Catégorie : Philosophie
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Le moi n'est-il qu'une illusion ?
PREMIERE CORRECTION (à compléter avec la seconde correction ci-dessous) : On a trop tendance à vouloir fonder le moi sur l'évidence interne. Rien d'objectif ne peut être atteint par ce biais. Il faut donc renoncer à la notion même de moi, issue d'une métaphysique surannée. L'évidence interne est stérile Pour Paul Ricœur, la tradition n'est pas parvenue à développer une théorie solide du moi. La raison de cet échec vient peut-être du fait que les philosophes ont toujours privilégié le point de v...
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Faut-il vouloir penser par soi-même ?
Analyse du sujet : La forme de notre sujet est une question fermée : il s'agira d'y répondre par « oui » ou « non » en conclusion, au terme de l'argumentation qui fait l'objet du corps de la dissertation. L'argumentation est toujours la défense d'une thèse, c'est-à-dire, une prise de position par rapport à un problème qu'il s'agit de mettre au jour dans l'introduction. Pour faire surgir le problème qui sommeille dans le sujet, il convient d'analyser les termes qui composent celui-ci : Nous relev...
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La philosophie prémunit-elle contre l'illusion ?
L'illusion est une méprise qui consiste à prendre l'apparence pour la réalité et la vérité. Contrairement à la connaissance fausse qu'est l'erreur, l'illusion ne semble pas seulement s'expliquer par notre rapport avec l'objet à connaître, mais impliquer égalem ent un rapport à nous-mêmes. Si l'illusion consiste alors dans une certaine mesure à se duper soi-même, elle semble plus difficile à rectifier que l'erreur : on peut prendre par nous-mêmes conscience d'une erreur, alors que l'on résiste à...
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La rationalité scientifique satisfait-elle les besoins de la raison ?
Vocabulaire: RAISON: Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, de raisonner » (en grec logos). * Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même défini comme « animal raisonnable »). * Par opposition à l'intuition : faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner des concepts et des jugements, de déduire des conséquences. * Par opposition à la passion ou à la folie : pouvoir de bien juger, de distinguer le vrai du faux, le bien du mal. * Par opposition à la foi : la « lumiè...
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La vérité mathématique est-elle le modèle de toute vérité ?
Problématique: Les mathématiques ont pour caractère particulier de produire des vérités qui sont à la fois nécessaires et certaines. Personne ne peut contester les énoncés "deux plus deux font quatre" et "la somme des angles d'un triangle est égale à deux droits". On comprend donc que les vérités mathématiques servent de modèle à toute recherche de la vérité. Pourtant n'est-ce pas perdre de vue la diversité des types de vérités ? Première partie: les mathématiques sont le modèle des autres scien...
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La technique nous permet-elle de maîtriser la nature ?
La technique : C'est l'ensemble des procédés, éprouvés par la pratique et fondés sur le savoir, par lesquels une civilisation utilise un outillage pour produire un résultat. La nature : Lorsqu'on parle de la nature, on veut parler du monde dans son ensemble, mais abstraction faite de ce que l'homme y a mis et des transformations qu'il y a faites. En somme, la nature, c'est l'ensemble du réel, mais ôté de tout ce que l'homme y a fait ou ajouté, c'est-à-dire ôté de tout ce qui est artificiel. La n...
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La raison peut-elle vouloir la violence ?
Il faut défendre les valeurs de la raison La Révolution française est une conséquence du rationalisme des Lumières. C'est au nom de la raison que les philosophes du XVIIIe siècle ont critiqué la religion et la monarchie et réclamé l'établissement d'un État de droit propre à défendre les libertés de tous les citoyens. Au nom de choix politiques rationnels, il a été nécessaire de recourir à la violence pour jeter bas un régime injuste, fondé sur des croyances irrationnelles. La violence peut servi...
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La tradition fait-elle obstacle a la liberté ?
PREMIERE CORRECTION Il est courant d'entendre dire que la tradition entrave la liberté, tout particulièrement lorsque l'on évoque la tradition religieuse. Pourtant, et paradoxalement, la tradition est souvent vantée comme porteuse d'une sagesse populaire sensée, entre autres, libérer l'esprit d'illusions. Mais qu'est-ce que la tradition ? Le substantif "tradition" est issu du latin "traditio" qui évoque l'action de transmettre". Ce terme latin vient lui-même du verbe "tradere" : "transmettre". "...
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La relation fondamentale a autrui est-elle l'imitation, la sympathie ou le conflit ?
MODALITÉS DE LA COMMUNICATION DES CONSCIENCES : LE CONFLIT Pour Hegel, le fait premier n'est pas la solitude du « Cogito » cartésien, mais le conflit des consciences. De même que dans la logique dialectique la thèse implique immédiatement l'antithèse, de même la conscience de soi ne se pose qu'en supposant aux autres consciences. Si j'étais tout seul, dire «je» n'aurait aucun sens. Dire «je» c'est reconnaître la singularité des autres, reconnaître qu'il y a d'autres «je» que le mien mais en même...
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Justice et charité ?
VOCABULAIRE: Justice: a) Juste reconnaissance du mérite et des droits de chacun. b) Caractère de ce qui est conforme au droit positif (légal) ou au droit naturel (légitime). Chez Platon et Aristote, la justice est la vertu essentielle qui permet l'harmonie de l'homme avec lui-même et avec ses concitoyens. De façon plus moderne, la justice se confond tantôt avec l'idéal du droit naturel, tantôt, comme institution d'un État, avec le droit positif. Nous venons de voir que la justice distributive de...
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La relation conscient-inconscient est-elle nécessairement conflictuelle ?
Le terme inconscient peut renvoyer à deux acceptations différentes. On peut en effet, le définir négativement comme le non-conscient, le terme est alors employé sous la forme d'un adjectif dont le substantif(le nom) correspondant est inconscience, et sert à désigner un état ou un individu. Dans la seconde acceptation, l'inconscient est d'abord utilisé sous la forme d'un substantif et est défini de manière positive comme une réalité psychique. Dans les deux cas, l'inconscient et l'inconscience s'...
- L' histoire peut-elle servir de religion ?
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La sagesse est-elle compatible avec la passion ?
• La figure du sage, telle que nous la transmet l'Antiquité, paraît ne pas devoir connaître de passion : s'il vise l'absence de trouble (l'ataraxie épicurienne) ou l'absence de sensibilité (l'apathie stoïcienne), comment pourrait-il être en proie à une passion ? Dans cette optique, même une passion pour la sagesse paraît peu concevable. Mais le jugement sur les passions est variable dans l'histoire de la philosophie, et la question de savoir si la passion est ou non compatible par principe avec...
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Le passé a-t-il plus de réalité que le futur ?
Aide du prof Le passé et le futur semblent l'un et l'autre manquer de réalité. En effet, le passé se définit comme ce qui n'est plus et le futur comme ce qui n'est pas encore. Ces deux définitions nous renvoient donc semble-t-il avant tout à des non-êtres. C'est ainsi d'ailleurs qu'Aristote les définit au livre 4 de la Physique. Seul le présent semble avoir une réalité, il est ce qui est maintenant. En ce sens, il peut sembler étrange de se demander si le passé a plus de réalité que le futur pui...
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La beauté est-elle nécessaire a la vie ?
On pense généralement que la beauté est une chose pour le seule plaisir esthétique, mais on mesure mal son importance pour la vie courante et ses affres. Cette nécessité de l'art pour la vie tiendrait à de véritables besoins artistiques inhérents à l'homme, besoins qui tiendraient à sa nature même. Mais l'époque contemporaine avec l'apparition de la consommation de masse des biens culturels et le kitsch tend à diminuer ce besoin de beauté pour le remplacer par un besoin d'images, d'informations,...
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La vérité doit-elle se méfier de l'opinion ?
Introduction La tâche que l'on assigne communément à la philosophie est la recherche de la vérité. Pour autant celle-ci s'attache à réfléchir et discuter, en premier lieu, sur ce que l'opinion commune considère comme des vérités. C'est sans doute ici une problématique majeure qui se pose à la philosophie : la nature du rapport entre opinion et vérité. Le plus souvent l' « amour de la sagesse » pose la doxa (« opinion » en grec) pour mieux, en dernier lieu, la réfuter. La philosophie, de fait, ne...
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La science nous livre-t-elle le réel tel qu'il est ?
On pourrait penser que le scientifique se contente de procéder à une accumulation de faits qu'il suffirait de constater, la réalité étant là, ne demandant qu'à être " cueillie ", comme si la science se ramenait à une observation ou à un constat. Qu'en est-il vraiment ? D'un côté, si on considère que la science cherche à établir des vérités, elle doit bien nous conduire à saisir le réel tel qu'il est. En effet, la vérité se définit bien comme l'adéquation de l'esprit et du réel. Vous retrouvez ic...
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La science bannit-elle toutes croyances ?
PREMIERE CORRECTION INTRODUCTION La science vise l'établissement de connaissances vraies et universelles. La croyance, quant à elle, est parente de l'incertitude. Croire ce n'est pas savoir, c'est tout au plus avoir certaines motivations d'ordre affectif conduisant l'individu à être convaincu de telle ou telle chose, sans qu'il puisse être certain de sa validité. La relation d'exclusion entre la science et la croyance s'impose de prime abord. Pour autant si la science vise la vérité, son atteint...
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l'amour : pulsion naturelle ou donnée culturelle ?
Le sentiment amoureux est propre à l'être humain, l'attachement des couples animaux, parfois exclusif (chez certaines espèces de manchot par exemple) ne se double d'aucun sentiment ; pas d'amour sans conscience, sans représentation possible. Si l'amour était réductible à un pur état physico-chimique ou hormonal il serait partagé par l'ensemble des espèces animales, c'est à la source du sentiment amoureux qu'il faut réfléchir. Nous nous demanderons quelle est la part de construit dans l'amour, da...
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La certitude d'etre mortel est-elle un obstacle a mon bonheur ?
• Remarquez qu'il ne s'agit pas ici de la certitude de la mort des autres, mais de la mort en première personne. • Presque tous les grands systèmes de pensée ont affirmé que la mort ne devait pas être un obstacle au bonheur, reconnaissant du même coup qu'elle pouvait en être un et qu'elle en était un. • Obstacle dans la mesure de cette certitude : si je suis heureux je sais que ce bonheur est limité dans le temps par la certitude de la mort. L'idée d'un bonheur limité, d'un bonheur qui ne durera...