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Notre désir de vérité peut-il être satisfait ?

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« Sujet : Notre désir de vérité peut-il être satisfait ? Analyse du sujet : l Pour commencer, il faut remarquer que le sujet suppose que nous désirons la vérité.

Désirer la vérité, c'est évidemment désirer connaître la vérité. l Il faut ensuite remarquer que le sujet n'est ni « Notre désir de vérité doit-il être satisfait ? », ni « Notre désir de vérité est-il satisfait ? ». l Il faut donc se demander ce que signifie le « peut-il ».

Pour cela, on peut penser aux couples de notions en fait / en droit ou en théorie / en pratique.

Demander si notre désir de vérité peut être satisfait, ce n'est pas demander s'il l'est déjà, mais si, à terme, « à la limite de l'enquête », comme on souvent en philosophie des sciences, il pourra être satisfait.

Mais, là encore, il faut se demander si ce « à la limite de l'enquête » est atteignable de fait, ou seulement en théorie. l Il ne faudra donc pas négliger, lors du développement du sujet, dans le cas où nous dirions que notre désir de vérité peut être satisfait, de dire si c'est seulement en théorie ou si de fait, cela est possible. l Il y a ensuite deux manières d'envisager le sujet : du point de vue d'un individu et du point de vue de l'humanité. 1. 2. l Du point de vue d'un individu. ■ Si je veux connaître la vérité maintenant sur quelque chose de précis, est-ce que je le peux ? On peut par exemple penser au juge qui veut savoir ce qui s'est vraiment passé. ■ Puis-je satisfaire mon désir de vérité sur toutes choses ? Il faudra ici distinguer une possibilité de connaissance en droit (j'ai la capacité de connaître tout ce que je cherche à connaître, mais comme il y a une infinité de choses à connaître, ma connaissance reste, pour la plupart d'entre elles une simple disposition ; c'est donc une connaissance en droit, mais pas en fait). Du point de vue de l'humanité, est-ce que les progrès de la science (au sens large, c'està-dire en un sens qui comprend aussi les sciences humaines) permettra de combler, à terme, notre désir de vérité.

C'est peut-être dans ce domaine qu'il sera le plus pertinent d'opposer une possibilité de fait à une possibilité de droit. Enfin, il faudra faire attention à ne pas confondre « connaissance » et « vérité » : toute connaissance, même scientifique, n'est pas nécessairement vraie (les théories scientifiques évoluent, certaines sont réfutées) ou pas vraie de façon certaine (ce qui signifie non pas que la connaissance soit nécessairement fausse, mais que l'on ne sait pas si elle l'est) et il est possible d'atteindre la vérité par simple opinion (Platon oppose la science et l'opinion droite, qui est une opinion vraie, mais qui, en tant qu'opinion, n'est vraie que par hasard, ou sans fondement valable). Problématisation : Que notre désir de vérité puisse être satisfait, cela suppose deux choses : d'une part que nous puissions atteindre la vérité, mais, surtout, d'autre part, que nous en ayons le désir.

Si ces deux éléments sont rassemblés, comment expliquer que nous ne possédions pas d'ores et déjà la vérité sur toutes choses ? Si au contraire, il nous manque l'un ou l'autre élément, comment comprendre que nous puissions atteindre une quelconque vérité ? Cela voudrait-il dire que nous ne pouvons posséder aucune vérité ? Proposition de plan : 1.

Tous les hommes désirent savoir...

à condition de mesurer l'ampleur de leur ignorance « Tous les hommes désirent naturellement savoir ».

Aristote, Métaphysique A. l l C'est sur ces mots qu'Aristote débute sa métaphysique.

L'homme se différencie en effet des animaux par sa capacité à penser, il semble donc naturel qu'il désire connaître. Mais cherchons-nous vraiment toujours à rechercher la vérité ?. »

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