Catégorie : Philosophie
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Cours de philosophie sur L'HISTOIRE.
L'histoire ne recommence jamais, et on ne peut jamais s'enrichir de ses leçons. C 'est en tout cas ce que nous enseigne l'histoire ellemême. Mais précisément, il se trouve que ce savoir historique lui-même est largement déterminé par les préoccupations du présent. Aussi, alors qu'elle prétend à une scientificité rigoureuse, elle ne peut jamais y parvenir, de sorte que l'histoire est toujours à recommencer. 1 . L'histoire est la connaissance du passé humain connaissance vérité Dans son livre...
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Vie et oeuvre de HEGEL
— I — Vie. Georg-Wilhelm-Friedrich Hegel naquit à Stuttgart le 27 Août 1770. Il étudia au séminaire de Tubingen où il connut Schelling, le futur philosophe. Après un temps de préceptorat, il rejoignit Schelling qui remplaçait Fichte à l'Université d'Ièna et lui-même y était nommé professeur en 1806, succédant à Fichte. D'abord acquis à la philosophie de Schelling pour qui rien ne se pose que par une lutte et une victoire sur son opposé, Hegel collabore aux journaux dirigés par Schelling. En 1807...
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La vérité est-elle toujours préférable à l'illusion ?
INTRODUCTION Définition des termes et problématisation : L'illusion est communément rapprochée de l'erreur. Un homme est abusé par une illusion quand par exemple il voit un bâton brisé dans l'eau et croit qu'il l'est effectivement. En ce sens l'illusion se rapproche de la tromperie et est synonyme d'obstacle à la vérité. Une des conséquences possibles de l'illusion est le scepticisme. En effet si l'illusion habite ce monde alors est-il encore possible d'avoir des certitudes ? Le doute est-il rée...
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Parlant de son roman les Misérables, Victor Hugo écrit : « ... Tant qu'il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles. » On sait que les intentions de l'auteur, quand il composa les Misérable
Parlant de son roman les Misérables, Victor Hugo écrit : « ... Tant qu'il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles. » On sait que les intentions de l'auteur, quand il composa les Misérables, étaient de révéler au monde la réalité de la misère et ses conséquences; vous direz, en faisant appel à votre culture personnelle, l'intérêt que présentent selon vous les œuvres animées de semblables intentions. Introduction. 1. a) Existence e...
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« Il n'existe pas de peuples non civilisés. Il n'existe que des peuples de civilisations différentes. » Marcel MAUSS, « L'enseignement de l'histoire des religions des peuples non civilisés à l'École des hautes études », Revue de l'histoire des religions,
« Il n'existe pas de peuples non civilisés. Il n'existe que des peuples de civilisations différentes. » Marcel MAUSS, « L'enseignement de l'histoire des religions des peuples non civilisés à l'École des hautes études », Revue de l'histoire des religions, tome 2. Commentaire de citation Introduction Cette citation peut paraître, de prime abord, évidente. Pourtant cette idée a mis très longtemps avant de s'imposer dans nos esprits. En effet, lorsque Mauss, éminent sociologue français, écrit ces mo...
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Le progrès technique entraine-t-il l'apparition de nouveaux devoirs ?
Le progrès technique entraîne-t-il de nouveaux devoirs ? Selon Kant, la volonté bonne donne accès à la conscience du devoir, conçue comme expérience du fait que le pouvoir pratique de la raison s'exerce en l'homme comme un commandement. Cette expérience du devoir n'est pas en continuité avec les penchants, le désir ou l'intérêt ; elle ne provient d'aucun vécu antérieur d'origine sociale, religieuse ou psychologique. La maxime de l'action est une maxime subjective de la volonté qui peut être form...
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Alors qu'on pouvait lire dans la Revue « Le Réalisme », publiée vers 1860 : « Le Réalisme conclut à la reproduction exacte, complète, sincère du milieu social, de l'époque où l'on vit... », Montherlant a écrit : « Il ne faut pas qu'un écrivain s'intéress
Alors qu'on pouvait lire dans la Revue « Le Réalisme », publiée vers 1860 : « Le Réalisme conclut à la reproduction exacte, complète, sincère du milieu social, de l'époque où l\'on vit... », Montherlant (1896-1972) a écrit : « Il ne faut pas qu\'un écrivain s'intéresse trop à son époque, sous peine de faire des œuvres qui n'intéressent que son époque. » Commentez et discutez ces deux points de vue contradictoires concernant la tâche du romancier. En présentant comme contradictoires la conclusion...
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Le travail humain est-il facteur de détérioration ou d'épanouissement ?
Le travail a acquis de nos jours une valeur fondamentale et constitue d'ailleurs un problème très présent. La fonction sociale est rattachée au travail et il s'agit pour tous d'avoir accès à l'emploi. Il n'en a pas toujours été ainsi. Le travail se définit généralement comme une activité orientée vers une fin autre qu'elle même à la différence du jeu qui comporte sa finalité en lui-même. On considère le travail comme ce qui est utile socialement. En ce sens, le terme renvoie aussi bien au labeur...
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« L'école classique qui ne mêlait pas la vie des auteurs à leurs ouvrages se privait d'un puissant moyen d'appréciation. » (Chateaubriand, le Génie du Christianisme.). Expliquez cette opinion et appréciez-la en indiquant comment elle a pu renouveler la c
« L'école classique qui ne mêlait pas la vie des auteurs à leurs ouvrages se privait d'un puissant moyen d'appréciation. » (Chateaubriand, le Génie du Christianisme.) Expliquez cette opinion et appréciez-la en indiquant comment elle a pu renouveler la critique littéraire au XIXe siècle. PLAN Début. — Chateaubriand pose les principes d'une critique nouvelle, pour soutenir sa thèse fondamentale dans le Génie du C hristianisme. 1. La critique classique ne jugeait que d'après des règles générales sa...
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Suffit-il de voir ou de savoir ?
Les premiers mouvements naturels de l'homme étant de se mesurer avec tout ce qui l'environne, et d'éprouver dans chaque objet qu'il aperçoit toutes les qualités sensibles qui peuvent se rapporter à lui, sa première étude est une sorte de physique expérimentale relative à sa propre conservation, et dont on le détourne par des études spéculatives avant qu'il ait reconnu sa place ici-bas. Tandis que ses organes délicats et flexibles peuvent s'ajuster aux corps sur lesquels ils doivent agir, tandis...
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« Bossuet instruit les vivants par l'exemple des morts », avait dit le Cardinal de Polignac dans son discours de réception à l'Académie française, où il faisait l'éloge de son prédécesseur (3 août 1704). Commentez ces paroles à l'aide des oraisons funèbr
« Bossuet instruit les vivants par l'exemple des morts », avait dit le Cardinal de Polignac dans son discours de réception à l'Académie française, où il faisait l'éloge de son prédécesseur (3 août 1704). Commentez ces paroles à l'aide des oraisons funèbres que vous avez étudiées. PLAN Début. — Bossuet a profondément transformé l'Oraison funèbre, genre qui n'avait rien fourni de remarquable avant lui, et il a réalisé des chefs-d'œuvre d'éloquence sous l'inspiration de son génie oratoire et de son...
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« Il y eut un temps où le voyage confrontait le voyageur à des civilisations radicalement différentes de la sienne et qui s'imposaient d'abord par leur étrangeté. Voilà quelques siècles que ces occasions deviennent de plus en plus rares. Que ce soit dans
Un temps n'est plus ! Celui où le voyage comblait le goût de l'exotisme que nourrissait la fascination exercée par les pays lointains — l'appel de Tailleurs se traduisant sinon par un départ effectif, du moins par une curiosité avide pour les mœurs étrangères en même temps qu'étranges. Ce temps est idéalement illustré, aux yeux de C. Lévi-Strauss, rousseauiste convaincu, par le xviiie siècle, même si de toute évidence d'autres siècles pourraient être évoqués, notamment celui des grandes découver...
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« Aujourd'hui nous recevons trois éducations différentes ou contraires : celle de nos pères, celle de nos maîtres, celle du monde. Ce qu'on nous dit dans la dernière renverse toutes les idées des premières. » Montesquieu, Esprit des lois, IV, 1748. Pense
DIFFICULTÉS... CONSEILS... PROPOSITIONS... • Cette citation est extraite de la quatrième partie de L'Esprit des Lois, dont le titre est « Que les lois de l'éducation doivent être relatives aux principes du gouvernement ». Le paragraphe que commence notre phrase se termine par cette explication : « Cela vient, en quelque partie, du contraste qu'il y a parmi nous entre les engagements de la religion et ceux du monde ; chose que les anciens ne connaissent pas. » Montesquieu donne donc une raison à...
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Le travail fait-il le malheur de l'homme ?
Le travail est un effort, individuel ou collectif, physique ou intellectuel, conscient, délibéré, créatif, professionnel ou non, dont le but est la concrétisation d'un projet, d'une idée. De nos jours, le travail occupe une place primordiale dans la vie des hommes, il est souvent considéré comme une preuve d'identité dans la société. Dans notre société moderne, l'homme travaille pour vivre, c'est une nécessité, afin de pouvoir subvenir après ses besoins primaires, à ses besoins secondaires (c...
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André Chénier a dit : « De toutes les nations de l'Europe, les Français sont ceux qui aiment le moins la poésie et qui s'y connaissent le moins. » Renchérissant sur ce jugement, Baudelaire écrivait : « La France éprouve une horreur congénitale de la poés
André Chénier a dit : « De toutes les nations de l'Europe, les Français sont ceux qui aiment le moins la poésie et qui s'y connaissent le moins. » Renchérissant sur ce jugement, Baudelaire écrivait : « La France éprouve une horreur congénitale de la poésie ». Enfin un critique contemporain, Gustave Lanson, déclare : « Le lyrisme n'est qu'un accident chez nous, la création en a été tardive et laborieuse : la source du lyrisme s'ouvre en effet assez rarement au fond de l'âme française. » En rappro...
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La religion engendre-t-elle nécessairement la superstition ?
A la question posée par le sujet, on serait tenté de répondre très vite que non d'un point de vue extérieur à la religion, seulement la question semble après réflexion plus difficile que cela à résoudre. Le dictionnaire nous dit que la superstition consiste en une croyance irraisonnée ou au pouvoir occulte et fatal d'un acte, d'un signe. Ainsi le sujet nous demande si les religions sont totalement prisonnières de la superstition ? On verra donc dans un premier cas que la définition de la sup...
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« Un voyage, c'est trois voyages, trois étapes de la pensée : c'est d'abord ce qu'on a désiré, pressenti et, malgré soi, avant le départ, appelé; c'est sur place les choses vues. Et puis c'est, après le retour, ce que nous retenons, ce qui est vraiment d
« Un voyage, c'est trois voyages, trois étapes de la pensée : c'est d'abord ce qu'on a désiré, pressenti et, malgré soi, avant le départ, appelé; c'est sur place les choses vues. Et puis c'est, après le retour, ce que nous retenons, ce qui est vraiment demeuré en nous d'une telle expérience. » Que pensez-vous de cette définition du voyage donnée par Maurice Barrés ? Lequel de ces trois voyages présente le plus d'attrait ? Introduction. — Tandis que l'animal est confiné dans le présent, l'homme,...
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Baudelaire affirmait en 1859 : « Je crois que l'art est et ne peut être que la reproduction exacte de la nature ». Au contraire, un critique de la Revue des Deux Mondes déclarait quelques années plus tard : « L'art est dans le choix, dans l'interprétatio
Baudelaire affirmait en 1859 : « Je crois que l'art est et ne peut être que la reproduction exacte de la nature ». Au contraire, un critique de la Revue des Deux Mondes déclarait quelques années plus tard : « L'art est dans le choix, dans l'interprétation des éléments qui lui sont offerts, nullement dans la copie littérale de tel ou tel détail indifférent ou repoussant. » Quel est de ces points de vue celui qui vous paraît le plus juste ? C'est traditionnellement à l'auteur de la Poétique et de...
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Henry Miller écrit : « A quoi servent les livres, s'ils ne nous ramènent pas vers la vie ?... Notre espoir à tous, en prenant un livre, est de rencontrer un homme selon notre coeur, de vivre des tragédies et des joies que nous n'avons pas le courage de p
Henry Miller écrit : « A quoi servent les livres, s'ils ne nous ramènent pas vers la vie ?... Notre espoir à tous, en prenant un livre, est de rencontrer un homme selon notre cœur, de vivre des tragédies et des joies que nous n'avons pas le courage de provoquer nous-mêmes, de rêver des rêves qui rendent la vie plus passionnante, peutêtre aussi de découvrir une philosophie de l'existence qui nous rende plus capables d'affronter les problèmes et les épreuves qui nous assaillent. » En vous appuyant...
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Imaginons que vous soyez bibliothécaire et qu'un lecteur dans l'embarras vous demande de lui indiquer un « bon livre». Quels seraient les critères qui vous permettraient de le conseiller ? Evitez de faire un catalogue d'oeuvres et de rester dans le vague
Imaginons que vous soyez bibliothécaire et qu'un lecteur dans l'embarras vous demande de lui indiquer un « bon livre». Quels seraient les critères qui vous permettraient de le conseiller ? Evitez de faire un catalogue d'oeuvres et de rester dans le vague : soyez précis, exprimez-vous en fonction de vos expériences de lecteur et de vos goûts. En tant que bibliothécaire, Monsieur, je me permettrai de vous indiquer ce qu'est, d'après un jugement qui m'est strictement personnel, un «bon livre». Mais...