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Machiavel: La conservation de l'Etat

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« Thème 442 Machiavel: La conservation de l'Etat 1.

La raison d'État La politique machiavélienne est une manière réaliste d'envisager la possibilité de conserver l'État ; elle ne se réduit pas aux stratagèmes cyniques auxquels on l'associe parfois.

Il est nécessaire de faire passer l'intérêt général avant les intérêts particuliers.

La politique n'a donc guère de rapports avec la morale privée.

Pour fonder un État, il est ainsi nécessaire de penser que les hommes sont méchants, et qu'ils n'agiront honnêtement que s'ils y sont contraints. 2.

La république Il est impossible de référer les règles de la pensée politique à une morale naturelle ou à un ordre religieux transcendant.

La question essentielle de la philosophie politique n'est donc plus de savoir quel est, du point de vue de la morale, le meilleur régime politique possible.

La république parfaite est celle qui permettra d'assurer la stabilité de l'État, nécessaire à l'exercice de la liberté.

On peut donc affirmer que le principe de toute politique n'est pas la morale mais la liberté. « Il faut savoir qu’il y a deux manières de combattre, l’une par les lois, l’autre par la force : la première sorte est propre aux hommes, la seconde propre aux bêtes ; mais comme la première bien souvent ne suffit pas, il faut recourir à la seconde.

Ce pourquoi est nécessaire au Prince de bien savoir pratiquer la bête et l’homme.

Cette règle fut enseignée aux Princes en paroles voilées par les anciens auteurs, qui écrivent comme Achille et plusieurs autres de ces grands seigneurs du temps passé furent donnés à élever au centaure Chiron pour les instruire sous sa discipline. Ce qui ne signifie autre chose, d’avoir ainsi pour gouverner une demi-bête et demi-homme, sinon qu’il faut qu’un Prince sache user de l’une et de l’autre nature, et que l’une sans l’autre n’est pas durable.

Puis donc qu’un Prince doit savoir bien user de la bête, il en doit choisir le renard et le lion ; car le lion ne peut se défendre des rets, le renard des loups ; il faut donc être renard pour connaître les rets, et lion pour faire peur aux loups.

» MACHIAVEL. C’est à Laurent de Médicis, le nouveau gouverneur de Florence, que Machiavel, retiré dans sa propriété près de San Casciano à quelques lieues de la cité dont il a été chassé, dédie ce traité de réalisme politique, où, s'interrogeant sur les destinées de l'Italie, il explique la façon de sauvegarder le pouvoir et même d'accéder à la gloire. La tradition, héritée des moralistes latins, estimait que la gloire du chef repose sur une bonne gestion allant de pair avec une conduite conforme aux exigences de la morale.

A l’opposé, Machiavel estime qu’il « est nécessaire au Prince qui se veut conserver qu’il apprenne à pouvoir n’être pas bon.

» C’est que les hommes, que le Prince a à gouverner, ne sont pas naturellement bons. Le texte présenté est extrait du « Prince » (1513), chapitre XVIII, « Comment les Princes doivent garder leur foi ». Machiavel expose sa manière de concevoir, et de garder, le pouvoir. 1) Il y a deux manières de combattre. 2) Le Prince doit pratiquer et la bête et l’homme. 3) Et plus exactement les bêtes que sont le renard (la ruse) et le lion (la force). 1) L’impersonnalité du « il faut », au début de cet extrait, suggère l’intemporalité du savoir ici révélé.

Car au-delà de la diversité (empirique) des actions, il convient de remonter au principe.

Savoir rationnel, que celui qui a réfléchi sur le pouvoir (Machiavel) est capable de formuler dans une classification, qui définit une fois pour toutes les « deux manières de combattre ».. »

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