Catégorie : Philosophie
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Sagesse et passion peuvent-elles à votre avis s'accorder ?
• Il faut avant tout définir les mots sagesse et passion. La sagesse c'est la sophia grecque, la connaissance, le savoir. C'est la sapientia latine, l'intelligence, la prudence. On peut dire que de Socrate à Descartes sagesse est synonyme de philosophie et de science : « ce mot de philosophie signifie l'étude de la sagesse, et [...] par s a g e s s e o n n'entend pas seulement la prudence dans les affaires, mais une parfaite connaissance de toutes les choses que l'homme peut savoir, tant pour la...
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Les relations nous enrichissent-elles ou nous aliénent-elles ?
La différence est habituellement définie comme un caractère ou un ensemble de caractères qui, dans une comparaison ou un ordre, distinguent un être ou une chose d'un autre être ou d'une autre chose. La différence est donc ce qui fait qu’un être soit ou ait le sentiment d’être étranger à un autre être. Empiriquement, il semble que le bilan du produit des différences, même s’il est difficile à évaluer du fait de la variété des types de différences, apparaisse comme largement négatif. En effet, la...
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Du témoignage historique - le témoin en histoire ?
1. Du témoignage. — Le témoignage est l'attestation d'un fait par un témoin, c'est-à-dire par une personne qui en a connaissance. Le témoignage porte uniquement sur des questions de fait; c'est par là qu'il se distingue de l'autorité qu'on invoque surtout en matière de doctrine. S'agit-il, par exemple, d'événements qui se sont produits loin de nous et que nous n'avons point constatés, nous recourons au témoignage; s'agit-il, au contraire, d'une question de droit ou de métaphysique à résoudre, no...
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Vivre vraiment: en travaillant ou sans travailler ?
Avant la Chute, A dam et Eve jouissaient des richesses du jardin d'Eden, sans avoir à travailler. Cet état d'innocence et de béatitude est bien vite anéanti, et les hommes condamnés à gagner leur pain « à la sueur de leur front ». La paresse devient un des sept pêchés capitaux : l'oisiveté est prohibée tant par l'Eglise que par la morale. Pourtant, la tentation de vivre sans travailler reste forte : mais est-il possible de préserver des liens sociaux sans apporter sa contribution à la communauté...
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La morale peut-elle se fonder sur les sentiments ?
L'exigence du fondement est toujours exigence d'assurance et de stabilité ; fonder ce que l'on établit, c'est en garantir la cohésion, l'objectivité et la permanence. Or, en matière de morale, les sentiments paraissent souvent trop inconstants ou subjectifs pour supporter l'exigence de moralité, en sa rigueur et sa droiture. Que serait une morale qui dépendrait de nos sentiments de plaisir ou de joie, de nos sentiments de haine ou de colère ? Cependant, et c'est là limite que rencontre toute mor...
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Faut-il tenir les scientifiques pour responsables de l'usage que l'on fait de leurs découvertes ?
Analyse du sujet : Faut-il : Le verbe « falloir » marque la nécessité, l'obligation. L'interrogation porte sur la façon dont on doit juger, considérer les scientifiques. Il s'agit de trancher sur leur responsabilité. Scientifiques :Le mot « science », du latin scientia, signifie connaissance. La démarche scientifique s'appuie sur un refus des dogmes et sur un examen raisonné du monde. Si au départ, la science est directement liée à la philosophie et a pour tâche d'élucider les mystères du monde...
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Peut-on se défaire de ses préjugés?
Analyse du sujet : Le préjugé, étymologiquement, est ce qui est jugé d'avance, ce dont on n'a pas contrôlé le bien-fondé En ce qu'il n'est pas fondé rationnellement, il se rapproche de l'opinion. Il s'oppose donc à la connaissance qui, pour être vraie, doit être fondée. Cependant, le terme « préjugé » est employé le plus souvent dans un sens péjoratif, alors que l'opinion peut être une bonne opinion, malgré l'absence de fondement. Qu'est ce, plus précisément, que préjuger de quelque chose ? Nous...
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Est-il bien utile de se connaître soi-même ?
Concernant la connaissance de soi, les avis divergent chez les grands philosophes et écrivains, comme le montrent ces deux citations : Anatole France, écrivain français de la fin du XIXe siècle dit : « Je tiens la connaissance de soi comme une source de soucis, d'inquiétudes et de tourments. Je me suis fréquenté le moins possible. ». Tandis que Pascal, philosophe français du XVIIe siècle en fait une priorité : « Il faut se connaître soi-même ; quand cela ne servirait pas à trouver le vrai, cela...
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Aristote
"Que l'homme soit un animal politique à un plus haut degré qu'une abeille quelconque ou tout autre animal vivant à l'état grégaire, cela est évident. La nature, en effet, selon nous, ne fait rien en vain ; et l'homme, seul de tous les animaux, possède la parole. Or, tandis que la voix ne sert qu'à indiquer la joie et la peine, et appartient pour ce motif aux autres animaux également (car leur nature va jusqu'à éprouver les sensations de plaisir et de douleur, et à se les signifier les uns aux au...
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Le vrai n'est-il qu'une affaire de croyance ?
[Parce qu'il n'y a pas de certitude objective, parce que tout savoir est nécessairement subjectif, il faut en conclure que toute affirmation d'une vérité est plus acte de croyance qu'une connaissance établie.] Les faits eux-mêmes ne sont ni vrais ni faux Un monde purement matériel, écrit Russell, faute de croyances comme d'affirmations, ne contiendrait ni vérité ni fausseté.» Les faits ne sont que «l'ameublement du monde». Seules nos croyances, dans la mesure où elles concernent des objets sensi...
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Le progrès scientifiques est-il fait de ruptures avec le passé ?
Georges Canguilhem 1977 ciences de la vie Le progres scientifi ue est·il fait de ruRtures avec le passé? ~L'histoire des sciences est faite de ruptures par rapport à un certain nombre d 'idéologies scientifiques. ~ La science progresse de manière continue. Elle ne connaît pas de ruptures. Une théorie en engendre une autre.
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Science et religion s'opposent-elles ?
[Introduction] La pensée scientifique repousse sans cesse les frontières du connu. Ce faisant, comme le note le philosophe Dominique Lecourt, sa démarche « implique un risque d'erreur» qui « retire donc par principe à cette pensée toute garantie absolue de certitude». La pensée religieuse, au contraire, se tourne « vers une vérité préalablement donnée ». Elle est profondément animée d'une certitude intérieure, dont témoignent ces mots du Christ : « Tu ne me chercherais pas si tu ne m 'avais déjà...
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L'habitude est-elle nuisible à l'esprit ?
Maine de Biran 1802 L'hab·tude est-elle nuisible à l'esprit? ~ L'habitude affaiblit notre esprit et nous fait tomber dans l'automatisme. L'habitude est ce qui permet au moi et à la science de se constituer. 49
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La consommation correspond-elle à un besoin réel ?
1972 La cons mmation corres· pond·ell · à un besoin réel? ~ Consommer est une nécessité pour l'homme. Cela lui permet de satisfaire ses besoins fondamentaux. cD Consommer permet surtout de se distinguer des autres. Consommer, c'est donc échanger des signes.
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Les préjugés de la philosophie condamnent-ils la philosophie ?
Hans Georg Gadamer Lffi 1982 i.ES ŒUVRES L'Art de comprendre Les préjugés des philosophes condamnent-ils la philosophie? ~ Toute la philosophie n 'est, si l 'on y regarde bien, que la vaine expression des préjugés des philosophes. C9 On ne peut pas penser sans préjugé. Mais le dialogue permet de les mettre à jour et, peut-être, de les dépasser.
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Le langage mathématique est-il universel ?
Le langage mathématique apparaît comme le mode d'expression des sciences qui ont pour objet le nombre, la quantité, l'étendue et l'ordre. Contrairement aux langues naturelles, qui sont ancrées dans une culture, dans un territoire et dans une population, et se caractérisent donc par leur pluralité, le langage mathématique peut apparaître comme universel. Cette universalité serait permise par le fait que ce langage n'est pas fondé sur l'histoire d'un peuple, mais sur les objets qu'il étudie, et qu...
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Peut-on dire que le hasard n'existe pas en science ?
a) Pour le savant la notion de déterminisme équivaut en pratique à celle de prévisibilité. Louis de Broglie nous dit que pour le physicien « il y a déterminisme lorsque la connaissance d'un certain nombre de faits observés à l'instant présent ou aux instants antérieurs jointe à la connaissance de certaines lois de la nature, lui permet de prévoir rigoureusement que tel ou tel phénomène observable aura lieu à telle époque postérieure ». b) On parlera de hasard pour désigner un fait qui échappe...
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Suffit-il de modérer ses désirs pour être heureux ?
PREMIERE CORRECTION Ici on vous interroge sur le bonheur et l'attitude à adopter face à nos désirs. La question nous renvoie ici à la toute première définition que nous donnons généralement du bonheur : être heureux consiste à pouvoir satisfaire tous ses désirs. En effet, le bonheur apparaît comme cet état dans lequel nous n'éprouvons plus de manque. On pourrait penser que pour être heureux et s'épanouir, il est nécessaire de ne connaître aucune retenue et aucune frustration. Il faudrait recherc...
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Le positivisme n'est-il qu'une apologie de la science ?
Le positi apolo ·il qu'une ence? ~ En tant qu'il ne reconnaît que la connaissance fondée sur l'expérience, le positivisme est une apologie de la science. 49 Pour Comte, la science peut être le fondement d'une nouvelle éthique centrée sur l'humanité.
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Le plaisir conduit-il au bonheur ?
On vous demande ici de vous interroger sur les rapports entre le plaisir et le bonheur. Le plaisir est synonyme de satisfaction, de joie et nous identifions aisément les moments de plaisir à des moments de bonheur, comme, inversement, nous associons aussi les moments de souffrance à des moments de malheur. Dès lors, le fait d'éprouver du plaisir semble nous rendre heureux. Pourtant, peut-on réduire le bonheur à de simples moments de plaisir ? Vous pouvez remarquer dans la formulation du sujet qu...