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Notions de philosophie: Les Repères de TL

Publié le 05/02/2026

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« Les Repères de TL 1) Absolu/Relatif : Le relatif ce qui est en relation à.

Ce qui a besoin d’un autre pour son existence.L’absolu, c’est ce dont l’existence ou la réalisation ou la valeur est indépendante de toute condition de temps, d’espace, de connaissance.

Le relatif, c’est au contraire, ce qui devrait être comparé avec la moyenne des notions, des choses ou des êtres de même espèce, et ne peut être évalué en soi, d’une façon indépendante. Sens philosophique : L’absolu philosophique a très souvent désigné l’être qui, conformément au sens donné ci-dessus, a une existence indépendante de tous les autres êtres, qui est inconditionnel, et qui de plus, possède en lui-même sa propre « raison d’être » ainsi que toutes les perfections ou propriétés.

En ce sens, l’absolu, c’est Dieu.

Inversement, le relatif, c’est ce qui dépend d’autre chose et n’existe que lorsque certaines conditions sont réalisées ; c’est aussi ce qui est limité, soumis à la finitude, imparfait.

Les créatures sont ainsi relatives (à Dieu) ; les effets sont relatifs (à leurs causes) ; les accidents sont relatifs (à une substance) ; la connaissance humaine est relative (car imparfaite). Exemple : Einstein : « le mouvement, du point de vue de l’expérience possible, apparaît toujours comme le mouvement relatif d’un objet par rapport à un autre ».

Tout mouvement d’un corps, selon Einstein, est dépendant des corps qui l’environnent, ou encore, il est conditionné par les propriétés de l’espacetemps (local) auquel il appartient.

« Jamais on n’observe un « mouvement par rapport à l’espace » ou, comme on dit, un mouvement absolu ».

L’espace de la mécanique classique étant homogène et continue (Newton écrit qu’il est « de durée éternelle et de nature immuable »), n’étant rien d’autre qu’un réceptacle du mouvement, un mouvement par rapport à cet espace absolu serait luimême un mouvement absolu ce à quoi Einstein s’oppose. Pour aller plus loin : L’application des notions d’absolu et de relatif peut se révéler très problématique, notamment dans les domaines de la morale (et de l’éthique) et de l’esthétique.

Peut-il exister un impératif catégorique (Kant) qui dicte à chacun de manière absolue ses devoirs ? Exemple : « Agis selon la maxime qui peut en même temps se transformer en loi universelle ».

Serait-il même souhaitable qu’existe un tel impératif, qui, en tant qu’inconditionnel, ne peut être questionné, remis en cause dans des situations particulières. Concernant l’esthétique, peut-on supposer qu’il existe des valeurs absolues gouvernant ce qu’est le beau ? Le beau n’est-il pas plutôt relatif à une culture, à des conditions sociales, à des « modes » ? Mais alors comment préserver une certaine autonomie de l’art, comme faire que le goût ne soit pas purement arbitraire ? 1 sur 25 2) Abstrait/Concret : L’abstrait est le résultat d’une opération d’isolement, par analyse, d’un ou plusieurs éléments du tout dont ils font partie, de manière à les considérer en eux-mêmes et pour eux-mêmes.

Le concret est au contraire ce qui se rapporte à la réalité considérée dans sa totalité. Sens philosophique : La définition précédente montre bien que l’abstrait résulte d’un processus.

En philosophie, l’abstraction a souvent le sens de généralisation, celles-ci permettant d’extraire les propriétés communes à plusieurs êtres en supprimant leurs différences considérées alors comme inessentielles.

Ainsi, on peut se former une idée d’arbre à partir des multiples arbres perçus.

L’abstraction permet également de former des idées générales, ne se rapportant plus aux êtres concrets mais à leur qualité : humanité, sagesse, etc.

Le concret est au contraire ce qui se donne « naturellement », via une sensation, une perception, etc.

Ce dont nous avons l’expérience, c’est toujours de tel arbre singulier.

La connaissance (scientifique, philosophique) suppose que nous quittions ce plan de la différence entre les êtres, plan de la contingence, pour nous attacher à leurs ressemblances.

Mais il faut se méfier des « abstractions vides » qui font perdre de vue les choses et inventer des chimères. Exemple : L’opposition abstrait/concret est manifeste dans la formation des mots généraux, en nous inspirant de Locke.

Reprenons l’exemple de l’arbre.

La seule chose qui existe, ce sont les arbres singuliers et pourtant il existe un mot général qui « représente » (to stand for) chacun de ces arbres.

Ce mot est le signe d’une idée générale.

Or celle-ci se forme en soustrayant des idées particulières les circonstances spatiales, temporelles et plus généralement tout ce qui enferme la chose dans l’existence singulière.

De l’arbre particulier, on négligera par exemple qu’il pousse en tel lieu, qu’il a des feuilles caduques, qu’il perd actuellement celles-ci Ce n’est que grâce un tel processus d’abstraction que peut être formée l’idée d’arbre, autrement dit que les arbres particuliers peuvent se conformer à cette idée. Pour aller plus loin : On peut se demander si les idées abstraites existent réellement ou si elles ne sont que le résultat d’une construction.

Ainsi, pour Platon, le Beau, auquel tel homme beau par exemple participe, est un être réel (existant dans le monde des Idées).

Au Moyen-âge, la querelle des universaux, qui opposa les réalistes aux nominalistes, fut l’occasion d’un riche débat à ce sujet.

Les réalistes soutenaient que les universaux, par exemple la blancheur, était une qualité réelle des choses.

L’activité de connaissance ne ferait que retrouver ces entités.

Les nominalistes posent au contraire que les universaux ne sont rien d’autre que des conceptions de l’esprit, des concepts et que seuls existent des êtres singuliers.

Les universaux comme la blancheur, n’ont qu’une fonction pratique, une utilité. 2 sur 25 3) En acte/En puissance : L’acte, c’est la manifestation concrète des pouvoirs d’agir d’une personne, de ce que fait une personne.

En ce sens, acte est synonyme d’action.

Le dictionnaire fait également référence à la signification métaphysique : est en acte ce qui existe réellement avec toutes ses déterminations et tous ses pouvoirs.

La puissance est la faculté ou la capacité de produire un effet.

Au sens métaphysique, être en puissance c’est être potentiellement ou virtuellement susceptible d’acquérir telle ou telle détermination. Sens philosophique : Précisons les définitions métaphysiques données cidessus.

Il est nécessaire de distinguer puissance passive et puissance active. La puissance passive est une potentialité qui exige l’intervention d’un agent extérieur pour se réaliser, pour être en acte.

Ainsi, un morceau de pierre est une statue en puissance, mais elle nécessite d’être actualisée par le sculpteur. La puissance active est quant à elle une potentialité qui se réalisera d’ellemême.

Ainsi la graine est une plante en puissance dans la mesure où c’est en vertu de son propre principe de croissance qu’elle le deviendra.

On peut également parler d’un acte pur ; celui-ci désigne l’état d’un être ou d’une substance qui ne contient rien qui soit encore en puissance ; tel est le cas du Dieu d’Aristote. Exemple : La distinction entre être en acte et être en puissance peut être mobilisée à divers niveaux et ce parfois même pour une seule faculté.

Suivons à ce titre un exemple d’Aristote : on peut dire que tout homme est en puissance un musicien dans la mesure où il est donné à chacun de nous d’apprendre à jouer de la musique.

Ainsi nous actualisons cette capacité par l’apprentissage : c’est l’acte premier.

Mais en un second sens demeure une distinction entre le fait d’être, en puissance, capable de jouer telle sonate et le fait de la jouer réellement, actuellement : cette réalisation effective est l’acte second. Pour aller plus loin : La question de la différence entre l’acte et la puissance, thématisée pour la première fois par Aristote, a suscité de nombreux questionnements philosophiques.

N’en citons qu’un : celui de la différence entre infini en acte et infini en puissance.

Supposons une ligne, au sens mathématique.

Dans quelle mesure est-elle infinie ? L’est-elle réellement, actuellement ? N’est-ce pas seulement parce que l’opération qui consisterait à la diviser n’aurait pas de terme, qu’on dira cette ligne infinie, auquel cas on parlera d’un infini en puissance ? Autrement dit, la question qui se pose est de savoir si l’infini peut-être défini en dehors de la multiplicité de ses parties, de la sommation de ses éléments, donc d’une détermination numérique. 4) Analyse/Synthèse : L’analyse, c’est la décomposition d’une chose en ses éléments.

C’est l’examen permettant d’isoler ou de discerner les différentes 3 sur 25 parties d’un tout.

Dans le domaine de la morale et de la psychologie, l’analyse est l’examen qui cherche à saisir les mobiles et (ou) les motifs profonds d’un état ou d’un processus.

La synthèse, c’est l’opération par laquelle on procède du simple au complexe, des éléments au tout, de la cause aux effets.

Dans un sens plus étroit, c’est le procédé, l’opération qui consiste à unir, à faire fusionner des éléments différents pour obtenir un tout, un nouvel élément cohérent. Sens philosophique: En philosophie, analyse et synthèse désignent les deux modes fondamentaux de la connaissance.

Pour Descartes, l’analyse dévoile le lien de dépendance des effets à l’égard de leurs causes tandis que la synthèse sert avant tout à l’exposition des découvertes.

Pour Kant, ces.... »

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