Catégorie : Philosophie
-
La liberté est-ce ne pas avoir besoin des autres ?
Analyse du sujet Nous avons affaire à une formulation interrogative totale. Autrement dit cette question appelle une réponse soit affirmative : « oui » la liberté ce n'est pas avoir besoin des autres ; soit négative : « non » la liberté - soit c'est avoir besoin des autres, soit c'est tout à fait autre chose. On le voit cette question porte sur une proposition de définition de la liberté. Dans cette proposition de définition trois termes sont en présence : « la liberté », « le besoin », « les a...
-
Faut-il craindre nos désirs ?
Définition des termes du sujet: Faut-il ?: est une question qui peut se poser à deux niveaux : • la nécessité (physique / matérielle / naturelle / économique / psychologique / sociale), c'est-à-dire la contrainte des choses. • l'obligation morale, le devoir. Doit-on ? PEUR: Sentiment de crainte éprouvé en présence ou à la pensée d'un danger, réel ou supposé, d'une menace (souvent dans avoir, faire peur) ; cette émotion éprouvée dans certaines situations : Trembler de peur. Appréhension, crainte...
-
MACHIAVEL: une réputation de bonté
« Un prince doit s'efforcer de se faire une réputation de bonté, de clémence, de piété, de fidélité à ses engagements, et de justice ; il doit avoir toutes ces bonnes qualités mais rester assez maître de soi pour en déployer de contraires, lorsque cela est expédient. Je pose en fait qu'un prince, et surtout un prince nouveau, ne peut exercer impunément toutes les vertus, parce que l'intérêt de sa conservation l'oblige souvent à violer les lois de l'humanité, de la charité et de la religio...
-
L'homme est-il libre par rapport à la volonté de Dieu ?
Martin Luther La Llbertf du chritlen Le chrétien est-il libre par rapport à la volonté de Dieu? c:,m, Seule la foi est rédemptrice. Le chrétien est libre lorsque, grâce à elle, il accepte le don de Dieu. En tant qu'être corporel, le chrétien n'est pas libre. Il lui faut combattre toute forme de concupiscence. 48
-
Peut-on parler d'une fin de l'Histoire ?
La fin de l'Histoire ? Les dernières dictatures européennes, celles de Franco en Espagne, de Salazar au Portugal et des colonels grecs, sont tombées au cours des années quatre-vingt. La décennie suivante a permis à l'Amérique du Sud (Pérou, Argentine, Uruguay et Brésil), à une partie de l'Asie du Sud-Est (Philippines, Corée du Sud) et à l'ensemble des peuples de l'Europe de l'Est d'accéder également à la démocratie. Comment ne pas s'interroger sur la signification de la poussée, depuis vingt-cin...
-
Pouvons-nous dire vraiment n'importe quoi, n'importe comment
Pouvons-nous vraiment dire n'importe quoi, n'importe comment? INTRODUCTION O n affirme fréquemment que le langage nous offre la possibilité de formuler une infinité d e m e s s a g e s . Par ailleurs, l'usage littéraire (poétique) de la langue paraît parfois surprenant, sinon aberrant, et, lorsque Éluard affirme que «la terre est bleue comme une orange », un lecteur peut réagir en accusant le poète d e dire « n'importe quoi ». Mais est-il vraiment possible de dire n'importe quoi n'importe commen...
-
Y a-t-il des fautes de goût ?
IL Y A DES FAUTES DE GOÛT. [Les fautes de goût sont une preuve d'inculture. On peut nous les reprocher. Le goût exige de la sensibilité mais se cultive. Le manque de goût est une preuve de vulgarité, de manque d'intérêt et de paresse. Celui qui est capable de reconnaître la bonté doit aussi être capable de reconnaître la beauté.] Le goût se conquiert Pour juger de la qualité d'une oeuvre d'art, il faut du goût, c'est-à-dire une sensibilité spéciale capable de reconnaître la beauté véritable. En...
-
Quelle réalité faut il accorder au temps ?
« Qu'est-ce que en effet que le temps ? Qui saurait en donner avec aisance et brièveté une explication ? ... Si personne ne me pose la question, je le sais ; si quelqu'un pose la question et que je veuille expliquer, je ne sais plus. » Saint Augustin, Confessions Introduction Le temps semble insaisissable, et pourtant c'est dans le temps que se construisent nos existences : tous les jours, dans la quotidienneté, nous avons affaire au temps - que ce soit dans l'organisation de nos journées, dans...
-
-
Bergson
PRESENTATION DE "ESSAI SUR LES DONNEES IMMEDIATES DE LA CONSCIENCE" DE BERGSON Cet essai est la thèse de doctorat de Bergson (1859-1941), élève de l'École normale supérieure puis professeur de philosophie. Il y défend, contre le scientisme et le positivisme, courants de pensée dominants au XIXe siècle, la possibilité et la prééminence d'une intuition métaphysique de la durée et de la liberté. Il y montre que la science expérimentale confond la durée, qui est la dimension propre de la conscience,...
-
Faut-il préférer la liberté au bonheur ?
Pascal Bruckner 2000 Faut-il préf ~ rer la liber é au b nheur? ~Le bonheur est devenu une exigence tyrannique. Il faut lui préférer la liberté de suivre ses humeurs. La liberté est vaine si elle ne sert pas à nous rendre heureux. Le bonheur est la fin ultime de l'homme. 48
-
L'imagination n'est-elle que maîtresse d'erreur et de fausseté ?
L'imagination déforme la réalité L'imagination est la plus grande puissance d'erreur qui se puisse trouver en l'homme, et dont il ne peut se défaire. Si elle était toujours fausse, il suffirait d'en prendre le contre-pied pour trouver la vérité, mais nous ne savons jamais si ce qu'elle nous représente est réel ou irréel. N'étant pas la règle infaillible du mensonge, elle ne peut l'être de la vérité. Elle représente le vrai et le faux avec la même indifférence. Sa puissance de persuasion est infi...
-
apprendre est ce seulement s'informer ?
Apprendre, est-ce seulement s'informer? INTRODUCTION Dans la société contemporaine, l'information occupe une place majeure (rôle des différents médias, fascination du public pour l'image télévisuelle...). Mais est-elle suffisante pour constituer un savoir progressif et fournir à qui la consomme un apprentissage authentique? Si l'on examine ce qu'exige le fait d'« apprendre », ses conditions sont-elles remplies dès le simple fait de s'informer? I. LIMITES DE L'INFORMATION — Au sens général, l'inf...
-
Théophile de Bordeu
Théophile de Bordeu 1722-1776 Les vocations des fils sont l'Oeuvre des pères. Il n'en est pas de meilleur exemple que la vie de Théophile de Bordeu. Dès que son père eut coiffé le bonnet doctoral à la Faculté de Montpellier, il rejoignit son cher Béarn. C'était un homme cultivé, ironique, qui adorait ses montagnes. Il soigna ses concitoyens, sans négliger ses concitoyennes. Il eut ainsi beaucoup d'enfants, dont dix-huit légitimes. Ce médecin bon vivant attribuait sa vigueur et ses succès thérape...
-
Gagne-t-on sa vie en travaillant ?
VOCABULAIRE: VIE: Du latin vita, «vie», «existence». 1. Vie : en biologie, ensemble des phénomènes propres à tous les organismes (animaux et végétaux), parmi lesquels l'assimilation, la croissance et la reproduction. 2. Durée s'écoulant de la naissance à la mort. 3. Élan vital : chez Bergson, courant de vie qui se déploie à travers la matière en créant perpétuellement de nouvelles formes. TRAVAIL: Du latin populaire tripalium, «machine à trois pieux » destinée à immobiliser les chevaux pour les...
-
DESCARTES: machine et corps
Enfin il n’y a aucune de nos actions extérieures qui puisse assurer ceux qui les examinent que notre corps n’est pas seulement une machine qui se remue de soi-même, mais qu’il y a aussi en lui une âme qui a des pensées, excepté les paroles, ou autres signes faits à propos des sujets qui se présentent, sans se rapporter à aucune passion. Je dis les paroles, ou autres signes, parce que les muets se servent de signes en mêmes façon que nous de la voix ; et que ces signes soient à propos, pour...
-
Qui était Blaise PASCAL ?
PASCAL, Blaise (1623-1662). – Savant et philosophe français. Ardent janséniste (cf. les Provinciales, 16561657), Pascal fut aussi un brillant savant (travaux mathématiques, expériences confirmant celle de Torricelli sur le vide, etc.). Dans les Pensées (inachevées ; éd. posthume, 1670), Pascal projetait de prouver la religion ; mais cette preuve ne pouvant être d'ordre scientifique, il s'attarde longuement à considérer la nature humaine pour mieux montrer ensuite combien le christianisme y es...
-
-
Jean-Paul SARTRE: l'insaisissable subjectivite d'autrui
"Autrui, en figeant mes possibilités, me révèle l'impossibilité où je suis d'être objet, sinon pour une autre liberté. Je ne puis être objet pour moi-même car je suis ce que je suis; livré à ses seules ressources, l'effort réflexif vers le dédoublement aboutit à l'échec, je suis toujours ressaisi par moi. Et lorsque je pose naïvement qu'il est possible que je sois, sans m'en rendre compte, un être objectif, je suppose implicitement par là même l'existence d'autrui. Car comment serais-je objet si...
-
Faut-il vivre comme si nous ne devions jamais mourir ?
Analyse du sujet • Faut-il... ? : la question est posée en termes d'exigence, d'impératif. Nous n'avons pas à nous interroger sur une possibilité, mais sur une nécessité. Mais qu'est-ce qui peut justifier un tel impératif ? • Le comme si renvoie au caractère imaginaire et hypothétique de la proposition qui suit. Il ne s'agit pas de faire de la science-fiction (de nous croire soudain immortels), mais d'occulter ce que nous savons être notre lot à tous. • Pour bien vivre, devons-nous anéantir la p...
-
L'homme peut-il se considérer comme le maître de la nature ?
[C'est parce que l'homme s'est affranchi de la nature qu'il se situe au-dessus d'elle. Tout au long de son histoire, il n'a cessé d'opposer au cours naturel des choses son désir de perfection.] L'homme est destiné à se rendre maître et possesseur de la nature Dans la sixième partie du « Discours de la méthode » (1637), Descartes met au jour un projet dont nous sommes les héritiers. Il s'agit de promouvoir une nouvelle conception de la science, de la technique et de leurs rapports, apte à nous re...
-
Le suicide est-il un défi à la société ?
[Le suicide est le refus d'une vie jugée aliénante, est l'expression de la liberté humaine et une remise en cause de la société.] Le suicide est l'ultime réponse à une société qui n'est pas capable d'offrir une vie décente Incompréhension, solitude, exclusion, désespoir: les causes mêmes du suicide renvoient à la société, à ce qu'elle n'a pas réussi à faire pour garder un être au sein de la communauté. Comme l'a expliqué Durkheim, l'un des fondateurs de la sociologie, il existe, dans une société...