Catégorie : Philosophie
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Faut-il toujours chercher à ne pas se tromper ?
Faut-il toujours chercher à ne pas se tromper? Se tromper, c'est être dans l'erreur. Or l'erreur se définit par rapport à une vérité, à un jugement. La définition même de l'erreur est acte d'un esprit qui juge vrai ce qui est faux. Ne pas se tromper, c'est donc toujours adhérer au vrai et fuir l'erreur, le faux. Quelle positivité pourrait-on donc trouver dans l'erreur? Mais peut-on réellement trouver une vérité si l'on ne connaît pas son opposé, si l'on ne se trompe pas? Et aussi peut-on toujou...
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Quelles compétences faut-il avoir pour apprécier une oeuvre d'art ?
Sujet: Quelles compétences faut-il avoir pour apprécier une oeuvre d'art ? Analyse du sujet: Une des clés du sujet réside dans les variations des critères de l'oeuvre d'art et de la relation entre l'oeuvre et le spectateur qui en découle: ■ L'oeuvre d'art est appréciée à sa juste valeur si l'on comprend au travers elle une idée voire une intention de l'artiste. Le rapport du spectateur à l'oeuvre d'art est donc un rapport de réflexion pour lequel l'essentiel de l'art réside dans la compréhensio...
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Etudier l'économie, est-ce étudier l'homme ?
Introduction : En quoi l'économie et l'homme peuvent-ils être identifiés au point d'obtenir ici une expression où les deux termes sont considérés comme synonymes ? En effet, nous avons l'habitude de définir l'essence de l'homme par son corps, sa pensée, son langage ou autres critères qui font de nous des animaux bien spécifiques. Ici, c'est l'économie qui semble être l'essence de l'homme. Or, l'économie a-t-elle une importance si essentielle au point de pouvoir déterminer ce que nous sommes ? So...
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Kant: le jugement de gout et le jugement d'agrément
En ce qui concerne l'agréable, chacun consent à ce que son jugement fondé sur un sentiment particulier et par lequel il affirme qu'un objet lui plaît, soit restreint à une seule personne. Il admet donc quand il dit: le vin des Canaries est agréable, qu'un autre corrige l'expression et lui rappelle qu'il doit dire : il m'est agréable ; il en est ainsi non seulement pour le goût de la langue, du palais et du gosier, mais aussi pour ce qui plaît aux yeux et aux oreilles de chacun (...). Il en...
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Doit-on distinguer de bonnes et de mauvaises passions ?
DIRECTIONS DE RECHERCHE • Distinguer les différentes acceptions du terme « passion ». • A quoi peut-on référer les termes « bons » et « mauvais » ? « Bonnes » et « mauvaises » par rapport à quoi ? En quoi ? • Méditez les deux textes suivants : « Au reste, le vrai usage de notre raison pour la conduite de la vie ne consiste qu'à examiner et considérer sans passion la valeur de toutes les perfections, tant du corps que de l'esprit, qui peuvent être acquises par notre conduite, afin qu'étant ordina...
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Peut-on se fuir ?
Introduction: Introduire la notion de vie de conscience qui différencie l'homme de l'animal (différence entre conscience immédiate et réflexive). Descartes définit la notion de conscience en lien avec la pensée et non plus l'action (conscience morale) et fait de ce terme l'essence de l'âme humaine. Problématique: L'homme est-il capable d'échapper à sa conscience? Les causes de la fuite du sujet · L'homme est un sujet pensant conscient, un moi nous dit Descartes dans le Discours de la méthode, o...
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L'homme-désir - Le désir est l'essence de l'homme - Spinoza
L'homme-désir - Le désir est l'essence de l'homme - Spinoza « le désir est l'essence de l'homme » (III, définition générale des affects) Affirmer cela, c'est d'abord reconnaître l'importance et la nécessité du désir ; irréductible à une imperfection, un manque, il est susceptible d'exprimer notre nature. Cela tient à la manière dont Spinoza envisage l'existence individuelle : chacune est caractérisée par une tendance à affirmer son être, le conatus, qui chez l'homme est conscient de luimê...
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Que vaudrait la vie humaine sans art ?
Que vaudrait la vie humaine sans art ? Analyse du sujet Cette question porte sur la valeur de la vie non pas en soi et de façon absolue mais dans son strict rapport avec l'art. Pour penser cette question dans toute son extension, il est nécessaire de s'interroger sur les concepts qui la composent : valoir ( = valeur), la vie humaine, art. Art : On peut dégager deux grands sens de ce concept. Le premier étant celui qui renvoie au grec technè, autrement dit l'ensemble de procédés qui visent à...
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Feuerbach: Conscience et sentiment de soi
«Quelle est donc la différence essentielle entre l'homme et l'animal? La plus simple et la plus générale des réponses à cette question est aussi la plus populaire : c'est la conscience. Mais la conscience au sens strict, car la conscience entendue comme sentiment de soi, capacité de distinguer les objets sensibles, de percevoir et même de juger des choses extérieures d'après des caractères sensibles déterminés, une telle conscience ne peut être refusée à l'animal. Mais la conscience au sens le p...
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La liberté commence-t-elle en dehors du travail ?
Être libre, c'est être libre de paresser " On a l'habitude de dire que l'oisiveté est la mère de tous les maux. On recommande le travail pour empêcher le mal. Mais aussi bien la cause redoutée que le moyen recommandé vous convaincront facilement que toute cette réflexion est d'origine plébéienne *. L'oisiveté, en tant qu'oisiveté, n'est nullement la mère de tous les maux, au contraire, c'est une vie vraiment divine lorsqu'elle ne s'accompagne pas d'ennui. Elle peut faire, il est vrai, qu'on perd...
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SARTRE: Le coefficient d'adversité des choses
Dégagez l'intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée: Le coefficient d'adversité des choses, en particulier, ne saurait être un argument contre notre liberté, car c'est par nous, c'est-à-dire par la position préalable d'une fin que surgit ce coefficient d'adversité. Tel rocher qui manifeste une résistance profonde si je veux le déplacer, sera, au contraire, une aide précieuse si je veux l'escalader pour contempler le paysage. En lui-même — s'il est même possible d'e...
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L'opinion peut-elle subsister à côté de la science ?
Sujet : L'opinion peut-elle subsister à côté de la science ? Analyse du sujet : - L'opinion et la science s'opposent traditionnellement en cela que l'opinion est une connaissance qui ne porte pas sur la vérité mais sur ce qui semble être, alors que la science est censée pénétrer la vérité des objets qu'elle étudie. De la sorte, la tradition considère généralement que la science chasse l'opinion des domaines qu'elle étudie, et ainsi science et opinion ne pourraient s'accorder ensemble. Considér...
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La dialectique chez Hegel
La dialectique chez Hegel De la contradiction à la négativité Quand on réfléchit sur la réalité, on est sans arrêt confronté à des contradictions. Une contradiction dans un discours consiste à dire une chose, puis une autre radicalement opposée à celle-ci. Dans la réalité concrète, une contradiction consiste dans le fait, pour une réalité, d'apparaître sous une certaine forme, puis sous une autre forme radicalement différente. Toute contradiction est déroutante. C'est la raison pour laq...
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Nietzsche critique de Platon
L'anti-platonisme moderne : Nietzsche et Platon À côté de tout un courant de la pensée moderne favorable à Platon, il existe un courant critique à son égard. Nietzsche en est le représentant le plus virulent. Platon accusé Platon a ses détracteurs. Principalement Nietzsche (1844-1900), qui lui a reproché de vouloir fuir la diversité du sensible, afin de se réfugier dans l'arrière-monde des Idées intelligibles. Cette fuite, selon lui, a entraîné l'apparition de ce qu'il a appelé «l'homme théoriqu...
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L'ironie socratique et le dialogue
L'ironie socratique L'art de se questionner Bien évidemment, les hommes n'ont pas attendu Socrate pour se poser des questions. Toutefois, personne n'avait songé à ériger cela en méthode. Personne n'avait compris, comme lui, qu'en questionnant de façon systématique les hommes, les événements et les choses, il était possible de faire jaillir la richesse qui se trouve en eux. Mieux que tout autre, Socrate a compris la portée d'une simple question. Celle-ci est féconde, car elle évite de s'enfermer...
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La recherche du plaisir est-elle digne d'être érigée en idéal moral ?
Demande d'échange de corrigé de Poupon Cédric ([email protected]). Sujet déposé : La recherche du plaisir est-elle digne d'être érigée en idéal moral ? Reformulation possible du sujet; "est-ce que je peux faire de la quête de la satisfaction quelque chose de parfait, d'idéal ? Nous quêtons le plaisir tout au long de notre existence, et ce dés nos premier instants: le nourrisson qui pleure attend le plaisir des soins, des caresses de la tétée. Mais cette quête s'égare parfois dans des chemins su...
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Y a-t-il une identité du moi à travers le temps ?
Introduction : à Bien définir les termes du sujet : - « Identité » : c'est lorsqu'il y a unité, c'est le caractère de ce qui demeure identique à soi-même. - « Moi » : terme très vague qui peut avoir plusieurs significations. Ici, il ne s'agit pas du concept freudien ou d'une quelconque entité théorique, mais plutôt du moi en tant qu'individu doué de conscience, en tant qu'être subjectif et particulier. - « Identité du moi » : C'est dans l'expression que les termes donnent tout leur sens, c'est c...
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Sénèque, De la brièveté de la vie
(1) « Quand tous les génies qui ont jamais brillé se réuniraient pour méditer sur cet objet, ils ne pourraient s'étonner assez de cet aveuglement de l'esprit humain. Aucun homme ne souffre qu'on s'empare de ses propriétés; et, pour le plus léger différend sur les limites, on a recours aux pierres et aux armes. Et pourtant la plupart permettent qu'on empiète sur leur vie; on les voit même en livrer d'avance à d'autres la possession pleine et entière. On ne trouve personne qui veuille partager son...
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Quelle uniformité parmi les hommes faut-il supposer pour parler de nature
humaine ?
Pour parler de nature humaine il faut d'une part supposer une uniformité biologique, ce qui n'est pas contestable, mais aussi une uniformité socioculturelle dans la mesure ou l'homme n'est pas simplement un être biologique mais aussi un être social. C'est cette uniformité de l'essence humaine en tant qu'être social qui a été contestée. Marx a ainsi souligné que «l'essence de l'homme n'est pas une abstraction inhérente à l'individu isolé. Dans sa réalité, elle est l'ensemble des rapports sociaux»...
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Le langage sert-il à parler ou à bien penser ?
Problématique envoyée par l'élève: Votre sujet se présente sous la forme d'une alternative : penser ou parler. En premier lieu, nous considérons que le langage sert à parler et nous le définissons comme un moyen de communication. Ainsi, quand un enfant maîtrise le langage, on dit spontanément qu'il sait désormais parler, sous-entendant que le langage sert à parler. Toutefois, il faudrait se demander si on ne peut pas remettre en cause cette définition du langage comme simple instrument de commun...