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Le langage ne traduit-il qu'une faible partie de notre pensée, ou faut-il dire avec un philosophe contemporain « Toute pensée est inséparable de son expression et ne vaut que ce que vaut cette expression elle-même. » ?

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Pour DESCARTES et au sens large, la pensée englobe toute la vie intérieure. Dans ce sens, le langage ne traduit qu'une faible partie de notre pensée : la vie affective est inexprimable avec ses nuances propres et sa complexité. Dans la vie intellectuelle elle-même, précisément dans la mesure où elle se mêle d'éléments extra-intellectuels, en particulier de sentiments, il est des états d'esprits que le langage ne peut rendre exactement : intuition de l'artiste, du poète et même du savant. Mais ces états d'esprit constituent la pensée qui se fait, la « pensée élaborante »; on ne saurait y voir la pensée faite, la « pensée élaborée » (LEMARIÉ), la pensée pure. La pensée qui se fait est caractérisée précisément par un vif sentiment d'inadéquation entre les termes et l'idée. Au contraire, quand la pensée est faite, on a le sentiment d'avoir abouti à l'adéquation désirée. De la pensée faite ou de la pensée pure, il est donc vrai qu'elle est « inséparable de son expression » et qu' « elle vaut ce que vaut cette expression elle-même ».

« Le langage ne traduit-il qu'une faible partie de notre pensée, ou faut-il dire avec un philosophe contemporain « Toute pensée est inséparable de son expression et ne vaut que ce que vaut cette expression elle-même.

» Pour DESCARTES et au sens large, la pensée englobe toute la vie intérieure.

Dans ce sens, le langage ne traduit qu'une faible partie de notre pensée : la vie affective est inexprimable avec ses nuances propres et sa complexité. Dans la vie intellectuelle elle-même, précisément dans la mesure où elle se mêle d'éléments extra-intellectuels, en particulier de sentiments, il est des états d'esprits que le langage ne peut rendre exactement : intuition de l'artiste, du poète et même du savant. Mais ces états d'esprit constituent la pensée qui se fait, la « pensée élaborante »; on ne saurait y voir la pensée faite, la « pensée élaborée » (LEMARIÉ), la pensée pure.

La pensée qui se fait est caractérisée précisément par un vif sentiment d'inadéquation entre les termes et l'idée.

Au contraire, quand la pensée est faite, on a le sentiment d'avoir abouti à l'adéquation désirée.

De la pensée faite ou de la pensée pure, il est donc vrai qu'elle est « inséparable de son expression » et qu' « elle vaut ce que vaut cette expression elle-même ».. »

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