Catégorie : Philosophie
-
Le destin, arbitraire divin ou nécessité aveugle ?
Analyse du sujet : Il faut avant tout remarquer que le sujet propose une alternative entre deux conceptions, classiques en philosophie, à propos du destin. Tout d'abord, la prédestination divine a été l'enjeu de nombreux débats. Dieu étant omniscient et tout puissant, comment l'individu pourrait-il être responsable de ses actes ? Le problème de la liberté prend corps dans ce paradoxe entre la toute puissance divine et le jugement divin sur les actions humaines. Cette première conception du déter...
-
Le matérialisme est-il un désenchantement ?
Le terme matérialisme vient du latin materia qui signifie matière. Dans la vie quotidien, il est employé de manière péjorative pour caractériser un attachement excessif aux biens matériels au détriment des biens spirituels et d'un idéal de vie. Dans la philosophie, le mot peut prendre différentes significations même si toutes ne varient que de degré et ont un fond commun. Il désigne en effet soit les théories que l'on appelle moniste selon lesquelles la matière et la seule réalité existante, soi...
-
A quoi tient le pouvoir des fables : au récit ou à la morale ?
Ainsi formulée, la proposition distingue deux fonctions du genre fabulaire, qu'elle oppose : l'une proprement littéraire, dont la finalité serait la même que tout texte narratif, et l'autre d'ordre discursif, attachée à produire une démonstration. N'est-il pas possible de proposer un statut du genre fabulaire au sein duquel les deux tendances ne se définiraient pas uniquement comme une opposition, mais comme un mouvement maïeutique d'apports mutuels ? Le pouvoir des fables n'est-il pas justement...
-
La science n'est-elle qu'une croyance argumentée ?
La connaissance scientifique est une connaissance vraie dont le discours est adéquat à la réalité sur laquelle il porte, que cette vérité soit matérielle (la réalité existe indépendamment de l'esprit, comme c'est le cas des sciences de la nature) ou que cette vérité soit formelle (réalité n'a pas d'autre existence qu'à l'intérieur de l'esprit humain, comme c'est le cas des vérités logiques). Or le sujet vous demande si cette connaissance vraie peut être assimilée à une croyance, c'est à dire fai...
-
Y a-t-il des valeurs universelles ?
Analyse du sujet: Le sujet pose une question cruciale de la philosophie morale, à savoir que ce que nous concevons comme des principes universels ne sont peut être que des croyances subjectives, croyances dont nous présumons qu'elles sont ou doivent être admises par tous. Les valeurs morales sont, en effet, des principes censés guider nos actions et qui permettent de juger une action comme immorale ou au contraire morale. Or, ce jugement sur nos propres actions suivant des critères de valeurs, s...
-
Commentez cette citation : on ne naît pas homme, on le devient.
Termes du sujet: HOMME: Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). • Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage. Sous-entendu du sujet : naît-on homme, ou le devient-on ? Naît-on avec toutes les caractéristiq...
-
Dois-je ignorer les questions que je ne me pose pas personnellement ?
~ Je ne peux m'intéresser qu'aux problèmes • dont je fais personnellement l'expérience. Il est des questions universelles auxquelles tout esprit éveillé s'intéresse forcément.
-
La culture nous permet-elle d'être libre ?
Analyse du sujet : Sujet portant sur deux notions qu'il faut absolument traiter en même temps ; il ne s'agit pas de « saucissonner » le sujet en définissant d'abord la culture puis la liberté et en dernière partie traiter enfin le sujet. On a l'habitude d'opposer nature et culture. En effet, la culture est ce qui relève d'un travail, d'un artifice ; c'est ce qui met en valeur selon l'étymologie du mot. A culture, rapportée à l'homme, est également synonyme de civilisation. C'est un ensemble de n...
-
-
Exister, est-ce accepter le temps ?
Définition des termes du sujet: Exister / Existence: * Exister: qualifie le fait d'appartenir à un ordre quelconque de réalité même abstrait. Être réellement, constituer une partie du monde sensible. * Existence: Par opposition à néant: le fait d'être ou d'exister. Par opposition à essence: mode d'être de l'homme, en tant qu'il ne se laisse enfermer dans aucune essence ou nature déterminée. TEMPS: Milieu indéfini et homogène, analogue à l'espace, dans lequel se déroulent les événements. Temps ob...
-
Désire-t-on cela seulement que désirent les autres ?
Le désir se définit comme un mouvement qui nous porte vers un objet que l'on se représente comme une source de satisfaction. Il partage une caractéristique commune avec le besoin, qui est d'être manque de ce que l'on n'a pas. Mais tandis que le besoin est limité par sa propre satisfaction, le désir semble lui inextinguible (on peut désirer de l'argent, en avoir, et en désirer plus encore, indéfiniment, tandis que l'homme qui a besoin de boire cesse d'en avoir besoin lorsqu'il a étanché sa soif)....
-
Les êtres vivants imposent-ils de repenser la finalité ?
Termes du sujet: ÊTRE: Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu. PENSÉE: Faculté de connaître, de comprendre, de juger, de raisonner, qui est censée caract...
-
Le développement des sciences conduit-il à penser qu'il n'existe aucune vérité définitivement établie ?
Définition des termes du sujet: PENSÉE: Faculté de connaître, de comprendre, de juger, de raisonner, qui est censée caractériser l'homme, par opposition à l'animal. Synonyme d'entendement, de raison. PENSER: Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience. SCIENCE : Ensemble des connaissances portant sur le donné, permettant la prévision et l'action efficace. Corps de connaiss...
-
Être sans religion, est-ce n'avoir aucune croyance ?
VOCABULAIRE: SANS: A l'exclusion de, exprime l'absence. CROIRE / CROYANCE: 1) Attitude de l'esprit qui affirme quelque chose sans pouvoir en donner une preuve (Synonyme d'opinion). 2) Adhésion de l'esprit à des vérités qui ne sont pas connues par la raison (synonyme de foi). RELIGION Étymologie discutée. Cicéron fait dériver le mot du latin relegere qui s'oppose à neglegere comme le soin et le respect s'opposent à la négligence et à l'indifférence. D'autres font dériver le mot de religare: La re...
-
Comte - Définition de la science.
Définition de la science - COMTE « C'est dans les lois des phénomènes que consiste réellement la science, à laquelle les faits proprement dits, quelque exacts et nombreux qu'ils puissent être, ne fournissent jamais que d'indispensables matériaux. Or, en considérant la destination constante de ces lois, on peut dire, sans aucune exagération, que la véritable science, bien loin d'être formée de simples observations, tend toujours à dispenser, autant que possible, de l'exploration directe, en y sub...
-
Le langage peut-il seul garantir la communication entre les hommes ?
PREMIERE CORRECTION Au sens large, le langage apparaît comme un moyen d'expression et de communication, par l'usage de signes. Si la communication apparaît ainsi comme une des fonctions principales du langage, on peut néanmoins s'interroger sur le fait que le langage représente une condition suffisante pour la communication entre les hommes : suffit-il de posséder un langage pour communiquer, ou bien la communication requiert-elle d'autres conditions qui ne sont pas garanties par le langage ? La...
-
Bergson: Nous sommes libres
« Nous sommes libres quand nos actes émanent de notre personnalité entière, quand ils l'expriment, quand ils ont avec elle cette indéfinissable ressemblance qu'on trouve parfois entre l'oeuvre et l'artiste. En vain on alléguera que nous cédons alors à l'influence toute-puissante de notre caractère. Notre caractère, c'est encore nous ; et parce qu'on s'est plu à scinder la personne en deux parties pour considérer tour à tour, par un effort d'abstraction, le moi qui sent ou pense et le moi q...
-
-
Les echanges favorisent-ils la paix ?
APPROCHE: L e s échanges ne sont pas s eulement ici les échanges de biens ou de marchandises, mais tout c e qui peut être matière à une relation réc iproque. O n échange des propos ou des arguments, dans un dialogue, un débat, on « échange » même des insultes parfois. Donc l e s i d é e s et les opinions sont concernées. O n a vu aussi que la sexualité et le tabou de l'inces te pouvaient être considérés comme ce qui permet l'éc hange social des membres de familles différentes. En société, on acc...
-
KANT et la loi universelle de la morale
PRESENTATION DE "FONDEMENTS DE LA METAPHYSIQUE DES MOEURS" DE KANT Dans ce premier grand ouvrage consacré à la morale, Kant (1724-1804) se donne pour tâche « la recherche et l'établissement du principe suprême de la moralité » (Préface). Son objectif n'est pas seulement spéculatif mais surtout pratique : il est nécessaire de trouver le critère permettant à chacun d'apprécier clairement la valeur morale de ses actions, car la moralité est sujette à corruption, souvent confondue avec le calc...
-
Suis-je ce que mon passé a fait de moi ?
Définitions: MOI (n. m.) 1. — Désigne le sujet en tant qu'il se pense lui-même. 2. — Idée que se fait de lui-même un individu quelconque. 3. — (Psychan.) Instance de la seconde topique freudienne (opposé au ça et au surmoi), le moi (das Ich) dépend des revendications du ça et des impératifs du surmoi ; il apparaît comme un facteur de liaison des processus psychiques et représente le pôle défensif de la personnalité. PASSÉ: Dimension du temps écoulé dans son irréductible irréversibilité. D'ordre...
-
POUR ÊTRE JUSTE SUFFIT-IL DE RESPECTER LE DROIT ?
Analyse. · · · · · · · · Notre sujet nous pose une question de capacité. Il inclut deux notion, celle de droit et celle de justice, qui se trouve en situation de hiérarchie : en effet, notre question présuppose un lien établit entre le droit et ce qui est juste. En somme, il faudra définir ici si le fait de parler de droit ou de justice revient au même ou si, à l'inverse, le droit est inclus dans le concept de juste, mais pas seulement. Mais pour débuter notre analyse, nous devons définir ce q...