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Peut-on parler de « science de la vie » ?

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« Analyse du sujet : l On remarque que « science de la vie » est la traduction de « biologie ». l On constate alors qu'on parle effectivement de « science de la vie », puisqu'il existe une science que l'on nomme « biologie ». l La question n'est donc pas de savoir s'il est possible de parler de science de la vie, mais de savoir si on le fait à bon droit, si ce n'est pas un abus de langage. l Pourquoi employer l'expression « science de la vie », et non pas biologie, puisqu'on parle actuellement plutôt de biologie (même s'il existe une discipline scolaire que l'on nomme « sciences de la vie et de la terre », et qui contient donc l'expression « science de la vie ») ? l Le terme biologie n'apparaît qu'en 1802, c'est-à-dire très tardivement, et désigne la discipline académique constitué que nous connaissons.

Parler de « science de la vie » plutôt que de « biologie » nous permet de ne pas nous limiter à l'époque contemporaine et de nous demander de manière plus générale s'il est possible d'étudier scientifiquement la vie. l l Il faudra prendre garde à ne pas confondre science de la vie et médecine. « Peut-on parler de « science de la vie » ? » veut donc dire : a-t-on raison d'employer cette expression, c'est-à-dire existe-t-il ou peut-il exister une science qui étudie la vie ? Problématisation : Au premier abord, on peut penser qu'il n'y a pas de difficulté à parler de « science de la vie » : ce serait tout simplement la science qui étudie la vie, tout comme la physique, ou science de la nature, serait la science qui étudie les phénomènes naturels.

Mais le problème vient du caractère mystérieux de la vie.

Nous n'arrivons en effet pas à définir la vie, c'est-à-dire ce qui se présente comme l'objet de la science de la vie.

Qu'est-ce que la vie ? Est-il possible de prendre pour objet de science ce que l'on ne parvient pas à définir ? Proposition de plan : 1.

L'étude de la vie Aristote, De l'âme. « Mais, parmi les corps naturels, les uns ont la vie, cependant que les autres ne l'ont pas ; et par vie, nous voulons dire la propriété de par soi-même se nourrir, croître et dépérir.

» « Par ailleurs, ce n'est pas lorsqu'il se trouve dépouillé de son âme que le corps a la puissance de vivre, mais lorsqu'il la possède ».

« Mais, comme le fait de vivre s'entend de plusieurs façons, nous prétendons qu'il y a la vie là où se trouve ne serait-ce qu'une seule quelconque des manifestations telles que l'intelligence, la sensation, le mouvement local et le repos, ou encore le mouvement nutritif, dépérissement et croissance ».

« il faut, pour chaque être animé, rechercher quelle est son âme ». l Aristote semble donc être en mesure de donner une définition de la vie : est vivant ce qui peut au minimum se nourrir, croître et dépérir par lui-même, c'est-à-dire ce qui a une âme. l Mais il existe trois sortes d'âmes, qui correspondent aux trois facultés : 1. L'âme végétative, celle des plantes, qui ne font que se nourrir, croître, se reproduire et dépérir. 2. L'âme sensitive, caractérisée par la sensation. 3. L'âme intellective, qui est celle de l'homme. l Il est donc ensuite possible d'étudier le vivant suivant ces trois catégories, étude qui fait partie de la physique (il ne s'agit pas de la physique au sens où on l'entend aujourd'hui, mais de l'étude de la nature, physis, dont font partie les être vivants. l Comment se fait-il alors que l'on ne parle de « biologie », c'est-à-dire, au sens propre, de science de la vie, qu'à partir du début du XIXE siècle ? Ne s'agit-il que d'une question de mots ?. »

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