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«La guerre est-elle toujours justifiable ?»

Publié le 30/05/2022

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La guerre est une pure invention humaine, les hommes «fabriquent» la guerre, les animaux ne la connaissent pas car ils ne tuent pas les leurs ;« Les animaux se battent, mais les hommes se combattent ». Et c’est justement parce qu’ils sont des êtres raisonnables qu’ils se font la guerre. La violence est le moyen le plus court, et le plus sûr, tandis que la raison qui est d'ordre humaine, mène à la parole qui amènera à la négociation donc à la discussion, qui susciterait donc l’intelligence et une capacité à retenir l’agressivité naturelle qui surviendrait, donc cela demande un effort sur soi. Mais les hommes sont fainéants et refusent leur propre responsabilité. En ce sens la guerre serait plus facile que la paix. Puisque la violence est le moyen de dépasser immédiatement de l’obstacle, tandis qu’imaginer des possibilités pour faire face à l’obstacle demande un effort intellectuel. L’immense majorité des sociétés humaines à travers l’histoire ont connu la guerre, au point qu’elle serait ancré dans la nature humaine. Puisque à l’heure actuelle elle n’a pas disparu et lorsque l’on ne la voit pas c’est parce qu’elle intérioriser à cause du conditionnement. Étant donné que la guerre est encore présente c’est qu’elle a des raisons de l’être. On peut admettre la guerre en dernier recours. Chirac disait ainsi : « La guerre est toujours la pire des solutions». Ainsi de Machiavel: « Une guerre est juste quand elle est nécessaire ». Le nécessaire est ce qui doit être, on peut se défendre, se battre au nom de sa liberté par exemple. Et pour l'obtenir il faut parfois se battre et employer les grands moyens. Lutter contre d’autres personnes, chercher à se sortir d’une situation compliquée en faisant tout ce qui est possible pour s’en sortir, jusqu’à la guerre s’il le faut. Faire face a un régime totalitaire, à une domination ou à l’usage de la terreur par exemple. Même si nous n’avons pas à nous battre pour obtenir quelque chose que nous possédons déjà. La guerre est également justifiable pour défendre la justice, qui est le but de toute politique, dans la mesure où elle vise à établir une égalité véritable et anonyme, qui ne tient compte ni de la situation sociale ni de la personnalité des individus. Mais encore pour défendre son pays, comme le dirait Louis- Ferdinand Céline, dans « Voyage au bout de la nuit », défendre « sa patrie en danger ». Il est impensable de ne pas faire preuve de solidarité et de ne pas être prêt à mettre sa vie en danger au gré de sa nation.. Même si la guerre ni la singularité de l'homme et la transforme en une et seule conscience collective. Dans l’extrait ceux qui refusent la guerre sont comparés à « des fous et des lâches », la guerre devient tout de suite quelque chose de normal et d’indiscutable. Également, faire la guerre pour l’honneur, défendre ses principes moraux qui incitent à ne jamais accomplir une action qui fasse perdre l'estime qu'on a de soi ou celle qu'autrui nous porte. (Cf le duel pour l’honneur) Ce qui est proprement humain c’est d’être prêt à risquer sa vie pour la valeur. L’humain est le seul à pouvoir le faire. À aucun moment je risque pour le risque mais je suis prêt à risquer ma vie pour contraindre l’autre à me conférer une valeur. 

« «La guerre est-elle toujours justifiable ?» « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens. » quand le langage n'a pas été assez puissant pour régler les hostilités. La guerre désigne une lutte entre deux partis politiques opposés, deux États ayant recours à la force physique et aux armes pour régler un différend, que l'on appelle alors : un conflit. Il existe plusieurs types de guerre. Comme la guerre des mots, la guerre à la vie chère, la guerre entre voisins, etc. Ici, on parle de la guerre qui passe par le combat et l’usage de la violence.Toutefois, l’usure de la langue tend à accorder un déploiement infini au concept de guerre, ce qui appauvrit sa compréhension et sa prise au sérieux. Il s’agit souvent d’une métaphore abusive simplement destinée à souligner la gravité de certaines situations. Ainsi s'interroger sur la fait que la guerre est elle justifiable ou non c'est s'interroger sur ce qui est juste ou non. C'est pour cela que l'on va se référer au droit au sens de la justice. Mais quand la loi est elle-même injuste, à quoi peut-on se raccrocher ? Si par « justifiable » on entend simple légalité, ce qui est conforme à la règle, au droit alors c'est justifier une obéissance systématique, c'est se résoudre à l’hétéronomie et se dispenser de consulter sa propre conscience et sa raison, avec les dangers que cela comporte. Puis si par « injustifiable » on entend ce qui rompt cet ordre, qui n'a pas de justification, alors l'injustice peut donner trop ou pas assez à celui qui n'a pas le droit de recevoir, ou ne pas donner à celui qui doit recevoir. De plus cela nous pousse à nous interroger sur qu'est ce que la paix ? la paix à un rôle d'entre-deux-guerres. Et signifie la fin temporaire des hostilités. En effet, on sait que la guerre n'est pas une fin en soi, et vise autre chose qu'elle-même. Donc si la guerre est mauvaise, sa fin peut tout de même et souvent être bonne. Pour Aristote, toute action humaine ne peut être dirigée qu'en vue d'une même fin : le bien. Ainsi, on comprend que la guerre, pourtant qui est mauvaise au départ, est nécessairement déclenchée par les hommes en vue d'une bonne fin. C'est pourquoi, les raisons qui portent les hommes à faire la guerre sont toujours des bonnes raisons, toutefois le caractère « bon » n'est que relatif par rapport au mal qui est fait, et ne peut être pris au sens fort du terme. Il s'agit d'un choix par défaut. Il est évident que les hommes ne font pas la guerre pour mourir, mais au contraire, dans l'espoir d'une vie meilleure, d'un territoire en plus, de richesses, etc. Cependant, la morale se doit de condamner absolument la guerre car elle n'est pas justifiable moralement. Louis-Ferdinand Céline dans son premier roman "Voyage au bout de la nuit" et sa pensée nihiliste expliquera pourquoi. La guerre est le lieu où « le moi érode la raison, où l’orgueil prévaut, où l’émotion est souveraine et l’instinct roi. ». Aristote disait « L’homme est un animal politique », Clausewitz, disciple d’Aristote, disait lui que l’animal politique est un animal qui fait la guerre. Toutes les guerres laissent des séquelles socio-psychologiques, économiques et environnementales qui souvent constituent le germe d'une prochaine guerre, produisant un cercle vicieux entretenu par la haine, le non-respect, la peur de l'autre, de l'avenir, ou encore la mort . En effet, la guerre est caractérisée par la violence. Ce conflit d’intérêt inévitable et qui pose le problème de l'insociable sociabilité, c’est-à-dire leur penchant à entrer en société, mais d'un autre côté, il perçoit également en lui un penchant égoïste à s'isoler, pour tout refaire selon son désir. Cette opposition qui menace sans cesse de détruire la société. De plus, le manque d'instinct ajouté à la liberté font se heurter les intérêts particuliers. Puisque ce qui caractérise la violence de l’autre c’est justement la négation de l’autre. Comme nous sommes spontanément volontaire à faire du mal à l’autre, il faut »

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