Catégorie : Philosophie
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Epicure: La peur des dieux et de la
mort
1. La mort La crainte de la mort, voilà le trouble de l'âme qui agite les hommes. Or c'est encore parce que nous jugeons mal des choses que nous craignons la mort. La formule d'Épicure consiste à montrer que la mort ne nous concerne pas, que lorsqu'elle survient nous ne sommes plus, et que nous sommes là où elle n'est pas. La philosophie nous enjoint à nous soucier de notre vie et non de ce qui n'est rien pour nous. 2. Les dieux La crainte de la mort s'accompagne toujours de la crainte des dieux...
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Aristote: Ce n'est pas parce qu'il a des mains
L'être le plus intelligent est celui qui est capable de bien utiliser le plus grand nombre d'outils : or, la main semble être non pas un outil, mais plusieurs. Car elle est pour ainsi dire un outil qui tient lieu des autres. C'est donc à l'être capable d'acquérir le plus grand nombre de techniques que la nature a donné l'outil de loin le plus utile, la main. Aussi, ceux qui disent que l'homme n'est pas bien constitué et qu'il est le moins bien pourvu des animaux (parce que, dit-on, il est...
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Nietzsche et la liberté
Aussi longtemps que nous ne nous sentons pas dépendre de quoi que ce soit, nous nous estimons indépendants : sophisme qui montre combien l'homme est orgueilleux et despotique. Car il admet ici qu'en toutes circonstances il remarquerait et reconnaîtrait sa dépendance dès qu'il la subirait, son postulat étant qu'il vit habituellement dans l'indépendance et qu'il éprouverait aussitôt une contradiction dans ses sentiments s'il venait exceptionnellement à la perdre. - Mais si c'était l'inverse qui ét...
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Le Freudo-marxisme
La philosophie, produit de son temps "La philosophie [...] a une tendance à la solitude, à l'isolement systématique, à l'introspection passionnée, et, de prime abord, se trouve étrangère et opposée à ce qui caractérise les journaux, à cet élément qui a la riposte vive, aime le bruit et l'agitation et ne se complaît que dans sa propre manifestation. La philosophie, au cours d e son développement systématique, est impopulaire et, aux yeux des profanes, toute son activité mystérieuse et intime fait...
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Libéralisme et intérêt général
Libéralisme L'i ntérêt général n'est-i l que la som me des intérêts pa rticul iers ? � L'intérêt général, c.' est de laisser chacun suivre ses buts égoïstes et la société s'organiser d'elle-même. 48 Les intérêts particuliers sont divergents. L'intérêt général, c'est d'assurer l'unité harmonieuse de la société.
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Pédophilie et Religion
Introduction Dans le contexte actuellement, et sur cadre de nos études philosophie en matière de sociologie, nous allons analyser sociologiquement le fait pédophilie et l'abus sexuel qui existent au sein du clergé et ailleurs. Ce fait met un problème que le monde est arrivé à un certain paroxysme et tout le monde a envie d'attaquer la vie de prêtres, d'écraser son prochain. En bref la méchanceté s'aggrave de jour en jour. L'Eglise est avertis ainsi ce fait mène vigilance de l'Eglise. Voilà que...
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Faut-il se battre contre tous les préjugés ?
Incipit : La notion de préjugé, même si elle ne s'y trouve pas formulée comme telle, c'est-à-dire littéralement comme ce qui précède le jugement, est au fondement de la démarche de la philosophie dès son institution platonicienne, ou plutôt socratique. Car en référence à l'autobiographie donnée par ce dernier dans le Phédon. Si la caractéristique de la pratique philosophique de Socrate peut se définir en tant qu'art de la définition, et de la définition correcte au moyen de la seule pensée qu...
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La vengeance peut-elle être légitime ?
L'homme est un être raisonnable et complexe fait de telle sorte que bon nombre des sentiments qu'il ressent s'opposent dans leur moralité. Il peut aussi bien éprouver de l'amour, de la joie, de l'affection, de la colère, de la rancoeur ou de la haine. Il y a dans cette âme complexe une partie plus « sombre » qui, exploitée, peut le pousser à commettre des actes horribles et irréparables et la société actuelle est le décor, et la preuve parfaite d'une violence quotidienne et souvent vengeress...
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Définition: ANTHROPOMORPHISME.
ANTHROPOMORPHISME. MÉTA. : Tendance de l'esprit à attribuer à Dieu les sentiments et les idées de l'homme, à expliquer ce qui n'est pas l'homme par des notions empruntées à la nature de celui-ci. « Nous ne pouvons nous faire aucune idée de Dieu, nous ne pouvons en parlant de lui, employer aucun mot, qui ne soit de l'anthropomorphisme. (Goblot.)
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Le travail humain est-il facteur de détérioration ou d'épanouissement ?
Le travail a acquis de nos jours une valeur fondamentale et constitue d'ailleurs un problème très présent. La fonction sociale est rattachée au travail et il s'agit pour tous d'avoir accès à l'emploi. Il n'en a pas toujours été ainsi. Le travail se définit généralement comme une activité orientée vers une fin autre qu'elle même à la différence du jeu qui comporte sa finalité en lui-même. On considère le travail comme ce qui est utile socialement. En ce sens, le terme renvoie aussi bien au labeur...
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Peut-on penser la mort ?
Introduction : Peut-on penser la mort ? Certes l'homme est le seul animal, pense-t-on, qui sait qu'il va mourir ; mais cette pensée de la mort n'est pas une évidence et pourtant comme le remarque Jacob dans La logique du vivant : « Les limites de la vie ne peuvent être laissées au hasard. Elles sont prescrites par le programme qui, dès la fécondation dans l'ovule, fixe le destin génétique de l'individu […] la mort fait partie intégrante du système sélectionné dans le monde animal et dans so...
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L'esprit scientifique doit se former contre la nature, contre ce qui est, en nous et hors de nous, l'impulsion et l'instruction de la nature, contre l'entraînement naturel, contre le fait coloré et divers. Bachelard, La formation de l'esprit scientifique
"L'esprit scientifique doit se former contre la nature, contre ce qui est, en nous et hors de nous, l'impulsion et l'instruction de la nature, contre l'entraînement naturel, contre le fait coloré et divers." Bachelard, La formation de l'esprit scientifique. Commentez et critiquez. La perspective de Bachelard sur la science consiste à étudier les obstacles qu'elle rencontre et qu'elle doit surmonter pour parvenir à penser les phénomènes naturels objectivement, c'est-à-dire tels qu'ils sont en eux...
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Le corps, la prison de l'âme ?
Analyse du sujet : Il s'agit d'interroger le couple conceptuel matière /esprit appliqué à l'homme : le corps, matériel, et donc étendu et soumis à la génération et à la corruption, siège de la sensibilité et des passions, est-il, pour l'âme (principe de la pensée, non-étendue, immatérielle) comme une prison, c'est-à-dire un lieu de contrainte : le corps prive-t-il l'âme de liberté ? Il convient de souligner que cette conception « carcérale » du corps trouve sa première expression chez Platon : l...
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Le travail n'est-il qu'un gagne pain ?
« Gagner son pain à la sueur de son front » : c'est la condamnation énoncée par Dieu envers Adam, la rupture avec l'état d'innocence du Jardin d'Eden. Et la Modernité, avec l'émergence de la partition du travail, semble avoir renouvelé l'équivalence stricte et exclusive entre travail et subsistance. Cependant, considérer le travail comme un gagne-pain semble très historiquement connoté : ne voir que le travailleur aliéné abruti par sa tâche renvoie à la critique marxiste qui correspond à l'essor...
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La raison peut elle s'égarer ?
La raison peut elle s'égarer? INTRODUCTION Définition des termes et problématisation : La raison est généralement définie comme étant le principe directeur de nos actions et de nos connaissances. En ce sens elle possède le statut de critère, de guide, nous permettant de bien juger et d bien évaluer. Or faire l'hypothèse que la raison peut se fourvoyer semble paradoxal en tant que cela serait contraire à sa nature, à ce qu'elle est et à la définition que nous avons d'elle. Qu'est-ce qui peut ju...
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Qui nous dirige ?
La tâche de la philosophie occidentale depuis Platon repose sur une volonté de placer le sujet, comme raison autonome, au centre de toutes ses actions. Spontanément, il apparaît que la réponse à la question « qui nous dirige ? » serait : « nous-même ». Néanmoins, en tant qu'animal politique, il est impossible d'envisager ses actes et pensées dans un environnement dénué de l'altérité et de son influence. L'interrogation « qui nous dirige ? » se doit d'être repensé dans une perspective passive : «...
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La science permet-elle de tout savoir ?
Sujet: La science permet-elle de tout savoir? Analyse du sujet: Pour aborder ce sujet difficile, il faut commencer par bien distinguer les domaines du savoir : Tout d'abord le monde matériel, c'est-à-dire le monde de la matière qui est le domaine de la science physique. Le monde du vivant, domaine de la biologie. L'homme et les actions humaines, domaines de la psychologie, de la sociologie et plus généralement des sciences humaines. Or, suivant le domaine, la science ne fournit pas le même typ...
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En quel sens peut-on parler d'une langue maternelle ?
En quel sens peut-on parler d'une langue maternelle ? Il est admis communément que le langage est la fonction grâce à laquelle la pensée s'exprime à l'aide de signes. Ce n'est pas la même chose que de considérer le langage comme moyen d'expression et de le voir sur le modèle des langues humaines, de se servir d'une langue humaine comme modèle du langage. S'agissant de l'homme, nous ne pouvons manquer de définir le langage comme expression de la pensée. Mais le terme d'expression n'est-il justem...
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Aristote et la technique
(...) Les animaux autres que l'homme (...) produisent sans technique, et sans recherche ni délibération : ce qui pose la question de savoir si c'est par la pensée ou quelque autre faculté analogue que travaillent les araignées, les fourmis et les autres animaux du même ordre. Mais si l'on va un peu plus loin dans ce sens, on verra apparaître dans les plantes elles-mêmes des moyens utiles à la fin, par exemple des feuilles qui ont pour but d'abriter le fruit. De sorte que si c'est indissolublemen...
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HEGEL et le spectacle des passions
Lorsque nous considérons ce spectacle des passions et les conséquences de leur déchaînement, lorsque nous voyons la déraison s'associer non seulement aux passions, mais aussi aux bonnes intentions et aux fins légitimes, lorsque l'histoire nous met devant les yeux le mal, l'iniquité, la ruine des empires les plus florissants qu'ait produit le génie humain, lorsque nous entendons avec pitié les lamentations sans nom des individus, nous ne pouvons qu'être remplis de tristesse à la pensée de la cadu...