Catégorie : Philosophie
-
DESCARTES: «Il y a une petite glande
dans le cerveau en laquelle l'âme exerce ses fonctions plus
particulièrement que dans les autres parties.»
Thème 362 DESCARTES: «Il y a une petite glande dans le cerveau en laquelle l'âme exerce ses fonctions plus particulièrement que dans les autres parties.» Le corps et l'âme sont reliés par un organe spécifique. affectifs. «Il y a une petite glande dans le cerveau en laquelle l'âme exerce ses fonctions plus particulièrement que dans les autres parties.» Descartes, Les Passions de l'âme (1649). • Dans la lignée de Platon, puis de Thomas d'Aquin, Descartes maintient l'idée d'une séparation entre d...
-
Freud: Les phénomènes pathologiques
Psychopathologie de la vie quotidienne (1901) Freud fait une analyse des actes manqués et des lapsus pour montrer qu'ils ne sont pas insignifiants, mais qu'ils sont une manifestation d'un conflit inconscient. Le psychisme humain est agité de pulsions. Distinguant d'abord entre pulsions du moi, qui, sous l'effet du principe de réalité (cf. fiche 66), tendent à la conservation de l'individu, et pulsions sexuelles, qui tendent à son développement sous la pression du principe de plaisir, Freud disti...
-
Freud: Les activités humaines à la lumière de la psychanalyse
Il y a une interprétation philosophique de la psychanalyse, comme il y a une interprétation psychanalytique de la philosophie : on ne fait oeuvre de philosophie que par la première. Les théories de la psychanalyse ne sont alors pas plus philosophiques que les théories de la physique : à leur image cependant, elles éclairent la réflexion du philosophe et la nourrissent. De son côté, la psychanalyse cherche à traduire la métaphysique, qui s'occupe des problèmes de Dieu, de l'immortalité de l'âme,...
-
PLATON: «Maintenant que nous savons
que l'âme est immortelle, il n'y a pas pour elle d'autre moyen
d'échapper à ses maux et de se sauver que de devenir la meilleure et
la plus sage possible.»
L'immortalité de l'âme permet de donner son sens à l'existence. «Maintenant que nous savons que l'âme est immortelle, il n'y a pas pour elle d'autre moyen d'échapper à ses maux et de se sauver que de devenir la meilleure et la plus sage possible.» Platon, Phédon (Ive siècle av. J.-C). • La vanité de la vie d'ici-bas impose, si l'on veut pouvoir fonder le sens de l'existence humaine, de dissocier entre deux modalités d'existence: le corps d'un côté, l'âme de l'autre. C'est ce que fait Platon. Dis...
-
Comte et la politique
Les gouvernants voudraient faire admettre la maxime qu'eux seuls sont susceptibles de voir juste en politique, et que par conséquent il n'appartient qu'à eux d'avoir une opinion à ce sujet. Ils ont bien leurs raisons pour parler ainsi, et les gouvernés ont aussi les leurs, qui sont précisément les mêmes, pour refuser d'admettre ce principe, qui, effectivement, considéré en lui-même, et sans aucun préjugé, soit de gouvernant, soit de gouverné, est tout à fait absurde. Car, les gouvernants sont, a...
-
Merleau-Ponty, « Le corps propre est dans le monde comme le coeurdans l'organisme »
Merleau-Ponty, « Le corps propre est dans le monde comme le coeur dans l'organisme » Indications générales Maurice Merleau-Ponty (1908-1961) s'inscrit à sa manière dans le courant de la phénoménologie [voir Husserl, Heidegger, Sartre]. Mais sa phénoménologie à lui est une Phénoménologie de la perception (1945): reprenant à Husserl l'idée d'intentionnalité, Merleau-Ponty ne pense toutefois pas le sujet comme un simple «je pense» [voir Descartes], mais d'abord comme un corps: c'est le corps, et no...
-
FREUD: «[Les idées religieuses] sont
des illusions, la réalisation des désirs les plus anciens...»
PRESENTATION DE "L'AVENIR D'UNE ILLUSION" DE FREUD Cette oeuvre s'inscrit dans une réflexion sur la culture, à la lumière des découvertes de la psychanalyse. Analysant le rapport de la religion au désir, Freud (1856-1939) montre sa nature d'illusion. Il critique sa valeur, tant pour le bonheur individuel que pour le maintien de la société, et invite à son dépassement rationnel. Mais Freud se garde ici de tout scientisme : renoncer à la religion ne consiste pas à la remplacer par une autre illusi...
-
Pascal: Vanité de lhomme sans Dieu
Thème 450 Pascal: Vanité de l'homme sans Dieu 1. La misère de l'homme Cette absence de position assurée se traduit en morale par une critique de la société des hommes comme lieu de la vanité. Distinctions et divertissements sont vains : ils ne sont que les subterfuges de l'homme qui veut échapper au vertige et à la misère qui accompagne la pensée de ce vertige. Le divertissement que nous prisons tant, l'incapacité où nous sommes de demeurer et méditer dans une chambre sont la fuite devant la con...
-
-
Épictète, « Il y a des choses qui dépendent de nous et il y en a qui n'en dépendent pas »
Indications générales Quoique représentant tardif de l'école stoïcienne, fondée au IIIe siècle avant J.-C. [voir Sénèque, Cicéron et Marc Aurèle], Épictète (50-130) en a laissé un des exposés les plus complets et les plus célèbres dans son Manuel, un livre que l'apprenti philosophe devait garder sur lui comme un poignard contre les coups de l'adversité. Citation «Il y a des choses qui dépendent de nous; il y en a d'autres qui n'en dépendent pas. Ce qui dépend de nous, ce sont nos jugements...
-
Arendt: La crise de la modernité
Dans toute son œuvre, H. Arendt s'interroge sur la vie sociale et politique, et plus précisément, sur ce qui, dans ce domaine, distingue la modernité de l'Antiquité. Au XX'' siècle, le fait majeur est évidemment le développement du « totalitarisme » — communiste, puis national-socialiste. Comment la modernité a-t-elle pu engendrer de tels monstres ? 1. Les Anciens et les Modernes A. Œuvre, action, travail Il y a trois grands types d'activités humaines : le travail d'abord, qui a pour fin la subs...
-
Descartes: désir et liberté
Il me semble que l'erreur qu'on commet le plus ordinairement touchant les désirs est qu'on ne distingue pas assez les choses qui dépendent entièrement de nous de celles qui n'en dépendent point: car, pour celles qui ne dépendent que de nous, c'est-à-dire de notre libre arbitre, il suffit de savoir qu'elles sont bonnes pour ne les pouvoir désirer avec trop d'ardeur, à cause que c'est suivre la vertu que de faire les choses bonnes qui dépendent de nous. Et il est certain qu'on ne saurait avoir un...
-
SARTRE: «Par le je pense,
contrairement à la philosophie de Descartes [...], nous nous atteignons
nous-mêmes en face de l'autre...»
PRESENTATION DE "L'EXISTENTIALISME EST UN HUMANISME" DE SARTRE Marqué comme oeuvre de circonstance et de vulgarisation, le texte est tiré d'une conférence donnée à Paris en Octobre 1945, qui devait donner l'occasion à Sartre (1905-1980) de répondre à une série d'objections. Il montre que les accusations d'anti-humanisme sont infondées, car sa philosophie ne conduit en rien au mépris de la réalité humaine et de sa valeur. La définition annoncée par le titre est donc en réalité la défense d'une ph...
-
Hobbes: Langage et passions
Les noms des choses qui ont la propriété de nous affecter, c'est-à-dire de celles qui nous procurent du plaisir ou du déplaisir, ont, dans la conversation courante des hommes, une signification changeante parce que tous les hommes ne sont pas affectés de la même façon par la même chose, ni le même homme à des moments différents. Étant donné en effet que tous les noms sont donnés pour signifier nos représentations, lorsque nous avons des représentations différentes des mêmes choses, nous ne pouvo...
-
Freud: droit, justice, nature
PRESENTATION DU "MALAISE DANS LA CIVILISATION" DE FREUD Freud (1856-1939) propose ici une réflexion sur la dimension tragique de la condition humaine. Pour cerner l'origine du « malaise » de l'homme civilisé, il s'appuie sur l'hypothèse, introduite dans Au-delà du principe de plaisir (1920), d'un dualisme fondamental du psychisme humain, divisé entre les pulsions de vie (pulsions sexuelles et d'autoconservation) et les pulsions de mort (pulsions d'autodestruction et d'agressivité). L'interprétat...
-
Montaigne, Que savons-nous de l'intelligence des animaux?
Indications générales Montaigne (1533-1592), après s'être retiré des affaires publiques, a rédigé, pendant les vingt dernières années de sa vie, les trois livres des Essais: des réflexions libres et pleines d'anecdotes sur tous les sujets qui lui plaisaient. Le contraire d'un «système» de philosophie. Influencé par le scepticisme [voir Sextus Empiricus], il dénonce à maintes reprises les prétentions du rationalisme. Cela l'amène notamment à poser de manière originale la question de l'intelligenc...
-
Kant: Liberté et bonheur
PRESENTATION DE "FONDEMENTS DE LA METAPHYSIQUE DES MOEURS" DE KANT Dans ce premier grand ouvrage consacré à la morale, Kant (1724-1804) se donne pour tâche « la recherche et l'établissement du principe suprême de la moralité » (Préface). Son objectif n'est pas seulement spéculatif mais surtout pratique : il est nécessaire de trouver le critère permettant à chacun d'apprécier clairement la valeur morale de ses actions, car la moralité est sujette à corruption, souvent confondue avec le calcul de...
-
-
Bachelard: Qu'est-ce que la science ?
PRESENTATION DE "LA FORMATION DE L'ESPRIT SCIENTIFIQUE" DE BACHELARD Gaston Bachelard (1884-1962), de formation scientifique et philosophique, a profondément renouvelé l'approche de l'histoire des sciences. La révolution introduite en physique par la théorie de la relativité l'a conduit à critiquer la conception linéaire du progrès scientifique : celui-ci suppose au contraire des ruptures épistémologiques (changement de méthode et de concepts), résultant d'une victoire de l'esprit sur ses propre...
-
Berkeley, « Être, c'est être perçu »
Indications générales George Berkeley (1685-1753), évêque de Cloyne, a proposé une théorie métaphysique provocante et originale appelée l'« immatérialisme ». Partant de l'empirisme, Berkeley considère toute notion abstraite comme une illusion: seules existent les choses singulières; mais celles-ci ne sont connues par nous qu'en tant qu'images reliées à d'autres images. Citation «Je dis que la table sur laquelle j'écris existe, c'est-à-dire que je la vois et la touche; et si je n'étais pas d...
-
Kierkegaard et l'oisiveté
"On a l'habitude de dire que l'oisiveté est la mère de tous les maux. On recommande le travail pour empêcher le mal. Mais aussi bien la cause redoutée que le moyen recommandé vous convaincront facilement que toute cette réflexion est d'origine plébéienne (1). L'oisiveté, en tant qu'oisiveté, n'est nullement la mère de tous les maux, au contraire, c'est une vie vraiment divine lorsqu'elle ne s'accompagne pas d'ennui. Elle peut faire, il est vrai, qu'on perde sa fortune, etc. ; toutefois, une natu...
-
KANT: «Nous ne connaissons a priori
des choses que ce que nous y mettons nous-mêmes.»
VOCABULAIRE: A priori: C e qui précède l’expérience, et n’est tiré que de l’esprit ou de la raison. C hez Kant, les formes a priori de la sensibilité (l’espace et le temps) et de l’entendement (les catégories) rendent possible l’expérience (l’a priori est ici transcendantal). Les marques de l’a priori sont l’universalité et la nécessité. L’expérience, quant à elle, n’offre que des généralisations et du contingent. La raison peut atteindre, dans le réel, ce à quoi elle donne elle–même sa forme. «...