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Le passé le plus important pour moi est-il celui de mes souvenirs personnels ?

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« Introduction : Quelqu'un qui perd la mémoire oublie tout ce qui lui était cher.

La valeur, ce qui importe, est essentiellement lié aux souvenirs personnels.

Les liens que nous nouons avec nos proches, la vie que nous nous construisons, les choses auxquelles on s'attache, nos goûts, sont présents en nous par une mémoire affective.

Mais d'autre part, sans le passé du monde, les choses que j'aime n'existeraient pas et je n'existerais pas.

Faut-il affirmer que le passé le plus important pour moi est le passé du monde que je connais à travers la science? Les souvenirs personnels constituent notre identité psychologique, c'est pourquoi ils ont plus d'importance que tout pour le moi.

Mais d'autre part, en tant que l'homme est aussi un sujet libre, il faut qu'il ait rapport au passé selon un autre mode que les souvenirs personnels pour donner à son existence une importance dans le temps.

Il faut qu'il continue le passé réel, dans ce sens, il semble qu'il y ait un passé plus important que celui des souvenirs personnels. Problématique: La connaissance de l'histoire naturelle et humaine nous permet d'agir efficacement, mais n'est elle pas moins importante que les souvenirs personnels sans lesquels nous n'aurions pas d'identité? I : Le passé du monde 1.

La connaissance se base sur la mémoire.

Selon Aristote, la connaissance s'acquiert par induction, en collectant une multiplicité de sensations que l'on réunit en une notion.

La connaissance est donc une collection d'expériences passées.

Il faut distinguer la connaissance de soi qui ne rassemble que des souvenirs personnels et la connaissance des choses qui est un ensemble de souvenirs du monde. 2.

On mesure un bien à son efficacité pratique, c'est à dire à sa capacité à augmenter la portée de l'action.

La science est le plus grand bien, en effet, elle nous permet de comprendre les choses et d'orienter notre action de la façon la meilleure possible.

La science du monde ou de la nature vaut mieux que les souvenirs seulement personnels, elle est plus utile. 3.

Si maintenant nous ne considérons plus le temps psychologique des souvenirs mais le temps mécanique de la causalité physique, il est clair que le passé le plus important est celui de la nature par ce qu'il préfigure notre existence présente.

Nous pourrions vivre sans nos souvenirs personnels, mais nous n'existerions pas sans le passé du monde, c'est donc ce passé du monde qui est le plus important pour moi. Transition : La connaissance objective suppose de refouler les souvenirs personnels, mais la sensibilité psychologique s'acquiert à travers eux, il nous faut donc réévaluer l'importance capitale des souvenirs personnels pour le moi. II : La mémoire autobiographique 1.

La sensibilité, la profondeur de sentiment, s'acquiert à travers des couches de souvenirs personnels.

C'est cette expérience personnelle qui donne une épaisseur et une profondeur à notre sensibilité.

Pour Bergson, le moi est une somme de souvenirs enroulés qui constituent un « moi profond » alimentant, colorant et enrichissant sans cesse l'expérience présente par l'expérience passée. 2.

Les empiristes comme Locke disent que l'identité du moi est constituée par la somme de ses souvenirs personnels.

Le moi n'existerait pas sans les souvenirs personnels.

Si l'identité personnelle est la somme des expériences accumulées, il semble bien que le passé le plus important pour moi soit celui de mes souvenirs personnels.

Quelqu'un qui devient amnésique n'est plus lui même, il peut réapprendre à vivre, reprendre une nouvelle vie, mais son ancienne vie est perdue pour lui. 3.

L'histoire personnelle est la plus importante pour le moi par ce que c'est elle qui fait la singularité et la profondeur de l'individu.

On peut mettre cette richesse concrète de l'homme au dessus du passé historique ou de la connaissance scientifique par ce que le point de vue psychologique nous apprend qu'il n'y aurait tout simplement pas de moi sans les souvenirs personnels.

Les souvenirs personnels sont les plus importants pour le moi par ce que sans eux, le moi n'existerait pas. Transition: Le moi se construit empiriquement à travers ses souvenirs personnels, mais le moi psychologique est. »

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