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La force de l'Etat est-elle nécessaire a la liberté des citoyens ?

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« Problématique Dans un État, la liberté d'un peuple semble nécessaire à sa bonne constitution.

On ne peut concevoir une liberté dans un État sans une certaine sécurité.

Le peuple possède un certain pouvoir car il est en sécurité, le bien commun règne et la force de l'État permet à chacun de contribuer à son bonheur et exerce librement ses désirs. Ainsi, un État fort est ce un État qui protège ses citoyens des menaces extérieurs? Posséder une certaine puissance qui permette aux citoyens de vivre en communauté et de satisfaire à ses besoins contribue t il nécessairement à la liberté du peuple? Être libre et être gouverné par un État puissant va t il forcement de pair? Qui est réellement puissant dans ce genre d'État? PLAN I Un État puissant est un État de sécurité Un peuple libre est un peuple qui peut évoluer librement.

Cette liberté est garantie par une sécurité que l'État doit leur apporter.

Un État fort peut contribuer à cette liberté car elle protège ses citoyens de agressions extérieures.

De plus le force d'un État réside dans sa capacité d'assumer les besoins des citoyens, seuls ceux qui vivent dans un État où chacun eut subvenir à ses besoins peut se sentir libre. II Le risque de la tyrannie Un État fort n'est pas forcement un État juste.

Si un État est puissant et qu'il est gouverné par un tyran alors la liberté des citoyens se trouve menacée.

La force est donc un atout pour la liberté cependant si elle est exercée par un tyran elle en devient paradoxalement la menace principale. III La liberté du citoyen est garantie par la force de la justice La liberté du peuple dépend non pas d'une force militaire ou économique mais d'une force judiciaire.

C'est grâce à ce troisième corps que selon Montesquieu on peut garantir la liberté du peuple.

Un pouvoir judiciaire fort est un pouvoir neutre, indépendant de l'État qui garantit une absence de tyrannie et donc une liberté pour le citoyen. Lectures utiles Aristote, Politique Montesquieu, De l'esprit des lois Kant, Idée d'une histoire universelle d'un point de vue cosmopolitique Hobbes, Léviathan Rousseau, Du contrat social Textes utiles Platon N'est-ce pas le désir insatiable de ce que la démocratie regarde comme son bien suprême qui perd cette dernière ? Quel bien veux-tu dire ? La liberté, répondis-je.

En effet, dans une cité démocratique tu entendras dire que c'est le plus beau de tous les biens, ce pourquoi un homme né libre ne saura habiter ailleurs que dans cette cité (...).

Or (...) n'est-ce pas le désir insatiable de ce bien, et l'indifférence pour tout le reste, qui change ce gouvernement et le met dans l'obligation de recourir à la tyrannie ? (...).

Lorsqu'une cité démocratique, altérée de liberté, trouve dans ses chefs de mauvais échansons (1), elle s'enivre de ce vin pur au delà de toute décence ; alors, si ceux qui la gouvernent ne se montrent pas tout à fait dociles et ne lui font pas large mesure de liberté, elle les châtie (...).

Et ceux qui obéissent aux magistrats elle les bafoue et les traite d'hommes serviles et sans caractère.

Par contre elle loue et honore, dans le privé comme en public, les gouvernants qui ont l'air de gouvernés et les gouvernés qui prennent l'air de gouvernants.

N'est-il pas inévitable que dans une pareille cité l'esprit de liberté s'étende à tout ? (...).

Qu'il pénètre, mon cher, dans l'intérieur des familles, et qu'à la fin l'anarchie gagne jusqu'aux animaux ? (...). Or, vois-tu le résultat de tous ces abus accumulés ? Conçois-tu bien qu'ils rendent l'âme des citoyens tellement ombrageuse qu'à la moindre apparence de contrainte ceux-ci s'indignent et se révoltent ? Et ils en viennent à la fin,. »

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