Catégorie : Philosophie
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connaître est-ce seulement s'informer ?
Analyse du sujet · Eléments de définition ® Connaître = Il s'agit ici de prendre le terme au sens fort de véritable savoir du vrai, de science. La connaissance repose donc sur notre faculté de connaître, c'est-à-dire intelligence ou raison, et non sur notre imagination. On l'opposera donc ici au simple préjugé ou opinion (dont la marque n'est pas le vrai, mais simplement le probable). La connaissance est certaine, elle marque la nécessité et l'universalité d'une vérité, quand l'opinion n'en ma...
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Pourquoi l'homme ne peut-il pas vivre sans technique ?
APPROCHE: L'homme pourrait-il renoncer à la technique ? Pourquoi ? Serait-il possible de souhaiter, par exemple, un " retour à la nature " ? Mais même si la technique apparaît comme indispensable à notre évolution et sans doute tout simplement à notre survie, peut-on tout accepter de la technique ? Faut-il la laisser se développer sans contrôle ? INTRODUCTION: La technique, qui vient du mot grec technê signifant « art », « habilité » ou même littéralement « technique », désigne ce savoir-faire q...
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Doit-on vouloir être sage ?
Doit-on vouloir être sage ? Définition des termes du sujet « Devoir », c'est être obligé de, que cette obligation provienne de nous-mêmes ou d'une instance extérieure : il y ainsi des devoirs moraux que nous nous imposons à nous-mêmes parce que nous tenons à adopter une certaine ligne de conduite, et des devoirs que l'on nous impose parce, par exemple, ils répondent à une exigence de la communauté dans laquelle on vit. Le sujet interroge plutôt le premier type de devoir, même si l'on pourrait...
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Peindre n'est pas dépeindre, écrire n'est pas décrire. Qu'en pensez-vous
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Introduction Cette remarque du peintre Georges Braque (1882-1963), ami de Picasso entre autres, ne peut laisser indifférent quand on considère l'histoire de la production artistique. En effet, il aura fallu attendre la Renaissance, et surtout le Romantisme allemand, pour voir l'art se désenclaver de contraintes techniques et théologico-politiques. Conjointement à cet essor va apparaître le rôle de la sensibilité, faculté en l'homme permettant de juger selon ses goûts de la nature d'une œuvre (es...
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La science échoue-t-elle à connaître le vivant ?
Termes du sujet: VIVANT: L'être vivant est un organisme. Il n'est pas constitué d'une juxtaposition de parties ajoutées les unes aux autres. Ces parties forment un tout car elles sont interdépendantes (le fonctionnement d'une partie est tributaire de celui des autres) et paraissent toutes participer à une fin commune : le maintien de l'être vivant en vie. Parce qu'il est un organisme, l'être vivant est un organisme. Tout être vivant est un individu au sens où il forme une unité distincte, ne res...
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Les beaux-arts ne s'adressent-ils qu'à la vue et à l'ouie ?
Réduire les beaux-arts aux sens dits nobles comme la vue et l'ouïe, serait réduire ceux-ci comme l'occasion d'un pur plaisir intellectuel et non sensible. C'est aussi opposer une vision intellectuelle de l'art contre une vision plus sensuelle et corporelle. Les arts relevant du sens du toucher, du goût, de l'odorat ne pourraient relever de l'art ? Il serait important d'interroger la place des sensations tactiles dans la perception de l'art, de la place des sensations du toucher dans les arts scé...
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Évidence et croyance. Y a-t-il entre l'évidence et la croyance une
différence spécifique ou seulement une différence de degré ?
Évidence et croyance. Y a-t-il entre l'évidence et la croyance une différence spécifique ou seulement une différence de degré ? Il y a une différence spécifique, une différence de nature : l'évidence s'impose fatalement à l'intelligence ; la croyance requiert l'adhésion de la volonté. Cette question de la croyance est fort débattue de nos jours, et les travaux de l'école néo-criticiste (Renouvier) l'ont mise au premier rang des problèmes philosophiques. Disons avant tout qu'il s'agit ici de la s...
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Beauté et utilité - Le beau est-il inutile ?
Analyse : • Etymologiquement, le terme « beau » renvoie au latin bellus et bonus. Cette association entre le beau et le bon se retrouve dans des expressions courantes comme « bel et bien ». Elle est également présente dans la tradition philosophique. Socrate qualifie, dans l'Hippias majeur, de « belle » une cuiller de figuier plus apte à tourner la soupe qu'une cuiller d'or. Dans la Critique de la faculté de juger, Kant désigne par la notion de beauté adhérente celle qui correspond à une fin bon...
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Le bonheur est il facteur de chance ?
Le bonheur, composé des syllabes « bon » et heur » dérivant du latin « augurium », signifie la chance, ou le présage. « Bon our », en ancien français, désigne aussi la chance, la fatalité heureuse. On finira enfin par employer le terme de bonheur comme qualifiant l'entière satisfaction. Il suggère donc l'idée de bien et relèverait d'une chance en notre faveur. Nous faut-il pour autant dire que le bonheur n'est qu'une question de chance ? Cependant, est-elle le seul élément conduisant au bonheur...
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L'État n'a-t-il d'autre fonction que de protéger la liberté des citoyens
?
L'État n'a-t-il d'autre fonction que de protéger la liberté des citoyens ? Cette question, fort débattue dans la politique contemporaine, partage les esprits en deux écoles. La première étend au maximum les droits et attributions de l'État ; la seconde, au contraire, les réduit jusqu'à supprimer presque entièrement son intervention. Selon les partisans de la première doctrine, le rôle de l'État dans une société est presque illimité. La plus grande partie des faits de la vie sociale sont sous sa...
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Pourquoi respecte-t-on les oeuvres d'art ?
Le respect dû à une œuvre d'art peut tenir à plusieurs raisons, dans un premier temps, un respect donné au travail fini de l'artiste et à n'importe quel objet. Le contraire est le vandalisme, la destruction d'une œuvre d'art. Le respect peut être dû car l'œuvre représente quelque chose pour la mémoire collective et individuel et qu'il possède une signification historique. On peut devoir du respect à une œuvre d'art car elle possède un caractère sacrée, un aura religieuse, qu'elle exprime l'être...
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L'homme a-t-il besoin d'une religion ?
Analyse du sujet : Homme : Aristote donnait deux définitions de l'homme : il est un « animal rationnel », il est inscrit dans le règne de la nature mais par la raison peut parvenir à s'en extraire épisodiquement ; il est également un « animal politique » : la nature lui a donnée la raison pour lui permettre de s'entendre avec ses semblables, et de penser le Bien. La religion : La religion se définit en deux sens : elle est un ensemble de croyances et de pratiques qui lie, premièrement, chaque c...
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L'art a-t-il plus de valeur que la vérité ?
L'art a-t-il plus de valeur que la vérité ? Analyse du sujet : -L'origine étymologique du mot « art » le fait remonter au sens actuel de l'artisanat, ce qui se traduit en grec par tekné et a donné le français « technique » ou savoir-faire. L'art est donc à la fois ce savoir-faire et, dans le sens de « beaux-arts », la quête du beau par la maîtrise d'une technique. Mais le processus créatif de l'art ne se limite pas à la maîtrise d'une technique. En ce sens, l'art s'oppose à la science et sa quêt...
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Chacun d'entre nous n'est-il pas, par sa manière de vivre, le premier
responsable de la justice ou de l'injustice ?
Ce sujet : Chacun d'entre nous n'est-il pas, par sa manière de vivre, le premier responsable de la justice ou de l'injustice ? Analyse du sujet : Cette interrogation a la forme d'une question totale : elle appelle une réponse affirmative ou négative, autrement soit « oui », chacun d'entre nous est par sa manière de vivre le premier responsable de la justice ou de l'injustice ; soit « non » chacun d'entre nous n'est pas par sa manière de vivre le premier responsable de la justice ou de l'injustic...
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Peut-on concevoir une société sans violence ?
La société est un groupe d'individu entre lesquels il existe des rapports organisés et des services réciproques, consolidés en institutions et le plus souvent garantis par l'existence de règles, de lois et de sanctions. Nous vivons tous en majorité dans une société et son existence pour nous est acquise, innée. La société d'aujourd'hui semble être en proie à de nombreuses violences, mais il y a toujours eu des violences dans la société passée. La violence est difficile à définir, elle est en eff...
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La richesse est-elle source de bonheur ?
Introduction Le bonheur est de ces mots qui recouvrent un idéal plus qu'une réalité. Si tout le monde s'accorde en effet pour y voir l'aspiration fondamentale de l'homme, cet accord résiste mal à la tentative d'en déterminer le contenu que chacun imagine au gré de ses désirs et de ses espoirs, voire de ses déceptions. Les hommes ont souvent une disposition immédiate à jouir ou profiter de ce qui s'offre immédiatement à eux. Ils n'entretiennent en ce sens qu'une maigre réflexion devant leur natur...
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Conscience et responsabilité morale ?
Conscience et responsabilité morale Nous avons vu que la responsabilité morale se distingue de la responsabilité juridique dans la mesure où cette responsabilité morale suppose une pleine conscience et de nos actes et de la loi morale. Il semblerait donc que je puisse légitimement affirmer n'être pas moralement responsable de ce dont je ne suis pas conscient. Cependant il convient de prendre garde à ne pas se laisser leurrer par ce que l'on peut nommer de fausses inconsciences. a) L'ignorance vo...
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Faut-il préférer l'activité politique à l'activité philosophique ?
Faut-il préférer l'activité politique à l'activité philosophique ? Analyse du sujet : -En grec ancien, la « polis », c'est la cité, autrement dit, l'espace de vie commun entre hommes d'un même espace géographique. L'activité politique, c'est donc tout ce qui se rapporte à la gestion de la Cité, cet espace de vie commun, en société. Elle est bien souvent concentrée entre les mains d'un nombre réduit de citoyens qui ont été désignés par l'ensemble des citoyens pour les administrer. Le sens du term...
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La philosophie n'est-elle qu'une systématisation des sciences ?
A. — Conception positiviste de la philosophie. — Remarquons d'abord que le positivisme a eu beau circonscrire le domaine de la science et rejeter a priori la métaphysique, l'esprit philosophique a pénétré hardiment dans son domaine. Ce qu'il faut en effet au savant, ce sont 'des vues d'ensemble, des synthèses compréhensives, qui dominent le morcelage des sciences particulières. Plus il est éclairé, plus il est persuadé que dans la nature tout s'enchaîne, les lacunes que nous percevons venant uni...
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Peut-on être cruel envers soi ?
Peut-on être cruel envers soi ? Analyse du sujet : Du point de vue conceptuel : Cruel/Cruauté : La cruauté c'est la volonté perverse de faire souffrir. Être cruel c'est donc vouloir jouir de la souffrance de l'autre. La cruauté implique donc deux agents, traditionnellement le soi et l'autre. Soi : Le soi est une notion difficile à définir parce qu'elle nous implique chacun tous de manière singulièrement différente. « Je » suis moi et « tu » es toi : sitôt que le soi change de sujet, il change...