Catégorie : Philosophie
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Toute histoire est-elle histoire contemporaine ?
Termes du sujet: HISTOIRE: Ce mot désigne soit le devenir, l'évolution des individus et des sociétés (allemand Geschichte), soit l'étude scientifique de ce devenir (allemand Historie). L'histoire est la connaissance du passé humain. « Contemporain » signifie « qui est de notre temps présent ». Il y a donc un paradoxe évident à parler d'histoire contemporaine. Est-il possible, toutefois, pour l'histoire, de prendre comme objet d'étude ce qui est de notre temps ? Tel est le sens du sujet. L'histoi...
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Qu'attendons-nous pour être heureux ?
Définition des termes du sujet: Heureux, heureuse: Qui jouit du bonheur, qui est durablement content de son sort. Le présupposé de la question : "Qu'attendons-nous pour être heureux ?", c'est que nous ne sommes pas heureux pour l'instant, et que nous ne serions pas près de l'être. Ce présupposé est-il légitime ? Pourquoi ne peut-on pas se déclarer heureux dans le présent ? Quelles peuvent être nos résistances au bonheur ? Pourquoi y en a-t-il, et sontelles si puissantes qu'elles nous empêchent i...
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philosopher est-ce apprendre à mourir?
Introduction. -La mort constitue l'événement singulier qui clôt une vie. La vie toute entière se définit à partir de cet événement ultime, qui implique la finitude fondamentale de tout être vivant, dont l'homme. -Or, l'homme est de tous les animaux le seul qui sait qu'il va mourir : sa vie même, son existence propre s'inscrivent donc sous l'horizon d'une mort dont on ne pourra jamais, pourtant, faire l'expérience directe. -La philosophie, en tant qu'exercice de la pensée portant sur l'existence...
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Quelle est la mesure de l'efficacité politique ?
La politique exercée par un gouvernement est ce qui permet de répondre aux attentes du peuple mais elle est aussi ce qui permet de défendre les intérêts de l'Etat. La politique doit par conséquent savoir répondre aux besoins du peuple tout en conservant les intérêts de l'Etat. Ainsi il peut parfois exister des conflits dans la mesure où les intérêts du peuple sont parfois opposés à ceux de l'Etat. Donc comment faire pour juger une politique efficace ? Quelle est la mesure de l'efficacité politiq...
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PEUT ON AIMER SON PROCHAIN COMME SOI MÊME,
Analyse du sujet: L'amour de soi, au sens du souci de soi, est un désir attribué classiquement à l'homme naturel. L'homme est naturellement porté à se soucier de lui-même, de sa survie et de son bien être. De là nous pourrions en déduire que l'homme a tendance à se préférer lui-même aux autres. En tout cas, nous aurions plutôt tendance à croire à la préférence, à un égoïsme naturel de l'homme. La question posée demande s'il est possible d'aimer autrui comme soi, et d'emblée, il faut éviter dans...
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Nier la Liberté est-ce retirer toute signification à la morale ?
La liberté, au sens premier du terme, désigne la possibilité pour chacun de faire ce qu'il veut, c'est-à-dire la possibilité pour tout être vivant de décider les actions qu'il veut accomplir. La morale définie un ensemble de règles qu'il faut tenir en vue de bien agir, d'être juste. Ainsi, on dit souvent de quelqu'un qu'il est immoral, parce qu'il n'a pas de règle de conduite et que le Bien, en tant que valeur, ne l'intéresse pas. Pourtant la moral suppose et demande un individu responsable, c'e...
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La technique est-elle contre nature ?
La technique est-elle contre-nature ? La technique peut être définie comme un ensemble de procédés bien définis destinés à produire certains résultats utiles. Ces procédés font l'objet d'un apprentissage. La technique s'apprend ; elle n'est donc pas innée. Peut-on dire par conséquent qu'elle n'est pas inhérente à la nature de l'homme ? Dans ce sujet, nous pouvons prendre le terme « nature » dans deux sens différents : la nature comme ensemble du milieu naturel et la nature comme essence de l'hom...
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Doit-on toujours raison garder ?
On emploie l'expression "garde raison" pour signifier" à quelqu'un qu'il ne doit pas se laisser gagner par les sentiments et les passions. En effet, un homme qui ne sait raison garder risque fort d'agir de manière irrationnelle voire violente. Mais peut-on faire de cette formule une maxime universellement valable ? Sans passion, ni emportement, l'homme pourrait-il vivre heureux ? N'y a-t-il pas des moments où la raison s'avère impuissante voire même dangereuse ? Toutefois, la raison n'est-elle p...
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LEIBNIZ et le principe de raison suffisante
Maintenant il faut s'élever à la Métaphysique, en nous servant du grand principe peu employé communément, qui porte que rien ne se fait sans une raison suffisante, c'est-à-dire que rien n'arrive sans qu'il soit possible à celui qui connaîtrait assez les choses, de rendre une raison qui suffise pour déterminer pourquoi il en est ainsi, et non pas autrement. Ce principe posé, la première question qu'on a droit de faire, sera pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien. Car le rien est plus simpl...
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La désobéissance
Introduction Les individus, afin de vivre ensemble sans heurts, ont dû établir un lien social fondé sur des règles, sur des lois leur permettant d'être libre sans empiéter sur la liberté d'autrui. Dès lors, on comprend que la notion de désobéissance, qui invite d'abord à son antonyme qu'est l'obéissance, se situe dans un cadre politique où les droits et les devoirs peuvent être discutés. Désobéir revient alors à se poser, de manière généralement délibérée, contre le pouvoir établi, ou plus parti...
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Nietzsche: La conscience est-elle illusoire ?
Être conscient, c'est d'abord être affecté par quelque chose, aussi la conscience peut-elle apparaître comme essentiellement réceptive, voire passive. La conscience est-elle libre, ou déterminée ? La conscience signifie-t-elle l'acceptation résignée de l'ordre des choses, ou se définit-elle au contraire par sa capacité à le transcender, voire à le refuser ? Se définit-elle dans la soumission ou dans la révolte ? Paradoxalement, le fait de prendre conscience de sa propre impuissance peut aussi si...
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A quoi tient le pouvoir des fables : au récit ou à la morale ?
Ainsi formulée, la proposition distingue deux fonctions du genre fabulaire, qu'elle oppose : l'une proprement littéraire, dont la finalité serait la même que tout texte narratif, et l'autre d'ordre discursif, attachée à produire une démonstration. N'est-il pas possible de proposer un statut du genre fabulaire au sein duquel les deux tendances ne se définiraient pas uniquement comme une opposition, mais comme un mouvement maïeutique d'apports mutuels ? Le pouvoir des fables n'est-il pas justement...
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le châtiment peut il ne rien devoir au désir de se venger ?
Analyse. · · · · · · · Nous avons, dans se sujet, à définir deux termes, et à considérer leur possible rapport. Ces termes sont le châtiment et la vengeance (on désir de vengeance) : o Le châtiment se définit comme une peine sévère infligée à quelqu'un que l'on veut corriger. Le terme provient du latin castigare, reprendre, corriger. Il s'agit donc de rectifier une conduite, une façon d'être ou de se comporter. o La vengeance, elle, correspond plus à un dédommagement moral de celui qui a subit...
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L'homme éprouve-t-il le besoin de travailler ?
Il est des paradoxes frappants : chaque jour, depuis maintenant plus de vingt ans, la presse s'interroge quant aux remèdes à apporter au mal du temps : le chômage, pandémie que nul jusqu'ici n'est parvenu à enrayer. Parallèlement, on se réjouit d'arriver peu à peu à une société de loisirs, en d'autres termes à une société où le travail se ferait plus discret. Etrange contradiction… considérer le chômage comme un problème revient en effet à assimiler le travail à un bienfait… celui-ci n'est-il pa...
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Locke: Tolérance et souveraineté
Thème 453 Locke: Tolérance et souveraineté 1. Le rôle de l'État Dans une Angleterre politiquement et religieusement très instable, Locke défend la tolérance, qui, selon lui, est conforme à l'Évangile mais également à une saine politique. L'État doit s'occuper de la paix, la sécurité et l'intérêt publics, mais pas du salut des âmes, c'est-à-dire de la religion de chacun. La liberté de jugement de chacun, au fondement de toutes les autres libertés, n'est pas concevable sans la tolérance en matière...
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Être juste, est-ce appliquer strictement la loi ?
INTRODUCTION L'actualité est fertile en injustices. Mais celles-ci sont-elles dues aux lois ou aux conditions dans lesquelles elles se trouvent appliquées? La loi doit-elle être considérée comme juste par principe ou «en soi », ou seulement lorsqu'elle est justement appliquée? I. L'égalité devant la loi — En théorie, une loi ne commence a être juste que si elle s'applique de la même façon à tous les citoyens. Ce qui suppose • qu'elle émane d'une «volonté générale» (Rousseau) et non d'une volonté...
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A chacun sa vérité. Qu'en pensez vous?
Peut-on dire : « A chacun sa vérité » ? Introduction. — Il est des questions capitales sur lesquelles il est impossible de parvenir à un accord. Au lieu d'éterniser les discussions et à plus forte raison de prétendre imposer sa pensée par la violence, ne vaut-il pas mieux laisser aux autres la liberté de leurs opinions et dire : « A chacun sa vérité » ? A. Sans doute la vérité est une. Si ce que j'appelle ma vérité s'oppose à ce que vous professez être la vôtre, nécessairement l'un de nous deux...
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La valeur d'une civilisation se mesure-t-elle à son progrès technique ?
Progrès Mesure·t·on la valeur d'une civilisation à son développement technique? � Plus l'homme est évolué, plus sa technique est avancée. Le développement technique est donc la preuve de la valeur d'une civilisation. � On ne mesure pas la valeur d'une civilisation à son niveau technique. L'art, la recherche, la réflexion philosophique, la morale sont des valeurs plus élevées.
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La religion est-elle superstition?
Analyse du sujet : - - Le sujet pose un premier problème dans sa formulation : en posant la question « La religion n'est-elle que superstition ? » le sujet nous invite à penser que la religion a peut-être quelque chose de plus que la superstition, mais qu'elle l'est toujours un peu. Il ne faudra donc pas manquer de se demander si la religion est une forme particulière de superstition à laquelle on ajoute diverses autres qualités, ou si la religion est quelque chose de différent de la superstit...
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L'opinion a-t-elle nécessairement tort ?
[L'opinion ne réfléchit pas. Elle n'a qu'un point de vue superficiel sur la réalité. Elle professe des lieux communs et des préjugés plutôt que des vérités. Elle est le contraire d'une véritable connaissance fondée en raison.] L'opinion est une connaissance inférieure Platon, dans La République, distingue les différents niveaux de connaissance. Tout en bas de l'échelle, il y a les simples impressions sensibles. Ensuite viennent les opinions établies. Puis la pensée déductive, qui procède par déd...