Catégorie : Philosophie
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Peut-on définir la pensée par la seule conscience ?
Il est difficile de réduire la pensée à la conscience, la pensée ne réduit pas à la présence de celle-ci à l'esprit, elle comporte aussi des opérations parfois assimilables à un calcul à une procédure qui a une finalité. Aussi, la multiplicité des objets, des visées auxquelles peut s'appliquer la pensée peut difficilement nous permettre de réduire la pensée à la seule conscience. Mais peut-on dissocier réellement la pensée de la conscience ? 1) La définition de la pensée. Le verbe « penser » et...
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Pourquoi travaille-t-on ?
PREMIERE CORRECTION L'opposition entre le travail et l'oeuvre suggère que le travail a pour fonction principale la reproduction de la « vie biologique » : il servirait à satisfaire les besoins utiles à la vie (se nourrir, se vêtir, se loger...). A cause de cette finalité « vitale », le travail ferait du travailleur celui qui reste attaché à la sphère animale de son existence. C'est en ce sens que Arendt oppose le travail, rivé aux besoins, dont les produits sont faits pour être consommés, donc p...
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Pourquoi mentons-nous ?
Couramment, le mensonge désigne une assertion sciemment contraire à la vérité, énoncée avec l'intention de tromper l'interlocuteur. En ce sens, il n'est pas opposé à la vérité, mais à la véracité, caractérisée par l'action de dire le vrai. Le mensonge, qu'il soit volontaire ou non, semble donc étroitement lié au vecteur qui en permet l'expression : le langage. Plus largement, l'étymologie du terme met en évidence la proximité du mensonge avec la capacité de l'homme à user librement de son intell...
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Qu'est-ce qui distingue l'oeuvre d'art d'un objet quelconque ?
Il s'agit ici de se demander à partir de quel moment il y a art. Un objet quelconque est un objet issu par exemple de la production industrielle, fabriqué en série, il ne se démarque en rien des autres objets de la série. Il peut être quelconque car il est fabriqué en matériaux médiocres, il peut être mal fini, bâclé, purement utilitaire et construit sans soin. Au contraire un objet d'art serait fabriqué avec attention, de manière soigneuse, en petite série ou même à exemplaire unique, il serait...
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Peut-on parler légitimement de vérité personnelle ?
Introduction : « J'en suis intimement convaincu. » Étrange expression : on fait de la vérité une affaire personnelle alors que la vérité doit être dans les faits, dans la réalité extérieure à tout ce qui est personnel. La vérité est un discours en accord avec la réalité. Elle trouve son expression la plus achevée dans la science qui est un discours impersonnel au possible. On peut même dire que la vérité se gagne contre la conviction personnelle, dans le dialogue ouvert ou dans la vérification e...
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Peut-on dire d'une oeuvre d'art: "sois belle et tais-toi" ?
INTRODUCTION Définition des termes et problématisation : L'individu en proie à l'illusion est dans l'erreur mais ne le sait pas. Pour se libérer de l'illusion il doit soit en prendre conscience par lui-même soit par autrui. Il y a plusieurs sortes d'illusions, selon le cas l'individu n'en sortira pas de la même manière. Les illusions des sens, par exemple voir le bâton brisé dans l'eau alors qu'il ne l'est pas, peuvent être corrigées par l'entendement et ne nécessite donc pas le recours à autrui...
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Que perdrait la pensée en perdant l'écriture . ?
Analyse du sujet : L'intérêt et l'utilité de l'écriture se trouvent au travers du livre : l'intellectuel est un gros consommateur de livres ; l'érudit, le savant ou encore l'homme cultivé sont plongés dans les livres. Etant donné qu'ils savent manier la pensée mieux que quiconque, il apparaît donc que l'écriture la serve grandement. De plus, toute écriture véhicule forcément de la pensée : roman, dictionnaire et même publicité, enseigne ou encore affiche. Il apparaît alors primordial de savoir c...
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Pourquoi obéissons-nous ?
Obéir à la loi, à nos parents, à nos supérieurs hiérarchiques…semble évident pour la plupart d'entre nous. Sans qu'il y ait sentiment d'oppression, nous nous soumettons quasi naturellement à l'autorité. Cela se fait le plus souvent sans réflexion sur nos actions. Si le phénomène général de l'obéissance comme garant de l'ordre social pose peu de questions, cette « tendance naturelle » de l'homme à obéir et reconnaître l'autorité ne va absolument pas de soi. L'homme, dans sa définition la plus tri...
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Que manque-t-il à qui manque la parole ?
C'est souvent par anthropomorphisme que l'homme arrive à penser que la seule chose qui le différencie de l'animal est la parole. Comme si l'animal était capable de penser mais incapable de s'exprimer, capable de ressentir des émotions mais ne possédant pas la capacité de s'exprimer. Il s'agit de se demander ce qui différencie vraiment l'homme de l'animal, et ce qui peut prêter à confusion qu'à l'existence d'une âme humaine. 1) La réalité humaine. Suffit-il, pour situer l'homme, de le placer, si...
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Un pouvoir qui use de violence est-il un pouvoir fort ?
Problématique La violence est un moyen de pression psychologique ou physique qu'un individu ou une institution use pour imposer un certaine volonté. Ainsi la violence est interprétée comme une technique de puissance dans le sens où elle permet parfois d'obtenir ce que l'on désire alors les circonstances ne présupposaient pas une issue favorable au souhait de celui qui l'exerce. La violence est elle l'ultime moyen de réussite? Les pouvoirs politiques totalitaires sont les premiers à utiliser cett...
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Que sont les Pulsions ?
Demande d'échange de corrigé de levavasseur gaylord ([email protected]). Sujet déposé : PRESENTATION DU "DISCOURS SUR L'ORIGINE ET LES FONDEMENTS DE L'INEGALITE PARMI LES HOMMES" DE ROUSSEAU Ce texte constitue la réponse de Rousseau (1712-1778) à une question proposée par l'Académie de Dijon sur la source des inégalités. Rousseau y avance une critique radicale de tous les théoriciens du Droit Naturel et du Contrat en montrant que ces concepts ont été utilisés pour fonder en raison une impost...
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KANT
« L'homme doit de bonne heure être habitué à se soumettre aux prescriptions de la raison. Si en sa jeunesse on laisse l'homme n'en faire qu'à sa volonté et que rien ne lui est opposé, il conserve durant sa vie entière une certaine sauvagerie. Et il ne sert en rien à certains d'être en leur jeunesse protégés par une excessive tendresse maternelle, car plus tard ils n'en rencontreront que plus de résistances et ils subiront des échecs dès qu'ils s'engageront dans les affaires du monde. C'est une f...
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Nietzsche
C'est là aussi que j'ai ramassé sur ma route le mot "Surhomme", et cette pensée que l'homme est quelque chose qui doit être surmonté, - que l'homme est un pont et non un but : se louant de son midi et de son soir, chemins vers de nouvelles aurores : - la parole de Zarathoustra sur le Grand Midi, et ce que j'ai encore suspendu au-dessus de l'homme comme de nouveaux couchants de pourpre. En vérité, je leur ai fait voir de nouvelles étoiles en même temps que de nouvelles nuits ; et sur les nuages e...
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Alain
Commentaire d'un texte de Alain Il semble bien difficile d'évacuer cette question qui, depuis l'origine, hante les hommes comme aucune autre. Elle ne tient pourtant qu'à un mot, qui travaille jusqu'à notre propre cœur, et qui pourtant ne peut s'assurer des réponses qu'on lui propose: Pourquoi? Cette simple interrogation semble presque se perdre immédiatement dans l'immensité du cosmos, au point que l'homme parfois fausse le jeu, et présente un réponse en attendant la véritable, celle qui ne semb...
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HOBBES: La cause finale, le but, le dessein que poursuivent les hommes
La cause finale, le but, le dessein que poursuivent les hommes, eux qui par nature aiment la liberté et l'empire exercé sur autrui, lorsqu'ils se sont imposé des restrictions au sein desquelles on les voit vivre dans les républiques, c'est le souci de pourvoir à leur propre préservation et de vivre plus heureusement par ce moyen : autrement dit de s'arracher à ce misérable état de guerre qui est, je l'ai montré, la conséquence nécessaire des passions naturelles des hommes, quand il n'exist...
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Jean-Paul SARTRE
PRESENTATION DE "L'EXISTENTIALISME EST UN HUMANISME" DE SARTRE Marqué comme oeuvre de circonstance et de vulgarisation, le texte est tiré d'une conférence donnée à Paris en Octobre 1945, qui devait donner l'occasion à Sartre (1905-1980) de répondre à une série d'objections. Il montre que les accusations d'anti-humanisme sont infondées, car sa philosophie ne conduit en rien au mépris de la réalité humaine et de sa valeur. La définition annoncée par le titre est donc en réalité la défense d'une ph...
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Arendt: liberté et volonté
« Il semble qu'on puisse affirmer que l'homme ne saurait rien de la liberté intérieure s'il n'avait d'abord expérimenté une liberté qui soit une réalité tangible dans le monde. Nous prenons conscience d'abord de la liberté ou de son contraire dans notre commerce avec d'autres, non dans le commerce avec nous-même. Avant de devenir un attribut de la pensée ou une qualité de la volonté, la liberté a été comprise comme le statut de l'homme libre, qui lui permettrait de se déplacer, de sortir de...
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Montesquieu
"Comme dans les démocraties le peuple paraît à peu près faire ce qu'il veut, on a mis la liberté dans ces sortes de gouvernements, et on a confondu le pouvoir du peuple avec la liberté du peuple. Il est vrai que dans les démocraties le peuple paraît faire ce qu'il veut ; mais la liberté politique ne consiste point à faire ce que l'on veut. Dans un État, c'està-dire dans une société où il y a des lois, la liberté ne peut consister qu'à pouvoir faire ce que l'on doit vouloir, et à n'être point con...
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Descartes: La technique met-elle la nature au service de l'humain ?
L'idée de la liberté dans le travail paraît problématique, puisque celui-ci semble l'activité imposée par excellence, celle qu'on ne décide pas, ou dont on ne décide que dans des bornes très précises qu'il ne nous revient pas de fixer. Toutefois, c'est par le travail que l'homme se rend maître de la nature, qu'il s'agisse de son environnement extérieur ou de sa propre nature humaine. Par son travail, l'homme produit des objets, et d'abord des outils qui lui permettent de transformer le monde et...
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Servitude humaine et liberté chez
Spinoza
Thème 512 Servitude humaine et liberté chez Spinoza Servitude: état de dépendance à l’égard des causes extérieures (action, ou causalité inadéquate). Les passions produisent la servitude par leur passivité, non par leur essence affective liée au Désir. Liberté: elle n’est pas un acte de la volonté qui n’est qu’une faculté (entité abstraite, en fait inexistante). La liberté concrète est l’autonomie d’un individu, atteinte lorsque ses actions ne résultent que de causes internes (celles qui résulte...