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Dissertation de philosophie n*2 SUJET :Avons-nous le choix face au temps ?

Publié le 04/02/2024

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« Dissertation de philosophie n*2 SUJET :Avons-nous le choix face au temps ? Avons-nous le choix face au temps ? Le présupposé à cette question semble signifier que non, nous sommes bel et bien soumis au temps car celui-ci est inarrêtable et irréversible ce qui fait de nous des êtres impuissants.

Il est donc compliqué de le définir puisqu’il est insaisissable et irrémédiable et a pour seul but de s’écouler, on ne peut donc pas le figer, ni le manipuler car il apparaît comme un mouvement infini.

Il s’impose comme une contrainte à l’Homme.

Cependant, il peut lui donner un sens, une direction.

S’interroger sur notre capacité de choix face à l'incessant écoulement du temps constitue donc une exploration philosophique profonde.

Sommes-nous réellement maîtres de nos décisions dans la temporalité ou bien sommes-nous des spectateurs impuissants, subissant les conséquences de la marche inexorable du temps ? C’est ainsi que nous nous demanderons s’il est réellement possible d’exercer un choix face au temps.

Certes nous sommes soumis au temps donc il est impossible de faire des choix, cependant, nous pouvons avoir une certaine marge de manœuvre.

Donc, faire un choix est possible car nous seuls, sommes les acteurs de notre passé, présent ainsi que notre futur. L’Homme est soumis au temps et donc il n’a pas le choix face au temps. L’être humain est conditionnés et déterminés par le temps.

En effet nous sommes des êtres en situation mortel et ayant une conscience du temps.

Le temps ne dépend pas de nous et nous y sommes doublement et inexorablement soumis. Héraclite, philosophe antique en donne un parfait exemple : «On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve » ; « tout coule ».

Chaque instant disparaît dès qu’il est apparu, comme l’eau d’un fleuve qui est voué à être en mouvement. Tout se succède de manière irréversible (passé, présent, futur) sans aucun contrôle de l’Homme sur la temporalité (le passé ne peut pas se produire avant le présent). Ainsi, le temps se présente comme une force contraignante qui dicte la direction de nos vies, laissant peu de place à l'autonomie.

Les lois physiques qui régissent notre univers contribuent à cette fatalité temporelle.

Les phénomènes tels que la gravité, la relativité temporelle, et d'autres aspects de la physique imposent des contraintes sur notre perception du temps.

Ces lois semblent gouverner notre existence et déterminer notre relation avec le temps de manière naturel, réduisant ainsi la marge de manœuvre que nous pourrions avoir dans la négociation de notre rapport au temps. De plus, nous ne pouvons pas échapper à qui nous sommes : des êtres mortels (qui mourront un jour ou l’autre) qui voient le temps passé s’en rien pouvoir faire.

Bien que la perception du temps reste subjective, ce qu’Henri Bergson appelle la Durée, c’est-à-dire que selon le plaisir plus ou moins procuré par un évènement ou par une expérience individuelle, le temps passera plus ou moins vite (deux heures de cours de philosophie ou deux heures passées avec ses amis), cette perception ne reste que relative en soi et reflète la manière de comment on s’approprie tel ou tel moment.

Objectivement, deux heures sont et resteront deux heures.

De surcroit, les souvenirs gardés par la mémoire permet de conservé un part du passé grâce à notre conscience du temps, elle est capable de se saisir dans le temps.

L’’ensemble de ces moments et expériences constituent notre identité ainsi que notre personnalité : ils nous façonnent car « la mémoire est du passé et ce passé est celui de mes impressions » [Paul Ricoeur, philosophe du XXe siècle].

De ce fait, le choix face au temps est impossible car l'autonomie face au temps apparaît alors comme une illusion, les événements passés agissant comme des forces persistantes qui encadrent notre expérience du présent. Ainsi, bien que le temps semble s'imposer comme une réalité incontournable dont on ne peut s’échapper, nous pouvons explorer les nuances de notre interaction avec lui, en examinant la manière dont la gestion du temps offre des marges de manœuvre et contribue à la construction de notre identité. L’Homme a une certaine marge de manœuvre face au temps. Certes, l’être humain est indéniablement soumis à l’irréversibilité du temps, cependant il peut donné du sens à.... »

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