Catégorie : Philosophie
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Le bonheur est-il préférable à la liberté ?
Pascal Bruckner 2000 Fa t- i l préf �rer l a liber é a u b nhe u r? � Le bonheur est devenu une exigence tyrannique. Il faut lui préférer la liberté de suivre ses humeurs. 4& La liberté est vaine si elle ne sert pas à nous rendre heureux. Le bonheur est la fin ultime de l'homme.
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L'ange empêche l'immolation d'Isaac de Rembrandt "Lorsqu'ils furent arrivés au lieu que Dieu lui avait dit, Abraham y éleva un autel et rangea le bois. Il lia son fils Isaac et le mit sur l'autel, par-dessus le bois. Puis Abraham étendit la main, et prit le couteau pour égorger son fils. Alors l'ange de l'Éternel l'appela des cieux, et dit : Abraham ! Abraham ! Et il répondit : Me voici ! L'ange dit : N'avance pas ta main sur l'enfant et ne lui fais rien ; car je sais maintenant que tu crains Di...
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Rousseau et l'amour de soi
Rousseau et l'amour de soi Chaque homme est doté du sentiment naturel de l'amour de soi qui le porte à veiller à sa propre conservation. Rousseau est loin de condamner cette passion première ; l'amour de soi est naturellement bon, mais ce sont ses développements, rendus possibles par la perfectibilité humaine, qui peuvent mener l'homme à sa perte. Rousseau n'est pas le premier à le mettre en valeur, et à en faire la base de l'anthropologie (l'amour de soi est en effet la source dont découlent to...
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Buddha
Buddha (6th-5th century B C ) The title of Buddha is usually given to the historical founder of the Buddhist religion, Siddhārtha Gautama, although it has been applied to other historical figures, Buddhist and non-Buddhist, and to many who may be mythological. The religion which he founded was enormously successful and for a long period was probably the most widespread world religion. It is sometimes argued that it is not so much a religion as a kind of philosophy. Indeed, Buddhism bears close c...
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DIEU, L'HARMONIE PRÉÉTABLIE ET L'OPTIMISME chez LEIBNIZ
a) Une des thèses essentielles de Leibniz est que chaque monade agit en elle-même, par elle-même, sans subir l'influence des autres monades. Chaque monade est « sans fenêtre ». Elle se développe « en vertu de ses lois propres comme dans un monde à part et comme s'il n'existait rien que Dieu et elle ». Sur ce point, Leibniz rejoint les idées de Malebranche qui ne pouvait concevoir l'action réelle de l'âme sur le corps, ni du corps sur l'âme, ni des corps les uns sur les autres. A ce problème, Lei...
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Areté
Aretē A pivotal term of ancient Greek ethics, aretē is conventionally translated 'virtue', but is more properly 'goodness' - the quality of being a good human being. Philosophy came, largely through Plato, to recognize four cardinal aretai: wisdom (phronēsis), moderation (sōphrosynē), courage (andreia) and justice (dikaiosynē). Others, considered either coordinate with these or their sub-species, included piety, liberality and magnanimity. The term generated many controversies. For example, is a...
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L'art est-il une affaire de goût ?
L'art est d'une grande diversité ; la musique, la peinture, la sculpture… Autant de modes d'expression de la pensée de l'artiste, dont le fruit sera exposé à la vue de tous. Pour autant, les œuvres des artistes sont-elles une affaire de goût, dans le sens, tout d'abord, de la beauté ? En effet, on dira de quelqu'un qui reconnaît les belles choses qu'il « a du goût », on dira de quelque chose de beau et raffiné que cela est réalisé « avec goût ». En cela, l'art représente-t-il donc la beauté ? Et...
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Fiche de cours en philo : LA CONNAISSANCE DU VIVANT .
• La réflexion sur le vivant s'est faite selon deux axes principaux : le «vitalisme» et le «mécanisme», les deux conceptions fondamentales qui ont commandé la pensée du vivant. Selon le vitalisme (§ 2a), la vie n'est pas seulement le résultat de relations physiques et chimiques. A l'opposé, le mécanisme (§ 2b) fait de la biologie un chapitre des sciences physiques puisqu'il ramène le vivant à de simples rapports physico-chimiques. Vitalisme et mécanisme, pris à la lettre, représentent des co...
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L'homme prenant conscience de ce qui le détermine renonce-t-il à devenir libre ?
Introduction : Leibniz dit que l'aiguille d'une boussole qui aurait une conscience croirait qu'elle se déplace librement parce qu'elle ignorerait les forces magnétiques qui la meuvent. L'homme est une partie de la nature et, en tant que tel, il est soumis à des lois. D'autre part, le monde proprement huamin de la société et de la civilisation a lui-même ses propres lois. La liberté est le sentiment que nous avons de causer par nous-mêmes nos propres actes. Ce sentiment n'est-il qu'une illusion ?...
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L'innocence et l'ignorance ?
Il est assez difficile de traiter de l'innocence sans prendre en considération tout l'arrière-fond religieux qui sature le sens du mot. L'innocence nous évoque presque immédiatement le paradis perdu, l'âge d'or à l'origine des temps où les hommes vivaient dans une joyeuse inconscience. Utopique (u-topos, i-e en dehors de l'espace), et uchronique (u-chronos, en dehors du temps), nous songeons à cette innocence, à jamais hors de notre portée, avec regret. Et cela est assez commun que l'homme s'ima...
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connaître est-ce seulement s'informer ?
Analyse du sujet · Eléments de définition ® Connaître = Il s'agit ici de prendre le terme au sens fort de véritable savoir du vrai, de science. La connaissance repose donc sur notre faculté de connaître, c'est-à-dire intelligence ou raison, et non sur notre imagination. On l'opposera donc ici au simple préjugé ou opinion (dont la marque n'est pas le vrai, mais simplement le probable). La connaissance est certaine, elle marque la nécessité et l'universalité d'une vérité, quand l'opinion n'en ma...
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Ai-je raison de désirer ?
Corrigé envoyé par : Nom Jexou E-mail : [email protected] CORRECTION DE DISSERTATION autour du sujet suivant : « Ai-je raison de désirer ?» Introduction : Le désir est nécessaire à l'homme dans la mesure où il ne peut pas s'en passer : son désir se confond avec la vie elle-même qui se déploie à travers ses formes spécifiques ( végétales, animales et humaines ). Mais il faut préciser que le désir est seulement une condition élémentaire de ma vie : on ne se créerait pas si on était seu...
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La copie d'une belle oeuvre d'art peut-elle être une belle oeuvre d'art
?
La copie d'une œuvre d'art se comprend en plusieurs sens, une copie peut être une reproduction par gravure et photographie, une copie peut être parfois un faux. Il est question ici de se demander si dans l'art on admire en vérité un objet pour lui-même ou pour le prestige qui l'entoure, pour l'artiste génial qui l'a crée ou pour lui-même. Aussi une copie peut parfaitement rendre compte d'un travail d'artistes et donner lieu à des émotions esthétiques comparables aux œuvres d'art originales. Mais...
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Rousseau: Où chercher la vérité : dans les sens ou dans la raison ?
J'existe, et j'ai des sens par lesquels je suis affecté. Voilà la première vérité qui me frappe et à laquelle je suis forcé d'acquiescer. Ai-je un sentiment propre de mon existence, ou ne la sens-je que par mes sensations ? Voilà mon premier doute, qu'il m'est, quant à présent, impossible de résoudre. Car, étant continuellement affecté de sensations, ou immédiatement, ou par la mémoire, comment puis-je savoir si le sentiment du moi est quelque chose hors de ces mêmes sensations, et s'il peut êtr...
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La fin de l'art est-elle la vérité ?
Position réaliste • Faisant sienne la définition aristotélicienne de l'art comme imitation de la nature, le réalisme naïf voit dans la conformité de l'oeuvre d'art à son modèle sa vérité et sa finalité. Une longue tradition va s'efforcer, en s'appuyant sur l'autorité d'Aristote dans la « Poétique », de montrer la légitimité de l'imitation en particulier et de l'art en général. Aristote ne conteste pas que l'art soit imitation, mais il réhabilite l'imitation comme « naturelle », c'est-à-dire vrai...
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La pitié est naturelle à l'homme - Rousseau
La pitié est naturelle à l'homme Les hommes ne sont naturellement ni rois, ni grands, ni courtisans, ni riches ; tous sont nés nus et pauvres, tous sujets aux misères de la vie, aux chagrins, aux maux, aux besoins, aux douleurs de toute espèce ; enfin, tous sont condamnés à la mort. Voilà ce qui est vraiment de l'homme ; voilà de quoi nul mortel n'est exempt. Commencez donc par étudier de la nature humaine ce qui en est le plus inséparable, ce qui constitue le mieux l'humanité. À seize an...
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Lévinas: La proximite d'autrui
"La proximité d'autrui est présentée [...] comme le fait qu'autrui n'est pas simplement proche comme un parent, mais s'approche essentiellement de moi en tant que je me sens – en tant que je suis – responsable de lui. C'est une structure qui ne ressemble nullement à la relation intentionnelle qui nous rattache, dans la connaissance, à l'objet – de quelque objet qu'il s'agisse, fût-ce un objet humain. La proximité [...] en particulier, ne revient pas au fait qu'autrui me soit connu [...]. Le lien...
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Épicure, « La mort n'est rien »
PRESENTATION DE LA "LETTRE A MENECEE" D'EPICURE La Lettre à Ménécée est l'un des rares écrits qui nous restent de l'oeuvre immense d'Épicure (vers 341-270 av. J.C.), que nous connaissons surtout à travers son disciple Lucrèce. Le projet du fondateur de l'École du Jardin, à une époque où la Grèce traverse une grave crise politique, économique et sociale, est de fonder une sagesse sur une physique matérialiste. Souvent mal compris et caricaturé, Épicure ne cessera d'inspirer les philosophes athées...
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Toutes les croyances sont-elles des préjugés ?
INTRODUCTION : Définition des termes et problématisation : Le sujet ne traite pas de la croyance en général mais insiste sur la pluralité des croyances. La croyance se différencie du savoir en tant qu'elle n'a pas le même rang d'exactitude ni de certitude. En ce sens les croyances se rapprochent des opinions confuses, obscures pouvant difficilement servir de fondement à la connaissance. Elles peuvent donc dans ce sens être rapprochées des préjugés, car ceux-ci sont des idées préconçues n'ayant p...
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Kant: connaître, la Critique de la Raison Pure
VOCABULAIRE: A priori: Ce qui précède l'expérience, et n'est tiré que de l'esprit ou de la raison. Chez Kant, les formes a priori de la sensibilité (l'espace et le temps) et de l'entendement (les catégories) rendent possible l'expérience (l'a priori est ici transcendantal). Les marques de l'a priori sont l'universalité et la nécessité. L'expérience, quant à elle, n'offre que des généralisations et du contingent. La Critique de la raison pure est l'ouvrage majeur de Kant. Son objet est d'examiner...