Catégorie : Philosophie
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Le bonheur est il facteur de chance ?
Le bonheur, composé des syllabes « bon » et heur » dérivant du latin « augurium », signifie la chance, ou le présage. « Bon our », en ancien français, désigne aussi la chance, la fatalité heureuse. On finira enfin par employer le terme de bonheur comme qualifiant l'entière satisfaction. Il suggère donc l'idée de bien et relèverait d'une chance en notre faveur. Nous faut-il pour autant dire que le bonheur n'est qu'une question de chance ? Cependant, est-elle le seul élément conduisant au bonheur...
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L'État n'a-t-il d'autre fonction que de protéger la liberté des citoyens
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L'État n'a-t-il d'autre fonction que de protéger la liberté des citoyens ? Cette question, fort débattue dans la politique contemporaine, partage les esprits en deux écoles. La première étend au maximum les droits et attributions de l'État ; la seconde, au contraire, les réduit jusqu'à supprimer presque entièrement son intervention. Selon les partisans de la première doctrine, le rôle de l'État dans une société est presque illimité. La plus grande partie des faits de la vie sociale sont sous sa...
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Pourquoi respecte-t-on les oeuvres d'art ?
Le respect dû à une œuvre d'art peut tenir à plusieurs raisons, dans un premier temps, un respect donné au travail fini de l'artiste et à n'importe quel objet. Le contraire est le vandalisme, la destruction d'une œuvre d'art. Le respect peut être dû car l'œuvre représente quelque chose pour la mémoire collective et individuel et qu'il possède une signification historique. On peut devoir du respect à une œuvre d'art car elle possède un caractère sacrée, un aura religieuse, qu'elle exprime l'être...
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L'homme a-t-il besoin d'une religion ?
Analyse du sujet : Homme : Aristote donnait deux définitions de l'homme : il est un « animal rationnel », il est inscrit dans le règne de la nature mais par la raison peut parvenir à s'en extraire épisodiquement ; il est également un « animal politique » : la nature lui a donnée la raison pour lui permettre de s'entendre avec ses semblables, et de penser le Bien. La religion : La religion se définit en deux sens : elle est un ensemble de croyances et de pratiques qui lie, premièrement, chaque c...
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L'art a-t-il plus de valeur que la vérité ?
L'art a-t-il plus de valeur que la vérité ? Analyse du sujet : -L'origine étymologique du mot « art » le fait remonter au sens actuel de l'artisanat, ce qui se traduit en grec par tekné et a donné le français « technique » ou savoir-faire. L'art est donc à la fois ce savoir-faire et, dans le sens de « beaux-arts », la quête du beau par la maîtrise d'une technique. Mais le processus créatif de l'art ne se limite pas à la maîtrise d'une technique. En ce sens, l'art s'oppose à la science et sa quêt...
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Chacun d'entre nous n'est-il pas, par sa manière de vivre, le premier
responsable de la justice ou de l'injustice ?
Ce sujet : Chacun d'entre nous n'est-il pas, par sa manière de vivre, le premier responsable de la justice ou de l'injustice ? Analyse du sujet : Cette interrogation a la forme d'une question totale : elle appelle une réponse affirmative ou négative, autrement soit « oui », chacun d'entre nous est par sa manière de vivre le premier responsable de la justice ou de l'injustice ; soit « non » chacun d'entre nous n'est pas par sa manière de vivre le premier responsable de la justice ou de l'injustic...
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Peut-on concevoir une société sans violence ?
La société est un groupe d'individu entre lesquels il existe des rapports organisés et des services réciproques, consolidés en institutions et le plus souvent garantis par l'existence de règles, de lois et de sanctions. Nous vivons tous en majorité dans une société et son existence pour nous est acquise, innée. La société d'aujourd'hui semble être en proie à de nombreuses violences, mais il y a toujours eu des violences dans la société passée. La violence est difficile à définir, elle est en eff...
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La richesse est-elle source de bonheur ?
Introduction Le bonheur est de ces mots qui recouvrent un idéal plus qu'une réalité. Si tout le monde s'accorde en effet pour y voir l'aspiration fondamentale de l'homme, cet accord résiste mal à la tentative d'en déterminer le contenu que chacun imagine au gré de ses désirs et de ses espoirs, voire de ses déceptions. Les hommes ont souvent une disposition immédiate à jouir ou profiter de ce qui s'offre immédiatement à eux. Ils n'entretiennent en ce sens qu'une maigre réflexion devant leur natur...
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Conscience et responsabilité morale ?
Conscience et responsabilité morale Nous avons vu que la responsabilité morale se distingue de la responsabilité juridique dans la mesure où cette responsabilité morale suppose une pleine conscience et de nos actes et de la loi morale. Il semblerait donc que je puisse légitimement affirmer n'être pas moralement responsable de ce dont je ne suis pas conscient. Cependant il convient de prendre garde à ne pas se laisser leurrer par ce que l'on peut nommer de fausses inconsciences. a) L'ignorance vo...
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Faut-il préférer l'activité politique à l'activité philosophique ?
Faut-il préférer l'activité politique à l'activité philosophique ? Analyse du sujet : -En grec ancien, la « polis », c'est la cité, autrement dit, l'espace de vie commun entre hommes d'un même espace géographique. L'activité politique, c'est donc tout ce qui se rapporte à la gestion de la Cité, cet espace de vie commun, en société. Elle est bien souvent concentrée entre les mains d'un nombre réduit de citoyens qui ont été désignés par l'ensemble des citoyens pour les administrer. Le sens du term...
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La philosophie n'est-elle qu'une systématisation des sciences ?
A. — Conception positiviste de la philosophie. — Remarquons d'abord que le positivisme a eu beau circonscrire le domaine de la science et rejeter a priori la métaphysique, l'esprit philosophique a pénétré hardiment dans son domaine. Ce qu'il faut en effet au savant, ce sont 'des vues d'ensemble, des synthèses compréhensives, qui dominent le morcelage des sciences particulières. Plus il est éclairé, plus il est persuadé que dans la nature tout s'enchaîne, les lacunes que nous percevons venant uni...
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Peut-on être cruel envers soi ?
Peut-on être cruel envers soi ? Analyse du sujet : Du point de vue conceptuel : Cruel/Cruauté : La cruauté c'est la volonté perverse de faire souffrir. Être cruel c'est donc vouloir jouir de la souffrance de l'autre. La cruauté implique donc deux agents, traditionnellement le soi et l'autre. Soi : Le soi est une notion difficile à définir parce qu'elle nous implique chacun tous de manière singulièrement différente. « Je » suis moi et « tu » es toi : sitôt que le soi change de sujet, il change...
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L'animal est-il capable d'expérience et de progrès ?
L'animal est-il capable d'expérience et de progrès ? A. — Nous avons vu que la théorie fixiste présente l'instinct comme inné, immédiatement parfait, et ne comportant aucun apprentissage (ex. : l'instinct de téter). Nous avons convenu d'ailleurs que les instincts sont susceptibles d'une certaine variabilité et d'un certain progrès résultant de l'adaptation au milieu et du dressage. Mais il faut bien remarquer que l'animal n'agit pas toujours et uniquement par instinct ; il est facile de constate...
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Critique du scientisme - La science peut-elle légiférer dans tous les domaines ?
Remarquons, tout d'abord, que la science décrit, analyse ce qui est, qu'elle se situe tout entière à l'indicatif, alors qu'au contraire, la sagesse et la morale appartiennent au domaine de l'impératif : fais, agis, etc. Or, il n'est pas évident que, de l'indicatif, on puisse tirer un impératif et un agir. S'il est intéressant de réunifier le théorique et le pratique, après tout, cette unité ne va pas entièrement de soi. Comme le remarquait Alquié, la sagesse et la morale ne se déduisent pas néce...
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En quel sens peut-on dire que le monde est dans ma conscience ?
Traditionnellement, on conçoit la conscience comme ce qui permet de se représenter le monde. Les objets qui existent autour de nous ne se trouvent donc pas physiquement dans notre conscience, mais sous forme d'images ou de représentations mentales. Cependant, que signifie l'expression « avoir une image mentale de quelque chose » ? En d'autres termes, en quel sens peut-on dire que le monde est dans ma conscience ? Certes, ne sera pas sous sa forme physique que l'objet sera présent dans ma conscie...
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La société est-elle pas autorisée à me dire « tu dois » ?
La société est-elle pas autorisée à me dire « tu dois » ? Que désigne la société et en quel sens pourrait-elle être autorisée à me dire « tu dois » ? Elle se définit comme le milieu humain dans lequel est intégré tout individu. Elle désigne une réalité primaire, par rapport à laquelle l'homme n'est pas extérieur, le milieu créateur de toute vie et de toute organisation qui, en un sens, pourrait être autorisé et fondé à me dire « tu dois ». Si Dieu, en effet, transcende, par définition, tout suje...
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Le mépris ?
A l'inverse du respect et symétriquement, le mépris va des formes les plus extérieures dues à un sentiment excessif de soi-même (vanité, suffisance, sentiment de sa propre importance, infatuation de son autorité) à un sentiment intérieur fondé sur une mésestime moralement motivée. Le concept de « salaud » qui fait fureur dans la littérature existentialiste, caractérise, dans le langage commun, le jugement que suscite une conduite qui est non pas en contradiction avec les régies ou les convention...
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L'homme n'est-il qu'une abstraction ?
— L'homme n'est-il qu'une abstraction ? Les problèmes épisté-mologiques qui viennent d'être évoqués conduisent à une question méthodologique de fond dont les implications philosophiques sont décisives : comment aborder la diversité effective des hommes, saisis dans leur existence réelle ? Y a-t-il vraiment une psychologie, une histoire, une ethnologie ? Si oui, à quel niveau de généralité pourra-t-on en définir les objets respectifs ? Ces questions sous-tendent et renouvellent les discussions cl...
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L'homme est-il comme une machine qui pense ?
Peut-on considérer l'homme comme une machine ? Le terme de machine renvoie à la forme développée de l'outil, c'est-à-dire a un ensemble de mécanismes combinés, destinés à produire un effet approprié à partir d'une impulsion initiale. La machine est donc un ensemble uni et entièrement déterminé. Or, à partir du XVIIe siècle, la machine a servi de modèle à la science physique pour penser la nature. L'animal mais aussi le corps humain ont été également englobés dans cette conception, qui refuse de...
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Bergson et l'intelligence
"L'intelligence humaine se sent chez elle tant qu'on la laisse parmi les objets inertes, plus spécialement parmi les solides, où notre action trouve son point d'appui et notre industrie ses instruments de travail, [...] Nos concepts ont été formés à l'image des solides, [...] ; notre logique est surtout la logique des solides [...] ; par là même, notre intelligence triomphe dans la géométrie, où se révèle la parenté de la pensée logique avec la matière inerte, et où l'intelligence n'a qu'à suivr...