Catégorie : Philosophie
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Si les triangles faisaient un Dieu, ils lui donneraient trois côtés. Qu'en pensez-vous ?
.68 I Dieu (et anthropomorphisme) que, On a dit fort bien si les ·triangles fais~ient un Dieu,. .ils lui dQnneraient. trois côtés - Montesquieu ._ C'est Rica, un personnage de Montesquieu (16891755) qui écrit cette phrase dans une lettre à son ami Usbek. Il s'agit de la Lettre ·59,des Lettres persanes (1721) . ..,. Dans les Lettres persanes, Montesquieu fait voyàger des Persans imaginaires en France. C'est l'occasion pour lui de critiquer .les principaux travers de la société française. Mais...
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Pensez vous que TOUs les artistes sont des génies ?
1) La définition du génie. Loin de s'accrocher à la matérialité des sensations et à l'objectivité des souvenirs, l'homme de génie trouve des motivations d'un autre ordre que le reste des hommes. L'universalisation de la sensibilité, l'amplification de la mémoire et de l'imagination, l'exaspération de la vision engendrent chez lui le désir de « donner corps aux fantômes » qui le hantent. S'efforçant de définir cette « je ne sais quelle qualité d'âme particulière » qui est propre au génie, l'esthé...
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Pour être libre, faut-il savoir ce que l'on fait ?
Faut-il savoir ce que l'on fait pour être libre ? Analyse du sujet : Partons d'une définition classique de la liberté : c'est pouvoir faire ce que l'on veut. Alors répondre par l'affirmative semble une évidence. Pour faire ce que je veux il faut nécessairement que je sache ce que je fais. En effet, comment pourrait-on vouloir faire quelque chose sans savoir en quoi consiste ce quelque chose ? Mais inversement (et c'est là le côté paradoxal du sujet), le verbe falloir semble indiquer une contrai...
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DIEU, L'HARMONIE PRÉÉTABLIE ET L'OPTIMISME chez LEIBNIZ
a) Une des thèses essentielles de Leibniz est que chaque monade agit en elle-même, par elle-même, sans subir l'influence des autres monades. Chaque monade est « sans fenêtre ». Elle se développe « en vertu de ses lois propres comme dans un monde à part et comme s'il n'existait rien que Dieu et elle ». Sur ce point, Leibniz rejoint les idées de Malebranche qui ne pouvait concevoir l'action réelle de l'âme sur le corps, ni du corps sur l'âme, ni des corps les uns sur les autres. A ce problème, Lei...
- L'inconscient est-il un manque de conscience ?
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Aristote
"L'universel, ce qui s'applique à tous les cas, est impossible à percevoir, car ce n'est ni une chose déterminée, ni un moment déterminé, sinon ce ne serait pas un universel, puisque nous appelons universel ce qui est toujours et partout. Donc, puisque les démonstrations sont universelles, et que les notions universelles ne peuvent être perçues, il est clair qu'il n'y a pas de science par la sensation. Mais il est évident encore que, même s'il était possible de percevoir que le triangle a ses an...
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L’homme doit-il se résigner à mourir ?
Analyse du sujet : La mort se définit de façon négative comme la fin de la vie. Mais, de façon positive, la définition de la mort semble moins aisée. En effet, l'homme ne peut appréhender empiriquement la mort, sauf par l'intermédiaire d'une mort qui n'est pas la sienne. Mourir est donc une expérience paradoxale puisqu'il s'agit de comprendre biologiquement l'arrêt des fonctions vitales sans pouvoir le ressentir vraiment, c'est-à-dire en ne ressentant qu'une souffrance morale qui ne correspond p...
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Est-il justifié de parler de science politique ?
L'activité politique est celle qui consiste en l'administration d'une Cité, d'une société. Exclusivement humaine, comme le souligne Aristote, elle est menée le plus souvent par un nombre réduit d'individus chargé d'assurer la protection de tous. S'interroger sur sa nature revient à se demander quelles qualités seraient nécessaires pour l'exercer : si elle est une science, elle met en relation des phénomènes et des lois de façon constante, alors les individus doués de telles connaissances seraien...
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Machiavel, Le Prince, Chap. VII, rédigé en 1513, publié en 1532, trad. J. Anglade, Livre de poche, pp. 37-38
PRESENTATION DU "PRINCE" DE MACHIAVEL Machiavel (1469-1527) est conseillé politique de la ville de Florence, à une époque où elle est menacée par des crises intérieures, mais aussi par les royaumes voisins. Ces derniers n'hésitent pas à s'allier à la France et à l'Espagne pour affronter Florence, se pliant ainsi à la convoitise des deux grandes puissances étrangères. C 'est pour éviter ce genre de crise et d'assujettissement que Machiavel écrit Le Prince qui soulève quelques paradoxes : dédicacé...
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La certitude de sa mort condamne-t-elle l'homme à la peur et au désespoir ?
Le soleil ni la mort, écrit La Rochefoucauld, ne se peuvent regarder en face. Pour des raisons physiques simples, nos yeux ne peuvent fixer longtemps une lumière trop intense ; mais quelle est la nature de cette réaction de rejet violent qui se manifeste à l'idée de la mort ? Si la peur est cette émotion qui nous détourne de tout ce qui représente un danger pour notre bonne conservation, il faut bien reconnaître que, face à la mort, la peur est la réaction la plus compréhensible et la mieux adap...
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Peut-il y avoir justice en l'absence d'Etat ?
Peut-il y avoir justice en l'absence d'Etat ? Discussion : Il semblerait que l'Etat soit ce qui régit les lois et les lois soient ce qui régit les hommes. Ainsi cela paraît inconcevable qu'il puisse exister une société sans lois, car elle deviendrait très vite anarchique et ne répondrait plus à aucune règle. Cependant peut-on considérer que l'anarchie est nécessairement l'injustice ? Car si l'on affirme qu'une société a besoin de lois pour être juste, on sous-entendrait que les hommes sont natu...
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Saint AUGUSTIN et le langage
Ce texte de st Augustin constitue une réflexion sur le rapport des mots aux choses, c'est-à-dire sur la notion de signification. Loin que ce soit l'apprentissage des mots qui nous permette de saisir le monde et de nous y rapporter, de l'organiser en connaissance, c'est la connaissance des choses qui fonde celle des mots : le langage est un moyen mais il n'est pas inné, les mots se construisent sur la base de correspondances entre des sons et des choses que l'on y associe. Toutefois, nous le verr...
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Peut-on être trop libre ?
Peut-on être trop libre ? Définition des termes du sujet La question « peut-on » interroge deux types de capacités : une capacité de fait – au sens d'une capacité physique par exemple : je ne peux pas voler dans les airs sans aide extérieure – et une capacité de droit – je ne peux pas faire telle ou telle chose car une instance me l'interdit, que cette instance soit un gouvernement, une tierce personne ou encore moimême. Le fait dont la possibilité est mise en question ici est celui d' « être tr...
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Malebranche : Sapientis oculi in capite ejus, stultus in tenebris ambulat .
PRESENTATION DE L'OUVRAGE "DE LA RECHERCHE DE LA VERITE" DE MALEBRANCHE Cette première oeuvre de Malebranche (1638-1715), imposante, et qu'il ne cessera de compléter et de parfaire au point qu'on ne puisse la lire sans ses nombreux Éclaircissements, est de dix années postérieure à son ordination et à sa découverte simultanée et enflammée de la philosophie de Descartes. Sa vocation uniment religieuse et philosophique va consister à compléter et à corriger l'un par l'autre Saint Augustin et l'aute...
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Faut-il toujours lever les masques ?
Faut-il toujours lever les masques ? Définition des termes du sujet L'interrogation « faut-il » peut se comprendre de deux manières : ou bien elle demande s'il est nécessaire de faire telle chose, ou bien elle demande s'il est souhaitable de faire telle chose. Les deux sens sont pertinents ici. « Lever les masques » est une expression courante qui désigne l'acte par lequel on renonce à afficher une apparence pour dévoiler une vérité. Le masque est alors compris comme étant une dissimulation, o...
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Commentaire du texte de Merleau Ponty
Nom: Perrier Prénom: Anne Adresse e-mail: [email protected] (il y a un _ entre ANNE et 81100) Sujet du commentaire de texte proposé: Commentaire du texte de Merleau Ponty suivant: Quelle est l'attitude du savant face au monde ? Celle de l'ingéniosité, de l'habileté. Il s'agit toujours pour lui de manipuler les choses, de monter des dispositifs efficaces, d'inviter la nature à répondre à ses questions. Galilée l'a résumé d'un mot : l'essayeur. Homme de l'artifice, le savant est un activiste....
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Un langage rigoureux est-il possible ?
Discussion : Le langage tel que nous avons l'habitude de l'utiliser, nous échappe tellement, qu'on a l'impression de lutter en permanence avec les mots afin de pouvoir traduire correctement sa pensée face aux autres dans l'acte de communication. Ainsi, il paraîtrait évident de dire que tout langage est aléatoire, tout langage est hasardeux et ne peut en aucun cas répondre à la satisfaction complète de l'homme en situation intersubjective. Ainsi parler d'un langage rigoureux, c'est-àdire un langa...
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Le seul service que l'art peut rendre à la société, c'est de lui permettre
de douter d'elle-même. Qu'en pensez-vous ?
Le terme art( ars en latin traduit le mot grec technê) désigne aussi bien le savoir-faire, que la création artistique, la recherche du beau. Mais l'art est ici à prendre dans le sens de beaux-arts, de l'artiste, qu'un talent ou un génie particulier rendent apte à créer la beauté. La société est un groupe d'individu entre lesquels il existe des rapports organisés et des services réciproques, consolidés en institutions et le plus souvent garantis par l'existence de règles, de lois et de sanctions....
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La pensée peut-elle se passer de l'expérience ?
Analyse. · Le sujet qui nous est proposé ici nous invite à la réflexion sur deux notions, misent en rapport : la pensée et l'expérience. Nous commencerons donc par une définition brève de chacune de ces notions. o La pensée. Penser, c'est avant tout combiner, former des idées et des jugements. On pense lorsque l'on applique l'activité de notre esprit sur les éléments fournis par l'expérience. Le verbe penser vient du latin pensare qui signifiait peser. Le fait de penser reviens donc à évaluer,...
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La fin de l'art est-elle la vérité ?
Position réaliste • Faisant sienne la définition aristotélicienne de l'art comme imitation de la nature, le réalisme naïf voit dans la conformité de l'oeuvre d'art à son modèle sa vérité et sa finalité. Une longue tradition va s'efforcer, en s'appuyant sur l'autorité d'Aristote dans la « Poétique », de montrer la légitimité de l'imitation en particulier et de l'art en général. Aristote ne conteste pas que l'art soit imitation, mais il réhabilite l'imitation comme « naturelle », c'est-à-dire vrai...