Catégorie : Philosophie
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A quelles conditions un jugement peut-il à la fois répondre àune exigence
universelle et exprimer une personnalité ?
L'illusion la plus commune, en matière d'affirmation personnelle, est celle du spontanéisme. S'exprimer sans normes ni contraintes, opiner sans exigence de vérité ou d'universalité, semblent fournir la formule du libre épanouissement de soi. Faux-semblant cependant. De fait, la spontanéité recouvre bien souvent l'expression directe, et aveugle à ce qui la détermine, d'influences ou de déterminismes divers. Le préjugé, par exemple, n'acquiert-il pas dans bien des cas l'apparence d'un jugement spo...
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l'art nous détourne-t-il du réel ?
INTRODUCTION Se détourner, c'est ne plus regarder ce que nous regardions auparavant. C'est regarder ailleurs, autrement. L'art at-il pour fonction de nous éloigner du réel, de nous y soustraire ? Mais à quelle fin ? Serait-ce pour y mieux goûter, y découvrir l'essence cachée des choses ? L'art est-il un révélateur ? DÉVELOPPEMENT I. L'art ne nous détourne pas du réel : il en est une imitation • Platon voit dans l'art une copie de copie puisque l'art imite la nature, le sensible, copie du monde i...
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L'aliénation du travail ?
sujet n°1 2 Dissertation Le travail all.bu �t�ü t� ? les notions mises enjeu : Le travai l et la tech nique, les échanges, la société. Ce qu'il faut se demander: Pourquoi cette question ne se pose-t-elle que dans le cas de l ' homme ? Peut-on imaginer u n e société sans travai l aliénant, ou n 'est-ce là q u ' une utopie ? Peut-on envisager que l ' al i é nation laborieuse soit, plus ou m o i n s consciem ment, recherchée par les hommes ? Quelques références utilisables : • La Bible : le...
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Que craignons-nous dans la mort ?
Introduction L'existence est quelque chose que l'homme ne cesse d'interroger : pourquoi quelque chose plutôt que rien ? Pourquoi mourir ? C'est ce qui le distingue des autres vivants. Lui seul est capable d'un retour réflexif sur son existence et sur sa mort. L'homme sait qu'il va mourir. La mort est source d'angoisse pour lui. Mais que craint-il exactement dans la mort ? Craignons-nous dans la mort d'être ou de ne plus être ? Craignons-nous de souffrir ou de ne plus rien sentir ? Notre crainte...
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Etre libre est-ce ne se soumettre a rien ?
[Introduction] L'absence de contraintes définit-elle la liberté ? N'être soumis à aucune autorité, aucune obligation, aucune règle est-ce être libre ? Soyons attentif à la formulation du sujet : il ne demande pas si être libre, c'est n'être soumis à rien, mais si être libre, c'est ne se soumettre à rien. La différence de formulation est importante. Dans la première formulation, il y a une réaction à quelque chose d'extérieur ; dans la seconde formulation, le sujet est d'emblée actif : il refuse...
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La justice est-elle compatible avec l'efficacité ?
VOCABULAIRE: Justice: a) Juste reconnaissance du mérite et des droits de chacun. b) Caractère de ce qui est conforme au droit positif (légal) ou au droit naturel (légitime). Chez Platon et Aristote, la justice est la vertu essentielle qui permet l'harmonie de l'homme avec lui-même et avec ses concitoyens. De façon plus moderne, la justice se confond tantôt avec l'idéal du droit naturel, tantôt, comme institution d'un État, avec le droit positif. [Introduction] On distingue traditionnellement : l...
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Faut-il enterrer l'histoire ?
Ici, on vous interroge sur la dimension prétendue oubliée et dépassée de l'histoire. L'enterrement renvoie d'abord à la mort, c'est-à-dire à la cessation de la vie, comme si l'histoire (en tant que savoir qui porte sur le passé de l'humanité) ne présentait plus d'intérêt pour les vivants que nous sommes. En effet, l'objet de l'histoire est le passé. Or, le passé étant ce qui n'est plus, on pourrait considérer qu'il est inutile de revenir dessus. On considère aussi parfois qu'il faut enterrer l'h...
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L’oeuvre d'art a-t-elle un sens ?
Une oeuvre d'art, qu'est-ce que c'est ? Des traits de pinceaux, quelques notes, deux ou trois pas en rythme : que ce soit un tableau, une composition musicale ou un spectacle de danse, une oeuvre d'art est toujours un objet ou un évènement sensible, quelque chose qui se donne aux sens. Mais n'est-ce que cela ? N'y-a-il qu'une couche sensible dans une oeuvre d'art, ou alors y'a-t-il nécessairement une autre dimension par-dessous pour que l'oeuvre en question soit d'art ? Cela nous amène à jouer s...
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Être juste, est-ce appliquer strictement la loi ?
INTRODUCTION L'actualité est fertile en injustices. Mais celles-ci sont-elles dues aux lois ou aux conditions dans lesquelles elles se trouvent appliquées? La loi doit-elle être considérée comme juste par principe ou «en soi », ou seulement lorsqu'elle est justement appliquée? I. L'égalité devant la loi — En théorie, une loi ne commence a être juste que si elle s'applique de la même façon à tous les citoyens. Ce qui suppose • qu'elle émane d'une «volonté générale» (Rousseau) et non d'une volonté...
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Est-ce qu'il faut craindre le regard des autres ?
Angles d'analyse · Eléments de définition ® Autrui = Au sens général, c'est l'autre comme moi qui n'est pas moi, comme corrélatif du moi. - Chez Rousseau = Autrui désigne mon semblable, c'est-à-dire tout être qui vit et qui souffre, avec lequel je m'identifie dans l'expérience privilégiée de la pitié (Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes). Chez Hegel = Autrui, donnée irrécusable comme existence sociale et historique, est, dans une relation intersubjective, c...
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Les mots et les choses ?
Analyse. · · · · · · · · Le sujet que nous avons ici nous propose deux notions qui sont intimement liées : le mot et la chose. o Le mot, dans sa définition stricte, est un son ou groupe de son correspondant à un sens. Le mot signifie donc quelque chose. o La chose, elle se définit comme ce qui existe, ce qui est concevable comme un objet unique. Ainsi, le mot et la chose paraissent-ils inséparables : le mot ne peut avoir un sens que s'il désigne un objet donné, la chose donc ; et cette dernièr...
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Epictète: bonheur et dépendance
Ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous C'est la règle à comprendre. Tout le malheur des hommes vient de ce qu'ils confondent ce qui est en leur pouvoir et ce qui n'est pas en leur pouvoir. Ils désirent ainsi ce qui ne dépend pas d'eux (envie, jalousie), s'affligent de ce qui leur échappe (deuil...) et sont ainsi esclaves des événements, des autres, du jugement des autres : du monde extérieur. Le but est donc de redevenir maître de soi, d'exercer sa maîtrise sur les seules ch...
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Le progrès technique est il cause de décadence morale ?
Position de la question. Certains ont voulu réduire la « civilisation » à son aspect matériel, c'est-à-dire au progrès de la technique. Cette conception est certainement trop étroite : la civilisation implique aussi des éléments moraux. Dans quelle mesure le progrès technique favorise-t-il ou contrarie-t-il ces éléments moraux? Par où la technique peut contribuer au progrès moral. A. — La « civilisation » moderne se caractérise en grande partie par les progrès de la technique. Les sociétés dites...
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Peut on etre libre sans exercer sa citoyenneté ?
Que gagne-t-on à exercer sa citoyenneté" ? L'obéissance aux lois peut apparaître, dans un premier temps, comme une contrainte, une limittation. La Cité restreint le champ de mes possibles en m'interdisant ce que, physiquement, je pourrais faire (tuer, violer, voler...). Certains philosophes ont inventé le terme d'« état de nature » pour désigner la condition qui serait celle des hommes s'ils vivaient sans aucune loi commune. N'est-ce pas à l'état de nature que l'homme pourrait connaître le maxim...
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Jean-Paul SARTRE: L'existentialisme athée, que je représente, est plus cohérent
L'existentialisme athée, que je représente, est plus cohérent. Il déclare que si Dieu n'existe pas, il y a au moins un être chez qui l'existence précède l'essence, un être qui existe avant de pouvoir être défini par aucun concept et que cet être, c'est l'homme ou, comme dit Heidegger, la réalité-humaine. Qu'est-ce que signifie ici que l'existence précède l'essence ? Cela signifie que l'homme existe d'abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu'il se définit après. L'homme, tel que le c...
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Faut-il rêver ?
Analyse du sujet: Les premières choses qui nous arrivent à l'esprit avec le mot "rêve" sont des images fantastiques, des mondes habités par des créatures ou des objets qu'on ne rencontre pas dans la vie de tous les jours et, s'il n y a pas, dans le rêve, des créatures étranges, souvent, chaque chose quotidienne se montre à nous différemment par rapport à notre perception de tous les jours. C'est intéressant de voir que dans la langue allemande rêve est trauma. On désigne forcement avec ce mot qu...
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Les lois de la cité politique ont-elles pur but la paix ou la vertu ?
Introduction. La Cité politique, c'est l'État, l'ensemble des institutions qui organisent l'exercice de l'autorité légitime à l'intérieur d'une communauté nationale. Les lois de la Cité sont les règles définies par cette autorité souveraine. Par ailleurs, la vertu, dans son sens large, désigne une « disposition permanente à vouloir le bien » (Lalande). Il s'agit donc d'un concept qui renvoie à la morale, et celle-ci a pour objet les règles de la conduite, que ces règles soient celles de l'habitu...
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Le repas est-il naturel ou culturel?
I- Analyse du sujet : Cette question soulève l'alternative Nature/Culture afin de définir l'essence du repas. Repas : nourriture prise quotidiennement à certaines heures particulières. Ce terme comporte deux niveaux d'analyse. D'une part, le repas répond à la faim et au besoin biologique de la vie. L'acte de manger est une nécessité naturelle commune à tous les hommes. D'autre part, manger et prendre un repas ce n'est pas exactement la même chose : le repas implique une organisation qui obéit à...
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Le beau donne t-il à penser?
On sépare généralement le domaine du beau, de la sensibilité de celui de l'entendement, et de la connaissance. Kant depuis la Critique de la faculté de juger définit le beau comme une finalité sans concept, un libre jeu des facultés. Le beau apparaît donc comme un pur sentiment issu de la contemplation d'un objet et ne pas engendrer de connaissance ou de discours. Aussi ne faut-il pas confondre le beau et l'art, il ne s'agit pas de savoir si l'art donne à penser, mais de savoir si la perception...
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L'Homme à t'il le droit d'utiliser sur l'Homme tous les pouvoirs que les progrès scientifiques et techniques ?
L'homme a-t-il le droit d'utiliser sur l'homme les pouvoirs que la technique lui donne ? Analyse du sujet : Ø La répétition du terme « homme » qui ici sert à désigner à la fois le sujet et l'objet du verbe « avoir le droit de … » invite à s'interroger sur un dualisme paradoxal : comment l'homme peut-il en même temps être agent (celui qui utilise – légitimement ou non – la technique sur quelque chose) et patient (celui sur qui est utilisé la technique) ? Ø « avoir le droit de … » peut être envisa...