Catégorie : Philosophie
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ARISTOTE: «Comme la politique utilise
les autres sciences pratiques, qu'elle légifère sur ce qu'il faut
faire et éviter, la fin qu'elle poursuit peut embrasser la fin des
autres sciences, au point d'être le bien suprême de l'homme.»
PRESENTATION DE L' "ETHIQUE A NICOMAQUE" DE ARISTOTE Au regard de la tripartition du savoir classique dans l'Antiquité (logique, physique et éthique), l'Éthique à Nicomaque constitue l'oeuvre la plus aboutie de la partie éthique. En délimitant le champ des affaires humaines par exclusion de la nature et du divin, elle constitue le premier effort pour penser l'action humaine de manière immanente et autonome et lui reconnaître ainsi une positivité ontologique. Aristote (384-322 av. J.-C.) y opère...
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Soren Kierkegaard: A quoi sert la
vérité ?
"Ce qui me manque, au fond, c'est de voir clair en moi, de savoir ce que je dois faire, et non ce que je dois connaître, sauf dans la mesure où la connaissance précède toujours l'action. Il s'agit de comprendre ma destination, de voir ce que Dieu au fond veut que je fasse; il s'agit de trouver une vérité qui en soit une pour moi, de trouver l'idée pour laquelle je veux vivre et mourir. Et quel profit aurais-je d'en dénicher une soi-disant objective, de me bourrer à fond des systèmes des philosop...
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Locke: Tolérance et souveraineté
Thème 453 Locke: Tolérance et souveraineté 1. Le rôle de l'État Dans une Angleterre politiquement et religieusement très instable, Locke défend la tolérance, qui, selon lui, est conforme à l'Évangile mais également à une saine politique. L'État doit s'occuper de la paix, la sécurité et l'intérêt publics, mais pas du salut des âmes, c'est-à-dire de la religion de chacun. La liberté de jugement de chacun, au fondement de toutes les autres libertés, n'est pas concevable sans la tolérance en matière...
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DESCARTES: «Le bon sens est la chose
du monde la mieux partagée...»
Thème 358 DESCARTES: «Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée...» PRESENTATION DE L'OUVRAGE "DISCOURS DE LA METHODE DE DESCARTES Premier texte philosophique paru en langue française, préfaçant les Essais scientifiques, le Discours de la méthode retrace le parcours intellectuel de son auteur, depuis l'incertitude de l'école et de ses livres jusqu'à la fondation inébranlable du cogito et des fruits qui en découlent. Descartes (1596-1650) prend ses distances avec le long héritage aristo...
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RoussEAu: «Malheur à qui n'a plus
rien à désirer.»
Le désir est une force positive «Malheur à qui n'a plus rien à désirer.» Rousseau, La Nouvelle Héloïse (1761). • Contre l'ascétisme des philosophies rationalistes, Rousseau fait dire à Julie (le personnage de son roman) la beauté et la force du désir amoureux: le désir est paradoxal, car d'un côté il consiste à tendre vers un but, mais de l'autre, il se suffit à lui-même. En effet, celui qui accomplit son désir connaît en même temps que la satisfaction une sorte de déception. • L'affirmation de...
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ARISTOTE: «Il appartient au
naturaliste de parler de l'âme et d'en avoir la science, et, sinon de
toute l'âme, du moins de ce qui fait de l'animal ce qu'il est.»
ARISTOTE: «Il appartient au naturaliste de parler de l'âme et d'en avoir la science, et, sinon de toute l'âme, du moins de ce qui fait de l'animal ce qu'il est.» Il y a dans les êtres vivants un principe immatériel de cohésion et de mouvement : l'âme. «Il appartient au naturaliste de parler de l'âme et d'en avoir la science, sinon de toute l'âme, du moins de ce qui fait de l'animal ce qu'il est.» Aristote, Des parties des animaux (Ive siècle av. J.-C.). • Pour Aristote, ce qui fait la spécificit...
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Les degrés de la connaissance chez
Spinoza
Thème 511 Les degrés de la connaissance chez Spinoza « Je prie les lecteurs de distinguer soigneusement entre une idée, autrement dit un concept de l'esprit, et les images des choses que nous imaginons. Il est nécessaire aussi de bien faire la distinction entre les idées et les mots par lesquels nous désignons les choses ». La connaissance humaine comporte trois degrés : Le premier (connaissance du premier genre) est purement empirique, c'est la connaissance par ouï-dire, par expérience vague, p...
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DESCARTES: «Connaissant la force et
les actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux [...]
nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels
ils sont propres et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de
Thème 357 DESCARTES: «Connaissant la force et les actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux [...] nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature.» PRESENTATION DE L'OUVRAGE "DISCOURS DE LA METHODE DE DESCARTES Premier texte philosophique paru en langue française, préfaçant les Essais scientifiques, le Discours de la méthode retrace le parcours intellectuel de son auteur, depuis l...
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La liberté et l'histoire chez Kant
Thème 521 La liberté et l'histoire chez Kant La liberté paraît d'abord une pure illusion dans l'expérience quotidienne des passions : « C'est plus fort que moi » ; j'appartiens à la nature, je suis pure « marionnette ou automate de Vaucanson ». Une expérience cruciale conduirait à reconnaître que nous ne sommes pas mûs mécaniquement par des forces extérieures à nous. Même lorsque ma vie est en jeu, le plus bas degré de la liberté autorise encore un calcul réfléchi des plaisirs et des peines : je...
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Sartre: Existence et essence
Thème 492 Sartre: Existence et essence Essence : ce qui fait qu'un être est, sa raison d'être, ou ce sans quoi il ne serait pas. L'essence d'un triangle est d'avoir trois angles. Existence : c'est le fait d'être là, de surgir dans le monde et d'avoir à assumer cette présence. 1. L'angoisse et la mauvaise foi La découverte de son infinie liberté provoque chez l'homme, qui ne peut s'appuyer sur aucune autorité extérieure, un sentiment d'angoisse. C ontrairement à la peur, qui est toujours peur d'u...
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SPINOZA: «On dirait qu'ils
conçoivent l'homme dans la nature comme un empire dans un empire...»
« L'homme n'est pas un empire dans un empire » (III, préface) La proposition qui vise le statut de l'homme a pour toile de fond une critique de la nature conçue comme un empire que Dieu régirait en maître. Les deux illusions sont conjointes : il s'agit de rectifier et la pensée de Dieu et celle de la personne humaine. Dieu n'est pas une personne, et l'homme ne se gouverne pas non plus selon les décrets d'une volonté libre de toute détermination. Si l'homme n'est pas un « empire », c'est qu'il es...
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ARISTOTE: «L'homme est un animal
politique.»
La formation de la société est dans la nature de l'homme. «L'homme est un animal politique.» Aristote, Les Politiques (Ive siècle avant J.C.). • La célèbre formule d'Aristote va plus loin que la simple affirmation d'une sociabilité de l'homme. Il ne suffit pas de dire que l'homme aime la compagnie de ses semblables, ou qu'il en a besoin pour repousser les bêtes sauvages. Pour Aristote, l'organisation en «cité» (État) est le te/os de l'homme, son but naturel. C'est pourquoi Aristote va jusqu'à di...
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Platon: L'État doit-il se conformer au droit ?
D'un côté, la société semble subie : les règles et coutumes sont léguées par la tradition, les sociétés antérieures, que nous n'avons pas choisies. D'un autre côté, elle résulte de l'action humaine, elle est instituée : les lois qui organisent les affaires humaines proviennent de la décision des hommes, ce qui implique qu'ils agissent librement dans la société. Bien entendu, ce second caractère sera d'autant plus effectif que le citoyen possède la possibilité de participer au processus de décisi...
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Platon: La philosophie est-elle
libératrice ?
Socrate : - Figure-toi des hommes dans une demeure souterraine, en forme de caverne, ayant sur toute sa largeur une entrée ouverte à la lumière ; ces hommes sont là depuis leur enfance, les jambes et le cou enchaînés, de sorte qu'ils ne peuvent bouger ni voir ailleurs que devant eux, la chaîne les empêchant de tourner la tête ; la lumière leur vient d'un feu allumé sur une hauteur, au loin derrière eux ; entre le feu et les prisonniers passe une route élevée : imagine que le long de cette route...
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La morale : le critère du bien et du
mal réside dans la sensation (Epicure)
Thème 502 La morale : le critère du bien et du mal réside dans la sensation (Épicure) La morale : le critère du bien et du mal réside dans la sensation : « le plaisir est le commencement et la fin de la vie heureuse. Nous reconnaissons que c'est là notre Bien essentiel et naturel et il nous guide dans nos choix ». Mais si le plaisir est en lui-même un bien, tous les plaisirs ne doivent pas être recherchés. Il faut distinguer : - les désirs à la fois naturels et nécessaires : manger un morceau d...
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ÉPICTÈTE: «Quant aux désirs, pour le
moment, renonces-y totalement»
Thème 368 ÉPICTÈTE: «Quant aux désirs, pour le moment, renonces-y totalement» La condamnation du désir par la philosophie «Quant aux désirs, pour le moment, renonces-y totalement.» Épictète, Manuel (lei siècle ap. J.-C.). • Pour la philosophie stoïcienne, le désir est dangereux, et il vaut mieux y renoncer. C'est la seule voie possible pour qui veut atteindre la sagesse qui consiste en l'«ataraxie» ou absence de trouble, obtenue par la reconnaissance rationnelle de la nécessité qui gouverne le m...
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Hobbes: L'état de nature
Hobbes: L'état de nature 1. L'égalité naturelle entre les hommes Tous les hommes sont égaux par leur force et leur intelligence : si je suis moins fort, je puis m allier avec d'autres faibles, ou bien ruser pour l'emporter contre celui qui est apparemment plus fort que moi ; je suis également persuadé d'être plus malin que mon voisin, mais lui aussi est persuadé de la même chose. Or il n'y a pas de meilleur signe d'égalité que lorsque chacun est satisfait de sa part. 2. Les conséquences néfaste...
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STRAUSS: «...il y a dans l'homme
quelque chose qui n'est point totalement asservi à sa société et par
conséquent [...] nous sommes capables, et par là obligés, de rechercher
un étalon qui nous permette de juger de l'idéal de notre société comm
Le droit ne peut pas faire abstraction de la notion de justice. «Mais le simple fait que nous puissions nous demander ce que vaut l'idéal de notre société montre qu'il y a dans l'homme quelque chose qui n'est point totalement asservi à sa société et par conséquent que nous sommes capables, et par là obligés, de rechercher un étalon qui nous permette de juger de l'idéal de notre société comme de tout autre.» Léo Strauss, Droit naturel et histoire (1953). • Pour Léo Strauss, qui réagit contre le p...
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ENGELS: «Comme l'État est né du
besoin de réfréner des oppositions de classes, mais comme il est né, en
même temps, au milieu du conflit de ces classes, il est, dans la règle,
l'État de la classe la plus puissante.»
Thème 367 ENGELS: «Comme l'État est né du besoin de réfréner des oppositions de classes, mais comme il est né, en même temps, au milieu du conflit de ces classes, il est, dans la règle, l'État de la classe la plus puissante.» L'État : instrument de domination d'une classe. «Comme l'État est né du besoin de réfréner des oppositions de classes, mais comme il est né, en même temps, au milieu du conflit de ces classes, il est, dans la règle, l'État de la classe la plus puissante.» Engels, L'Origine...
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Servitude humaine et liberté chez
Spinoza
Thème 512 Servitude humaine et liberté chez Spinoza Servitude: état de dépendance à l’égard des causes extérieures (action, ou causalité inadéquate). Les passions produisent la servitude par leur passivité, non par leur essence affective liée au Désir. Liberté: elle n’est pas un acte de la volonté qui n’est qu’une faculté (entité abstraite, en fait inexistante). La liberté concrète est l’autonomie d’un individu, atteinte lorsque ses actions ne résultent que de causes internes (celles qui résulte...