Catégorie : Philosophie
-
Pourquoi y a t-il une guerre entre l'opinion et la philosophie ?
INTRODUCTION Définition des termes et problématisation : L'opinion est génératrice d'erreurs et de faussetés. En ce sens elle s'oppose à la philosophie entendue comme recherche de la vérité. L'opinion est combattue par la philosophie, parce que loin d'être l'origine de la connaissance elle en est un obstacle redoutable. Se fier à son opinion c'est faire un choix risqué, car elle peut être accompagnée d'erreur. Cependant si la vérité est bien la fin de la philosophie, où en est le point de départ...
-
Sommes-nous impuissants face à la mort ?
« Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder en face » : cette maxime de La Rochefoucauld nous invite à considérer la mort comme un évènement que l'homme ne peut envisager sans effroi ni un sentiment d'incompréhension qui confine à celui de l'absurde. En ce sens, nous pouvons nous demander si l'homme n'est pas impuissant face à la mort, c'est-à-dire s'il n'est pas incapable de lutter contre les effets de celle-ci sur lui-même. Ces effets peuvent être de deux sortes : d'une part, les effets qui...
-
Vivre en société, est-ce seulement vivre ensemble ?
Problématique La vie en société est celle que nous connaissons actuellement. Notre époque ne connaît de la vie sauvage qu'une vision approximative d'une époque lointaine où l'homme non civilisé évoluait comme un animal. Ainsi, la notion de voie aujourd'hui nous paraît inaliénable à celle de la société, l'homme qui s'exilait de la communauté est un marginal, un sauvage, ou un malchanceux comme Robinson Crusoé qui cherche par tous les moyens à reconquérir la civilisation, cette « vraie vie ». Cepe...
-
Qu'est-ce qu'un barbare ?
Analyse du sujet · Eléments de définition * Barbare = Du grec barbaros « étranger, non grec », du latin barbarus « inculte ». Le barbare est le non-civilisé, dans l'optique de l'ethnocentrisme grec ou occidental. Selon Lévi-Strauss, le barbare, « c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie », autrement dit, celui qui peut aller jusqu'à dénier à d'autres hommes leur humanité. Dans une perspective relativiste déjà présente chez Montaigne : ce dont on est incapable de comprendre la différence, es...
-
Y a-t-il de belles morts ?
Analyse du sens globale de la question Une question provocatrice en ce que la mort est un concept limite, un impensable qui coupe le souffle (comment comprendre que la vie qui était là l'instant précédent disparaisse de façon définitive l'instant suivant ?) La mort s'associe davantage à l'angoisse et a l'inquiétude qu'a la contemplation esthétique. Proposer de voir la mort comme belle relève-t-il alors d'une insolence outrageuse oubliant que rien n'est plus douloureux que de se savoir mortel ou...
-
Toutes les contraintes sociales sont-elles des oppressions ?
[Introduction] Tous les théoriciens du contrat social ont vu que la vie en société, par opposition à l'état de nature, est une vie de soumission des comportements individuels à des règles. Cela signifie qu'existent des normes de comportements, qu'il faut dans telle circonstance se comporter de telle manière sous peine de sanctions. Toutes les règles, qu'elles soient de conduite (règles morales) ou institutionnelles produisent de l'ordre. Cette régulation sociale permet la coexistence d'individus...
-
Suffit-il d'apprendre a bien parler pour bien penser ?
Analyse du sujet Nous avons affaire à une interrogation totale concernant le rapport existant entre bien parler et bien penser. En effet soit « oui », il suffit d'apprendre à bien parler pour bien penser, soit « non » il ne suffit pas de bien parler pour bien penser. Dans un cadre plus général qu'il va s'agir de préciser, nous entrons dans la question du rapport du langage et de la pensée. Cependant n'oublions pas que notre question porte sur le « bien parler » et le « bien penser ». Analysons l...
-
Un homme libre est-il un homme seul ?
Il convient de justifier le sujet dans la mesure où la liberté n'implique pas la solitude, du moins dans un premier niveau d'analyse. Toutefois, on s'aperçoit que la définition que l'on donne volontiers de la liberté nous renvoie paradoxalement à la solitude. On considère en effet généralement qu'être libre, c'est faire tout ce que l'on veut. Or, sous ce rapport effectivement, la liberté implique la solitude car dès lors qu'il y a présence d'autrui, je ne peux plus faire tout ce que je veux. Le...
-
-
Qu'est-ce qu'un homme seul ?
L'on aurait tendance à croire qu'un homme seul serait quelqu'un qui vivrait complètement isolé du monde. C ependant cette solitude se caractérise de deux manières : celle qui est voulue et celle qui est imposé par le destin. La solitude volontaire a pour origine les relations conflictuelles que nous pouvons avoir avec des personnes ou encore que l'étouffement envers la société qui ne nous permet pas une vie heureuse par rapport aux contraintes qu'elle nous impose. A insi pour trouver ce bonheur...
-
Pouvons-nous penser autrui autrement qu'a partir de nous-mêmes ?
ÉLÉMENTS DE RÉFLEXION • Article « autrui » du Littré : « Autrui de alter-huic, cet autre, à un cas régime : voilà pourquoi autrui est toujours au régime, et pourquoi autrui est moins généra) que les autres. » • Lévinas : « Autrui, en tant qu'autrui, n'est pas seulement un alter ego (un autre moi-même). Il est ce que moi je ne suis pas. » L'autre ne serait-il pas absolument autre qu'en étant un ego c'est-à-dire, d'une certaine façon, le même que moi ? • Reconnaître le semblable dans la différence...
-
Tout échange est-il nécessairement un marchandage ?
Notre sujet part d'un présupposé qu'indique nettement l'usage de l'adverbe « nécessairement », à savoir qu'il y a des échanges qui sont des marchandages. L'enjeu reste toutefois de déterminer si l'échange n'est que marchandage. En d'autres termes, la notion de marchandage épuise-t-elle celle d'échange ? Pour répondre, nous devons analyser les deux concepts en présence, afin de déterminer s'ils se superposent rigoureusement ou bien s'ils ne font que s'entrecroiser, l'échange marchand n'étant alor...
-
Y a t-il des ignorances coupables ?
L'homme, en tant qu'être doté de raison, a la capacité de former des jugements, des idées, qui, lorsqu'elles sont en adéquation avec leur objet, lui apportent une connaissance : le désir de connaissance relève du désir d'atteindre la vérité. La culpabilité se définit comme le fait d'être en faute, d'avoir enfreint une règle ou une loi : elle ne relève donc pas d'un manquement dans la recherche de la vérité, mais dans la recherche du bien ou dans le respect des lois et de la morale. On voit alors...
-
Tout peut-il etre artistique ?
Si tout est artistique, plus rien ne l'est, il n'y aurait plus de différence entre l'art et le non- art, il n'y aurait plus de chef d'oeuvre. Ce constat semble une évidence, mais les transformations qu'à subit l'art depuis ces dernières années ne pourrait peuvent être pas nous faire rejeter cette proposition. L'apparition du design, la production industrielle et la massification de la culture a mis à mal le lien entre l'art et ce qui peut être artistique. L'art contemporain avec son esprit décal...
-
Sommes-nous responsables de nos passions ?
On a signalé souvent l'indulgence excessive des jurys dans les crimes passionnels. Il semble que la passion soit une excuse, qu'elle diminue la responsabilité de l'individu, qu'elle comporte un certain caractère de fatalité qui attire sur celui qu'elle égare sinon la sympathie du moins la pitié. Thèse fataliste. Les arguments qu'invoquent ceux qu'on pourrait appeler les fatalistes ne laissent pas d'être assez impressionnants. Tous les psychologues ont noté le tempérament comme une des causes pri...
-
Réforme (religion)
La Réforme L'unité app~rente de l'Église au Moyen Age prend fin avec la Réforme protestante que Martin Luther instaure en Allemagne. L'Europe plonge alors dans 150 ans de guerres de religion. n 1500, l'Église catholique domine l'Europe centrale et occidentale après avoir réussi à surmonter les oppositions des lollards en Angleterre, des hussites en Bohême et de plusieurs autres mouvements religieux dissidents. Mais de nombreux ignes de désaccord continuent à apparaître qu'elle ne parviendra P?S...
-
Qu'est-ce qu'une vérité historique ?
Analyse du sujet : Du point de vue conceptuel : Vérité : La vérité est difficile à définir, puisque précisément, définir c'est poser la vérité d'une notion. Elle se distingue de la réalité, la vérité concerne l'ordre du discours, la réalité celui des choses. La vérité caractérise une proposition dont l'énoncé décrit un ordre qui est adéquat à l'ordre des choses. Ex. : « Le cheval est un animal » est un jugement vrai ; par contre, « l'homme est un chien » est un jugement faux (inadéquat au réel)...
-
-
Kant: La morale
Thème 468 Kant: La morale PRESENTATION DE "FONDEMENTS DE LA METAPHYSIQUE DES MOEURS" DE KANT Dans ce premier grand ouvrage consacré à la morale, Kant (1724-1804) se donne pour tâche « la recherche et l'établissement du principe suprême de la moralité » (Préface). Son objectif n'est pas seulement spéculatif mais surtout pratique : il est nécessaire de trouver le critère permettant à chacun d'apprécier clairement la valeur morale de ses actions, car la moralité est sujette à corruption, souvent co...
-
Prétendre distinguer l'homme de l'animal, est-ce légitime ?
Le terme « animal » s'emploie en un sens large, où il désigne tout ce qui dans l'ensemble du vivant s'oppose au règne végétal, et en un sens restreint, où il désigne tout ce qui appartient au règne animal à l'exception de l'espèce humaine. Ce double sens est révélateur de l'ambiguïté qui caractérise les rapports de l'homme et de l'animal : l'homme peut être compris comme une sous-classe de la classe plus large « animal », ou comme un ensemble opposé à un autre ensemble constitué par les animaux....
-
Toute connaissance autre que scientifique doit elle etre considérée comme une illusion ?
PREMIERE CORRECTION Définition des termes du sujet Une connaissance, c'est un savoir sur un sujet, qui permet de parler et d'user de ce sujet d'une manière fondée et non hasardeuse. La connaissance scientifique se définit comme une connaissance purement rationnelle, utilisant des méthodes précises, et prétendant à un grand degré d'exactitude justement grâce à la rigueur de ces méthodes. Une illusion, enfin, est toute chose que l'on tient pour vraie ou réelle alors qu'elle ne l'est pas en réalité...
-
Suffit-il d'avoir du plaisir pour être heureux ?
On vous demande ici de vous interroger sur les rapports entre le plaisir et le bonheur. Le plaisir est synonyme de satisfaction, de joie et nous identifions aisément les moments de plaisir à des moments de bonheur, comme, inversement, nous associons aussi les moments de souffrance à des moments de malheur. Dès lors, le fait d'éprouver du plaisir semble nous rendre heureux. Pourtant, peut-on réduire le bonheur à de simples moments de plaisir ? Vous pouvez remarquer dans la formulation du sujet qu...