Catégorie : Philosophie
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Dans une page demeurée célèbre du Manifeste du surréalisme, André Breton écrit à propos des romanciers et de leurs oeuvres : « Le caractère circonstanciel, inutilement particulier, de chacune de leurs notations, me donne à penser qu'ils s'amusent à mes d
Dans une page demeurée célèbre du Manifeste du surréalisme, André Breton écrit à propos des romanciers et de leurs circonstanciel, inutilement particulier, de chacune de leurs notations, me donne à penser qu'ils s'amusent à mes dépens. hésitations du personnage : sera-t-il blond ? Comment s'appellera-t-il ? Autant de questions résolues une fois pour toutes, au laissé d'autre pouvoir discrétionnaire que de fermer le livre, ce dont je ne me fais pas faute aux environs de la première page. » l'arbi...
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L'homme doit-il craindre ses désirs ?
L'homme est un être de désir. En effet, nous avons tous des désirs et ce continuellement. L'homme, tout au long de sa vie doit faire face à ses désirs. Et dès que l'un d'eux est comblé un autre apparait tout de suite et cela se répète à l'infini jusqu'à la mort. Le désir fait donc partie intégrante de l'homme. Il vit avec son désir et, quelque part, il vit aussi grâce à lui. Mais un désir inassouvi disparait-il intégralement ? Est-on vraiment libre face à ses désirs ? Il semble pourtant qu'on ne...
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Fiche de cours en philo : L'ETAT .
• Le problème essentiel ici étudié est celui de l'État, ensemble des organes juridiques et administratifs d'une société. Il s'agit de saisir sa naissance, mais aussi sa fonction réelle. • L'État ne se confond ni avec la Nation (§ 1), ni avec le Pouvoir (§ 2). Il se forme quand le pouvoir individualisé du chef cesse d'apparaître satisfaisant (§ 3 : naissance de l'État). • Hobbes (§ 4) et Hegel (§ 5) ont souligné la fonction positive de l'État, instrument nécessaire pour dépasser la violence natur...
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En prenant des exemples précis, vous commenterez et discuterez cette remarque d'un auteur dramatique : « Les créatures du théâtre, comme celles de la vie, doivent garder une part d'ambiguïté et d'indétermination. Elles doivent rester pour nous des sujets
En prenant des exemples précis, vous commenterez et discuterez cette remorque d'un auteur dramatique : « Les créatures du théâtre, comme celles de la vie, doivent garder une part d'ambiguïté et d'indétermination. Elles doivent rester pour nous des sujets d'interrogation... » Les vrais dramaturges n'ont jamais précisé les jeux de scène ou le décor de leurs pièces. Il y a dans Shakespeare, dans Molière, dans Musset, des formules aussi surprenantes que celle-ci : « La scène est n'importe où. » Les...
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Réclamer justice, est-ce défendre seulement ses intérêts ou vouloir faire respecter le droit ?
Introduction Lorsqu'un individu s e dit victime d'une injustice, celui-ci affirme l'idée d'un droit. En effet, parler d'injustice signifie toujours déjà la référence à son contraire. Tout droit se définit en effet comme pouvoir, moralement reconnu, d'exiger quelque chose. Dans ce cadre, ce quelque chose sera conforme soit à une règle précise, soit à un principe de légitimité. Dès lors, réclamer justice, est-ce réclamer la réparation du préjudice personnel, ou est-ce faire appel à un principe...
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Le corps, la prison de l'âme ?
Analyse du sujet : Il s'agit d'interroger le couple conceptuel matière /esprit appliqué à l'homme : le corps, matériel, et donc étendu et soumis à la génération et à la corruption, siège de la sensibilité et des passions, est-il, pour l'âme (principe de la pensée, non-étendue, immatérielle) comme une prison, c'est-à-dire un lieu de contrainte : le corps prive-t-il l'âme de liberté ? Il convient de souligner que cette conception « carcérale » du corps trouve sa première expression chez Platon : l...
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LA RELIGION (cours de philosophie) ?
Une religion est un ensemble de croyances et de dogmes, d'institutions et de rites, qui situent l'homme et la nature par rapport à des êtres surnaturels. I. LE FAIT RELIGIEUX - A - La religion comme principe d'explication. L'état théologique ou fictif (c'est-à-dire dominé par l'imagination) est, selon Auguste Comte, le premier état de toutes nos connaissances. C'est dire que la religion apparaît d'abord comme un ensemble de conceptions naïves relatives à l'univers, le recours aux dieux éta...
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peut-on ne rien désirer ?
Analyse du sujet : Ø « Peut-on » renvoie au possible. La notion de possible peut s'entendre en plusieurs sens distincts : § est possible, ce qui est non-contradictoire. Le possible est ici logique (un cercle carré n'est pas possible au sens où cela renferme une contradiction) § est possible, ce qui est réalisable. Le possible est ici ontologique. Pouvoir quelque chose, c'est-à-dire avoir les moyens de … § est possible, ce qui est permis, licite. Le possible désigne le légitime. Pouvoir = avoir l...
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Connaissons-nous par la seule raison ?
Connaissons nous par la seule raison ? Analyse du sujet : -raison : vient de « ratio » (latin) qui signifie le partage, le calcul. Terme mathématique/ Sens stratégique. Outil du jugement. La raison, c'est donc l'outil intellectuel par lequel j'appréhende le monde et grâce auquel je me positionne dans ce monde, par rapport à lui. -Connaissance vient de « cognosco » : savoir avec. Je ne « sais » rien du monde de manière absolue, je ne sais que subjectivement par rapport à un vécu antérieur que ma...
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Pourquoi l'homme se pose t-il la question du sens de sa vie ?
Pourquoi l'homme se pose t-il la question du sens de sa vie ? Analyse du sujet : Du point de vue conceptuel : Homme : Aristote donnait deux définitions de l'homme : il est un « animal rationnel », il est inscrit dans le règne de la nature mais par la raison peut parvenir à s'en extraire épisodiquement ; il est également un « animal politique » : la nature lui a donnée la raison pour lui permettre de s'entendre avec ses semblables. Sens de la Vie : Le sens de la Vie c'est la question philosophiqu...
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Un langage rigoureux est-il possible ?
Discussion : Le langage tel que nous avons l'habitude de l'utiliser, nous échappe tellement, qu'on a l'impression de lutter en permanence avec les mots afin de pouvoir traduire correctement sa pensée face aux autres dans l'acte de communication. Ainsi, il paraîtrait évident de dire que tout langage est aléatoire, tout langage est hasardeux et ne peut en aucun cas répondre à la satisfaction complète de l'homme en situation intersubjective. Ainsi parler d'un langage rigoureux, c'est-àdire un langa...
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LA PHILOSOPHIE ET L'ÉTONNEMENT
LA PHILOSOPHIE ET L'ÉTONNEMENT "S'étonner : voilà un sentiment qui est tout à fait d'un philosophe. La philosophie n'a pas d'autre origine." Platon, Théétète, 389-369. La philosophie es fille de l'étonnement (thaumazein). Dans l'expérience de l'étonnement, il y a la découverte que si l'être humain se sait vivant, rien ne justifie en droit son existence. La vie est donnée et il y a dans ce don l'origine de tous les pourquoi. L'homme de Tautavel qui regardait la voûte étoilée était assurémen...
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LA SURHUMANITÉ CHEZ NIETZSCHE
LE SURHOMME ET LA VOLONTÉ DE PUISSANCE Qu'est-ce que le Surhomme ? Le Surhomme est une forme d'humanité supérieure qui laisse parler en lui la totalité des instincts, et précisément ceux-là mêmes que la Culture christianisée a étouffés parce qu'ils étaient des formes de la volonté de puissance, « ce qu'il y a de pire » en l'homme : égoïsme, instinct de domination, sexualité. Mais il convient ici de souligner un point important. L'homme est de toute façon un être de culture. Il n'est donc en aucu...
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Descartes: l'âme et Dieu
Descartes ne s'arrête pas à ces premiers résultats. Le doute ressurgit. La certitude rationnelle peut-elle nous suffire ? La confiance dans la méthode mathématique est-elle légitime ? L'évidence ne nous trompe-t-elle pas ? Descartes étend son doute à toute certitude présente, même mathématique, et part à la recherche d'un fondement absolu, métaphysique, de toute connaissance, sur lequel reposerait l'édifice scientifique lui-même. 1. « Des choses que l'on peut révoquer en doute » A. Le doute volo...
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Toutes les cultures se valent-elles ?
VOCABULAIRE: Culture: Du latin cultura, culture du sol » (de colere, « cultiver »). Mise en valeur des terres (agriculture), des corps (culture physique) ou des esprits (culture intellectuelle), travail visant à les rendre féconds. Par opposition à nature, tout ce qui est l'oeuvre de l'homme. En sociologie, ensemble des connaissances et des pratiques transmises par l'éducation et propres à un groupe social donné (exemple : la culture orientale). Il est facile de constater que les cultures sont d...
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Suffit-il d'avoir du plaisir pour être heureux ?
On vous demande ici de vous interroger sur les rapports entre le plaisir et le bonheur. Le plaisir est synonyme de satisfaction, de joie et nous identifions aisément les moments de plaisir à des moments de bonheur, comme, inversement, nous associons aussi les moments de souffrance à des moments de malheur. Dès lors, le fait d'éprouver du plaisir semble nous rendre heureux. Pourtant, peut-on réduire le bonheur à de simples moments de plaisir ? Vous pouvez remarquer dans la formulation du sujet qu...
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Aristote
ARISTOTE : LA FINALITÉ RÈGNE DANS LA NATURE Comment expliquer l'organisation, le fonctionnement et l'évolution du vivant ? On peut tenter de le faire en recourant au finalisme, c'est-à-dire en considérant que les formes du vivant sont des réalisations d'anticipations préalables, tout comme la maison est la réalisation du plan de l'architecte, la cause finale de son action. Telle est la position d Aristote, qui étendait la finalité à la nature toute entière. « Il ne faut donc pas céder à une répu...
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Un objet est-il pensé ou senti ?
« Objet » (du latin objicere) désigne « ce qui est jeté devant », ce dont la constatation impose une limite invincible à notre moi : en d'autres termes, ce qui se pose comme distinct de moi, comme une chose, avec une forme définie, que je retrouverai. . Ainsi compris, l'objet paraît évidemment devoir nous parvenir par le chemin des sensations. Car n'est-ce pas par elles que nous sommes avertis de ce qui est extérieur à nous, de ce qui est rebelle à l'activité organisatrice de notre Pensée ? Auss...
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Qu'est-ce qu'une obligation morale ?
Introduction. — On entend parfois cette réflexion : « Si je suis obligé, je ne suis pas libre », ou, vice versa : « Si je suis libre, je ne suis pas obligé ». Mais, par ailleurs, nous savons que seul l'être libre a des obligations morales. Comment donc devons-nous, pour concilier ces deux conditions de la moralité, concevoir l'obligation morale ? Autre introduction. — Dans le langage courant, on constate une confusion assez fréquente entre « nécessaire » et « obligatoire ». Quand il gèle, dira-t...
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Peut-on choisir son identité ?
Peut-on choisir son identité ? Quelques précisions conceptuelles : Peut-on : 2 sens possibles - A t'on le droit moralement ? Sommes nous autorisés à ? Poser la question en ce sens : une question d'éthique qui demande si nous avons le droit de déterminer notre vie. . Dans les sociétés traditionnelles la question peut effectivement se poser (transmission des statuts : le fils de boulanger devient boulanger, et il y a une responsabilité pour lui de continuer le travail du père). Cependant, dans no...