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La connaissance scientifique du vivant exige-t-elle que l'on considère l'organisme comme une machine ?

Extrait du document

« 1.

Voici un sujet de cours très classique qui requiert une bonne connaissance des théories modernes du vivant pour être mené jusqu'au bout.

Vous aurez, tout particulièrement, à vous souvenir des théories du mécanisme (Descartes) et du finalisme (Kant). 2.

L'analyse des termes et expressions vous amène à préciser les notions de « connaissance scientifique », « vivant » et à reformuler la question : la recherche de lois décrivant le fonctionnement du vivant (c'est-à-dire d'un système unifié, autonome et qui se reproduit) exige-t-elle de le considérer comme une mécanique? Le problème qui se pose alors est de savoir si la biologie n'est qu'un simple chapitre de la physico-chimie. 3. : — — — Les théories philosophiques et scientifiques classiques connues conduisent tout naturellement au plan dialectique Thèse : le vivant est une mécanique (mécanisme cartésien). Antithèse : le vivant n'est pas une machine (finalisme kantien). Synthèse : le vivant est une machinerie physico-chimique doté d'un projet. 4.

La discussion s'organise autour des théories philosophiques prises dans l'ordre chronologique. Introduction. La biologie est la science des phénomènes de la vie.

La biologie comprend l'ensemble des sciences de la vie, soit du point de vue de leur objet (botanique et zoologie), soit du point de vue des formes et des rapports entre les organes (l'anatomie), des fonctions (la physiologie), des gènes et de l'hérédité (la génétique), de l'évolution des espèces (théories de l'évolution).

La connaissance des êtres vivants ne reçut le nom de biologie qu'au début du XIX ième avec Lamarck.

Ce n'est qu'à la fin du XVIII ième que cette connaissance connut un essor considérable en raison de l'introduction de la méthode expérimentale.

Elle devient alors une science au sens étroit du terme c'est à dire une science expérimentale.

Ces difficultés que rencontre la connaissance du vivant dans l'application de la méthode expérimentale n'indiquent-elles pas qu'il existe deux ordres hétérogènes de la nature, celui de la vie et celui de la matière ? En d'autres termes, la vie est-elle réductible aux processus physico-chimiques de la matière ? La constitution tardive de la biologie comme science laisse supposer que la vie a d'abord suscité des explications non scientifiques.

Le modèle mécaniste a tenu un grand rôle dans l'histoire des théories biologiques.

Ce modèle est-il pertinent et efficace pour comprendre le vivant ? Première partie: le vitalisme d'Aristote. Aristote assimile la vie à l'âme, parce que c'est l'âme qui rend la vie possible. Ce vitalisme s'accompagne d'un finalisme selon lequel c'est la fonction qui crée l'organe et détermine l'articulation des différents organes dans le vivant. Les phénomènes vitaux semblent impliquer la finalité.

Les éléments du corps sont adaptés les uns aux autres, existent en fonction les uns des autres, et en fonction de l'organisme qu'ils constituent: l'idée du tout semble ici déterminer l'existence et l'ordre des parties, ce qui suppose une certaine finalité statique.

Par ailleurs, les faits vitaux répondent à des fonctions (fonction de nutrition, de reproduction), ils convergent vers un but (tous les éléments de l'oeil convergent vers un but unique: la vision).

L'idée de fonction suppose une sorte de finalité dynamique. On doit alors s'interroger sur l'origine de l'âme.

Si elle importe la vie dans la matière, il faut considérer la série des "moteurs" successifs assurant la transmission du mouvement d'un corps au suivant.

Et par régression à l'infini, cela mène à l'affirmation d'un principe divin, comme premier moteur immobile. Ainsi, l'analyse de l'organisme s'effectue en complicité avec une réflexion métaphysique. « Il existe un être qui donne le mouvement, tout en étant lui-même immobile et en étant en acte [...].

Le Premier Moteur est un être nécessaire et, en tant que nécessaire, son être est le Bien, et c'est à ce titre qu'il est principe. [...] C'est à ce Principe que sont suspendus le Ciel et la nature.

Et ce Principe est une vie, que l'on peut comparer à la vie la plus parfaite que nous vivrions durant un instant.

Ce Principe est toujours, lui, cette vie parfaite.

[...] L'actualité, davantage que la puissance, est l'élément divin que l'intelligence paraît contenir et l'acte de contemplation représente la béatitude parfaite et souveraine.

Si donc Dieu jouit éternellement de ce suprême bonheur que nous, nous ne goûtons qu'un moment, cela est admirable; et si Dieu l'a plus grand, c'est encore bien plus admirable.

Or il en est bien ainsi ; et la vie aussi appartient certainement à Dieu, car l'acte de l'intelligence, c'est la vie même, et Dieu est cet acte même ; et l'acte subsistant en soi de Dieu, c'est la vie parfaite et éternelle. Et voilà comment nous pouvons affirmer que Dieu est un vivant éternel parfait.

» Aristote, « La Métaphysique ». Ce point de vue, non scientifique et donc non mécaniste amène à se poser plusieurs questions: Ainsi la connaissance scientifique du vivant rencontre des difficultés qui relancent le questionnement métaphysique.

Qu'est-. »

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