Catégorie : Philosophie
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Rousseau et la puissance souveraine
D'abord la puissance législative et la puissance exécutive qui constituent la souveraineté n'en sont pas distinctes. Le Peuple Souverain veut par luimême, et par lui-même il fait ce qu'il veut. Bientôt l'incommodité de ce concours de tous à toute chose force le Peuple Souverain de charger quelques-uns de ses membres d'exécuter ses volontés. Ces Officiers, après avoir rempli leur commission, en rendent compte, et rentrent dans la commune égalité. Peu à peu ces commissions deviennent fréquent...
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La liberté se définit-elle par le pouvoir de consommer ?
Le thème de cet énoncé porte sur une tentative de définition de la liberté par le pouvoir de consommer. Il s'agit de comprendre la signification du pouvoir de consommer pour décider de sa pertinence dans le cadre d'une définition de la liberté. Si elle est définie comme pouvoir, la consommation doit procéder d'un choix, d'un choix dont l'expression est rendue possible par le pouvoir qui constitue le choix. Le pouvoir de consommation est ainsi l'actualisation d'une possibilité de choix dans l'act...
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qu'est ce que rester soi même
Introduction On entend continuellement les célébrités se flatter d'être « restées les mêmes », de n'avoir « pas changé ». Elles expriment vraisemblablement par là qu'elles n'ont pas subit l'influence potentiellement néfaste de la vie de star. Pourtant ces personnes, tout au long de leur vie, ont changé. Il est a priori indiscutable que l'homme n'est pas le même tout au long de sa vie. Son corps change, ses idées changent, ce qu'il aime change. En même temps, il est tout aussi évident que chaque...
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l'homme libre est-il un homme seul ?
[Pour être libre, il faut vivre seul et sans attache. Ce sont les désirs d'autrui qui entravent les miens. Par ailleurs, être réellement libre, c'est mener une vie qui ne ressemble pas à celle des autres.] En étant seul, je vis en conformité avec moi-même La société des hommes ne cesse de m'influencer. Je dois me plier à mille contraintes. Dès lors que je m'attache à une personne, me voilà dépendant d'elle. C'est pourquoi Épictète conseille à celui qui veut être libre de n'avoir «ni attrait ni r...
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Y a-t-il un intermédiaire entre savoir et ignorer ?
Termes du sujet: IGNORER: ne pas savoir, méconnaître, traiter sans considération, ni intérêt. SAVOIR / SAVANT: * Savoir: a) Comme nom, ensemble de connaissances acquises par l'apprentissage ou l'expérience. b) Comme verbe, avoir appris quelque chose, et pouvoir le dire, le connaître, le répéter. * Savoir-faire: ensemble de procédés de gestes habituels permettant la réalisation régulière de certains buts. * Savant: a) Celui qui possède un maximum de connaissances. b) Celui qui exerce une activité...
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Peut-on dire qu'il y a plus de science dans l'art qu'il n'y a d'art dans la science ?
Au sens large, la science est pour un sujet la possession d'un savoir complet, achevé et conscient de lui-même. Plus précisément, on nomme science une recherche qui définit un objet à connaître et procède par hypothèses afin d'atteindre une vérité objective en les confirmant ; elle est donc absolument impossible à achever. Lorsque nous parlons d'art, nous désignons en vérité deux réalités distinctes. Jusqu'au dix-huitième siècle, le terme « art » désignait l'ensemble des techniques de production...
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Peut-il y avoir des droits de l'homme indépendamment des droits du citoyen ?
Il s'agit ici de s'interroger sur les droits de l'homme. Ceux-ci peuvent-ils être considérés indépendamment des droits du citoyen ? La déclaration des droits de l'homme est aussi celle des citoyens et ses rédacteurs ont fait en sorte que les deux attributs soient liés au moyen d'une conjonction qui donne le sentiment qu'ils vont forcément ensemble. Mais qu'est-ce que cela suppose ? Que l'on est pleinement un sujet de droit que lorsque l'on est un citoyen ? Ne peut-on pas être aussi d'une certain...
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Morale et vie économique ?
L'économie telle que nous la connaissons aujourd'hui, c'est-à-dire le capitalisme, semble bien loin de ce que nous considérons comme moral. En effet, la morale est un ensemble de lois que nous nous imposons à nous-mêmes, que nous suivons non par intérêt mais pour la loi elle-même et qui régissent les rapports entre les hommes ainsi que les comportements de chacun. Les rapports économiques ne semblent, eux, dirigés uniquement par l'intérêt personnel ou de groupe, mais jamais de tous. Pour Kant, l...
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Le langage est-il ce qui nous rapproche ou ce qui nous sépare?
Termes du sujet: LANGAGE : 1) Faculté de parler ou d'utiliser une langue. 2) Tout système de signes, tout système signifiant, toute communication par signes (verbaux ou non verbaux). Le langage désigne aussi la totalité des langues humaines. Le langage est-il un élément de cohésion ou de dissension ? Y a-t-il un autre moyen qui permette aux hommes de communiquer ? Quels types de rapports le langage instaure entre moi et autrui ? On vous demande si le langage est la cause d'un lien ou d'une ruptu...
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La relation conscient-inconscient est-elle nécessairement conflictuelle ?
Le terme inconscient peut renvoyer à deux acceptations différentes. On peut en effet, le définir négativement comme le non-conscient, le terme est alors employé sous la forme d'un adjectif dont le substantif(le nom) correspondant est inconscience, et sert à désigner un état ou un individu. Dans la seconde acceptation, l'inconscient est d'abord utilisé sous la forme d'un substantif et est défini de manière positive comme une réalité psychique. Dans les deux cas, l'inconscient et l'inconscience s'...
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LA SURHUMANITÉ CHEZ NIETZSCHE
LE SURHOMME ET LA VOLONTÉ DE PUISSANCE Qu'est-ce que le Surhomme ? Le Surhomme est une forme d'humanité supérieure qui laisse parler en lui la totalité des instincts, et précisément ceux-là mêmes que la Culture christianisée a étouffés parce qu'ils étaient des formes de la volonté de puissance, « ce qu'il y a de pire » en l'homme : égoïsme, instinct de domination, sexualité. Mais il convient ici de souligner un point important. L'homme est de toute façon un être de culture. Il n'est donc en aucu...
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Peut-on faire la paix ?
Pour faire la paix, il faut déjà que la paix ne soit pas donnée sous forme d'un point de départ, mais existe comme point d'aboutissement. Pour faire la paix, il faut donc être dans la guerre ou dans le conflit, que ce soit du point de vue individuel ou collectif. La question est alors de savoir si cette sortie de la guerre, de la violence ou du conflit est possible, dans les faits, et légitime, en droit. S'agissant des faits, on sait bien qu'il est possible de faire la paix et les traités de pai...
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faut il pour être moderne s'être libéré de l'emprise de la tradition?
Discussion : Refuser la tradition c'est dans un autre sens éprouver l'idée du doute face aux théories déjà reconnues, c'est être sceptique. C ar celui qui, aujourd'hui, remet en question toutes les vérités que l'on a assimilées comme vraies, est celui qui doute qu'il puisse y avoir même une vérité. C ependant, il n'est pas dit que celui qui est moderne soit pour autant sceptique. La modernité ne passe donc pas nécessairement par le rejet immédiat de la tradition. Suggestion de plan : Première p...
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Descartes a-t-il eu raison de dire que le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ?
Deux acceptions du mot bon sens : I. — Un homme de bon sens est un esprit droit, bien équilibré, qui juge sainement et qui a une certaine intelligence pratique. Ce n'est pas de ce bon sens-là qu'il est question dans la pensée de Descartes. II. — Le bon sens pour Descartes est la faculté de discerner le vrai d'avec le faux, c'est-à-dire la raison. Ce n'est Plus une qualité individuelle, c'est une qualité commune à tous les hommes : l'homme est un animal raisonnable. III. — C'est dans ce sens que...
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Un homme sans passé peut-il être un homme libre?
Définition des termes du sujet: Être libre: sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux. SANS: A l'exclusion de, exprime l'absence. ÊTRE: Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'hom...
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Le remords est-il nécessaire à la vie morale ?
Définition et position de la question. Le remords ne se confond pas avec le repentir. C'est la réaction spontanée de la conscience morale après la faute; c'est un déchirement intérieur qui cause une douleur analogue à une « morsure » spirituelle et qui vient de ce que, tout à la fois, nous nous imputons à nous-même l'acte commis et que cependant nous le désavouons comme n'exprimant pas notre personnalité vraie. Le repentir est quelque chose de plus complexe et de plus réfléchi : tout en impliqua...
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L'art est-ce l'homme ajouté à la nature ?
Position de la question. L'art a été souvent défini comme une imitation de la nature, et tout l'art dit « réaliste » s'est présenté lui-même comme une copie, une reproduction objective et quasi expérimentale du réel. Dans une telle conception, le beau serait donc déjà donné dans la nature. 1. L'art et la nature. Nous montrerons bientôt que cette conception exprime très mal la fonction et l'essence même de l'art. Mais il nous faut d'abord faire la part des éléments de vérité qu'elle contient. A....
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Les sciences morales peuvent-elles et doivent-elles être calquées sur les sciences de la nature ?
Les sciences morales peuvent-elles et doivent-elles être calquées sur les sciences de la nature ? INTRODUCTION. — L'homme a cherché d'abord à connaître le monde extérieur. Plus tard seulement sa curiosité s'est portée sur sa vie intérieure et sur les faits individuels ou sociaux qui résultent de la vie psychique et qui font l'objet des sciences morales. A ussi, dernières venues et ayant tout juste acquis droit de cité dans le domaine scientifique, les sciences morales cherchent encore leur voie...
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Individualité et personnalité
Observation. — Les deux termes individu et personne, ou individualité et personnalité, sont encore souvent confondus par certains auteurs (par exemple, G. Gurvitch, Vocation actuelle de la Sociologie, éd. 1950, p. 26 : « Philosophes, juristes... se plaisaient à traiter de l'individu (ou de la personne humaine) d'une part, de l'autre de la « société » (ou de la « collectivité ») comme s'il s'agissait d'entités abstraites »), ce qui entraîne, comme on le verra, de multiples confusions d'idées. Le...
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La poésie est-elle plus nécessaire que la science ?
Discutez cette parole d'Anatole France : « La science ne se soucie ni de plaire, ni de déplaire : elle est inhumaine. Ce n'est pas elle, c'est la poésie qui charme et qui console. C'est pourquoi la poésie est plus nécessaire que la science. » Introduction. — Le prodigieux essor des sciences appliquées et des sciences proprement dites au XIX™ siècle avait suscité les plus fols espoirs : grâce aux découvertes qui se multipliaient, la souffrance serait bientôt éliminée de la terre et les lumières d...