Catégorie : Philosophie
-
le châtiment peut il ne rien devoir au désir de se venger ?
Analyse. · · · · · · · Nous avons, dans se sujet, à définir deux termes, et à considérer leur possible rapport. Ces termes sont le châtiment et la vengeance (on désir de vengeance) : o Le châtiment se définit comme une peine sévère infligée à quelqu'un que l'on veut corriger. Le terme provient du latin castigare, reprendre, corriger. Il s'agit donc de rectifier une conduite, une façon d'être ou de se comporter. o La vengeance, elle, correspond plus à un dédommagement moral de celui qui a subit...
-
Je ne crois que ce que je vois. Peut-on en rester à ce principe ?
PREMIERE CORRECTION Analyse du sujet : Cette interrogation est une interrogation totale : elle attend donc une réponse soit affirmative, soit négative – autrement dit : « Il ne faut croire que ce que l'on voit. » ou bien « il ne faut pas croire tout que ce que l'on voit ». Le caractère exclusif de l'interrogation que l'on retrouve dans le « ne...que » impliquerait en cas d'une réponse affirmative que seul l'objet de la perception visuelle pourrait être objet de croyance. Mais avant de tenter de...
-
Y a-t-il un sens à parler chez l'homme d'acte inhumain?
[Il y a certaines valeurs culturelles et morales qui définissent l'humanité. Les actes qui ne les respectent pas peuvent être qualifiés d'inhumains, comme est inhumaine toute attitude qui tend à nier autrui.] L'être humain ne peut pas rester indifférent à autrui «Je suis responsable d'autrui sans attendre la réciproque, dût-il m'en coûter la vie», écrit Emmanuel Lévinas, dans Éthique et infini. Est humain celui qui ne traite pas son prochain comme une chose, comme une bête, mais comme son sembla...
-
Y a-t-il une différence entre penser et avoir des opinions?
Analyse. · · · · · · Le sujet qui nous est présenté ici nous demande de définir deux termes, l'opinion et la pensée et de déterminer leurs points communs et leurs différences. Aussi, nous devrons commencer par une définition, toute relative de chacun des termes : o Penser : c'est l'activité de l'esprit appliquée aux éléments fournis par la connaissance. C'est former, combiner des idées et des jugements. Le verbe vient du latin pensare qui signifiait peser. Le fait de penser reviens donc à éva...
-
L'accord avec autrui est il un critère suffisant de vérité ?
Définition des termes du sujet: VÉRITÉ La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions logiques. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction d e m e s jugements, l'accord et l'identification de m e s énoncés à pr...
-
Nous est-il facile de savoir qui nous sommes?
Le mot conscience vient du mot cum scientia qui signifie accompagné de savoir. Etre conscient, c'est en effet agir, sentir ou penser et savoir qu'on agit, qu'on sent et qu'on pense.. Savoir ce que nous sommes c'est prétendre que nous sommes transparents à nous-mêmes, et être capable de savoir clairement et distinctement les mobiles qui animent notre agir. La capacité de réflexion, de faire retour sur soi n'est-elle pas le signe que c'est par la pensée que nous sommes capable de dire ce que nous...
-
Pourquoi devons-nous respecter la nature ?
C ette question prend une nouvelle dimension à l'heure où il est évident que l'on doit respecter la nature et la protéger. Encore faut-il savoir pourquoi il faut le faire. Beaucoup ne pense pas qu'on doit respecter la nature car elle est le seul lieu de vie que possède l'homme. Il ne faut pas oublier que la nature a des dimensions culturelles, qu'elle peut être le lieu du sacré ou tout simplement parce qu'elle est belle et qu'elle possède des qualités esthétiques. Il n'est donc peut être pas sup...
-
Interpréter est-ce connaitre?
On a tendance, naïvement, à opposer connaissance et interprétation. En effet, que serait l'interprétation si ce n'est ce qui nous masque les choses et en biaise le sens. Connaître serait alors atteindre les choses dans leur réalité même, de manière objective. Toutefois, une telle idée présuppose un certain type de connaissance, fondée sur le rapport neutre entre l'objet et la conscience qui l'appréhende, comme si ce dernier n'était justement pas connu par une conscience. Ainsi, est-il possible d...
-
-
Passion et devoir
VOCABULAIRE: PASSION: * Ce que l'âme subit, ce qu'elle reçoit passivement. Chez Descartes, le mot désigne tout état affectif, tout ce que le corps fait subir à l'âme. Son origine n'est pas rationnelle ni volontaire. * Inclination irrésistible et exclusive qui finit par dominer la volonté et la raison du sujet (la passion amoureuse). DEVOIR: 1) Obligation morale, opposée à obligation juridique; le devoir est une obligation interne au sujet, l'obligation juridique une obligation externe (une contr...
-
La perception est-elle source de connaissance?
Analyse du sujet : Percevoir, c'est faire usage de ses sens pour avoir accès au donné sensible du monde extérieur. A ce titre, la perception n'est pas passive, puisqu'elle présuppose le traitement par l'entendement du vécu sensible. La perception n'est donc pas sensibilité seule, elle ne s'y résume pas, puisqu'elle est à la fois sensibilité et ordonnancement du vécu sensible. Percevoir, c'est ressentir et faire acte de reconnaissance du vécu sensible. Peut-on aller jusqu'à dire que la perception...
-
L'expression le droit du plus fort" est-elle une expression mal formée"
INTRODUCTION Définition des termes et problématisation : La force est une qualité physique ou naturelle. Elle est une notion relative, autrement dit elle est évaluée par le biais de la comparaison entre des individus. Parler du fait « d'être plus fort » qu'un autre indique une relation de supériorité. Mais ce qualificatif pose le problème de son caractère infini en tant qu'il est toujours possible de trouver plus fort que soi. En ce sens la force est doublement relative, elle ne peut s'exprimer...
-
Qui est le je ?
Qui est le je ? Ce sujet pose la question de l'identité du "je" lorsque nous l'utilisons dans un énoncé. Grammaticalement, "je" est un pronom personnel sujet. En posant la question "qui", nous sommes invités à répondre en assimilant le je à une personne. Nous verrons en quoi cela est discutable. 1) "Je", c'est moi. Descartes, seconde méditation : "je suis une chose qui pense" Le "je" renvoie à un "moi". "J'ai faim", "je suis né à Königsberg", le je désigne l'individu qui s'exprime. Je, sujet d'u...
-
Faut-il préférer la vérité au bonheur?
Problématique L'adage « heureux les simples d'esprit » semble avertir celui qui l'entend que la connaissance correspond souvent à la perte d'une innocence. Se trouve ainsi placés en opposition le bien-être de celui qui ignore et les difficultés de celui qui sait. Ne faut-il en effet pas préférer une illusion sans repères ni connaissance du vrai, comme par exemple lorsqu'un médecin cache la vérité à un patient condamné par une maladie, plutôt que de savoir et désespérer devant une vérité qui affr...
-
Que peut-on attendre de la technique?
Vocabulaire: TECHNIQUE Tout ensemble de procédés pour produire un résultat utile. La technique moderne s'appuie sur la science; mais elle s'en distingue puisque la science est un effort pour expliquer ce qui existe tandis que la technique cherche à produire ce qu'on souhaite qui soit — qui n'est pas. La technique peut se définir comme un vouloir, incarné en un pouvoir par l'intermédiaire d'un savoir. Comme adjectif: par opposition à esthétique, qui concerne des procédés susceptibles d'être dével...
-
Qu'est ce qu'être soi même ?
Discussion : Le sujet renvoie à l'idée du soi comme d'un lieu objectif à partir duquel on pourrait raisonner : on pourrait donc se rapprocher ou indifféremment s'écarter de ce centre considéré alors comme un absolu ou du moins comme un système de référence. O r, le soi ne se trouve pas puisque l'individu est sans cesse conditionné par son environnement et ses rencontres. Suggestion de plan : I. Soi et l'autre L'homme est le seul animal qui dispose d'une conscience réflexive, c'est-à-dire qui e...
-
L'homme ne s'accomplit que dans la ville
Il est commun d'identifier, ne serait-ce que par le vocabulaire ville et civilisation ; les mots conduisent aussi à assimiler la ville et l'organisation politique, comme l'exprime le double sens de « cité ». Mais la ville est aussi le lieu de la perte morale des individus. La ville peut être le lieu de la solitude, du crime. Au-delà de la pensée grecque qui pensait que la ville bonifiait l'homme, notre civilisation industrielle doit repenser cette pensée positive de la ville à la vue des mutatio...
-
-
La connaissance que nous avons du monde extérieur n’est-elle possible que par l’intermédiaire des sciences ?
Introduction : La connaissance peut se définir comme l'ensemble des propositions positives ayant un degré de certitude et de scientificité définissant un savoir ou le savoir en général. Dans ce cas, il semble que seule la science ou les sciences si on les particularise puisse nous offrir une connaissance réel du monde. Tout autre mode de connaissance ne serait pas assez certain et ne pourrait nous conduire qu'à une connaissance approchée, c'est-à-dire à une conjecture empreinte d'erreurs et d'il...
-
l'inconscience a-t-elle valeur d'excuse?
Analyse et problème • L'inconscience est l'absence de conscience : un manque de discernement, ou bien le fait de ne pas connaître ou prêter attention à tous les phénomènes. Ainsi, l'inconscient peut ignorer le danger, car il ne pense pas aux conséquences. • Il s'agirait d'une excuse morale et éventuellement juridique, d'un facteur qui viendrait diminuer voire résorber la faute : je n'avais pas pensé que ce que je faisais était mal, donc je n'en suis pas parfaitement coupable. à Cependant, s'il s...
-
Qu'est ce qu'être soi même
Discussion : Le sujet renvoie à l'idée du soi comme d'un lieu objectif à partir duquel on pourrait raisonner : on pourrait donc se rapprocher ou indifféremment s'écarter de ce centre considéré alors comme un absolu ou du moins comme un système de référence. O r, le soi ne se trouve pas puisque l'individu est sans cesse conditionné par son environnement et ses rencontres. Suggestion de plan I. Soi et l'autre L'homme est le seul animal qui dispose d'une conscience réflexive, c'est-à-dire qui est...
-
Les rêves ont-ils un sens?
Nous pouvons souligner, d'une part, l'incohérence et l'irrationalité du rêve. Remarquons, d'autre part, le besoin de sens et d'intelligibilité de l'esprit humain. La raison humaine cherche, en toutes choses, la marque identificatrice, l'intelligibilité, l'unité, la clarté. Le rêve, dans son irrationalité, est-il susceptible de recevoir la marque rationnelle de l'esprit humain, d'être déchiffré par la raison qui seule apporte intelligibilité ? [Les rêves ont un sens, ils expriment de manière sym...