Catégorie : Philosophie
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Spinoza, « L'homme n'est pas un
empire dans un empire »
VOCABULAIRE SPINOZISTE Liberté: elle n’est pas un acte de la volonté qui n’est qu’une faculté (entité abstraite, en fait inexistante). La liberté concrète est l’autonomie d’un individu, atteinte lorsque ses actions ne résultent que de causes internes (celles qui résultent de l’essence même de cet individu, c’est-à-dire de son Désir). Homme: réalité singulière, contingente, constituée par un corps et par l’idée de ce corps (esprit humain). L’existence d’un homme n’est pas logiquement nécessaire m...
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Freud: L'inconscient est irrationnel
Thème 76 Freud: L'inconscient est irrationnel En clinicien qui se désintéressait de la philosophie, Freud a observé que les comportements humains ne répondaient pas à de strictes lois rationnelles, et que, bien au contraire, le psychisme humain était dans son essentielle réalité inconscient. La plus grande partie de nos sentiments, affects, pensées, mais aussi actes, gestes et comportements répondent à des motifs qui échappent à notre conscience. L'inconscient est doté de ses forces propres, de...
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Rousseau et l'idéal démocratique
Renoncer à sa liberté, c'est renoncer à son humanité. Un État despotique ne règne pas sur des hommes, mais sur des esclaves, c'est-à-dire des êtres qui n'ont aucun droit et partant, aucune moralité. Une volonté qui n'est pas libre ne pourra jamais être morale : en toutes ses actions, elle sera déterminée à obéir. L'État ne peut être despotique, ni le pouvoir appartenir au tyran. Il ne peut y avoir de convention entre d'une part, une autorité absolue, et d'autre part, une obéissance sans bornes....
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Kierkegaard: De l'incompatibilité de l'existence avec l'esprit de système
Il est impossible de saisir l'existence dans un système, car le système est par définition un monde clos et achevé, tout le contraire de l'existence qui est une totalité en mouvement, ouverte sur le devenir. L'existence pourrait être un système du point de vue absolu de Dieu, mais non point pour l'esprit humain. Elle est une donnée de fait, immédiate, objective, concrète et pour la penser comme un système, il faudrait précisément la supprimer comme existence pour en faire quelque chose d'abstrai...
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Epicure: Le bonheur réside dans le calcul des plaisirs
PRESENTATION DE LA "LETTRE A MENECEE" D'EPICURE La Lettre à Ménécée est l'un des rares écrits qui nous restent de l'oeuvre immense d'Épicure (vers 341-270 av. J.-C.), que nous connaissons surtout à travers son disciple Lucrèce. Le projet du fondateur de l'École du Jardin, à une époque où la Grèce traverse une grave crise politique, économique et sociale, est de fonder une sagesse sur une physique matérialiste. Souvent mal compris et caricaturé, Épicure ne cessera d'inspirer les philosophes athée...
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Diderot, Le paradoxe sur le
comédien
Indications générales Diderot (1713-1784) est un des plus célèbres représentants des Lumières en France. Il est connu notamment pour avoir dirigé avec d'Alembert l'édition de l'Encyclopédie, qui fait la somme de tous les savoirs et savoir-faire de son temps, symbole de la diffusion de la connaissance rationnelle («les Lumières») à un public élargi. Son oeuvre personnelle est multiforme, souvent au carrefour de la philosophie et de la littérature. Elle pose notamment la question de la représentat...
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Hume: Raison et réel
La relation de cause à effet par laquelle l'esprit pose l'existence d'une connexion nécessaire entre deux phénomènes et tire du présent des conclusions sur l'avenir, est indémontrable : elle ne peut être fondée ni sur l'observation des faits, qui ne fournit que l'idée de leur conjonction constante, ni sur des raisonnements a priori. D'où vient alors le principe de causalité ? Il résulte de l'habitude : l'association répétée de deux phénomènes dans notre expérience passée nous amène à nous attend...
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Platon: Les mots sont-ils institués par nature ou par convention ?
Dans le dialogue Cratyle, Platon met en scène deux protagonistes qui soutiennent des thèses opposées. Pour Cratyle, la nature aurait attribué aux noms un sens propre. On trouverait au coeur de chaque mot une identité de la chose et de son nom : la matière sonore ou phonique du mot serait inspirée de la chose qu'il désigne. Si les mots doivent correctement représenter les objets, le meilleur moyen pour cela est de les rendre aussi semblables à eux que possible. Les éléments des mots sont les lett...
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Kant: Liberté et droit
L'homme est un "animal" qui, lorsqu'il vit parmi d'autres membres de son espèce, "a besoin d'un maître". Car il abuse à coup sûr de sa liberté à l'égard de ses semblables ; et quoique en tant que créature raisonnable il souhaite une loi qui pose les limites de la liberté de tous, son inclination animale égoïste l'entraîne cependant à faire exception pour lui-même quand il le peut. Il lui faut donc un "maître" pour briser sa volonté particulière, et le forcer à obéir à une volonté universellement...
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Aristote: l'homme, animal politique
Avec Platon, qu'il critique cependant, Aristote est le fondateur de la pensée politique classique. La nature politique de l'homme ne fait pas de doute. La question la plus débattue est celle du meilleur régime. 1. Les fondements de la vie politique A. « L'homme est un animal politique » Vivre en communauté est naturel* et nécessaire à l'homme. Nécessaire à son existence, mais aussi à son bonheur. L'homme ne s'associe pas avec d'autres seulement pour assurer sa survie, mais pour accomplir son ess...
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Platon: Les origines de la division du travail
Thème 86 Platon: Les origines de la division du travail Le premier de tous les besoins est celui de la nourriture. Vient ensuite le besoin de se procurer un gîte, puis celui de se vêtir. La société pourvoit à ces besoins, en spécialisant les individus dans des tâches déterminées. L'un est cultivateur, l'autre maçon, le troisième tisserand... Une société bornée au nécessaire le plus strict serait ainsi composée de quatre ou cinq individus, qui s'obligeraient chacun à faire un travail dont les fr...
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Sartre: L'objet imaginaire est négatif mais il révèle la liberté humaine
L'image est généralement pauvre, car elle est un monde en miniature, coupé du vrai monde. Les éléments qui la constituent tissent entre eux un nombre de rapports finis, à la différence du symbole qui aspire et tend vers le concept. De plus, l'image est irréelle, car "les objets n'existent que pour autant qu'on les pense". Il s'ensuit que la perception d'une chose concrète et la visée par laquelle notre conscience s'y rapporte sont infiniment plus féconds que la conscience d'une simple image. L'i...
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Hobbes: L'homme est un loup pour l'homme
Hobbes passe à juste titre pour l'inventeur du libéralisme politique et d e l'idée moderne de démocratie. Il conçoit en effet la loi comme une règle extérieure aux actions individuelles, dont elle garantit simplement la sécurité, et fonde le pouvoir politique sur le droit de l'individu. 1. L'état de nature A. La guerre de tous contre tous Hobbes veut être le Galilée de la science politique, par l'application des principes de la physique à la société. Il ne considère que les forces en présence, p...
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Sartre: L'existence précède l'essence
VOCABULAIRE SARTRIEN: Essence : au sens traditionnel : ce qu'est une chose, sans quoi elle ne serait pas ce qu'elle est. Est conçue dans les philosophies essentialistes comme préalable à l'existence effective. Dans l'existentialisme, l'essence de l'homme est toujours rejetée au-delà de tous ses projets. Une philosophie existentialiste se définit par le fait qu'elle pose l'existence avant l'essence et de la sorte définit la condition humaine. Les objets matériels dérivent d'un concept, répondent...
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Spinoza: Puissance de la raison et liberté
VOCABULAIRE SPINOZISTE Tristesse: état conscient de réduction, de diminution de la puissance existentielle du Désir et du conatus. Toutes les passions, passives, sont des formes dérivées de cette Tristesse. Morale: principes de la conduite recherchant la «perfection» et la «vertu», mais commandés traditionnellement par la crainte (de la mort et des sanctions) et entraînant l’éloge de l’austérité et de l’humiliation. Cette perfection et cette vertu devront donc être définies autrement pour être v...
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Popper, La falsifiabilité: « un système faisant partie de la science empiriquedoit pouvoir être réfuté par l'expérience »
Thème 272 Popper, La falsifiabilité: « un système faisant partie de la science empirique doit pouvoir être réfuté par l'expérience » PRESENTATION DE "LA LOGIQUE DE LA DECOUVERTE SCIENTIFIQUE" DE POPPER Ce premier ouvrage de Popper (1902-1994) est un grand classique de la philosophie des sciences du xxe siècle. Ses positions épistémologiques ont d'abord paru inclassables par rapport aux grands blocs philosophiques de l'époque. Ami des positivistes du Cercle de Vienne, lui-même formé à la physique...
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Nietzsche et la politique
Le criminel qui connaît tout l'enchaînement des circonstances ne considère pas, comme son juge et son censeur, que son acte est en dehors de l'ordre et de la compréhension : sa peine cependant lui est mesurée exactement selon le degré d'étonnement qui s'empare de ceux-ci, en voyant cette chose incompréhensible pour eux, l'acte du criminel. - Lorsque le défenseur d'un criminel connaît suffisamment le cas et sa genèse, les circonstances atténuantes qu'il présentera, les unes après les autres, fini...
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Kant: La connaissance expérimentale est un composé
"Si toute connaissance débute avec l'expérience, cela ne prouve pas qu'elle dérive toute de l'expérience." Notre connaissance expérimentale est un composé : sa matière provient de ce que nous recevons par nos impressions sensibles, mais sa forme procède de notre propre pouvoir de connaître. La connaissance scientifique ne pourrait progresser d'un seul pas si nos observations se faisaient au hasard, sans aucun plan préétabli : elles ne seraient pas liées à des lois nécessaires. Ni l'observation,...
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Aristote: Sujet, morale et politique
En menant une existence relâchée les hommes sont personnellement responsables d'être devenus eux-mêmes relâchés, ou d'être devenus injustes ou intempérants, dans le premier cas en agissant avec perfidie et dans le second en passant leur vie à boire ou à commettre des excès analogues. En effet, c'est par l'exercice des actions particulières qu'ils acquièrent un caractère du même genre qu'elles. On peut s'en rendre compte en observant ceux qui s'entraînent en vue d'une compétition ou d'une activit...
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Aristote et la justice
PRESENTATION DE L' "ETHIQUE A NICOMAQUE" DE ARISTOTE Au regard de la tripartition du savoir classique dans l'Antiquité (logique, physique et éthique), l'Éthique à Nicomaque constitue l'oeuvre la plus aboutie de la partie éthique. En délimitant le champ des affaires humaines par exclusion de la nature et du divin, elle constitue le premier effort pour penser l'action humaine de manière immanente et autonome et lui reconnaître ainsi une positivité ontologique. Aristote (384-322 av. J.-C.) y opère...