kant, en revanche, c'est le respect de la loi morale qui doit...
-
Quelle valeur donner au débat démocratique ?
Analyse du sujet : Valeur : du latin valor, de valere, « être bien portant », puis « valoir ». Le terme de « valeur » désigne habituellement la qualité des choses, des personnages et des conduites que leur conformité à une norme ou leur proximité par rapport à un idéal rendent particulièrement dignes d'estime. Pour résumer, on peut ainsi parler de valeurs diverses, qu'elles soient culturelles, morales, esthétiques ou scientifiques, qui a chaque fois correspondent à a norme, la référence ou l'id...
-
POUVONS-NOUS PENSER L'ABSOLU ?
Divers sens du mot absolu. — La notion de l'absolu a soulevé les plus graves problèmes. Pour répondre à la question proposée il importe de bien définir ce qu'on entend par absolu. a) D'abord l'absolu c'est ce qui est réellement tel qu'il apparaît, et qu'on ne peut nier sans se contredire. Tels sont les phénomènes de conscience : je pense, je sens, je souffre. » La psychologie la plus terre à terre, dit M. Rabier, est, en ce sens, une connaissance de l'absolument réel, aussi bien que si nous voyi...
-
La diversité des opinions morales est-elle une justification suffisante du scepticisme moral ?
La diversité des opinions morales est la constatation du fait que selon les époques et les pays, les valeurs de bien et de mal, de juste et d'injuste, de vice et de vertus, varient radicalement. Les valeurs morales ne semblent pas universelles, mais bel et bien diverses selon les nations, et au sein d'une même nation, selon l'époque envisagée. Une justification suffisante est une preuve qui suffit à rendre raison, notamment, d'un principe. Il s'agit d'un argument qui permet de déterminer le cara...