Catégorie : Philosophie
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Peut-on parfois désobéir à une loi ?
Définition des termes du sujet: PARFOIS: quelquefois, dans certains cas, pas toujours! OBÉIR: verbe transitif indirect (latin oboedire, de audire, écouter). * Se soumettre à la volonté de quelqu'un, à un règlement, exécuter un ordre : Obéir à ses parents, à la loi. * Céder à une incitation, un sentiment, etc. : Obéir à ses instincts. * Répondre au mouvement commandé, fonctionner correctement : Les freins n'obéissent plus. Mes jambes refusent d'obéir. * Être soumis à une force, une action, une rè...
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avons-nous besoin des autres pour prendre conscience de nous-même
Analyse du sujet : Le sujet prend la forme d'une question fermée, à laquelle il s'agira de répondre par « oui » ou « non » en conclusion, au terme d'une argumentation documentée. Le sujet nous place d'emblée dans une situation précise caractérisée par les deux points suivants : C'est la situation du rapport de moi à moi-même : je suis, sous ce rapport, à la fois sujet et objet. Il s'agit donc d'un rapport réflexif (penser à la métaphore du miroir) Mon attention, sous ce rapport, se porte sur moi...
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Peut on dire que la société constitue une entrave à l'épanouissement de l'individu ?
Les lois et les normes d'une société sont générales et non adaptées à chacun, aussi l'individu doit mouler son comportement sur des règles qui le transcendent, qu'il ne maîtrise pas. Mais l'adaptation exigée de l'individu à son environnement social est-elle toujours négative ? N'est-il question pour lui que de se restreindre, de se contraindre selon les lois ? Mais si les normes sont intégrées au point qu'elle ne fassent plus obstacle et au contraire deviennent naturelles pour l'individu même, c...
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Le travail rend-il l'homme heureux?
Le travail ne contribue-t-il qu'à la satisfaction des besoins ? Et n'est-il question que des seuls besoins physiques ? Le travail peut-il nous combler spirituellement ? Et qu'en est-il du bonheur ? L'homme n'est-il heureux que quand il ne fait rien ? La paresse conduit-elle au bonheur ? Ou l'homme n'est-il vraiment heureux qu'au terme d'une activité où il acquiert quelque chose et où, sans doute, il éprouve et reconnaît ses propres capacités ? On parle de la satisfaction du travail bien fait, ma...
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Le travail: douleur ou plaisir ?
LE TRAVAIL : DOULEUR OU PLAISIR ? Dans La Genèse, la punition d'Adam pour avoir passé outre l'interdit divin se manifeste non seulement par son expulsion du jardin d'Eden, mais également par la condamnation au travail : les besoins des hommes ne seront plus comblés par le don du sol, mais « c'est dans la peine », « à la sueur de [s]on visage » qu'ils devront être étanchés. Mais peut-on circonscrire le travail à la seule transformation de la Nature dans le but d'obtenir une réponse à nos besoins...
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La philosophie nous détache-t-elle du monde?
La réflexion philosophique nous détache t-elle du monde ? Réflexion : retour sur soi. ambiguïté du terme, peut désigner : - Activité intellectuelle organisée s'appliquant à résoudre une difficulté particulière (pensée appliquée, dense, sérieuse) - renvoyer à l'identique (ex : miroir réfléchissant) Dans les deux sens, c'est la médiation de la pensée philosophique dans notre appréhension du réel qui est questionnée. Philosophique : relatif à l'exercice ordonné de la raison. Caractérisé par une mét...
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Tout est il susceptible d'être interprété ?
Analyse du sujet : Le sujet prend la forme d'une question fermée : il s'agira donc d'y répondre par « oui » ou « non », avec toutes les nuances qui s'imposent, au terme d'une argumentation documentée. La notion qui pose le plus de difficultés est celle d'interprétation : elle est en effet au coeur de nombreux débats philosophiques, ce qui empêche de trancher radicalement son statut. Elle lègue donc des questions qui rendent délicate la possibilité de la définir. L'interprétation, dans le langage...
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L'homme est-il naturellement humain?
v Problèmes et ambiguïtés liées à la question : On s'aperçoit d'emblée que la question pose un certain nombre de problèmes dans sa formulation même. En effet, la présence qui semble redondante, des termes « homme » et « humain » pose le doigt sur une ambiguïté manifeste qui, si elle n'était pas soulevée, nous amènerait à répondre immédiatement de façon positive à la question posée. Car au sens littéral, l'homme est bien un être humain. Ce qui nous mène à nous interroger sur les différents sens...
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Le juste milieu est-il toujours préférable ?
Analyse du sujet · Le sujet met en oeuvre deux notions : le juste milieu (qui apparaît être une notion étroite ou restreinte, dont une définition semble pouvoir être donnée) et le préférable (notion qui paraît plus problématique : selon quels critères parle-t-on de préférable ? Le plaisir, le bien, le bonheur, l'utile, le juste etc. ?) qu'il faut donc caractériser. Entre ces notions un lien est présupposé (le juste milieu serait en général, ou le plus souvent, préférable) et on nous demande si...
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L'homme a-t-il besoin de travailler ?
Définitions des termes de la question. - Il n'est pas utile ici de définir l'homme. Mais, il importe de bien remarquer qu'il n'est pas ici question des individus mais de l'homme en général. - Le besoin désigne l'état d'un être à qui manque quelque chose de nécessaire en vue d'une fin quelconque. Que cette fin soit interne à cet être, comme la survie ou le bien- être, ou qu'elle soit externe, comme lorsqu' il s'agit de réaliser quelque chose ou d'atteindre un but. - Le travail désigne l'activité...
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Qu'est qui fait la force des préjugés?
Vocabulaire: PRÉJUGÉ : Praejudicare =juger avant. Opinion reçue qui, à notre insu, influence notre jugement. Opinion favorable ou défavorable formée sans examen préalable; le préjugé se situe avant le jugement; il est donc l'opposé de ce qui fonde la connaissance rationnelle ou expérimentale. POUR DÉMARRER Où s'originent la puissance et le pouvoir des opinions admises sans critique, sans examen rationnel ? Quelle est la base psychique, mais aussi sociologique, etc., de ce qui est jugé d'avance,...
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Est-il nécessaire de travailler pour vivre ?
Sujet : Est-il nécessaire de travailler pour vivre ? Analyse des termes du sujet : Est-il nécessaire : La question porte sur la nécessité du travail, c'est-à-dire sur son caractère incontournable et inéluctable. Est nécessaire ce qui ne peut ne pas être. Formulé autrement : Est-ce que l'on peut se passer du travail pour vivre ou bien est-ce un besoin impérieux auquel on ne peut échapper ? Travailler : Action d'effectuer un travail, action en vue d'obtenir un résultat. La racine latine du mot tr...
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Le travail est-il seulement une nécessité?
Analyse du sujet · Eléments de définition ® Travail = du latin populaire tripalium, appareil servant à mobiliser les grands animaux ; terme donnant l'idée d'un assujettissement pénible. 1) L'activité ayant pour but de produire ou de contribuer à produire quelque chose d'utile, dans l'ordre pratique comme dans l'ordre théorique. La situation de la personne qui se livre à cette activité de façon suivie. L'ouvrage auquel s'applique cette activité. 2) L'activité économique, productrice d'utilité s...
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La connaissance scientifique abolit-elle toute croyance ?
[Vouloir percer les secrets de la nature, c'est commettre un crime de lèse-divinité. Celui qui cherche à maîtriser la nature par ses propres lumières se rebelle implicitement contre la toute-puissance de Dieu.] La science est un défi à la croyance Vouloir connaître les secrets de la nature, c'est outrager Dieu. C'est dérober le feu des dieux comme Prométhée. En effet, celui qui croit pouvoir percer le mystère de la création par ses propres lumières tente en fait de s'approprier un savoir qui n'a...
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Peut-on tout expliquer?
Peut-on tout expliquer ? Discussion : Les hommes sont emportés depuis les origines dans un grand mouvement qui s'appelle la vie dont ils ne saisissent ni la signification, ni la finalité. Il semble donc que leur effort tende vers la compréhension de ce qui les entoure, à la fois pour lutter contre l'angoisse qui les saisit face à l'immensité, et celle qui les saisit face à la mort. Suggestion de plan : Première partie : Le vide du sens Pris dans le cycle de la naissance à la mort, l'homme ne com...
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KANT
Devoir ! nom sublime et grand, toi qui ne renfermes rien en toi d'agréable, rien qui implique insinuation, mais qui réclames la soumission, qui cependant ne menaces de rien de ce qui éveille dans l'âme une aversion naturelle et épouvante, pour mettre en mouvement la volonté, mais poses simplement une loi qui trouve d'ellemême accès dans l'âme et qui cependant gagne elle-même, malgré nous, la vénération (sinon toujours l'obéissance), devant laquelle se taisent tous les penchants, quoiqu'ils agiss...
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Nietzsche
« Dans le plus petit comme dans le plus grand bonheur, il y a toujours quelque chose qui fait que le bonheur est un bonheur... non seulement la lumière mais aussi l'obscurité. » Nietzsche. Nietzsche prend ici à contre-pied la thèse philosophique traditionnelle, notamment défendue par Platon, que l'absence de mémoire est un défaut et que l'oubli est essentiellement une faiblesse de notre esprit. Il faut souligner le caractère volontairement provoquant de l'extrait : pour lui, l'oubli est une fon...
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DESCARTES
Prenons pour exemple ce morceau de cire qui vient d'être tiré de la ruche : il n'a pas encore perdu la douceur du miel qu'il contenait, il retient encore quelque chose de l'odeur des fleurs dont il été recueilli ; sa figure, sa couleur, sa grandeur sont apparentes ; il est dur, il est froid, on le touche, et si vous le frappez, il rendra quelque son. Enfin toutes les choses qui peuvent faire distinctement connaître un corps se rencontrent en celui-ci. Mais voici que, pendant que je parle, on l'a...
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Bergson
Qu'est-ce que, pour moi, que le moment présent ? Le propre du temps est de s'écouler ; le temps déjà écoulé est le passé, et nous appelons présent l'instant où il s'écoule. Mais il ne peut être question ici d'un point mathématique. Sans doute, il y a un présent idéal, purement conçu, limite indivisible qui séparerait le passé de l'avenir. Mais le présent réel, concret, vécu, celui dont je parle quand je parle de ma perception présente, celui-là occupe nécessairement une durée... Il faut donc que...
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FREUD et l'interdit du meurtre (Malaise dans la civilisation)
Si la culture a établi le commandement de ne pas tuer le voisin que l'on hait, qui nous fait obstacle et dont on convoite les biens, cela fut manifestement dans l'intérêt de la vie en commun des hommes qui, autrement, serait impraticable. Car le meurtrier attirerait sur lui la vengeance des proches de la victime du meurtre et la sourde envie des autres, qui intérieurement se sentent enclins à un tel acte de violence. Il ne jouerait donc pas longtemps de sa vengeance ou de son butin, il aur...