Catégorie : Philosophie
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Y a-t-il des valeurs universelles ?
Analyse du sujet: Le sujet pose une question cruciale de la philosophie morale, à savoir que ce que nous concevons comme des principes universels ne sont peut être que des croyances subjectives, croyances dont nous présumons qu'elles sont ou doivent être admises par tous. Les valeurs morales sont, en effet, des principes censés guider nos actions et qui permettent de juger une action comme immorale ou au contraire morale. Or, ce jugement sur nos propres actions suivant des critères de valeurs, s...
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Le langage doit-il exprimer la vérité en soi ?
vers 440 av. J.-C. Lelang ge doit il expri· mer 1 vérité e soi? ~ Le langage, la raison nous ont été donnés pour que nous puissions exprimer la vérité en soi. ~ Il n 'y a pas de vérité en soi. Le langage ne sert pas à dire la vérité mais à défendre n 'importe quelle opinion.
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L'intérêt est-il le seul lien social?
Définition des termes du sujet: INTÉRÊT: a) ce qui importe, ce qui est à son avantage, ce qui fixe l'attention. 2) Ce qui est utile à un individu (intérêt personnel) ou à plusieurs (intérêt général). Société : association d'individus qui constitue le milieu où chacun s'intègre. Toute espèce vivante est plus ou moins sociale ; mais tandis que les sociétés animales sont naturelles et gouvernées par l'instinct, les sociétés humaines, organisées selon des institutions mobiles, véhiculent une culture...
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Qu'est-ce qu'un homme seul ?
L'on aurait tendance à croire qu'un homme seul serait quelqu'un qui vivrait complètement isolé du monde. C ependant cette solitude se caractérise de deux manières : celle qui est voulue et celle qui est imposé par le destin. La solitude volontaire a pour origine les relations conflictuelles que nous pouvons avoir avec des personnes ou encore que l'étouffement envers la société qui ne nous permet pas une vie heureuse par rapport aux contraintes qu'elle nous impose. A insi pour trouver ce bonheur...
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Le progrès scientifiques est-il fait de ruptures avec le passé ?
Georges Canguilhem 1977 ciences de la vie Le progres scientifi ue est·il fait de ruRtures avec le passé? ~L'histoire des sciences est faite de ruptures par rapport à un certain nombre d 'idéologies scientifiques. ~ La science progresse de manière continue. Elle ne connaît pas de ruptures. Une théorie en engendre une autre.
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L'inconscient permet-il, autant que la conscience, de définir l'homme ?
Problématique: Ce sujet vous interroge sur la possibilité de délimiter et caractériser la nature humaine, possibilité qui constitue le véritable problème soulevé par la question posée. L'ensemble, en partie au moins inconnaissable, des faits psychiques qui échappent à la conscience (l'inconscient) permet-il d'atteindre les caractères essentiels de la nature humaine, et ce de manière aussi efficace et complète que peut le faire la capacité que possède l'homme de se connaître lui-même, de saisir i...
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Epictète: bonheur et dépendance
Ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous C'est la règle à comprendre. Tout le malheur des hommes vient de ce qu'ils confondent ce qui est en leur pouvoir et ce qui n'est pas en leur pouvoir. Ils désirent ainsi ce qui ne dépend pas d'eux (envie, jalousie), s'affligent de ce qui leur échappe (deuil...) et sont ainsi esclaves des événements, des autres, du jugement des autres : du monde extérieur. Le but est donc de redevenir maître de soi, d'exercer sa maîtrise sur les seules ch...
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L'opinion a-t-elle forcément tort ?
Interrogez-vous sur la valeur de l'opinion et son rapport à la connaissance. Faites varier le sens du mot : l'opinion désigne à la fois l'idée spontanée que l'on se fait d'une question, mais aussi cette mystérieuse entité constituée par la majorité supposée des membres d'une même communauté. Or, dans les deux cas, il s'avère que l'opinion est rarement dans le vrai, qu'elle est " pense mal " comme dit Bachelard, et ceci, qu'elle soit individuelle ou collective. Attention cependant de ne pas perdr...
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La beauté est-elle dans le regard plutôt que dans l'objet regardé ?
[Je peux trouver belle une personne qui ne correspond pas aux canons de la beauté en vigueur. Un objet ou une scène banale devient belle sous le regard d'un artiste. La sensibilité à la beauté n'est pas innée, elle s'apprend.] Le gout est subjectif Je trouve belle la personne que j'aime, quoi qu'en pensent mes amis. A l'inverse, tel top-model, telle actrice ou tel acteur qui fait la couverture de tous les magazines me semble insipide et même laid; je ne comprends pas ce que les autres lui trouv...
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Alain: Faut-il distinguer artiste et artisan ?
Lorsqu'il s'agit du beau et de l'art, l'opinion oscille souvent entre deux attitudes contradictoires. Tantôt on souligne la relativité des jugements qui s'y rapportent, celle des « goûts et des couleurs ", en s'en remettant à la subjectivité de chacun. Tantôt, au contraire, on se rapporte à un étalon ou à une mesure objective, qui se trouverait dans la connaissance des experts ou des artistes officiels, pour décider de ce qui est beau ou non, artistique ou pas. Cette hésitation fait ressorti...
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« La science est fille de l'étonnement. » (Aristote.)
« Ce fut l'étonnement qui poussa, comme aujourd'hui, les premiers penseurs aux spéculations philosophiques. Au début, ce furent les difficultés les plus apparentes qui les frappèrent, puis, s'avançant ainsi peu à peu, ils cherchèrent à résoudre des problèmes plus importants, tels que les phénomènes de la Lune, ceux du Soleil et des étoiles, enfin la genèse de l'Univers. Apercevoir une difficulté et s'étonner, c'est reconnaître sa propre ignorance (et c'est pourquoi aimer les mythes est, en quelq...
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Suffit-de bien observer pour connaître ?
Définition des termes du sujet: OBSERVATION: 1) Action de constater, connaissance des faits résultant d'une attention passive; Claude Bernard l'oppose à l'expérimentation. 2) Résultat de l'observation. CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. — Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. — Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. — Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. — Conn...
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Commentez cette citation : on ne naît pas homme, on le devient.
Termes du sujet: HOMME: Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). • Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage. Sous-entendu du sujet : naît-on homme, ou le devient-on ? Naît-on avec toutes les caractéristiq...
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PEUT-ON APPRENDRE À VIVRE ?
Problématique: Il y a mille manières de conduire sa vie. Tandis que tout apprentissage est préalable à l'activité à laquelle il prépare, on n'attend pas de savoir pour vivre. Et quand on a appris, il peut être trop tard. La philosophie prétend pourtant être une école de sagesse, qui justement est un art de vivre. L'homme malheureux ne sait pas vivre Les stoïciens affirme que la vie heureuse doit résulter d'un apprentissage. Il s'agit de savoir rester indifférent aux choses qui ne dépendent pas...
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La lutte à mort pour la reconnaissance d'autrui ?
VOCABULAIRE: AUTRE / AUTRUI : 1) Comme Adjectif, différent, dissemblable. 2) comme Nom, toute conscience qui n'est pas moi. 3) Autrui: Tout homme par rapport à moi, alter ego: "Autrui, c'est l'autre, c'est-à-dire ce moi (ego) qui n'est pas moi (alter)." (Sartre). Les autres hommes, mon prochain. C'est à la fois l'autre et le même (mon semblable, un moi autre, une personne). MORT: Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cr...
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Peut-on désirer ce qu'on ne connait pas ?
PREMIERE CORRECTION Le désir est considéré comme l'essence de la nature humaine par beaucoup de philosophes tel Spinoza ou Schopenhauer et pourtant a longtemps été dévalorisé comme niant ce qu'il y a de plus noble chez l'homme, attachement au sensible aux dépens du spirituel. Le désir se caractérise par la recherche d'un objet dont on sait ou on imagine qu'il est source de satisfaction. Platon le définit comme absence de plénitude, en effet s'il n'y avait pas de manque, il n'y aurait pas de dési...
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La liberté se définit-elle par le pouvoir de consommer ?
Le thème de cet énoncé porte sur une tentative de définition de la liberté par le pouvoir de consommer. Il s'agit de comprendre la signification du pouvoir de consommer pour décider de sa pertinence dans le cadre d'une définition de la liberté. Si elle est définie comme pouvoir, la consommation doit procéder d'un choix, d'un choix dont l'expression est rendue possible par le pouvoir qui constitue le choix. Le pouvoir de consommation est ainsi l'actualisation d'une possibilité de choix dans l'act...
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Vivons-nous dans l'espace de la géométrie ?
La géométrie se présente comme une science abstraite, subsumant l'objet sous une forme générique, le réduisant à ce que Descartes tenait pour essentiel : son étendue. Mais si nous vivons dans un espace qui s'accorde avec les lois de la géométrie peut-on pour autant aller jusqu'à confondre l'espace vécu avec celui des géomètres ? L'espace vécu n'implique t-il pas des qualités sensibles que la géométrie ne peut rendre ? Il faut donc se demander si l'espace vécu n'est qu'une composition de lignes,...
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Qu'est-ce que la reconnaissance d'autrui ?
Autrui est comme un miroir me disant qui je suis : je ne deviens pas un homme tout seul, parce que c'est autrui qui m'accorde le statut d'être humain. Selon Hegel, l'humanité ne nous est pas donnée une bonne fois pour toutes, par exemple à la naissance : au contraire, elle est gagnée si nous voyons autrui nous l'accorder. Il faut le miroir de l'autre pour que la conscience que nous avons de nous ne soit pas une illusion : ce qui différencie le fou qui se prend pour Napoléon, et Napoléon lui-même...
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Peut-on concilier avec le devoir de tolérance les exigences d'une conviction sincère ?
D'après le Vocabulaire de Lalande, le devoir c'est « la règle de conduite consistant à laisser à chacun la liberté d'exprimer et de propager ses opinions alors même qu'on ne les partage pas ». Mais, aux yeux d'une conviction sincère, qu'elle soit scientifique, religieuse, politique, l'opinion qu'on « ne partage pas » est l'opinion fausse. Accorder la tolérance, c'est accorder la libre propagation de l'erreur. Peut-on laisser dire ou imprimer n'importe quoi ? Lénine, au nom de sa « vérité » marxi...