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Le respect de la vie d'autrui n'est il justifié que par l'intérêt commun?

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« Introduction Une société ne peut pas subsister sans q u e la vie d e chaque citoyen soit protégée.

L'absence d e protection fait q u e chaque individu s'isole, ce qui est synonyme de la fin de toute société.

Cependant dire que le respect de la vie d'autrui est nécessaire à la société est-ce la même chose que de dire que ce respect n'est dû qu'à l'intérêt commun ? L'intérêt commun exige que la vie d'autrui soit respecté, pour autant ce respect n'a-t-il que l'intérêt commun comme source ? La vie de tout être est-elle seulement un moyen ? Si la vie d'autrui est un m o y e n e n v u e d'une fin, alors il faut que son respect vienne de quelque chose d'autre qu'elle-même.

Par contre si on considère la vie d'autrui comme une fin en soi alors il n'est pas nécessaire d'invoquer autre chose afin de faire respecter la vie d'autrui.

Le problème est donc de savoir si la vie d'autrui ne serait pas en elle-même objet de respect. HOBBES : Le respect de la vie comme condition de toute société Hobbes est un philosophe qui p e n s e l'origine d e la société.

Pour Hobbes on peut appeler « état d e nature » l'état dans lequel sont les hommes avant d'entrer en société.

Cet « état de nature » n'est pas un fait, H o b b e s ne prétend pas qu'un tel état ait existé, cet état est une fiction qui sert d'outil pour comprendre ce qu'est une société.

Pour Hobbes les hommes ne peuvent entrer en société si la sécurité ne leur est pas garantie.

Pour faire simple si on ne garantie pas à un homme qu'il ne risque pas de se faire étrangler à chaque coin d e rue celui-ci refusera d'entrer e n société.

Si o n ne garantie p a s aux hommes que leur vie ne risque rien alors ceux-ci vont fuir la société.

On comprend en quoi la sécurité est ici condition de toute société.

Le respect d e la vie d'autrui est dû au fait que sans ce respect aucune société n'est possible.

On voit que la vie d'autrui n'est pas en soi quelque chose qu'il faut respecter.

Il faut respecter la vie d'autrui uniquement parce que ce respect est indispensable à la constitution d'une société.

Pour Hobbes les notions de bien et de mal sont relatives, le bien est ce qui est déclaré être bien par une société, idem pour le mal.

On comprend donc ici que la vie d'autrui n'est respectée que parce qu'elle est un moyen, et pas une chose qu'il est juste de respecter en soi. Transition Faut-il alors considérer q u e la vie d e s autres n'a pas d e caractère respectable en soi.

Hobbes nous contraint à dire que si on oublie la constitution d'une cité alors la vie d'autrui n'a pas à être respectée. Cela n'est-il pas choquant ? Cela revient à poser une condition au respect de la vie d'autrui. Conséquences de la doctrines de Hobbes Les thèses de Hobbes sont loin d'avoir les faveurs de l'opinion commune.

La première conséquence de cette doctrine est de conditionner le bien et le mal en regard de la fondation de la société.

Ce qui signifie qu'en soi la vie d'autrui n'a rien de respectable.

Certes il faut respecter la vie d'autrui mais elle doit être respectée uniquement pour ce qu'elle rend possible.

Il semble très périlleux de conditionner le respect de la vie d'autrui, car sitôt la condition supprimée alors la vie d'autrui se retrouve privée de tout respect.

Le risque est donc bien de rendre le respect dû à la vie d'autrui dépendant d'une condition.

Comment faire en sorte que ce respect soit dû au-delà de l'intérêt général ?. »

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