Catégorie : Philosophie
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La science fait-elle de nous des dieux ?
Discussion : C'est pratiquement un lieu commun d'affirmer que le progrès de la connaissance, en faisant reculer l'obscurantisme, concurrence l'illusion religieuse et propulse l'homme, capable de comprendre et de démontrer, à la hauteur du divin. Cependant, derrière cette affirmation se cachent quelques difficultés : convient-il de parler de la science au singulier, celle-ci a-t-elle acquis aux hommes la toute-puissance, ou bien, s'affinant chaque jour davantage, continue-t-elle cependant à laiss...
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Cicéron et les devoirs
Introduction : - Thème (ce dont il est question) : Il s'agit ici d'un extrait d'un texte de Cicéron dans lequel l'auteur mène à la fois une analyse morale et politique du comportement de comportement de l'homme juste envers autrui. - Problème (ce qui fait question) : Cicéron pose la question de savoir si le fait de se comporter conformément à des principes universels suffit à être juste, ou si au contraire, il ne faut pas en plus s'occuper d'autrui, surtout si il est en position de faiblesse. -...
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En quel sens peut-on parler de déterminisme psychologique ?
En quel sens peut-on parler de déterminisme psychologique ? INTRODUCTION. — Se fondant sur l'observation intérieure, l'homme est fermement convaincu que certaines de ses décisions sont libres, et cette conviction est confirmée par le spectacle de la société humaine, dont l'organisation suppose la liberté : si l'homme n'était libre, de quel droit le tenir pour responsable de ses actions, lui manifester estime ou mépris, le récompenser ou le punir ? Mais si la liberté se présente à nous comme un f...
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Faut-il aimer son prochain ?
Faut-il aimer son prochain ? « A ime ton prochain comme toi même. » (Lévitique 19, 18) Analyse du sujet : Du point de vue conceptuel : Aimer : A imer c'est porter de l'affection à un objet ou quelque chose. L'amour est un sentiment qui lie une personne à une autre. Dans l'amour entre deux personnes il faut voir plutôt que la thématique de l'échange, celle du don réciproque, les deux personnes se donnent l'une à l'autre. Prochain : Le prochain c'est le semblable, le « comme moi ». Je l'aime parce...
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Le mot d'humanité désigne-t-il une réalité susceptible d'être scientifiquement connue, ou seulement un idéal, ou plus simplement encore une fiction ?
Observation. — L'ordre indiqué dans l'énoncé n'impose pas nécessairement un plan. Si l'on veut démontrer que l'humanité est, en un certain sens, une réalité, il y aura avantage à intervertir l'ordre des trois termes. Position de la question. Le mot humanité est un terme abstrait. Comme pour tous les termes abstraits, on peut se demander ce qu'il désigne exactement. I. L'humanité, fiction. A. — On peut soutenir d'abord que ce terme ne recouvre aucune réalité : différents sont les individus, diffé...
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Caractérisez et appréciez la valeur morale de l'individualisme ?
Caractérisez et appréciez la valeur morale de l'individualisme. Nous supposons que celui qui a posé la question a voulu dire : Caractérisez l'individualisme et appréciez sa valeur morale. Si telle était son intention, sa rédaction est incorrecte : son texte demande les caractéristiques de la valeur morale de l'individualisme — question peu intelligible — et non les caractéristiques de l'individualisme. Dans la société primitive, l'homme se fond avec son groupe. Ses idées, ses sentiments, sont ce...
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Sans métaphysique, l'homme peut-il comprendre son existence ?
L'idée de métaphysique renvoie à un idéal de connaissance qui s'est exprimé au cours de l'histoire de la philosophie, depuis Platon et sa détermination des Idées jusqu'à Descartes et la recherche d'un critère de vérité, en passant par Aristote et son enquête sur les causes. Cependant, cet idéal est-il susceptible de se traduire concrètement dans l'aptitude de l'homme à comprendre son existence ? Il s'agit donc de déterminer le type de connaissance que fournit la métaphysique, ainsi que ses modes...
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Du témoignage historique - le témoin en histoire ?
1. Du témoignage. — Le témoignage est l'attestation d'un fait par un témoin, c'est-à-dire par une personne qui en a connaissance. Le témoignage porte uniquement sur des questions de fait; c'est par là qu'il se distingue de l'autorité qu'on invoque surtout en matière de doctrine. S'agit-il, par exemple, d'événements qui se sont produits loin de nous et que nous n'avons point constatés, nous recourons au témoignage; s'agit-il, au contraire, d'une question de droit ou de métaphysique à résoudre, no...
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Alain
Alain Un nom qui de Pontivy à tout le reste de la Bretagne n'est qu'à peine un nom, tant il est commun, sur le duc ou le matelot ; comme on dirait GrosJean ou Maître-Pierre. Il le choisit d'abord pour signer sans signer des papiers au galop, où il se délivre du professeur qu'il est et des titres qu'il a. Cela fait presque deux hommes et deux renommées, qui grandissent à part. Alain, ce journaliste, à Lorient, Rouen ou Paris, qui bravement défend la République, qui est laïque comme on serait cho...
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A quelles conditions un jugement peut-il à la fois répondre àune exigence
universelle et exprimer une personnalité ?
L'illusion la plus commune, en matière d'affirmation personnelle, est celle du spontanéisme. S'exprimer sans normes ni contraintes, opiner sans exigence de vérité ou d'universalité, semblent fournir la formule du libre épanouissement de soi. Faux-semblant cependant. De fait, la spontanéité recouvre bien souvent l'expression directe, et aveugle à ce qui la détermine, d'influences ou de déterminismes divers. Le préjugé, par exemple, n'acquiert-il pas dans bien des cas l'apparence d'un jugement spo...
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NIETZSCHE : la fonction vitale de l'illusion
NIETZSCHE : la fonction vitale de l'illusion L'illusion possède une fonction vitale. En effet « on ne peut pas vivre avec la Vérité », car découvrir cette vérité, c'est découvrir que n'existe qu'un flux éternel des choses, un Abîme où toutes s'abîment. La vie, expression de la Volonté de Puissance, a donc besoin de falsifier le réel, d'affirmer l'être contre le devenir, d'organiser ce flux, de le contraindre à se plier aux options vitales du sujet, c'est-àdire aux valeurs et aux normes défini...
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Les sciences morales peuvent-elles et doivent-elles être calquées sur les sciences de la nature
Les sciences morales peuvent-elles et doivent-elles être calquées sur les sciences de la nature ? INTRODUCTION. — L'homme a cherché d'abord à connaître le monde extérieur. Plus tard seulement sa curiosité s'est portée sur sa vie intérieure et sur les faits individuels ou sociaux qui résultent de la vie psychique et qui font l'objet des sciences morales. Aussi, dernières venues et ayant tout juste acquis droit d e cité dans le domaine scientifique, les sciences morales cherchent encore leur voie...
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La connaissance de soi peut-elle ne pas être illusoire ?
Problématique envoyée par l'élève: La connaissance de soi est légitime en tant que recherche puisqu'elle me permet de dire qui je suis et de me comprendre. C'est ainsi qu'elle est d'ailleurs présentée comme la connaissance la plus essentielle. Ici, vous pouvez penser aux analyses de Socrate et au sens qu'il donne à la formule « Connais-toi toi-même » qui était inscrite au fronton du temple de Delphes. Cette connaissance prend la forme d'un impératif. Pourtant, la connaissance de soi ne semble im...
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Le développement technique est-il un facteur d'esclavage?
Cette question prend le contre-pied de ce que l'on pense habituellement du progrès technique, en général, on imagine que ce même progrès tend à réduire les possibilités d'esclavage car la technique seule pourrait réduire la charge de travail. Or c'est la pénibilité et non l'esclavage qui serait réduite. L'esclavage serait bien plutôt la réduction de l'homme à une chose, à un simple adjuvant, et dans le cadre du développement technique, ce serait l'homme qui serait le véritable esclave de la mach...
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Le passé peut il faire l'objet d'une connaissance scientifique ?
Peut : possibilité intellectuelle. C'est la cohérence de la situation qui est interrogée. Connaître : 2 sens possibles : - disposer d'un savoir total et objectif relativement à un objet particulier. Ex : connaître les règles d'un jeu = savoir toutes les règles, toute l'organisation (sens fort de « connaissance » comme saisie pleine d'un objet dans l'esprit) - sens faible : avoir au moins conscience de l'existence d'un être (connaître : disposer de connaissances partielles). Ex : connaître quelqu...
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Y a-t-il une vérité religieuse ?
Donner un statut philosophique à la vérité religieuse, décider de sa réalité ou de sa facticité, n'est ce pas là commettre un acte d'ingérence, le philosophe peut-il faire un pas sur le sol de la théologie ? Si une telle ingérence est permise son résultat n'aura évidemment qu'une prétention philosophique. C'est une double tension qui nous guette à l'examen du problème posé : en effet il faut à la fois respecter la spécificité du rapport religieux à la véracité (ce n'est pas le rapport rationnel...
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PEUT-ON JUSTIFIER UNE OPINION ?
Problématique: Justifier une opinion, c'est tenter de montrer, qu'elle est vraie, ou que, faute de preuve, elle est légitime. Mais il y a un risque d'illusion dans la mesure où l'on peut adhérer à une opinion pour des motifs inconscients ou idéologiques. Une opinion vraiment justifiée définirait une connaissance. Introduction & Problématique: L'opinion, ce jugement intermédiaire entre l'être et le néant, la connaissance et l'ignorance, mais aussi l'énoncé dominant dans une société (opinion publi...
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Y A-T-IL UN SENS À PARLER, CHEZ L'HOMME, D'UN COMPORTEMENT INHUMAIN ?
L'histoire abonde en exemples de comportements que l'on qualifie volontiers d'inhumains — du génocide indien au Pérou aux camps de concentration. Ces comportements ont pourtant été effectués par des hommes, et il convient de se demander s'il y a quelque sens à qualifier d'inhumain le comportement d'un homme. Pendant des siècles, la mentalité occidentale a implicitement admis qu'elle possédait les seules normes légitimes du comportement humain. Être un homme nécessitait un certain nombre de quali...
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La psychanalyse de la connaissance chez BACHELARD
La psychanalyse de la connaissance chez BACHELARD On comprend alors que la « psychanalyse de la connaissance objective » qu'entreprend Bachelard n'a que peu de rapports avec celle de Freud. Il ne s'agit ni de plonger dans les profondeurs du moi, ni d'éclairer les difficultés présentes de l'individu à partir de son histoire singulière, mais simplement de repérer ce que la rencontre des objets du monde suscite en nous de rêves et de productions imaginaires. Dissiper les songes qui viennent obstrue...
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l'homme est-il un animal religieux ?
A la suite de Cicéron, on fait dériver religio de relegere : recueillir, réfléchir mais il est plus courant de le faire dériver de religare : lier, attache. Le sens primitif désignerait l'attachement de l'homme à un être supérieur, transcendant. "On appelle d'une façon générale religion, la relation de l'homme avec ce qu'il considère comme sacré, ainsi qu'avec des puissances surhumaines auxquelles il croit." ( Foulquié, Dictionnaire de la langue philosophique). Pourtant le terme "religion" recou...