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l'histoire est-elle la mémoire de l'humanité ?

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« Analyse. Nous avons ici deux termes à définir : ceux d'histoire et de mémoire. Leur mise en relation n'est pas anodine, puisqu'il s'agit de comprendre si nous parlons de synonymes lorsque nous abordons la question de l'humanité. o L'histoire : sous se terme, nous comprenons les fait et événements du passé, mais aussi leur étude. L'histoire concerne les hommes, elle est racontée et écrite, elle est transmise et donne sujet à réflexion. Lorsque l'on cherche un sens à l'histoire, on pense immédiatement à la reconnaissance des erreurs à ne plus commettre. L'histoire rentre dans un domaine d'aide pour l'homme pour progresser, s'améliorer. o La mémoire : c'est une faculté de conserver et de rappeler des états de conscience passés et qui s'y trouvent associés ; l'esprit, en tant qu'il garde le souvenir du passé. Plus généralement, la mémoire se présente aussi comme une faculté collective de se souvenir. Dans ce sens, elle n'est plus issue de l'expérience directe du sujet, mais de ce qu'on lui a rapporté. Nous pouvons donc voir, par ces définitions, que la mémoire peut être liée à l'histoire lorsqu'elle est collective. La mémoire collective est celle qui provient de ce qui nous est transmis. Le rôle de l'histoire étant cette transmission, nous voyons el lien. Cependant, Ce n'est pas parce que l'histoire peut jouer le rôle de marqueur de mémoire qu'elle est pour autant liée à l'humanité entière. Car il reste encore à déterminer si l'humanité, dans son ensemble, peut être considérée comme un collectif. L'histoire est souvent celle des vainqueurs. On ne connait même certains peuples, et les événements qui leur sont liés, par ce qu'en on raconté ceux qui les anéantis. Ainsi, quelle histoire pour les Peaux Rouges, les Aborigènes ? Est-ce que l'histoire des civilisations d'accident doit rentrer dans leur mémoire ? Dans le même temps, on ne peut pas non plus ignorer le fait que certain événements, appartenant à l'histoire de certains peuples, ne puissent être une leçon pour toute l'humanité. Est-ce que cela doit alors rentrer dans leur mémoire, comme l'exemple à ne pas suivre ? Aussi, nous devrons analyser les raisons pour lesquelles une mémoire de l'humanité semble difficile à établir sur les bases de l'histoire, tout en tentant de comprendre pourquoi une telle mémoire, si elle n'est pas, serait bonne à mettre en place. Problématisation. L'histoire est pour les hommes ce qui permet de connaitre les erreurs du passé. Par l'histoire, nous avons une idée de ce qui nous à fait, nous sommes marqués par des événements, sans pour autan les avoir nous-mêmes vécus. Mais, si nous sommes marqués par l'histoire de l'homme, tout les hommes peuvent-ils pour autant s'y référer comme étant le passé de sa famille, sa nation, sa culture ? Ce que l'on pense être une mémoire de l'humanité n'est-elle pas plutôt celle d'une culture donnée, d'une région donnée ? Et pourtant, certains événements, même s'ils sont propres à un peuple, ne peuvent-ils entrer dans al mémoire de l'humanité ? Proposition de plan. L'histoire étant celle de différents peuples, n'est-ce pas plutôt certaines civilisations qui peuvent s'y référer ? · Le problème de l'histoire, c'est qu'elle n'est pas exhaustive. L'histoire ne rapporte que ce qui reste, ce que ceux qui la transmettent veulent bien en dire. En plus de cela, l'histoire est trop souvent celle des vainqueurs. Les vaincus n'ont plus d'histoire, ils disparaissent de la mémoire des hommes. · Mais justement, les hommes ne gardent en mémoire que certains faits, événements de leur passé. L'histoire est propre à une société, un peuple, une civilisation. Comment penser que les peuples habitants en forêt amazonienne puissent avoir la mémoire des guerres de la renaissance en Europe ? · Nous devons admettre que la mémoire, si elle peut être collective, concerne justement cette collectivité. Elle touche un ensemble humain, mais ne semble pas pouvoir atteindre l'ensemble des peuples des nations. · L'histoire étant ce qu'elle est, elle reste en mémoire des hommes parce qu'ils se sentent concernés par elle .Ils ont conscience de ce à quoi elle a pu donner lieu. · Mais l'histoire des aborigènes, par exemple, même si elle appartient à l'histoire de l'humanité, n'est pas dans la mémoire de cette dernière. · Pourtant, il nous est difficile de séparer la mémoire de l'humanité de l'histoire, pour la seule raison que la mémoire collective ne peut se tenir que par l'histoire. Certains événements propres à des peuples donnés ne sont-ils pas en mesure de marquer l'humanité »

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