Catégorie : Philosophie
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Peut-on justifier une inégalité sociale ?
Dans un premier temps, l'inégalité sociale paraît explicable mais pas justifiable. La justifier reviendrait à tolérer de fortes égalités au sein de la société, et à ne pas les corriger prétextant un bien plus grand pour la société, ou argumentant en faveur d'une fatalité quasi naturelle. Au-delà d'un certain angélisme qui viserait le meilleur des mondes possibles, n'est-il pas plus raisonnable de dire que toute les inégalités ne sont résorbables, rectifiables et qu'elles subsisteront toujours, e...
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Pour chercher la vérité, faut-il renoncer à croire ?
Introduction La croyance est un terme problématique. Il peut avoir un sens péjoratif si on l'apparente à de la superstition ou à de l'ignorance. Au sens étymologique, credere signifie « faire confiance ». C'est effectivement le sens de confiance aveugle que l'on met souvent sous ce terme. Au sens philosophique, la croyance est l'adhésion incertaine à une idée par opposition au savoir. C'est donc une disposition de l'esprit qui peut être plus ou moins négative si on l'assimile au préjugé, à la na...
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Que penser de l'assertion : "On ne peut arrêter le progrès " ?
Analyse du sujet : · Eléments de définition : * La notion clé est bien celle de progrès, c'est pourquoi il faut s'attacher à le définir rigoureusement. Du latin progressus, marche en avant. Progression, développement, mouvement vers un but ou un stade dernier. D'abord neutre, cette acception a pris le sens positif d'une amélioration. Bergson, Matière et mémoire, PUF, Résumé et conclusion p 269. Toute avancée particulière permettant à des individus ou à une collectivité d'atteindre un accroisseme...
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Y a-t-il des actes impardonnables ?
ÉLÉMENTS DE RÉFLEXION • Peut-être y a-t-il lieu de différencier la question du « pardon » de celle de « la sanction ». Ne pas sanctionner est-ce nécessairement « pardonner » (et vice versa) ? • Bien saisir que les deux sujets ne sont nullement identiques. - L'un (le pardon) nous invite (implicitement) à nous poser des questions du type : « Qu'est-ce que le pardon ? Quels problèmes spécifiques pose-t-il ? Relevant de quels domaines (psychologique, moral, métaphysique, religieux)? » L'autre est be...
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Quels sont les différents pouvoirs du langage ?
Analyse du sujet : l Le piège d'un sujet formulé de cette manière est de se contenter d'énumérer ce que peuvent selon vous, être les différents pouvoirs du langage. Or, ce n'est pas ce qu'il faut faire : il faut, dans tous les cas, problématiser le sujet et répondre de manière argumentée, il ne faut pas se contenter d'une simple énumération. l Qu'est-ce qu'un pouvoir ? Est-ce une puissance occulte, une domination (au sens où on dit qu'une personne a du pouvoir), une capacité à faire quelque c...
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Peut-on ne pas faire son devoir au nom de la religion ?
Analyse du sujet : Du point de vue conceptuel : Ce sujet distingue au moins deux ordres de l'obligation : -Le devoir se comprend en deux sens : au sens premier il est le devoir social - politique ou religieux. Cette forme d'obligation ne s'applique qu'aux personnes de même appartenance (même société ou même religion.) ; au deuxième sens il est le devoir moral qui s'applique, par contre, de manière universelle est impérative à toute l'espèce humaine. Le premier est contingent (et historique), le...
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Que peut-on apprendre des mots ?
Introduction : Selon Hegel « le mot donne à la pensée son existence la plus haute et la plus vraie » ( Philosophie de l'esprit). Les mots nous apprennentils donc à penser ? À faire exister la pensée ? Mais la pensée n'est-elle pas antérieure à la parole? Les mots ont été formés par la pensée, et il faut d'abord apprendre les mots, avant de pouvoir apprendre quelque chose des mots… 1ère partie : Les mots nous donnent accès à la connaissance. -C'est par l'articulation des mots dans un langage que...
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Pour être soi-même suffit-il d'être différent des autres ?
Problématique: L'affirmation de soi passe le plus souvent par la recherche d'une identité propre, différente de celle des autres. Mais tous en cela se ressemblent. La prise en compte de l'universalité de l'humaine condition conduit à la vraie richesse intérieure. [ Être soi-même, c'est ne pas se réduire à n'être que l'élément typé d'une catégorie. Il faut, pour cela, être différent. Pour être soimême, il faut être un sujet indépendant et irréductible. Le «moi» ne peut s'affirmer qu'en se différ...
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Si l'on dit "A chacun sa vérité" le mot vérité garde t-il un sens ?
ANALYSE ET PROBLEMATISATION DU SUJET. § La vérité semble bien dépendre, de prime abord, d'un sujet qui la possède et qui l'énonce. Dès lors, elle semble être subjective et c'est cela que le sujet interroge. En effet, si la vérité est subjective, il semble bien alors que chacun possède sa propre vérité, indépendamment des autres. Dire « à chacun sa vérité » reviendrait alors à dire que la vérité est toute subjective, dépendant des sujets dans lesquels elle s'incarne. § Mais dire cela, n'est-ce pa...
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Quelle est l'origine de la morale ?
INTRODUCTION Pour le sens commun, la morale consiste à énoncer un certain nombre de règles d'action comme « tu ne tueras point », « respecte- t-on prochain ».C'est parce qu'elle énonce des normes, des règles qu'on dit de la morale qu'elle est une discipline normative. D'où vient la morale, Quelle est l'origine de la morale ? La morale qui édicte en nous les valeurs de bien et de mal est elle innée en nous ou fait-elle l'objet d'une acquisition, d'un apprentissage ? PROPOSITION DE PLAN I Travail...
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Que peux-t-on savoir du moi ?
Au sens courant, le moi désigne ce que je suis, ce à quoi j'ai accès par une conscience réflexive. Il semble alors que le moi doive être un objet de connaissance privilégié, auquel nous aurions un accès direct et complet. Interroger ce que l'on peut savoir du moi amène à se demander à la fois ce qu'est le moi et comment nous pouvons obtenir une telle connaissance. Or, si le moi est ce que nous sommes, il doit être ce qui assure notre permanence, notre identité et notre unité dans le temps, et do...
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Que puis-je appeler " Mes idées " ?
Analyse du sujet : Ø La mention de la première personne du singulier (« je » et « mes ») indique qu'il s'agit de réfléchir du poin de vue du sujet, de la subjectivité. Ainsi, il faut faire attention au fait que la question n'est pas « que peut-on appeler des idées ? » ; il convient donc de ne pas traiter des idées en général mais de les penser dans le rapport qu'elles entretiennent avec ma pensée, avec moi, sujet conscient qui les possède. Ø Ainsi, le sujet se situe explicitement dans une persp...
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Qu'est ce qu'un désir sans fin ?
Il nous faut nous demander ce qu'est un désir sans fin et deux hypothèses s'offrent à nous : soit le désir sans fin doit être compris comme continuation éternelle du manque, perpétuelle insatisfaction du sujet. Ou bien l'absence de fin ne doit pas être entendue comme inachèvement temporel mais comme absence de but, de finalité, c'est-à-dire qu'un désir sans fin est peut-être désir de rien. Nous examinerons les conséquences à en tirer quant à la nature même de l'homme, qui dans la philosophie, es...
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Y a-t-il des méthodes pour atteindre l'absolu ?
1862 Herbert Spencer Premlen Principes Peut-on parler de connais· san es absol es? ~ Il existe des vérités premières qui constituen t le fondement et la source de tous les phénomèn es. a . L'esprit ne peut pas accéder à !'A bsolu. Cela signifie que toutes nos connaissan ces sont relatives.
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qu'entendons nous par "avoir tout pour etre heureux " ?
Introduction. C'est parfois à propos de quelqu'un qui prétend être malheureux que l'on suppose qu'il a pourtant « tout pour être heureux ». On lui reconnaît par exemple une situation professionnelle favorable, une famille formidable, des amis fidèles, etc., et l'on s'étonne qu'il ne se sente pas heureux. Mais que veut-on dire par là ? S'agit-il d'identifier les raisons d'être heureux, puis de constater que ces raisons sont à la portée de la personne concernée ? « Avoir tout pour être heureux »,...
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Qu'est-ce qu'une obligation morale ?
Introduction. — On entend parfois cette réflexion : « Si je suis obligé, je ne suis pas libre », ou, vice versa : « Si je suis libre, je ne suis pas obligé ». Mais, par ailleurs, nous savons que seul l'être libre a des obligations morales. Comment donc devons-nous, pour concilier ces deux conditions de la moralité, concevoir l'obligation morale ? Autre introduction. — Dans le langage courant, on constate une confusion assez fréquente entre « nécessaire » et « obligatoire ». Quand il gèle, dira-t...
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Peut-on opposer la nature et la culture ?
Si l'on y réfléchit bien, le fait que l'homme se définisse « surtout » par sa culture (pour la culture) doit trouver son fondement dans quelque disposition naturelle. D'Aristote à Rousseau, de Kant à Marx, cette disposition naturelle est reconnue et désignée comme telle : le fait que l'homme, pour produire ses moyens d'existence, transforme la nature (la cultive) est rendu possible par des traits minimaux de l'être humain : thématisée différemment (ou pondérée différemment), cette « disposition...
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Qu'est ce qu'une oeuvre d'art ?
L'art classique est le moment où l'œuvre d'art a pu se manifester de la manière la plus haute. L'œuvre d'art est le fruit d'un esprit humain, le résultat de son implication technique en vue de produire quelque chose dénuée de toute utilité car l'art est sa propre fin. Les musées sont remplis d'œuvres d'art telles que celles de Léonard de Vinci, de Raphaël qui peuvent être rangées dans la catégorie des œuvres d'art face aux objets ordinaires qui relèvent de la production technique. Mais comment r...
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Que serais-je sans toi ?
Introduction : Notre culture met en avant la valeur de l'individualisme qui permet à la société de reconnaître la liberté comme fondamentalement individuelle. Mais cela risque de nous faire oublier que l'individu est dépendant des autres et qu'il ne serait peut être rien sans les autres. La question est de savoir ce que serait l'individu indépendamment d'autrui. Le moi psychologique existerait il sans la relation à l'autre? Que serait il? D'autre part le « je » comme sujet libre et indépendant n...
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Que reproche-t-on à celui qu'on traite d'inconscient ?
Il existe deux sens à donner au terme inconscient : l'un inventé par Freud comme instance psychique et l'autre employé comme adjectif qui désigne tout ce qui n'est pas conscient. C'est de la seconde acceptation qu'il est question ici. Il s'agit de savoir de quoi n'a pas conscience celui qui n'a pas conscience. Ce terme dans le langage courant ne renvoie-t-il pas à une ignorance, à un manque ? Mais ce manque n'est-il pas blâmable uniquement quand il est possible à combler ? Ne reproche-t-on pas e...