Catégorie : Philosophie
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La dialectique chez Hegel
La dialectique chez Hegel De la contradiction à la négativité Quand on réfléchit sur la réalité, on est sans arrêt confronté à des contradictions. Une contradiction dans un discours consiste à dire une chose, puis une autre radicalement opposée à celle-ci. Dans la réalité concrète, une contradiction consiste dans le fait, pour une réalité, d'apparaître sous une certaine forme, puis sous une autre forme radicalement différente. Toute contradiction est déroutante. C'est la raison pour laq...
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Nietzsche critique de Platon
L'anti-platonisme moderne : Nietzsche et Platon À côté de tout un courant de la pensée moderne favorable à Platon, il existe un courant critique à son égard. Nietzsche en est le représentant le plus virulent. Platon accusé Platon a ses détracteurs. Principalement Nietzsche (1844-1900), qui lui a reproché de vouloir fuir la diversité du sensible, afin de se réfugier dans l'arrière-monde des Idées intelligibles. Cette fuite, selon lui, a entraîné l'apparition de ce qu'il a appelé «l'homme théoriqu...
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L'ironie socratique et le dialogue
L'ironie socratique L'art de se questionner Bien évidemment, les hommes n'ont pas attendu Socrate pour se poser des questions. Toutefois, personne n'avait songé à ériger cela en méthode. Personne n'avait compris, comme lui, qu'en questionnant de façon systématique les hommes, les événements et les choses, il était possible de faire jaillir la richesse qui se trouve en eux. Mieux que tout autre, Socrate a compris la portée d'une simple question. Celle-ci est féconde, car elle évite de s'enfermer...
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La recherche du plaisir est-elle digne d'être érigée en idéal moral ?
Demande d'échange de corrigé de Poupon Cédric ([email protected]). Sujet déposé : La recherche du plaisir est-elle digne d'être érigée en idéal moral ? Reformulation possible du sujet; "est-ce que je peux faire de la quête de la satisfaction quelque chose de parfait, d'idéal ? Nous quêtons le plaisir tout au long de notre existence, et ce dés nos premier instants: le nourrisson qui pleure attend le plaisir des soins, des caresses de la tétée. Mais cette quête s'égare parfois dans des chemins su...
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Y a-t-il une identité du moi à travers le temps ?
Introduction : à Bien définir les termes du sujet : - « Identité » : c'est lorsqu'il y a unité, c'est le caractère de ce qui demeure identique à soi-même. - « Moi » : terme très vague qui peut avoir plusieurs significations. Ici, il ne s'agit pas du concept freudien ou d'une quelconque entité théorique, mais plutôt du moi en tant qu'individu doué de conscience, en tant qu'être subjectif et particulier. - « Identité du moi » : C'est dans l'expression que les termes donnent tout leur sens, c'est c...
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Sénèque, De la brièveté de la vie
(1) « Quand tous les génies qui ont jamais brillé se réuniraient pour méditer sur cet objet, ils ne pourraient s'étonner assez de cet aveuglement de l'esprit humain. Aucun homme ne souffre qu'on s'empare de ses propriétés; et, pour le plus léger différend sur les limites, on a recours aux pierres et aux armes. Et pourtant la plupart permettent qu'on empiète sur leur vie; on les voit même en livrer d'avance à d'autres la possession pleine et entière. On ne trouve personne qui veuille partager son...
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Quelle uniformité parmi les hommes faut-il supposer pour parler de nature
humaine ?
Pour parler de nature humaine il faut d'une part supposer une uniformité biologique, ce qui n'est pas contestable, mais aussi une uniformité socioculturelle dans la mesure ou l'homme n'est pas simplement un être biologique mais aussi un être social. C'est cette uniformité de l'essence humaine en tant qu'être social qui a été contestée. Marx a ainsi souligné que «l'essence de l'homme n'est pas une abstraction inhérente à l'individu isolé. Dans sa réalité, elle est l'ensemble des rapports sociaux»...
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Le langage sert-il à parler ou à bien penser ?
Problématique envoyée par l'élève: Votre sujet se présente sous la forme d'une alternative : penser ou parler. En premier lieu, nous considérons que le langage sert à parler et nous le définissons comme un moyen de communication. Ainsi, quand un enfant maîtrise le langage, on dit spontanément qu'il sait désormais parler, sous-entendant que le langage sert à parler. Toutefois, il faudrait se demander si on ne peut pas remettre en cause cette définition du langage comme simple instrument de commun...
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Faut-il voir dans l'art le produit de la vie sociale ou l'expression
d'une révolte ?
Sujet 100062 Faut-il voir dans l'art le produit de la vie sociale ou l'expression d'une révolte ? La question en faut interroge l'origine de la création artistique et de ses rapports avec la société. En effet, tout artiste naît dans une société particulière, c'est-à-dire dans un groupe d'hommes qui est régi par des lois et qui produit des comportements collectifs. La vie sociale est l'étude de la sociologie et il est intéressant de voir qu'il existe une sociologie de l'art. Ainsi l'art comme tou...
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MARX: « Tu travailleras à la sueur de ton front ! »
Commentaire de texte : « Tu travailleras à la sueur de ton front ! » Cette malédiction, Adam la reçut de la bouche de Jéhovah, et c'est bien ainsi qu'Adam Smith entend le travail ; quant au « repos » il serait identique à la liberté et au « bonheur ». C'est le moindre souci de Smith que « dans son état normal de santé, de force, d'activité, d'habileté, de dextérité », l'individu ait également besoin d'une quantité normale de travail qui mette fin à son repos. Il est vrai que la mesure du travail...
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Le travail peut-il se retourner contre l'homme ?
Analyse. · · Le sujet qui nous est proposé ici nous met en demeure de qualifier le travail en rapport avec l'home ; en effet, nous ne pouvons rester sans réaction devant une question telle que celle-ci. Le travail, par nature, ne devrait même pas se penser comme pouvant se retourner contre l'homme. Ce n'est pas une créature. Pour mieux comprendre, nous allons développer quelque peu ce que nous savons de ce qu'est le travail. o Le travail se définit comme suit : l'activité humaine intentionnel...
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A défaut de certitude, une science du probable peut-elle suffire ?
THÈMES DE RÉFLEXION • Sans doute convient-il de distinguer entre « probable » et « vraisemblable »... • Sans doute convient-il de s'interroger sur le ou les sens possibles du terme « probable », notamment en regard du terme « hasard ». • Se demander dans quelle mesure la discussion menée est liée à la question de la « prévisibilité » et du « déterminisme ». — Pour le savant ne pourrait-on dire que la notion de déterminisme équivaut à celle de prévisibilité ? Cf. De Broglie, Continu et Discontinu...
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LE DEVOIR ET L'ASCÉTISME
LE DEVOIR ET L'ASCÉTISME "Exiger que le devoir soit toujours quelque peu importun - comme le fait Kant revient à exiger qu'il ne devienne jamais habitude et coutume : dans cette exigence se cache un petit reste de cruauté ascétique." Nietzsche, Aurore, 1880. Nietzsche détecte chez Kant un esprit de cruauté dans sa conception de la morale. À ses yeux, la morale ne doit pas aller contre la vie mais plutôt l'exalter. L'impératif catégorique demande l'impossible à l'homme. Car l'homme empirique est...
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Faut-il être crédule pour croire ?
Analyse du sujet : Formellement, l'énoncé du sujet engage de questionner une nécessité (« faut-il »). Plus précisément, il est question d'un impératif hypothétique : « être crédule » est-il la condition de la croyance ? « être crédule » = état de celui qui fait preuve de crédulité, c'est-à-dire d'une croyance naïve. La crédulité désigne le fait de faire confiance ou de donner son crédit de façon irréfléchie. La difficulté du sujet tient à la proximité sémantique entre « crédulité » et « croyance...
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ROUSSEAU: L'ÉTAT ET LA LIBERTÉ
PRESENTATION DE L'OEUVRE "DU CONTRAT SOCIAL" DE ROUSSEAU Ouvrage majeur de la philosophie politique moderne et inspirateur des futurs courants révolutionnaires, le Contrat social défend le principe de souveraineté populaire conçue comme pilier de l'état de droit. Ses innovations théoriques ne doivent pas faire oublier que Rousseau (1712-1778) doit beaucoup aux jurisconsultes de son temps, comme Grotius ou Pufendorf : comme lui, ils assignent, à travers des théories contractualistes, une origine...
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Le savoir et la connaissance diffèrent-t-ils vraiment ?
Introduction : Bien définir les termes du sujet : - « le savoir » : latin sapere, avoir de la saveur ; avoir de la pénétration ; comprendre. Désigne généralement l'ensemble de connaissances précises, souvent de caractère scientifique, dans un domaine donné. Il peut être constitué par l'ensemble organisé des informations disponibles dans un domaine donné. - « la connaissance » : latin cognitio, action d'apprendre à connaître. Fonction ou acte de la vie psychique ayant pour effet de rendre un obje...
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L'accord des esprits ?
INTRODUCTION Le désaccord entre interlocuteurs est une situation fréquente, mais toute discussion vise peut-être à trouver un terrain d'entente. Si l'accord se fait entre des esprits, sur quoi peut-il porter? Est-ce seulement sur des principes généraux, indépendamment des moyens — ou l'accord doit-il être plus complet, et concerner aussi bien les contenus de pensée que les fins et les moyens? I. Conditions d'un accord — Rappel historique: le modèle socratique souligne qu'il n'y a d'accord possib...
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Peut-on concevoir la pensée sans la vie ?
Lorsque nous avons à « concevoir la pensée », autrement dit nous en faire une idée, philosophique, c'est-à-dire « penser la pensée », quelle place accordons-nous dans notre réflexion à la vie ? Ne l'écarte-t-on pas d'emblée ? Or, si penser la pensée c'est peut-être se mouvoir dans l'abstrait, comment ne pas reconnaître d'un autre côté que la pensée prend racine dans la vie même ? En effet, il faut bien être en vie pour penser ; mais le rapport entre pensée et vie se ramènerait à cette seule conf...
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PASSION ET EXISTENCE
PASSION ET EXISTENCE "Exister, si on ne prend pas ce terme en un sens banal, ne peut se faire sans passion." Kierkegaard, Post-scriptum aux miettes philosophiques, 1846. Les passions sont le propre de l'homme : un animal ne peut avoir de passions. L'existence humaine ne peut pas se développer sans poursuivre de buts, et de tels buts sont fournis par les passions, quelles qu'elles soient. Inversement, exister sans passion, ce serait tout simplement survivre, dans une vie qui n'aurait plus de sens...
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La « fin de l'Histoire » chez HEGEL
La « fin de l'Histoire » chez HEGEL Là commence donc la « fin de l'Histoire », de cette histoire qui est le fondement et le matériau du système. Fin de l'Histoire ? À son propos, signalons deux contresens qu'il importe d'éviter si l'on veut entendre correctement l'hégélianisme. Le premier concerne le jugement politique de Hegel : la « réussite » de l'Allemagne comme moment de pacification administrant les acquisitions de la Réforme, de 1'Aufklarung, de la Révolution française et de l'Empire...