Catégorie : Philosophie
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Epicure: Le plaisir et l'hédonisme
PRESENTATION DE LA "LETTRE A MENECEE" D'EPICURE La Lettre à Ménécée est l'un des rares écrits qui nous restent de l'oeuvre immense d'Épicure (vers 341-270 av. J.C.), que nous connaissons surtout à travers son disciple Lucrèce. Le projet du fondateur de l'École du Jardin, à une époque où la Grèce traverse une grave crise politique, économique et sociale, est de fonder une sagesse sur une physique matérialiste. Souvent mal compris et caricaturé, Épicure ne cessera d'inspirer les philosophes ath...
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Y a-t-il du hasard dans les sciences ?
a) Pour le savant la notion de déterminisme équivaut en pratique à celle de prévisibilité. Louis de Broglie nous dit que pour le physicien « il y a déterminisme lorsque la connaissance d'un certain nombre de faits observés à l'instant présent ou aux instants antérieurs jointe à la connaissance de certaines lois de la nature, lui permet de prévoir rigoureusement que tel ou tel phénomène observable aura lieu à telle époque postérieure ». b) On parlera de hasard pour désigner un fait qui échappe...
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Rousseau: La force ne fait pas le droit
Le problème à résoudre est le suivant : "le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le maître, s'il ne transforme sa force en droit et l'obéissance en devoir". Existe-t-il réellement un droit du plus fort, et la force est-elle un principe suffisant pour fonder le droit ? S'il est vrai que dans la nature règne la force, il n'est pas vrai que le plus fort reste longtemps le maître : les forces y sont perpétuellement en conflit, et l'issue est incertaine. De plus, la puissance physique...
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Une oeuvre d'art se contente-t-elle d'imiter ?
Termes du sujet: Réalité / Réel : Réalité: * Caractère de ce qui a une existence concrète, par opposition aux apparences, aux illusions ou aux fictions de notre imagination. * Ensemble des choses et des faits réels. Réel: * Comme adjectif : qui existe effectivement, et pas seulement à titre d'idée, de représentation ou de mot (exemple : un pouvoir réel). * Comme nom : l'ensemble des choses qui existent, le monde extérieur (synonyme : réalité). AIDE FOURNIE PAR L'ELEVE: Vous pouvez ici partir sim...
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Nietzsche: La généalogie de la morale
Thème 479 Nietzsche: La généalogie de la morale 1. Retrouver l'origine des concepts Rechercher l'origine d'un concept revient à comprendre les conditions dans lesquelles il s'est formé, par qui et à quelles fins il a été créé. Un concept n'est pas quelque chose de neutre, puisqu'il cache une volonté que la généalogie va s'efforcer de démasquer. Dans l'origine de la morale, Nietzsche va faire apparaître la stratégie des faibles pour se protéger contre les forts. Dans l'ascétisme, il va déc...
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Si l'histoire ne se répète pas, à quoi bon connaître le passé ?
L'histoire désigne la transformation dans le temps des sociétés humaines, par une succession d'événements et d'états. Par essence, l'histoire est un processus contingent et unique qui par conséquent, contrairement aux objets des sciences de la nature, ne se répète pas à l'identique, car les circonstances d'un événement et ses acteurs sont des entités singulières. Contrairement à ce qui se passe pour les sciences de la nature, on ne peut donc dire que l'un des buts de la connaissance historique s...
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Y a-t-il un ou plusieurs temps ?
Nombreux sont les philosophes à s'être posés la question du temps. Il semble en premier lieu intuitif de qualifier le temps d'unique : en effet, nous sommes tous réglés sur le même mode de calcul du temps qui passe, sur la même horloge. Nous évoluons dans le même espace temps, ce qui nous permet d'interagir. Mais lorsque nous y réfléchissons, nous pouvons aisément concevoir que le temps soit subjectif, propre à chacun. Il faut alors être vigilant quant à la définition du terme « subjectif », pou...
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Rousseau: Du contrat social
1. L'acte de contracter L'union des hommes pour former des sociétés est un fait qu'on ne doit pas confondre avec le principe propre à associer les hommes en un peuple d'individus libres et égaux. Ce principe, pour Rousseau, est le contrat social : chaque associé aliène tous ses droits à la communauté, si bien que « chacun se donnant à tous ne se donne à personne « (Du contrat social). 2. « Moi » commun et volonté générale En ce sens, Rousseau distingue volonté de tous et volonté générale : la pr...
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Aristote: Nature et Divin
Le monde d'Aristote est hiérarchique. Les êtres y ont tous une nature, une essence, plus ou moins parfaite, c'est-àdire plus ou moins proche de la substance parfaite, incorruptible, la forme pure : Dieu. Tous les êtres, sourdement ou consciemment, tendent vers ce suprême vivant. Le destin de chaque être est de devenir ce qu'il est, en réalisant sa nature. 1. Le monde des choses muables A. Le mouvement Le monde est en perpétuel mouvement. Il y en a deux sortes : naturel s'il se produit conforméme...
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Une société peut-elle être juste ?
Au sens large, la société désigne tout ensemble d'individus dans lequel on constate des rapports réglés et des services réciproques. Au sens plus strict, la société correspond à un ensemble d'êtres humains dont les relations sont organisées par des institutions et éventuellement garanties des sanctions qui font ressentir à chaque membre le poids du collectif. Cette organisation juridique des individus constitue la société civile. La notion de justice désigne, d'une part le principe moral qui exi...
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Épictète, « Il y a des choses qui dépendent de nous et il y en a qui n'en dépendent pas »
Indications générales Quoique représentant tardif de l'école stoïcienne, fondée au IIIe siècle avant J.-C. [voir Sénèque, Cicéron et Marc Aurèle], Épictète (50-130) en a laissé un des exposés les plus complets et les plus célèbres dans son Manuel, un livre que l'apprenti philosophe devait garder sur lui comme un poignard contre les coups de l'adversité. Citation «Il y a des choses qui dépendent de nous; il y en a d'autres qui n'en dépendent pas. Ce qui dépend de nous, ce sont nos jugements...
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Y a-t-il une différence entre l'inconscient et l'inconscience ?
Le terme inconscient peut renvoyer à deux acceptations différentes. On peut en effet, le définir négativement comme le non-conscient, le terme est alors employé sous la forme d'un adjectif dont le substantif(le nom) correspondant est inconscience, et sert à désigner un état ou un individu. Dans la seconde acceptation, l'inconscient est d'abord utilisé sous la forme d'un substantif et est défini de manière positive comme une réalité psychique. Dans les deux cas, l'inconscient et l'inconscience s'...
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Jean-Paul SARTRE: EXISTENCE ET ANGOISSE
VOCABULAIRE SARTRIEN: Cogito, conscience : pour Sartre, aucune philosophie ne peut éviter de partir du cogito (« Je pense, donc je suis », Descartes, Méditations métaphysiques, II). Mais Sartre sous-tend le cogito réflexif cartésien (la conscience de soi réfléchie) par un cogito pré-réflexif : une conscience non thétique (irréfléchie) de soi engagée dans toute conscience d'un donné. En outre, le cogito cartésien est modifié par Sartre dans le sens de l'intentionnalité : il n'est absolument pas s...
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Si toute passion est déraisonnable, l'homme doit-il renoncer au bonheur ?
INTRODUCTION Le sujet nécessite que l'on s'interroge sur la nature de la passion, sur son rapport au bonheur et sur les conséquences de ce rapport. La passion est synonyme de fougue, elle incite l'homme à assouvir ses penchants, pouvant être contraires à la raison. Elle possède une influence puissante sur l'homme. Or la servitude qu'elle engendre peut-elle se concilier avec l'état de plénitude recherché par l'homme ? Si le bonheur réside dans l'assouvissement des passions humaines alors sa reche...
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Une vérité peut-elle etre inutile ?
Analyse du sujet : · Il ne s'agit pas de s'interroger sur la vérité, mais sur ce que peut être une vérité. Autrement dit, il s'agit d'évaluer un cas particulier, d'inscrire la réflexion dans la particularité et prendre en compte l'unicité d'une situation possible (ou impossible, selon la réponse que l'on donnera à la question). · Enjeu : la valeur du vrai dans sa dimension pratique c'est-à-dire morale et/ou politiques. Cette perspective se trouve renforcée dans l'énoncé du sujet par l'adjectif «...
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Berkeley, « Être, c'est être perçu »
Indications générales George Berkeley (1685-1753), évêque de Cloyne, a proposé une théorie métaphysique provocante et originale appelée l'« immatérialisme ». Partant de l'empirisme, Berkeley considère toute notion abstraite comme une illusion: seules existent les choses singulières; mais celles-ci ne sont connues par nous qu'en tant qu'images reliées à d'autres images. Citation «Je dis que la table sur laquelle j'écris existe, c'est-à-dire que je la vois et la touche; et si je n'étais pas...
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y a-t-il une morale universelle ?
Position de la question. C'est un fait que les prescriptions morales courantes varient selon les temps et les lieux, et la conscience ne fait souvent qu'entériner ces jugements courants. L'inceste (par exemple chez les pharaons de l'ancienne Égypte) et la polygamie, l'esclavage et le meurtre des prisonniers de guerre, l'infanticide et la mise à mort des vieillards, tout, comme le dit PASCAL (Pensées, 294), « a eu sa place entre les actions vertueuses ». La morale chrétienne prescrit le pardon de...
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Sommes-nous faits pour etre heureux ?
Analyse du sujet : Bonheur : Être heureux, c'est parvenir au bonheur. Mais s'il semble que tout le monde aspire au bonheur, il est cependant difficile de s'accorder sur ce qu'est le bonheur et, d'un individu à l'autre, les définitions données du bonheur peuvent même apparaître contradictoires. Il faut noter par ailleurs que le terme « bonheur » s'écrivait auparavant « bon heur » et qu'il dérive ainsi du latin augurium, qui signifie « augure », ou encore « chance ». On a donc attaché au bonheur l...
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Vivre en société empêche-t-il de penser par soi-même ?
La société désigne un ensemble d'individus liés par des relations d'interdépendance. On peut penser que l'homme est d'une certaine manière contraint de vivre en société, dans la mesure où celle-ci lui assure une sécurité et lui permet de se procurer des biens qu'il ne pourrait obtenir s'il vivait isolé. C es avantages de la société pour l'individu peuvent cependant aller de pair avec une menace pour son indépendance, dans la mesure où l'individu serait soumis au système de valeurs, aux opinions...
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Vouloir retourner a une vie naturelle a-t-il un sens pour l'homme ?
Un sujet tout à fait d'actualité. Quelle signification donnera l'intention ferme et résolue d'adopter à nouveau une existence rythmée par les conditions imposées par la nature, existence supposée être celle des temps passés ? Tout repose sur la notion de «vie naturelle », d'existence se conformant aux données « innées» et quasi,, biologiques». Cette notion n'est pas dépourvue d'équivoques ! Le sujet vous Interroge aussi sur le sens que peut prendre pour l'homme un retour vers son passé. Conseils...