Catégorie : Philosophie
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Peut-on penser sans parler ?
A. — Rappeler l'opinion des écoles nominaliste et traditionaliste. Se basant sur l'usage universel de la parole extérieure ou intérieure, ces deux écoles prétendent que l'homme ne pense qu'en parlant, et ne penserait pas s'il ne parlait pas. Il lui faut, selon de Bonald « penser sa parole avant de parler sa pensée ». B. — Concession : Il faut reconnaître que la pensée, sans le secours de la parole, au moins intérieure, est essentiellement : a) Fugitive, discontinue. b) Obscure, confuse, synthéti...
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Défendre ses droits, défendre ses intérêts, défendre ses privilèges: est-ce
la même chose ?
Introduction Qu'elles soient de natures philosophiques, politiques ou morales, certaines pensées ont axé leurs réflexions sur les notions de « légitimité » et de « légalité ». Celles-ci sont fondées sur la reconnaissance d'un état conflictuel entre les hommes. Nul besoin, en effet, de spéculer sur la permission ou la proscription dès lors que l'on se trouve dans un état de paix général et de respect mutuel. Au sein d'une opposition entre les tenants du « droit naturel » et ceux du « droit positi...
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L'apprentissage de la liberté peut-il se faire sans contrainte ?
Introduction : La liberté peut se définir comme l'absence de contrainte. Dans ce sens, tout ce qui contraint le sujet est aliénation, la société est aliénation de l'individu aux autres, le principe de réalité contraint, il marque notre servitude. Triste liberté qui est heurtée par les hommes et le monde ! Mais on peut aussi définir la liberté comme la puissance, c'est à dire les possibilités du sujet, ses capacités à nouer des liens avec les autres et avec le monde. Cette liberté n'est pas donné...
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Peut-on étre insensible a la beauté ?
Peut-on être insensible à la beauté ? Définition des termes du sujet La question « peut-on » interroge deux types de capacités : une capacité de fait – au sens d'une capacité physique par exemple : je ne peux pas voler dans les airs sans aide extérieure – et une capacité de droit – je ne peux pas faire telle ou telle chose car une instance me l'interdit, que cette instance soit un gouvernement, une tierce personne ou encore moimême. Cette question porte ici sur un état – « être insensible à la...
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Chapitre 4 de "Matière et Mémoire" de Bergson
Demande d'échange de corrigé de Badreddine Marie ([email protected]). Sujet déposé : Que percevons-nous réellement ? Dans son extrait du chapitre 4 de "matière et mémoire " Bergson aborde le thème de la perception. Il tente d'expliquer comment ce que nous percevons des objets n'est pas nécessairement ce que l'objet est réellement, ainsi il cherche à démontrer que nous ne percevons jamais l'essence de l'objet, ou l'objet en soi puisque nous n'arrivons pas à séparer l'objet de son entourag...
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L'histoire est-elle le règne du hasard ?
Introduction Le terme « histoire » est synonyme d'information, d'enquête. L'histoire désigne à la fois le récit des évènements passés (l'histoire du M oyen-Â ge, de la Renaissance) et l'ensemble de ces évènements (le cours de l'histoire). A insi comment déterminer ce cours de l'histoire, a-t-il un ordre, une orientation ? C ette question est légitime quand on voit l'apparent désordre des évènements qui jalonnent le monde des hommes. L'his torien tente de déterminer les causes qui sont à l'origi...
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Le travail est il un besoin ou un désir ?
Définitions des termes de la question. - Il n'est pas utile ici de définir l'homme. Mais, il importe de bien remarquer qu'il n'est pas ici question des individus mais de l'homme en général. - Le besoin désigne l'état d'un être à qui manque quelque chose de nécessaire en vue d'une fin quelconque. Que cette fin soit interne à cet être, comme la survie ou le bien- être, ou qu'elle soit externe, comme lorsqu' il s'agit de réaliser quelque chose ou d'atteindre un but. - Le travail désigne l'activité...
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L'amour de l'art est-il possible sans un savoir sur l'art ?
Sujet 100063 L'amour de l'art est-il possible sans un savoir sur l'art ? L'enjeu du sujet est de voir s'il faut forcément avoir un savoir, des connaissances sur l'art pour pouvoir goûter une oeuvre d'art. Or une oeuvre d'art se caractérise dans la philosophie classique par la beauté. est-ce que le jugement "c'est beau" nécessite des connaissances? Est-ce que l'ignorant total en art peut apprécier l'art? Si l'art ne suppose pas de connaissances, comment connaître la valeur d'une oeuvre? Comment...
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Les prescriptions morales ne sont-elles, par nature, que des interdictions
?
Introduction La morale est étroitement liée aux notions de bien et de mal. Ainsi elle prescrit, selon les temps et les lieux, des règles de conduite permettant au sujet d e vivre « en harmonie » avec s e s partenaires. Le contenu des prescriptions morales évoque des devoirs qui incombent au sujet. Et ces devoirs s e laissent saisir sur le m o d e injonctif d e l'interdiction. D'où le « tu ne tueras point », un d e s commandements divin, qui exhorte tout sujet à ne pas ôter la vie, même celle de...
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Arthur SCHOPENHAUER: Bonheur et souffrance
Nous avons affaire ici à un des textes les plus connus du philosophe allemand Arthur Schopenhauer. La thèse défendue dans ce court extrait lui a valu le qualificatif de pessimiste. Le philosophe ici tend à montrer que l'homme n'est pas caractérisé par son intellect mais bien par la volonté. Ce fait amène l'homme à un désir perpétuel et à une souffrance incessante. Le but de Schopenhauer est bien ici de dénoncer l'illusion du bonheur et de rétablir la vraie nature de l'homme. Pour ce faire, il fa...
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La croyance contribue-t-elle aux bonheur des hommes ?
La croyance porte toujours sur un objet, un fait. On parle souvent de croyance en quelque chose. De manière générale, la croyance est adhésion à une idée, à une représentation, mais une adhésion souvent immédiate, naïve et irréfléchie. Dans notre société, la croyance est souvent considérée négativement. Elle est en effet la marque d'ignorance. Nous croyons parce que nous ne savons les causes réelles des phénomènes. Dans cette optique, croire, c'est se tromper sur la nature du monde et n'avoir au...
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Pour être moral, suffit-il d'avoir le courage de rester d'accord avec soi-même ?
Pour être moral, suffit-il d'avoir le courage de rester d'accord avec soi-même ? La morale est-elle une logique de la conduite ? INTRODUCTION. — Nous admirons l'homme conséquent avec lui-même et qui, au lieu de se laisser aller au gré des circonstances, maintient coûte que coûte, les principes auxquels il s'est arrêté. Pouvons-nous donc définir la morale une logique de la conduite, et le courage qui fait rester d'accord avec soi-même suffit-il à constituer la moralité ? I. — MORALE ET LOGIQUE DE...
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Russell: La valeur de la philosophie
Russell La valeur de la philosophie doit en réalité surtout résider dans son caractère incertain même. // Celui qui n'a aucune teinture de philosophie traverse l'existence, prisonnier de préjugés dérivés du sens commun, des croyances habituelles à son temps ou à son pays et de convictions qui ont grandi en lui sans la coopération ni le consentement de la raison. Pour un tel individu, le monde tend à devenir défini, fini, évident ; les objets ordinaires ne font pas naître de questions et les pos...
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La copie d'une belle oeuvre d'art peut-elle être une belle oeuvre d'art
?
La copie d'une œuvre d'art se comprend en plusieurs sens, une copie peut être une reproduction par gravure et photographie, une copie peut être parfois un faux. Il est question ici de se demander si dans l'art on admire en vérité un objet pour lui-même ou pour le prestige qui l'entoure, pour l'artiste génial qui l'a crée ou pour lui-même. Aussi une copie peut parfaitement rendre compte d'un travail d'artistes et donner lieu à des émotions esthétiques comparables aux œuvres d'art originales. Mais...
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Est-ce légitimement que l'on invoque la réalité des faits contre les
spéculations de la raison ?
Définition des termes du sujet Ce sujet demande que l'on mette en question une posture intellectuelle courante qui consiste à dénigrer l'usage abstrait, théorique de la raison pour promouvoir la prise en compte des faits bruts. Plus précisément, c'est la question de la légitimité de cette posture qui est posée : est légitime une instance qui s'exerce à bon droit, qui est fondée à recevoir ce qu'elle revendique – la légitimité suppose donc une validité. Le verbe « invoquer » a un sens fort, il dé...
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Pourquoi n'y a-t-il pas une langue mais plusieurs ?
Sujet: Pourquoi n'y a-t-il pas une langue mais plusieurs? Analyse du sujet: Il faut commencer par définir ce qu'est une langue. La langue est un système d'expression qui permet la communication entre les hommes. Or, de fait, il existe autant de langue que de peuple, de nation. La langue a donc un rapport étroit avec ce qui fait la culture d'un peuple. Mais, comment expliquer la pluralité des langues dans le monde, qu'est-ce qui permet cette diversité? Mais si une langue doit permettre la commun...
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Comment définissez-vous la compétence en matière de politique ?
Il semble que dans le monde contemporain le politique soit de plus en plus jugé, évalué, en fonction de « compétences » qui débordent justement la sphère politique : compétence en économie notamment ou en communication. Le politique moderne doit, semble t-il s'improviser expert en tout et n'importe quoi, or quelle compétence fondamentale requiert l'activité politique, au-delà de celles régionales et de circonstance ? Encore faut-il demander ce qu'on entend par compétence politique, cela a-t-il r...
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Peut-on distinguer, et comment, la force de la violence ?
Force et violence sont-ils deux termes synonymes ? L'un comme l'autre implique la réalisation d'une puissance, l'exercice d'un pouvoir, quelque chose est soumis dans la violence autant que vaincu par la force. Pourtant il apparaît que la force n'est pas la violence. La seconde a un rayon d'existence limité à la sphère des actions et comportements humains, la nature est violente aux yeux de l'homme, en réalité elle n'exerce qu'une force neutre en elle-même à l'égard des maux qu'elle nous afflige....
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Le civisme est il une valeur dépassée ?
Introduction C'est à une notion ambiguë qu'à affaire la philosophie lorsqu'elle aborde le civisme. Pourtant rien ne semble plus adéquat à l'homme que cette dernière au regard de l'adage aristotélicien qui voyait en ce dernier un « animal politique ». Le civisme serait alors la manifestation concrète d'une nature humaine profondément citoyenne (« politique » vient du grec « polís » signifiant cité). L'humain reconnaît, en ce sens, sa responsabilité (morale, politique, sociale) envers l'espace pub...
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Une science de l'incertain est-elle encore une science ?
Introduction Nos générations actuelles sont celles issues de ce récent assentiment général (aux yeux de l'histoire) donné à la « Science », qu'André Breton caractérisa ainsi au vingtième siècle : « Si la religion fut longtemps l'opium du peuple, la Science est en bonne place pour prendre le relais. » Malgré cette reconnaissance quasi universelle de sa légitime prétention à conduire objectivement au vrai par méthode, celle-ci ne cesse de se diviser pour mieux se disperser dans les méandres abyssa...