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La justice se réduit-elle aux lois ?

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« Date: Fri, 4 Jan 2008 22:48:51 +0100 (CET) Demande d'échange de corrigé de GRAND MARION ([email protected]). Sujet déposé : La justice ne se réduit-elle qu'aux lois? Si l'homme était spontanément juste, il ne serait pas utile d'établir des lois. La justice a plusieurs significations selon qu'elle désigne l'institution judiciaire ou le juste en tant que vertu qui définit une idéal moral nous obligeant à obéir et à être équitable. La loi, elle, est une règle, établie par une autorité souveraine dans un Etat, règle applicable à tous, qui définit les droits et les devoirs de chacun afin d'organiser l'action des hommes en société. C'est aussi et enfin une norme de conduite. La justice et la loi règlent donc nos relations en société. Cependant si certaines de ces lois nous paraissent injustes, il nous faut voir ce que serait le monde sans elles. Ce serait sans doute le règne de la force et de la pire injustice. Si la loi n'est pas tout à fait idéale, elle nous permet pourtant de vivre dans un monde plus juste. Néanmoins pour être juste ne faut-il que respecter la loi? L'injustice résulte-t-elle de l'opposition à la loi? D'où la question: "la justice ne se réduit-elle qu'aux lois?".Le problème est donc de savoir si la loi est la seule condition de la justice ? Dans un premier temps il sera montré que la justice se réduit à la stricte application de la loi, puis pour finir, cette thèse sera réfutée et il sera montré que la justice dépasse l'aspect légal pour prendre aussi en compte ce qui est légitime. En effet, la justice se réduit à la stricte application de la loi. La loi désigne l'ensemble des règles publiques qui organisent la vie sociale d'un pays. En ce sens elle ne se trouve pas que dans la constitution, mais aussi dans différents domaines (famille, travail, commerce, transport) à travers toutes sorte de codes. Prenons pour exemple un accident de la route, un constat amiable doit être rempli par les différents conducteurs de véhicules rentrés en collision. Ce constat permet aux assureurs de déterminer qui est responsable et qui a droit à un remboursement. Cela dit les assureurs ne prennent rien d'autre en compte que le schéma et les informations remplis sur le constat reçu. L'assureur va le comparer avec les schémas prédéterminés dont disposent les assurances pour déterminer la responsabilité de chacun. Il utilisera donc que ses propres codifications qui renvoient à des règles qui appliquent strictement la loi. Prenons un autre exemple plus simple : les radars automatiques, qui ne prennent en compte que le nombre de kilomètres-heure dépassé. Pourquoi le conducteur allait vite ? Qu'elles étaient ses raisons ? Aucune de ces questions ne sont posée. Le radar prend une photo de la voiture en infraction et l'amende est envoyée au domicile du propriétaire. Il y a une fois encore dans cette situation l'application de la loi au sens stricte du terme. Ces lois permettent donc de protéger chaque individu. Malgré les nombreux efforts des hommes à rester dans le droit chemin ou plutôt à rester juste, ils ont tout de même tendance, à agir en fonction de leur propre intérêt, qui est dirigé par leur passion et leur liberté. Les lois permettent donc de ralentir cette esprit à ce conduire comme bon lui semble afin de ne pas rentrer dans une anarchie totale, où le plus fort règnerait. Nous venons de voir dans une première partie que la justice se réduit à la stricte application de la loi, maintenant nous alors réfuter cette thèse en montrant que la justice dépasse l'aspect légal pour prendre aussi en compte ce qui est légitime. Si la loi est nécessaire au bon fonctionnement de la vie en société celle-ci n'est pas toujours juste. La loi est une règle, qui précise les droits et obligations de chaque citoyen et ces conventions, selon la philosophie antique, doivent être suivit car mieux vaut une loi injuste que le désordre. La loi est générale et ne peut donc pas entrer dans le détail. C'est pour cela que l'application automatique du droit est impossible (sinon à notre époque nous n'aurions plus besoin d'un juge ni de juré et tout serait informatisé, mais nous en somme encore loin) Le juge doit prendre en compte toutes les situations particulières en analysant les circonstances atténuantes et/ou aggravantes dans chacun des cas qui lui sont présenté ; C'est le principe de l'équité ; Aristote insiste bien sur cette notion pour désigner la vertu par laquelle on s'éloigne de la stricte application des lois pour agir dans le sens qui nous parait le plus juste. Faut-il condamner une femme qui commet un délit dans le but de nourrir ses enfants ? Faut-il sanctionner toute une classe lorsque un seul élève bavarde ? Faut-il condamner un tiers qui euthanasie un proche pour abrégé ses souffrances ? Platon affirme dans Gygès que l'homme est naturellement injuste c'est pour cela qu'il faut respecter les lois alors que pour Socrate c'est la moralité qui doit être respecté. Il faut alors dans chaque cas distinguer la légalité, qui respecte les lois, et la légitimité, qui est conforme à la moralité, à la conscience morale. Prenons comme exemple l'affaire Humbert : Après un grave accident de la route, le 24 septembre 2000, le jeune »

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