Catégorie : Philosophie
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La raison du meilleur est-elle toujours la plus forte ?
ÉLÉMENTS DE RÉFLEXION • S'efforcer d'apprécier l'humour (noir ?) de ce jeu de mots sur l'aphorisme bien connu : La raison du plus fort est toujours la meilleure et surtout se demander si l'on aboutit vraiment à une simple inversion de cet aphorisme. • Que peut-on penser sous le terme «Me meilleur »? Que peut-on penser sous l'expression « la plus forte » (tout en se souvenant ici qu'il s'agit de la raison)? La valeur de la dissertation dépendra en effet avant tout de la rigueur de l'analyse opéré...
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Doit-on supprimer ses désirs pour être heureux ?
[Le bonheur réside dans la suppression des désirs.] LE STOÏCISME OU L'AMOUR DU DESTIN. Nous pouvons démarer l'analyse en partant, à l'instar des stoïciens, de trois affirmations de base peu contestables : le bonheur serait d'avoir tout ce que je désire ; la liberté, de faire tout ce que je veux ; l'homme, esclave de ses désirs, n'a ni bonheur, ni liberté. La folie des désirs. Mais pourquoi en va-t-il ainsi ? C'est qu'avoir tout ce que je désire et faire tout ce que je veux ne sont pas en mon pou...
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Ne croit-on que par faiblesse ?
Analyse du sujet : Ø « Faiblesse » : peut être de deux sortes : 1- physique ; elle s'oppose alors à la force entendue comme ce qui a pour principe d'anéantir toute résistance, c'est-à-dire toute force contraire à son mouvement propre 2- morale ; elle s'oppose alors à la volonté pour désigner une certaine conduite de vie relâchée, c'est-à-dire un manque de caractère et de fermeté. Ø « Croire » : la forme infinitive est importante : il s'agit de considérer la croyance dans son caractère dynamique....
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Raymond Aron, Dimensions de la conscience historique.
« La science historique n'est pas plus une reproduction pure et simple de ce qui a été que la physique n'est une reproduction de la nature. Dans les deux cas, l'esprit intervient et élabore un monde intelligible à partir du donné brut. Mais si l'histoire est une reconstruction comme la physique, elle est une reconstruction de type tout différent. La physique vise la loi, l'histoire le singulier […]. A ucune science ne retient jamais tout du réel, chacune a un mode propre de sélection, visant à d...
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La possibilité de la discussion sur les goûts se fonde-t-elle sur un principe objectif ?
[1. Le plaisir ne serait que la conséquence de la connaissance d'un rapport objectif.] L'idée d'un « bon goût » paraît impliquer que seuls certains objets doivent produire le sentiment du beau. Il est donc tentant de chercher ce qui caractérise l'objet beau en tant que tel. Mais nous avons vu que le beau exprime d'abord un état du sujet : c'est notre satisfaction qui révèle l'existence de la beauté. Nous devons donc toujours partir de notre sentiment pour découvrir ensuite les propriétés de l'ob...
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Est-ce une marque de sagesse de limiter ses désirs à la mesure de ses
besoins ?
Peut-on désirer autre chose que d'être heureux ? Introduction Qui ne désirerait être heureux ? Nul homme assurément. Mais cela suffit-il pour affirmer que l'homme ne désire jamais rien d'autre que d'être heureux ? La quête du bonheur suffit-elle à expliquer tous les comportements humains, voire à résumer toutes ses aspirations ? L'homme semble parfois agir de façon altruiste, c'est-à-dire qu'il semble faire passer le bonheur d'autrui avant son propre bonheur. Il semble aussi parfois agir contre...
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Jean-Jacques Rousseau - Du bonheur public - Fragments publiques
Demande d'échange de corrigé de Bayard Flore ([email protected]). \Sujet déposé : Le bonheur Jean-Jacques Rous seau - « Du bonheur public » - Fragments publiques 1792 O n peut observer que dans cet extrait de texte, Jean-Jacques Rousseau souhaite d'exposer sa thèse s ur le thème du bonheur et plus particulièrement le « bonheur public » et de son rapport envers la politique. M ais on peut notifier que ce texte est paradoxal en effet Rousseau dans une première partie affirme que le bonheur n'es...
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Doit-on satisfaire, maîtriser ou renoncer à ses désirs ?
RAPPEL DE COURS: MAITRISER SES DESIRS Le désir est contrainte vitale. Nous ne choisissons pas notre désir, mais c'est lui qui choisit pour nous. Il s'impose à nous comme une force naturelle qui nous emporte, comme une tyrannie intérieure qui apporte désordre et violence. Le désir nous rend irresponsables. C'est pourquoi la morale, faute de pouvoir supprimer tout désir (ce serait être mort de son vivant), s'efforce de soumettre les désirs et les passions au contrôle de la raison, appuyée par la v...
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Le droit se fonde-t-il sur l’intérêt privé ?
Définition des termes du sujet Le mot « intérêt » peut avoir un sens positif et un sens péjoratif. Au sens positif, l'intérêt est le fait d'être particulièrement attentif à quelque chose qui nous convient. Au sens péjoratif, l'intérêt est la recherche égoïste d'un profit personnel. Dans le cadre d'un sujet politique comme le nôtre, les deux acceptions peuvent être pertinentes, et il faudra peut-être déterminer de quel type d'intérêt il convient de parler en premier lieu lorsque l'on pose la ques...
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La cité idéale chez PLATON
Corrigé envoyé par Milena (1ière année HEC) La cité idéale Le but politique de Platon est de donner les caractéristiques de la cité idéale, la cité bien gouvernée. Pour ce faire, il la décrit dans la République et il en donne la législation dans les Lois. En premier lieu, il convient de définir ce qui est considéré comme une société parfaite chez Platon. Le législateur, qui prend dans la République, ouvrage fondamental, la figure de Socrate, va déduire les spécificités de la cité réellement bonn...
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Le malheur est-il le seul horizon de notre existence ?
Le malheur est-il le seul horizon de notre existence ? Beaucoup d'individu se plaigne de la difficulté de l'existence : celle-ci en effet suppose énormément de contraintes et de douleurs. De surcroît l'homme a toujours conscience de la mort comme horizon ultime et comme réalité inéluctable. Le bonheur dès lors semble avec Kant impossible à atteindre mais cela tient à la nature même de l'homme. En effet son désir est insatiable et il ne sait pas réellement ce qu'il veut pour être heureux. Il semb...
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Pour être libre, faut-il savoir ce que l'on fait ?
Faut-il savoir ce que l'on fait pour être libre ? Analyse du sujet : Partons d'une définition classique de la liberté : c'est pouvoir faire ce que l'on veut. Alors répondre par l'affirmative semble une évidence. Pour faire ce que je veux il faut nécessairement que je sache ce que je fais. En effet, comment pourrait-on vouloir faire quelque chose sans savoir en quoi consiste ce quelque chose ? Mais inversement (et c'est là le côté paradoxal du sujet), le verbe falloir semble indiquer une contrai...
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Quels services la science rend-elle au peuple ?
Quels services la science rend-elle au peuple ? On engage les élèves à réfléchir sur cette question, à regarder autour d'eux avec des yeux non prévenus, et à se défier des apparences. On peut avoir sur ce point bien des illusions. La science rend au peuple un service positif considérable, elle lui facilite la vie et augmente par là la somme de bien-être dont il peut jouir. Ce résultat général est obtenu par les applications de la science, et ces applications sont de deux sortes : 1° industriell...
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A-t-on toujours le choix ?
Sujet : A-t-on toujours le choix ? Analyse du sujet : Présupposé du sujet : nous avons parfois le choix. Notion de choix : s'oppose à la notion de contrainte, suppose une forme de liberté et de raison, mais aussi des possibilités. Là où il n'y a pas de possibilités, il n'y a pas de choix possible. Notion de choix se distingue également de la notion de désir en ce qu'elle inclut une raison (ou délibération) qui fait en sorte qu'on choisit parfois ce que l'on désir, parfois non. La capacité de cho...
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Qu'est-ce qu'expliquer? Explique-t-on de la même manière les phénomènes naturels et la conduite humaine ?
La science cherche à tout expliquer, c'est-à-dire à découvrir le comment et le pourquoi des choses. Elle ne peut admettre nulle part de l'inexplicable, le principe de raison suffisante selon lequel tout a une explication reste le postulat nécessaire de la vie de l'esprit. Pour cela, elle cherche à réduire l'inconnu au connu: comme le dit SPENCER, « on explique un fait en le ramenant à une loi, puis celle-ci par une loi plus générale, et cela jusqu'au principe qui lui ne peut pas être expliqué»....
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De l'obéissance à la loi. Quel en est le principe ? A-t-elle des limites ?
De l'obéissance à la loi. Quel en est le principe ? A-t-elle des limites ? Le principe, c'est que la loi est l'expression de la volonté nationale. (Bossuet, parlant de la loi dans les cités grecques, la définissait : la raison même, reconnue par tout le peuple.) Or la volonté nationale, c'est le souverain. Dans une société démocratique, il n'y a pas d'autre autorité que celle de la loi. Le mépris de la loi, c'est la négation de l'ordre social, c'est l'anarchie. Reste la grosse question des limi...
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De l'inconscient au conscience y a-t-il continuité ou rupture ?
Sujet : De l'inconscience au conscient y a-t-il continuité ou rupture ? Analyse du sujet : - - Il semble intuitivement évident de considérer qu'il y a rupture de l'inconscience au conscient, car si l'on comprend l'inconscience comme l'absence de conscience, il n'y a pas lieu de tracer une continuité de l'une à l'autre. Toutefois, le simple fait que l'on puisse passer de l'inconscience à la conscience et inversement nous invite à suggérer qu'il y a bien un lien entre l'une et l'autre. Si l'on...
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Les hommes doivent ils sacrifier leur liberté pour etre heureux ?
Les hommes doivent-il sacrifier leur liberté pour être heureux ? Analyse du sujet : Du point de vue conceptuel : Homme : Aristote donnait deux définitions de l'homme : il est un « animal rationnel », il est inscrit dans le règne de la nature mais par la raison peut parvenir à s'en extraire épisodiquement ; il est également un « animal politique » : la nature lui a donnée la raison pour lui permettre de s'entendre avec ses semblables. Liberté : Il y a deux grandes façons de conceptualiser la libe...
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Doit-on avoir peur de la science ?
Doit-on avoir peur de la science ? Analyse du sujet : Qu'entend-on par le terme de « science » ? La « science » désigne, dans son sens étymologique, l'ensemble des savoir acquis par l'homme au cours de son évolution, et l'ensemble des savoir à acquérir. C'est donc un terme qui désigne davantage une démarche qu'un ensemble de connaissances statiques. C'est une somme de savoirs, toujours en évolution ; attention, le terme de « sciences » ne se limite pas aux sciences naturelles ou « pures », mais...
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faire son possible, est-ce faire son devoir ?
Sujet : faire son possible, est-ce faire son devoir ? Analyse du sujet : Cette question est formulée de façon particulière : nous avons à la fois affaire à une interrogation totale autrement dit qui appelle une réponse soit par oui, soit non , et à une identité. Répondre par oui c'est acquiesser à l'identité : « faire son possible » = « faire son devoir » ; répondre par non c'est récuser cette identité. Pour nous positionner, il va s'agir dans un premier temps de nous arrêter sur les concepts...