Catégorie : Philosophie
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Épictète: Être libre, est-ce adhérer
à la nécessité ?
« Puisque l'homme libre est celui à qui tout arrive comme il le désire, me dit un fou, je veux aussi que tout m'arrive comme il me plaît. - Eh ! mon ami, la folie et la liberté ne se trouvent jamais ensemble. La liberté est une chose non seulement très belle, mais très raisonnable et il n'y a rien de plus absurde ni de plus déraisonnable que de former des désirs téméraires et de vouloir que les choses arrivent comme nous les avons pensées. Quand j'ai le nom de Dion à écrire, il faut que je l'écr...
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Le régime idéal est démocratique
(Rousseau)
Thème 517 Le régime idéal est démocratique (Rousseau) Le régime idéal est donc démocratique, mais Rousseau est conscient des difficultés d'un tel régime. En premier lieu dans les grands États, le peuple ne peut légiférer directement : il doit donc choisir des représentants et le risque est grand de voir ces représentants détourner à leur profit le mandat du peuple. D'autre part, il faut un organisme capable de faire appliquer les lois : c'est là le rôle du gouvernement. Or un gouvernement même r...
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Emmanuel Kant: L'insociable
sociabilité est-elle le moteur de l'Histoire ?
"J'entends ici par antagonisme l'insociable sociabilité des hommes, c'est-à-dire leur inclination à entrer en société, inclination qui est cependant doublée d'une répulsion générale à le faire, menaçant constamment de désagréger cette société. L'homme a un penchant à s'associer car dans un tel état, il se sent plus qu'homme par le développement de ses dispositions naturelles. Mais il manifeste aussi une grande propension à se détacher, car il trouve en même temps en lui le caractère d'insociabil...
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Jean-Jacques Rousseau: La raison
peut-elle vaincre les passions ?
"Comment réprimer la passion même la plus faible, quand elle est sans contrepoids? Voilà l'inconvénient des caractères froids et tranquilles: tout va bien tant que leur froideur les garantit des tentations ; mais s'il en survient une qui les atteigne, ils sont aussitôt vaincus qu'attaqués; et la raison, qui gouverne tandis qu'elle est seule, n'a jamais de force pour résister au moindre effort. Je n'ai été tenté qu'une fois et j'ai succombé. Si l'ivresse de quelque autre passion m'eût fait vacill...
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L'Engagement, le paradoxe de la
morale chez Sartre
L'Engagement, le paradoxe de la morale chez Sartre VOCABULAIRE SARTRIEN: Responsabilité : découle de la liberté humaine et est aussi radicale que celle-ci. Satire prend le mot au sens courant de « conscience d'être l'auteur incontestable d'un événement ou d'un objet » (EN, p. 612), à condition d'ajouter que nous sommes toujours, quoi qu'il nous arrive, responsables de nous-mêmes en tant que manière d'être et du sens que nous donnons au monde par nos choix. Engagement : désigne à la fois notre êt...
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Hume: La société améliore-t-elle l'être humain ?
ume: C'est par la société seule qu'il [l'homme] est capable de suppléer à ses déficiences, de s'élever à l'égalité avec ses compagnons de création et même d'acquérir sur eux la supériorité. La société compense toutes ses infirmités ; bien que, dans ce nouvel état, ses besoins se multiplient à tout moment, ses capacités sont pourtant encore augmentées et le laissent, à tous égards, plus satisfait et plus heureux qu'il lui serait jamais possible de le devenir dans son état de sauvagerie et de soli...
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Heidegger: L'existence
Thème 488 Heidegger: L'existence 1. L'homme et l'Être Heidegger établit que l'essence de l'homme est d'exister (Être et Temps). Exister c'est être là sans qu'on l'ait choisi, jeté dans le monde (la déréliction) ; c'est également la possibilité de faire des choix, de faire le projet de ce qu'on veut être. L'homme, que Heidegger désigne sous le nom de Dasein (être-là), a donc une place à part parmi tout ce qui est : par exemple, une table a des propriétés, un aspect qui la définissent, c'est-à-dir...
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Rousseau: L'État est-il l'ennemi
de la liberté ?
Il est possible de préserver sa liberté intérieure, sa liberté de penser, même sous la contrainte. Le courage et la volonté sont indispensables à une telle liberté. Ils permettent d'être libre même si on ne fait pas ce que l'on veut. De ce fait, il semble que l'obéissance à un individu ou à des lois n'interdise pas la liberté. La liberté individuelle et la liberté collective peuvent toutefois s'opposer. Mais la liberté ne peut faire l'économie d'une forme ou d'une autre de nécessité. La question...
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Marx: Le travail aliène-t-il l'être humain ?
arx: En quoi consiste l'aliénation du travail ? D'abord, dans le fait que le travail est extérieur à l'ouvrier, c'est-à-dire qu'il n'appartient pas à son essence, que donc, dans son travail, celui-ci ne s'affirme pas, mais se nie, ne se sent pas à l'aise, mais malheureux ; il n'y déploie pas une libre activité physique et intellectuelle, mais mortifie son corps et ruine son esprit. En conséquence, l'ouvrier ne se sent lui-même qu'en dehors du travail et dans le travail il se sent extérieur à lui...
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L'éducation encyclopédique chez
Aristote
Thème 498 L'éducation encyclopédique chez Aristote La conséquence logique de cette confiance d'Aristote dans l'existence d'une raison des choses, c'est le projet conçu, pour la première fois, de procéder à une classification de toutes les connaissances. L'ordre des sciences sera calqué sur la manière dont se réalise l'éducation des hommes. Or les progrès se font moins par stades que par cycles; il s'agit moins d'une accumulation que d'une amélioration, le mouvement est semblable à celui d'une vr...
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Friedrich Nietzsche: L'histoire
nous rend-elle plus modeste ?
PRESENTATION DES "CONSIDERATIONS INACTUELLES" DE NIETZSCHE Des quatre considérations inactuelles, la seconde est la seule à ne pas porter sur un homme (Strauss, Schopenhauer et Wagner) mais sur un thème : l'histoire. Elle est « inactuelle » au sens où Nietzsche (1844-1900) y dénonce sévèrement la culture allemande de son époque, devenue selon lui superficielle, sans vitalité et sans avenir en raison d'un surpoids d'histoire et de « formation historienne » (Chap. 1). Ce diagnostic, critique et mé...
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STUART MILL
Introduction P our expliquer ce texte de M ill, extrait de l’introduction à De la liberté, on partira de ce qu’on pourrait peut-être appeler le point aveugle du texte, à partir duquel ses enjeux s’expliciteront. En effet, comment légitimer la contrainte, c’est-à-dire le fait d’agir, individuellement ou collectivement, pour empêcher autrui d’agir, dès lors que l’on postule comme fondement de la théorie politique la liberté d’agir, c’est-à-dire le droit souverain de ne pas être contraint ? C ’est...
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Rawls: L'égalité est-elle possible en société ?
awls: Je présenterai maintenant, sous une forme provisoire, les deux principes de la justice sur lesquels se ferait un accord dans la position originelle. [...] En premier lieu : chaque personne doit avoir un droit égal au système le plus étendu de libertés de base égales pour tous qui soit compatible avec le même système pour les autres. En second lieu : les inégalités sociales et économiques doivent être organisées de façon à ce que, à la fois, l'on puisse raisonnablement s'attendre à ce qu'el...
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Jean-Jacques Rousseau: Le progrès
technique est-il cause de décadence morale ?
PRESENTATION DU "DISCOURS SUR L'ORIGINE ET LES FONDEMENTS DE L'INEGALITE PARMI LES HOMMES" DE ROUSSEAU Ce texte constitue la réponse de Rousseau (1712-1778) à une question proposée par l'Académie de Dijon sur la source des inégalités. Rousseau y avance une critique radicale de tous les théoriciens du Droit Naturel et du Contrat en montrant que ces concepts ont été utilisés pour fonder en raison une imposture et un asservissement. La philosophie politique a, selon lui, toujours été de connivence...
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ÉTHIQUE ET POLITIQUE chez Aristote
Thème 499 ÉTHIQUE ET POLITIQUE chez Aristote Que mes actes aient une valeur propre, cela ne veut pas dire qu'ils sont détachés de tout. Une bonne action n'est pas parfaite absolument mais relativement à celui qui l'accomplit. On ne doit pas exiger la même vertu d'un père de famille et d'un enfant. La conduite vertueuse est donc un équilibre fait de finesse et d'exactitude. Le juste milieu est moins un centre où s'annulent toutes les différences qu'un sommet, qui les surmonte. Comme science prat...
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Emmanuel Kant: Qu'est-ce que le génie artistique ?
PRESENTATION DE LA "CRITIQUE DE LA FACULTE DE JUGER" DE KANT Dans cette troisième et dernière Critique, Kant (1724-1804) obéit à des motifs apparemment disparates. Un objectif interne de complétude architecturale : il s'agit de trouver un moyen terme de liaison entre le monde nouménal de la liberté transcendantale constitué par la raison dans son usage pratique et le monde naturel de la nécessité mécanique constitué par l'entendement, moyen terme qui permettrait de saisir dans le monde les e...
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Popper
PRESENTATION DE "LA LOGIQUE DE LA DECOUVERTE SCIENTIFIQUE" DE POPPER Ce premier ouvrage de Popper (1902-1994) est un grand classique de la philosophie des sciences du xxe siècle. Ses positions épistémologiques ont d'abord paru inclassables par rapport aux grands blocs philosophiques de l'époque. Ami des positivistes du Cercle de Vienne, lui-même formé à la physique et aux mathématiques, il partage leur enthousiasme pour la science physique de son temps (relativité, mécanique quantique) mais sans...
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Déterminisme et liberté chez Kant
Thème 518 Déterminisme et liberté chez Kant Le projet fondamental : rendre possible la coexistence du déterminisme affirmé par la s cience et de la liberté revendiquée par la conscience. Le progrès de la connaissance scientifique et l'extension de la méthode expérimentale à tous les domaines, en particulier à l'étude de l'homme, placent au X V IIIe siècle la réflexion philosophique devant un dilemme : ou bien la science est capable de rendre compte de la totalité du réel et par conséquent de rec...
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Kant: La raison est-elle facteur de liberté ?
On peut identifier deux sources de la connaissance : les sens et la raison. Elles semblent à la fois distinctes et inséparables. Distinctes car elles sont contraires par un aspect essentiel : les sens saisissent immédiatement leur objet, alors que la raison ne peut saisir un objet qu'à travers des médiations, de façon indirecte. Mais en même temps inséparables, car il est tout aussi difficile de comprendre ce que serait une raison pure – un raisonnement sans objet donné – que de comprendre ce qu...
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STUART MILL
Indications générales John Stuart Mill (1806-1873) est le père de l'utilitarisme, doctrine qui fait de l'utilité la valeur morale la plus haute. Encore faut-il savoir comment celle-ci est définie. Citation «La doctrine qui donne comme fondement à la morale l'utilité ou le principe du plus grand bonheur affirme que les actions sont bonnes ou mauvaises dans la mesure où elles tendent à accroître le bonheur, ou à produire le contraire du bonheur. Par bonheur on entend le plaisir et l'absence de dou...