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L'amour peut-il s'exprimer au moyen du langage ?

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« [Ce qui distingue la passion amoureuse de l'instinct de l'animal, c'est sa capacité à être soumise à la raison.

Doués de raison, nous sommes donc disposés à rationaliser nos passions par le langage.] La pensée maîtrise les passions En tant qu'être de raison, l'homme est en mesure de contrôler ses passions et de les traduire.

Nous sommes capables de nous distancier du sentiment éprouvé. Descartes trouve les passions presque toutes bonnes, et tellement utiles à cette vie que « notre âme n'aurait pas sujet de vouloir demeurer jointe à son corps un seul moment, si elle ne pouvait les ressentir » (Lettre à Chanut du 1er Novembre 1646).

A condition toutefois que l'âme s'en rende maître.

Or les âmes les plus faibles, n'ayant pas une volonté éclairée par des « jugements fermes et déterminés touchant la connaissance du bien et du mal », se laissent emporter aux passions présentes, lesquelles « étant souvent contraires les unes aux autres », mettent l'âme « au plus déplorable état qu'elle puisse être ». Descartes donne à «passion » son sens étymologique : ce qui est subi par ».

Les passions sont des affections de l'âme causées par le corps. Toutes les passions ont leur point de départ dans les objets qui « meuvent les sens ».

Partant de là, Descartes distingue six passions fondamentales : l'admiration, l'amour, la haine, le désir, la joie, la tristesse.

On remarquera que par « passions », Descartes entend, en fait, ce qui relève de l'affectivité (sentiments). Mais, Descartes l'affirme : « Il n'y a point d'âme si faible, qu'elle ne puisse étant bien conduite acquérir un pouvoir absolu sur ses passions ».

Comment ? En corrigeant, selon les cas, une association désagréable par une association agréable, ou une association agréable par une association désagréable.

Exemple : si, en présence d'un danger, je suis toujours envahi par un sentiment de peur et si je prends la fuite, je peux, grâce à l'habitude, associer à la fuite la représentation de la lâcheté ou de la honte.

Mon âme fortement imprimée par cette représentation me disposera à affronter le danger avec courage.

L'âme n'est donc pas impuissante. Elle peut réagir et opposer aux passions qui sont nuisibles une pensée ou une volonté contraires. Il faut, lorsque c'est possible, corriger les passions par la raison.

Pour cela, il faut comprendre en quoi elles sont utiles.

Elles incitent d'abord l'âme « à consentir et contribuer aux actions qui peuvent servir à conserver le corps ou à le rendre en quelque façon plus parfait ».

C'est ainsi que généralement la douleur nous avertit de ce qui est nuisible au corps et le plaisir de ce qui est utile au corps.

Mais surtout, « elles fortifient et font durer en l'âme des pensées, lesquelles il est bon qu'elle conserve, et qui pourraient facilement sans cela en être effacées » (art.

74).

Ainsi, par exemple, l'admiration « fait que nous apprenons et retenons en notre mémoire les choses que nous avons auparavant ignorées; car nous n'admirons que ce qui nous paraît rare et extraordinaire...

» (art.

75). Mais, le plus efficace « remède contre tous les dérèglements des passions » (art.156), c'est la générosité.

Le généreux, dit Descartes, « ne manquera jamais de volonté pour entreprendre et exécuter toutes les choses qu'il jugera être les meilleures.

Ce qui est suivre parfaitement la vertu.

» Le langage est l'outil de la séduction Pour dire son désir et convaincre l'objet aimé, l'amoureux use du langage.

Le langage devient alors indispensable à toute relation amoureuse.

Pour Rousseau, le langage est né des passions.

Il dira: "Le premier langage de l'homme, le langage le plus universel, le plus énergique, et le seul dont il eût besoin, avant qu'il fallût persuader des hommes assemblés, est le cri de la nature..." Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), écrivain de langue française, est passé à la postérité en tant qu'auteur des Confessions et des Rêveries du promeneur solitaire et par là même comme un des précurseurs du romantisme.

Sa brouille avec les Encyclopédistes, le succès de La Nouvelle Héloïse l'ont fait paraître plus homme de lettres que philosophe.

Le succès de son opéra (Les Muses galantes) et de sa pièce Le Devin du village, ainsi que l'intérêt qu'il a toujours porté à la musique (il donne à l'Encyclopédie des articles sur la musique), l'ont fait fréquenter la meilleure société de son temps, alors que d'autres épisodes de sa vie, plus tardifs, l'ont fait passer pour un « ennemi du genre humain ».. »

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