Catégorie : Philosophie
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Sommes-nous libres quand nous agissons mal ?
Nul ne veut le mal : c'est la thèse paradoxale, et apparemment réfutée par l'expérience de tout un chacun, que défend néanmoins Socrate. Pourtant, cette thèse, si elle se révèle finalement défendable, met peut-être au jour un lien essentiel entre la volonté et le bien : par essence, seul le bien serait susceptible d'être l'objet de la volonté. Mais n'est-ce pas oublier la profondeur de la liberté humaine, qui se manifeste justement dans la possibilité de vouloir le mal? 1. Nul ne veut le mal vol...
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Faut-il inviter les cannibales à notre table ?
Le sujet malgré sa formulation étrange pose une question sur le rapport entre les différentes cultures. Le cannibalisme est en effet une pratique bien éloignée de celles pratiquées dans la culture occidentale, il est même condamné. La question consiste donc à savoir si nous pouvons légitimement condamner ou accepter les pratiques d'autres cultures. Nous sommes nous même issu d'une culture spécifique, ne l'oublions pas, à de nombreux égards nous paraissons sûrement aussi étranges aux cannibales q...
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L'homme est-il par nature un animal religieux ?
L'homme, pour être distingué de l'animal et être identifié comme être humain, est souvent définit comme « animal politique » ou « animal doué de raison ». En effet, l'homme peut réfléchir et anticiper : il a des représentations. L'animal, contrairement à cela suit son instinct et n'anticipe pas. Ainsi l'homme s'organise en société avec des institutions pour le gouverner, tandis que l'animal resté à l'état de nature, ne suit que son instinct et agit individuellement, ou au mieux en meute. Mais al...
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En quoi le plaisir est-il condamnable?
Développement L'idée générale est donnée dans le premier hémistiche, « Le tout est de tout dire ». Le poète, qui a dépassé la cinquantaine, reste fidèle à son idéal dont on trouve la source dans F affirmation de Victor Hugo : ... mon âme, que le Dieu que j'adore, Mil au centre de tout comme un écho sonore. Mais une idée s'impose : la poésie n'est pas le propre du poète ; elle est sur les lèvres de tous les hommes. C'est au poète de savoir la cueillir là où elle se trouve pour servir l'humanité,...
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Peut-on dire qu'un être est plus naturel qu'un autre ?
[La société nous impose de jouer un rôle. On peut donc dire d'un individu qui ne joue pas de rôle, qui est spontané, qui se montre tel qu'il est, qu'il est plus naturel qu'un individu corrompu par la société.] L'homme sauvage est naturel Pour Rousseau, la société oblige les individus à agir par calcul et à porter un masque, ce qui les éloigne de leur innocence naturelle primitive. L'homme naturel est donc celui qui se montre naïf, spontané, proche de la nature, tel qu'en lui-même, au contraire d...
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La mode est-elle mimétisme ou originalité ?
La mode est définie par André Lalande comme l'ensemble d'usages, d'attitudes, d'opinions qui règnent momentanément dans une société et auxquels s'attache une présomption de supériorité, d'ailleurs toujours sujette à contestation. Ce concept a été étudié pat Tarde qui l'oppose au concept de coutume. Le premier pour lui se définit par une imitation des contemporains, alors que le second est l'imitation des ancêtres. On le voit dès sa définition la mode se veut imitation, mimétisme qui a lieu dans...
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La politique est-elle l'affaire de tout le monde ?
Problématique: Demander si la politique est l'affaire de tous, c'est en fait interroger la crédibilité, la légitimité du concept de république. On peut donner deux sens voisins mais distincts à "tous": il peut signifier chaque citoyen sans exception, quelles que soient ses compétences, ou alors tous les citoyens ensemble, en tant que peuple. On trouve donc ici deux questions: celle des compétences nécessaires pour faire de la politique; celle de la participation de la collectivité aux décisions,...
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Peut-on reprocher à la philosophie d'être inutile ?
• Vieux reproche réactivé par un certain rétromodernisme, mais ce reproche n'enveloppe-t-il pas une thèse elle-même philosophique qui aurait la faiblesse aux yeux de la philosophie d'être non contrôlée, non pensée dans ses présupposés et dans ses implications ? 1re remarque : « Certes, l'homme de la vie courante et ordinaire donne à entendre m philosophe qu'il l'ennuie et qu'il y a des choses plus urgentes à faire, c'est-à-dire, à vivre au lieu de se préparer sans cesse à être. Mais le philosoph...
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Dans quelle mesure y a-t-il une réalité de la conscience ?
Sujet : Dans quelle mesure y a-t-il une réalité de la conscience ? Analyse du sujet : - Il ne faudrait pas se contenter de répondre à la question « y a-t-il une réalité de la conscience ? », mais bien prendre en compte l'expression « dans quelle mesure ». En effet, il est difficile, voire absurde, de nier l'existence de la conscience. Aussi l'interrogation devra-telle plus porter sur le statut de cette dernière que sur son existence ou non. Ce faisant, il ne faut pas éliminer le terme « réalit...
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Y a-t-il des vérités définitives?
Définition des termes du sujet: VÉRITÉ La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donn...
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Faut-il enterrer le passé
Enterrer quelque chose ou quelqu'un, c'est l'enfouir dans la terre, entendons loin de soi, de la surface visible. Une bonne part des choses que nous enterrons le sont pour la simple raison qu'elles ne peuvent et ne doivent pas rester accessible au regard. On enterre ce qui doit rester secret, ce qui doit être tû. Si l'on prend l'exemple d'une corps, sa décomposition et tout l'aspect déplaisant que cela représente, échappera à notre regard. Mais si l'on prend cet exemple comme modèle d'enterremen...
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Prendre conscience de soi, est-ce un mouvement sans fin ?
Le fait de prendre conscience de soi implique d'abord de s'entendre sur les termes en présence. En effet, si l'acte de prise de conscience est un acte simple devant se porter sur une réalité elle-même simple (le « soi »), alors il y a fort à parier qu'il ne renvoie en rien un mouvement sans fin. Cependant, qu'est-ce que cela implique pour la conscience ? Un mouvement sans fin de la part de la conscience est-il en soi souhaitable ? C'est donc la notion de « soi » ainsi que la structure de la cons...
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Peut-on être juste?
Les pouvoirs de l'homme pour dompter la nature témoignent certainement de sa capacité à dépasser par son travail la simple nécessité. Pourtant ces pouvoirs sont bien limités lorsque les hommes doivent faire face aux relations sociales beaucoup plus complexes entre les hommes et, doit-on le reconnaître, bien des progrès restent à accomplir dans ces domaines, et c'est notamment le cas de la justice, de notre pouvoir d'être juste en n'importe quelles circonstances envers nous-mêmes mais aussi et su...
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Est-ce un devoir de respecter la nature?
1. Interrogez-vous d'abord sur le sens du concept « nature ». Il s'agit ici de l'univers dans lequel nous vivons, de ce qu'on appelle aussi l'environnement. 2. Respecter : ordinairement, on utilise ce mot pour une personne et on l'associe à une valeur morale. I. PROBLÉMATIQUE Doit-on ou même peut-on considérer la nature comme on considère une personne? Lui attribuer les mêmes qualités et se conduire vis-à-vis de la nature comme vis-à-vis d'un être humain? II. DÉVELOPPEMENT 1. Nous sommes une par...
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Pouvons-nous retourner à la nature ?
L'état de nature est un paradis perdu Selon la Bible, l'état de félicité des hommes correspond à l'état de nature où Adam et Ève vivaient en harmonie avec la nature au jardin d'Eden ! Le pêché originel marque la tragique chute hors de ce jardin des délices. La tâche de l'humanité déchue serait donc, dans cette perspective biblique, de se racheter pour retrouver cet état initial de bonheur. Dans l'état de nature, dont Rousseau assume le caractère hypothétique, l'homme est isolé et bon. Il ne doit...
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Est-ce que c'est à la victime de se faire justice?
Ce sujet pose le problème de savoir si la vengeance peut être à la fois légale et légitime. Appartient-il à l'offensé de réparer l'outrage qui lui a été fait ? Peut-on se faire justice soi-même en dehors de toute institution juridique ? Peut-on être à la fois juge et parti ? [La vengeance peut être justice. En punissant l'agresseur, elle rétablit l'égalité brisée par le crime. Dans l'histoire, la vengeance est la première expression du désir humain de punir le crime. Elle s'est d'ailleurs norma...
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Peut-on tirer des leçons de l'histoire?
Tirer une leçon de quelque chose c'est savoir profiter d'un enseignement, d'un avertissement. Que peut nous apprendre l'histoire ? Que nous enseigne-t-elle ? Votre professeur d'histoire, tout au long de votre scolarité, remonte le cours du temps, le fleuve de l'oubli. Préhistoire, Égypte, empires grecs et romains, guerres et paix, bouleversements sociaux, économiques, culturels, divisions de territoires, reconquêtes, mouvements révolutionnaires, etc. Vous apprenez le tumulte des sociétés, dispar...
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Peut-on définir la laideur ?
Il existe beaucoup d'autres catégories esthétiques que le beau, il y a le grotesque, le merveilleux, le comique, le monstrueux, le laid,la caricature le tragique, le sublime. Il devient plus délicat de définir ce qu'est par exemple la laideur. On sait définir le beau par des critères à peu près stables, mais finalement ce qui est laid, c'est simplement ce qui ne rentre pas dans la catégorie du beau. Le laid s'oppose au beau comme le raté au réussi, comme le pathologique au normal ; l'objet échou...
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Le passé le plus important pour moi est-il celui de mes souvenirs personnels ?
Introduction : Quelqu'un qui perd la mémoire oublie tout ce qui lui était cher. La valeur, ce qui importe, est essentiellement lié aux souvenirs personnels. Les liens que nous nouons avec nos proches, la vie que nous nous construisons, les choses auxquelles on s'attache, nos goûts, sont présents en nous par une mémoire affective. Mais d'autre part, sans le passé du monde, les choses que j'aime n'existeraient pas et je n'existerais pas. Faut-il affirmer que le passé le plus important pour moi est...
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La croyance religieuse implique t-elle nécessairement une démission de la raison?
L'adverbe nécessairement est important. Le sujet présuppose que raison et croyance peuvent, en fait, entrer en conflit ; il demande si ce conflit est inévitable, si la pensée rationnelle peut ou non se déployer sans finalement se heurter à la croyance religieuse. Introduction D'ordinaire, on tend à opposer la croyance religieuse et la pensée rationnelle. La raison paraît entrer en conflit avec la religion, en tant par exemple qu'elle promeut un savoir qui a pu contredire les certitudes religieus...